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Critiques de consultants


Consultant



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TitreAuteurConsultant
12 coups pour rien James Patterson Lorraine Pizzolongo
12 coups pour rien
James Patterson
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Mai 2016
 
Les deux auteurs nous présentent une autre aventure des Women’s Murder Club.
 
Ce groupe de quatre femmes liées par l’amitié travaillant ensemble afin de résoudre des enquêtes, de mettre en prison les malfaiteurs et les meurtriers afin que règne la justice.
Il y a Claire, afro-américaine médecin légiste, Cindy,  journaliste spécialisée dans les affaires criminelles, Yuki, assistante du procureur et Lindsay, enquêtrice.
 
Dans ce 12e tome, Lindsay vient de donner naissance à une petite fille.
Elle devra retourner au travail rapidement afin de prêter main-forte à ses collègues
qui sont aux prises avec une série de meurtres. De son côté, Yuki plaide contre Keith Herman accusé du meurtre de sa femme et de sa fille. Claire devra autopsier le corps d’une femme, conjointe d’un célèbre joueur de football. Cindy travaille très fort au journal. Elle n’a pas le temps de s’occuper de son amoureux, Richie.
 
Comme vous le remarquez, il y a plusieurs intrigues et plusieurs personnages liés à notre club de justicière. Pour nous, lecteurs, c’est toujours un plaisir de les retrouver.
Écriture simple et efficace. Bon moment de lecture.
À la vie, à la mort Colette McBeth Johanne Laramée
À la vie, à la mort
Colette McBeth
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2016
Rachel, célibataire et en couple, est journaliste à la télévision. Elle doit retrouver Clara, une amie d’enfance avec qui les liens sont plus difficiles depuis quelque temps, mais cette dernière ne vient pas au rendez-vous. Le lendemain, elle se prépare pour annoncer lors d’un reportage la disparition d’une jeune femme et se rend compte que c’est de Clara dont il est question.

Par la suite, c’est son conjoint, qu’elle croyait parti en reportage en Afghanistan, qui est porté disparu puis retrouvé sans vie. Quel est le lien entre Jonny et Clara? Rachel décide d’éclaircir le mystère et sera confrontée à des secrets de famille qu’elle ne soupçonnait pas.

L’auteur nous livre ici un thriller dont la logique est parfois difficile à suivre. Une joute psychologique entre Rachel et Clara est présente tout au long du roman et maintient le suspense. L’explication finale nous livre bien le secret liant les deux femmes, mais laisse le lecteur sur sa faim pour expliquer  le meurtre de Jonny, ce qui est un peu décevant.
Une lecture divertissante pour les amateurs du genre, mais sans plus.
Abigaëlle et le date coaching Stéphanie Bourgault-Dallaire Brigitte Demers
Abigaëlle et le date coaching
Stéphanie Bourgault-Dallaire
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Octobre 2016
Le diagnostic est tombé. Aussi difficile à avaler que ça puisse être, Abigaëlle Michaud doit s'y résigner : elle a le fémur affectif brisé.
 
Bien qu'elle rêve d'une passion digne d'un roman Harlequin, l'optométriste de trente-deux ans n'arrive pas à s'engager. Lèvres dures, front dégarni, punaises de lit : toutes les raisons sont bonnes pour qu'elle se persuade que son défunt père lui envoie un signe afin de la préserver d'un échec amoureux.
 
N'en pouvant plus de la voir saboter ses chances de bonheur, sa mère et ses trois sœurs décident de l'inscrire à son insu à un atelier de date coaching. D'abord rebutée par la démarche, Abby s'y ouvre ensuite au contact du coach, Éric, qui lui apprendra qu'on choisit son homme comme on magasine un jeans et l'entraînera à aborder les membres du sexe opposé dans les contextes les plus insolites… Jusqu'à ce qu'une rencontre chamboule toutes les sphères de son univers.
 
J'ai fait l'acquisition de ce livre lors de la journée Le 12 août, j'achète un livre québécois. Le titre m'intriguait. C'était une belle occasion de découvrir une nouvelle auteure et par le fait même, d'encourager une auteure de chez nous.
 
Abigaëlle est une femme célibataire dans la jeune trentaine. Elle rencontre des hommes, mais après quelques rencontres, avant que ça ne devienne trop sérieux, elle trouve toujours des excuses pour ne pas aller plus loin dans la relation. Elle a peur de s'investir et de souffrir d'une éventuelle rupture. Ses soeurs et sa mère décident de l'inscrire, à son insu, à des ateliers de date coaching, dans le but de l'aider à trouver l'âme soeur.
 
J'ai adoré le concept! Certains lecteurs célibataires ont sûrement pris des notes!! L'auteure a su créer une ambiance chaleureuse entre les participants, nous pouvons sentir une belle solidarité entre eux. Comme le date coaching est quelque chose qui existe vraiment, nous avons pu, l'espace d'un instant, nous immiscer dans le groupe, comme si nous vivions l'expérience nous-mêmes.
 
J'ai beaucoup aimé la plume de Stéphanie. Ça ne m'a pris que quelques jours à lire ce livre. Je crois bien que je vais courir me procurer le tome 2. Je suis bien trop curieuse de connaître la suite des aventures d'Abigaëlle.
 
J'ai eu deux coups de coeur parmi les personnages: Abigaëlle et Guillaume. Abigaëlle est une charmante jeune femme qu'on a le goût de serrer dans nos bras et d'être son amie. Ses mésaventures amoureuses la rendent tellement attachante! Elle a une belle joie de vivre. Guillaume me semble être un méchant beau bonhomme! Sous son apparence très masculine, il est tendre et affectueux.
 
Je vous suggère ce magnifique roman si vous avez envie de passer du bon temps avec des personnages attachants!!
Agatha Raisin enquête : La quiche fatale M.C. Beaton Widad Cantin
Agatha Raisin enquête : La quiche fatale
M.C. Beaton
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Novembre 2016
Agatha décide de prendre sa retraite et d’aller habiter dans un village des Cotswolds. Elle ne tardera pas à s’ennuyer … pour remédier à son ennui et augmenter son intégration dans le village, elle décide de participer à un concours alimentaire. Par contre, n’étant pas très douée à cuisiner, elle va acheter une quiche concoctée par son traiteur habituel. À la première bouchée, le juge meurt empoisonné. Agatha n’aura d’autre choix que d’avouer sa tricherie. Elle part ensuite à la recherche du meurtrier au péril de sa sécurité.
 
L’auteur décrit les moyens pour arriver à démasquer le meurtrier d’une façon nouvelle et divertissante.
Agatha Raisin enquête : Remède de cheval M.C. Beaton Widad Cantin
Agatha Raisin enquête : Remède de cheval
M.C. Beaton
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Novembre 2016
Agatha Raisin vit dans son cottage avec ses deux chats. Il y a un nouveau vétérinaire qui s’installe dans le village. Malheureusement pour lui, il meurt alors qu’il s’apprêtait à donner un tranquillisant à un cheval. La police pense que c’est un bête accident, mais Agatha n’en croit rien, alors qu’une femme meurt suite à une injection dans sa demeure … C’est avec l’aide de son ami qu’elle mènera son enquête et réussira à prouver qu’elle n’avait pas tort.
Alex's baby Anne De Pasquale Widad Cantin
Alex's baby
Anne De Pasquale
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Mai 2016
Alex s’est fait kidnapper son enfant à la maternité il y a plusieurs années. Sa fille avait été retrouvée morte dans un boisé avec un bracelet bleu à son poignet. Vingt ans après cet incident, un tueur en série rôde en Normandie, en laissant sur ses victimes un bracelet bleu. Est-ce le même qui a tué la petite Manon, fille d’Alex ? Alex fera sa propre enquête pour connaître la vérité, mettant même sa vie en danger.
 
C’est une histoire à lire jusqu’à la fin, où un dénouement heureux nous attend.
Asphalte City François Désalliers Johanne Laramée
Asphalte City
François Désalliers
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2015
Claude Beausoleil, facteur à la ville d’Asphalte City, est un brin rétrograde : pas d’auto, pas de cellulaire, pas d’ordinateur. Il est le père biologique de Zoé, 10 ans. Pendant qu’il en a la garde au cours d’un voyage de Camille, la mère de Zoé, la fillette est victime d’un chauffard alors qu’elle circule en bicyclette et se retrouve dans le coma. Dans les jours qui suivent, plusieurs piétons sont frappés par des automobilistes qui fuient les lieux. C’est par hasard que Claude découvre un feuillet plastifié expliquant les règles d’un concours qui consiste à tuer des piétons avec récompenses en prime. Une association, l’ADAF, cautionne le phénomène. En réaction au mouvement, une association de piétons et cyclistes, le PECEC, voit le jour afin de démolir les routes et attaquer les automobilistes. La ville d'Asphalte est donc à feu et à sang. Mais qui peut donc être derrière tout çà?

Tout de suite, la lecture de ce livre m’a fait penser aux romans de Stephen King : une ville fictive aux prises avec un phénomène qu’elle ne peut contrôler et qui touche, de près ou de loin, tous ses habitants. On prend pour acquis que la situation ne peut être réelle et se situe dans une ville imaginaire. L’auteur, qui écrit ici son premier thriller, sait garder l’attention du lecteur avec des rebondissements nombreux à son récit. Mais il ne faudrait pas oublier l’aspect pamphlétaire véhiculé dans ce livre.  Pour ce, je vous laisse sur l’épilogue de l’auteur :

‘’ Nous n’arrêtons pas le progrès. Même si ce progrès se fait au détriment de la Terre. Même si ce progrès nous conduit à la destruction de notre environnement, de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons. À force de construire des voitures et de les entasser dans la ville, je me demande si nous n’allons pas en faire un vaste stationnement. Ça roule de plus en plus difficilement. Alors peut-être qu’un jour les voitures ne pourront plus avancer du tout. Une vaste ligne de voitures parfaitement immobiles. Oui. Des automobiles immobiles. C’est le rêve que je fais.
Avenue des mystères John Irving Johanne Laramée
Avenue des mystères
John Irving
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2016
Juan Diego Guerrero a passé son enfance dans les décharges publiques à Oaxaca, au Mexique, avec sa sœur Lupe. Cette dernière, qui possède un don pour deviner les pensées des autres, a aussi un grave problème d’élocution. Leur mère, qui était femme de ménage et prostituée à ses heures, est tuée écrasée sous une statue géante de la vierge. Juan ne connaît pas son père, mais le chef de la décharge, qui a pris les enfants sous son aile, le rendra infirme en lui écrasant un pied avec sa voiture. Lui et sa sœur vivront par la suite dans un orphelinat puis dans un cirque.

Maintenant devenu un écrivain célèbre, Juan Diego fait un voyage aux Philippines organisé par un ancien étudiant et fait la rencontre de Miriam et Dorothy qui sont de fidèles admiratrices. Médicamenté par des bêtabloquants, le voyage lui fait négliger son traitement et rend difficile sa perception de la réalité. C’est au travers de rêves récurrents qu’il revient sur son passé.

 L’auteur, reconnu pour ses histoires débridées, est fidèle à son style. Reprenant les thèmes du cirque, de la religion et des minorités sexuelles, il nous sert une histoire touffue qui fait de constants allers-retours dans la vie de son personnage. Son imagination débordante et ses descriptions extrêmement détaillées en font un livre difficile à résumer. Le rapport aux  médicaments et la présence du duo mère-fille sont comme la petite touche de trop pour rendre l’histoire crédible; c’est comme si l’auteur avait voulu trop en faire. Mais son talent de conteur arrive à compenser et  nous laisse tout de même captivés à cette histoire rocambolesque qui nous fait décrocher de la banale réalité du quotidien.
B.E.C. : blonde d'entrepreneur en construction Suzanne Myre Gabrielle Valois
B.E.C. : blonde d'entrepreneur en construction
Suzanne Myre
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Décembre 2015
B.E.C. pour Blonde d’Entrepreneur en Construction. Cette fameuse blonde, c’est Laurence. Elle nous raconte son histoire de blonde assez souvent délaissée parce que son chum accorde davantage de temps à son travail plutôt qu’à sa vie de couple. Son histoire est drôle et triste. Dans le fond, son histoire est plutôt triste mais sa façon de nous la raconter est vraiment drôle. On se prend d’amitié pour elle, pour sa façon d’analyser son chum, de voir plus ou moins clair dans sa vie. Et quand on découvre que Laurence est cleptomane, on ne l’aime pas moins. Cependant sa cleptomanie l’entraine dans des histoires invraisemblables spécialement quand elle se fait prendre à voler dans un magasin au Mexique. La suite est plutôt tirée par les cheveux et la fin,  même si elle est plausible, est décevante,  comme si l’auteur ne savait pas comment terminer son roman.
Bain de lune Yanick Lahens Françoise Hucbourg
Bain de lune
Yanick Lahens
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2016
Les Lafleur habitent le village de l'Anse bleue à Haïti: on va les suivre durant quatre générations, les observant pendant qu'ils mènent une véritable lutte afin de survivre le plus dignement possible. Ils s'adonnent à la culture sur un sol pauvre, à la cueillette des fruits, à la pêche...Les femmes vont au marché vendre quelques denrées. L'ancêtre a été tué après avoir été dépouillé de ses terres par le représentant des riches Mesidor. Ironie du sort, la fille Olmène sera séduite par le presque vieux Tertilien, représentant actuel des Mesidor. Olmène aura un fils qu'elle laissera à ses parents pour s'enfuir à l'étranger, comme l'a fait son frère Léosthène. Le troisième enfant s'enrôlera chez ce qui semble être les tontons macoutes car Duvalier règne, du moins on le devine, car il n'est pas nommé. Comble de l'ironie, la petite-fille d'Olmène sera tuée par Jimmy, le dernier représentant de la riche famille Mesidor.

Quel que soit le gouvernement en place, les pauvres restent pauvres. On assiste à une saga sans espoir, sans résilience, ou presque. Le culte vaudou occupe une place importante. La religion catholique aussi, mais on a l'impression qu'il n'y a plus de lumière au bout du chemin.

Le texte comporte beaucoup de termes créoles, mais un glossaire se trouve à la fin du roman, ainsi que les arbres généalogiques des familles importantes.

Texte rempli d'une poésie fort bien écrite, mais il s'agit d'une poésie réaliste, désespérée. L'auteure a reçu le prix Femina en 2014, et il me paraît totalement mérité.
Bérénice Roger Bichelberger Paul Van Wassenhoven
Bérénice
Roger Bichelberger
COTE

Disponibilité >>
Critique: Paul Van Wassenhoven
Date: Décembre 2015
L’auteur dépeint deux âmes en quête de spiritualité teintée de matérialisme. En scène : Bérénice, dix-sept ans, combat les séquelles de viol de la part de ses frères. En opposition, un jeune religieux avide de foi.

Bichelberger nous les présente, tour à tour, faibles et forts, le prêtre fort dans sa foi et faible dans ses actes, elle forte dans son amour et faible dans son comportement. C’est une lutte en douceur entre fermeté et faiblesse, lutte que l’auteur a su exploiter avec succès. Ses personnages interpellent le lecteur.

Ce qu’on retient surtout de ce roman est une sorte de joie intérieure.
Boîte de_ messagerie _sulfureuse Dominique Girard Brigitte Demers
Boîte de_ messagerie _sulfureuse
Dominique Girard
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016

Annie-Claude et Étienne, mariés et parents de Samie, une bambine de deux ans, ont apparemment tout pour être heureux. Après une dépression post-partum qui l'a fragilisée, Annie-Claude semble avoir retrouvé son équilibre.

Mais la jeune trentenaire, blogueuse à succès et journaliste pigiste, soupçonne son conjoint d'être épris d'une stagiaire, l'amenant à s'interroger sur son propre pouvoir de séduction. Entre-temps, elle reçoit des messages flatteurs de Michel C., un internaute rencontré sur les réseaux sociaux. Elle se laisse prendre au jeu des séances de clavardage érotiques, qui devient vite une obsession. La tension monte en crescendo, au même rythme que le désir.

Jusqu'où ira la relation d'Annie-Claude et Michel C. ? Celle d'Étienne et la stagiaire ? Et à quel prix ?

Ouf! Quel roman! On entre dans le vif du sujet assez rapidement. Le tempo est lancé dès les premières pages!

Annie-Claude, maman d'une petite fille de 2 ans et en couple avec son amoureux Etienne depuis 5 ans, se laisse embarquer dans une relation érotique virtuelle...qui devient assez intense. Elle est très présente sur les réseaux sociaux; c'est une blogueuse. Un admirateur, Michel C., commente régulièrement ses publications. S'ensuit des échanges amicaux qui se transforment en échanges torrides.

La cyber séduction...ça fait quasiment peur!! Ceci a beau être un roman, malheureusement, ça arrive dans la vie de tous les jours. C'est fou comment les gens peuvent se faire berner de la sorte. Et je constate que ça devient vite une dépendance. Annie-Claude est devenue vite accroc aux belles paroles ensorcelantes de Michel C.

L'auteure n'a pas peur des mots, le langage choisi est cru. Je crois que les mots sont dits tels quels dans le but de nous faire ressentir ce qu'une victime peut avoir comme feeling en lisant ce genre de message.

Même si c'est virtuel, c'est une forme d'infidélité vis-à-vis de son conjoint. Nous voyons ici que la personne prise dans cet engrenage devient distraite, pense toujours à son admirateur, met de côté son conjoint. Tout ça pourquoi? Pour pas grand chose finalement.

Dominique Girard a su avec brio nous faire entrer, l'espace d'un roman, dans le monde de la cyber séduction. J'espère que cette histoire aura réussi à convaincre ceux et celles qui sont très présents sur les réseaux sociaux de ne pas accepter d'invitation de gens qu'ils ne connaissent pas, car on ne sait jamais sur qui on va tomber. Ça ne vaut pas la  peine de sacrifier une belle relation pour ça.

Brûlée vive Souad Nathalie Lacroix
Brûlée vive
Souad
COTE

Disponibilité >>
Critique: Nathalie Lacroix
Date: Décembre 2015
Souad est née femme et arabe, sur un territoire Jordanien.  Comme elle n’a jamais fréquenté l’école, elle ne connait rien de son pays, de son âge, du monde, etc…
 
Les femmes dans son pays ne valent rien, elles n’ont aucune valeur, elles se doivent d’obéir en tout temps.  Le corps d’une femme doit être couvert, aucun morceau de peau ne doit être visible, elle ne doit pas attirer le regard, et ses yeux doivent toujours être baissés vers le sol.
 
Beaucoup de mères, étouffent leurs petites filles dès la naissance, car avoir trop de filles c’est un signe de malheur, en avoir juste assez pour exécuter les tâches et les corvées, mais pas plus. 
 
Parce qu’elle a osé croire en l’amour, à toutes ses promesses d’un homme, et surtout parce qu’elle attend un enfant sans être mariée, Souad est condamnée.  C’est son beau-frère, qui pour laver l’honneur de la famille, sera désigné pour la punir et la brûlera vive. 

Un livre à découvrir, écrit simplement par une femme avec beaucoup de force et de dignité.  En espérant que les châtiments que subissent les femmes dans ce pays ne se reproduisent plus.
Carnets noirs Stephen King Johanne Laramée
Carnets noirs
Stephen King
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2016
John Rothstein, écrivain, a pris sa retraite, laissant sur leur faim des millions de lecteurs en deuil de leur héros Jimmy Gold. Vivant en reclus dans une maison isolée, il est victime d’un braquage et est tué d’une balle dans la tête. Morris, l’instigateur du crime, était un grand fan et veut récupérer des carnets inédits de l’auteur. Il est aidé de deux  acolytes qu’il a appâtés avec l’argent gardé dans un coffre-fort. Au retour, il tue ses complices et cache argent et carnets dans une valise qu’il planque sur le terrain de son ancienne demeure. C’est pour un viol commis sous l’effet de l’alcool qu’il est arrêté et emprisonné à perpétuité. Obtenant une libération conditionnelle 35 ans plus tard, il n’a qu’un but, retrouver les carnets.

La valise, retrouvée par hasard par un adolescent habitant maintenant à l’ancienne adresse de Morris, a été salutaire pour la famille de Pete. Son père a été renversé par un chauffard et la famille croulant sous les dettes, Pete décide d’envoyer régulièrement de l’argent de façon anonyme à ses parents. Le retour dans la société de Morris viendra mettre sa vie en danger.

On retrouve ici Stephen King avec son grand talent de conteur. Le début est un peu déstabilisant, car il utilise l’histoire d’un précédent roman, Mr. Mercedès, comme point de départ. Il part par la suite dans une direction fort différente avec ce même sujet, faisant une belle démonstration de son imaginaire débordant. Le vocabulaire et les scènes de violence  parfois un peu crus sont sa marque, mais il n’en abuse pas. Une toute petite pointe de surnaturel vient pimenter la fin, comme pour ajouter sa signature.  Je dirais un bon Stephen King.
Ce qu'il reste d'Alice T. R. Richmond Brigitte Demers
Ce qu'il reste d'Alice
T. R. Richmond
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Mai 2016

Le corps d’Alice Salmon, vingt-cinq ans et promise à un bel avenir, est découvert sous un pont. La veille, elle passait la soirée avec des amies. Suicide ? accident ? meurtre ? Tandis que les médias s’emparent de l’affaire, Jeremy Cooke, professeur proche de la retraite, veut reconstituer la vie de son ancienne élève, pour élucider sa fin si tragique. Il explore toutes les traces qu’elle a laissées : Facebook, Twitter, Spotify, forums, blogs, journaux intimes, lettres. Pièce par pièce, Alice apparaît, tel un puzzle mystérieux, parfois très sombre. Bientôt, des vérités choquantes font surface.

J'ai commencé cette lecture remplie d'excitation. Le résumé m'a tout de suite attiré.

Nous apprenons à connaître les personnages gravitant autour d'Alice par le biais de courriels échangés entre eux, de textos, de lettres, de publications sur différents médias sociaux.

Au début, je ne détestais pas cette façon de raconter l'histoire. On se sent même un peu voyeur d'épier Alice ainsi. Par contre, à la longue, ça devient un tantinet redondant. L'auteur s'amuse à se promener dans le temps (tantôt nous sommes en 2001, ensuite hop! en 2012 pour revenir en 2011, 2004, 2012, 2013, 2011 et ainsi de suite). Mais où l'auteur veut-il en venir? On s'y perd à l'occasion. Je ne pouvais quand même pas arrêter ma lecture...je suis bien trop curieuse de savoir la suite!

J'ai soupçonné je ne sais combien de personnes! C'est sûrement lui...ah! c'est peut-être ce personnage-ci !?!

Dans les dernières 60 pages, tout commence à s'assembler. Et là, on ne veut plus arrêter de lire car on sait que nous allons enfin découvrir de quelle façon Alice est morte. Et je dois vous avouer que dans mes spéculations, celle-ci n'en faisait pas partie.

Ces mains sont faites pour aimer Pascale Wilhelmy Gabrielle Valois
Ces mains sont faites pour aimer
Pascale Wilhelmy
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Septembre 2015
Pascale Wilhelmy est bien connue dans le milieu artistique de la radio et de la télévision. Ce roman est son deuxième, il fait suite  " Où vont les guêpes quand il fait froid ", que je n’ai pas lu.
 
" Ces mains sont faites pour aimer " est la quête d’une femme qui veut être heureuse, malgré ses peines, malgré la haine qu’elle porte, malgré sa rage. Elle décide de venir à bout de cette rage, elle veut se venger de cet homme qui l’a violée plusieurs années auparavant. Elle se met donc à la boxe pour lui faire éclater le nez.
 
L’écriture est simple, vraie, dépouillée, mais, je suis restée sur ma faim.
Cet été qui chantait Gabrielle Roy Carole Chatelois
Cet été qui chantait
Gabrielle Roy
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Décembre 2015
Ce livre comprend 19 récits se situant tous dans la région de Charlevoix. On sait que Gabrielle Roy a passé les derniers étés de sa vie à son chalet de Petite-Rivière-Saint-François. S’inspirant de la magnifique campagne environnante, elle met en scène les animaux, les plantes et aussi ses voisins. On dirait qu’elle s’est amusée en leur inventant des histoires dont ils sont les héros. La majorité des récits ressemblent à des fables animalières, d’autres sont à la limite de l’autobiographie. Ils ont tous en commun de chanter l’été, en le célébrant de chants parfois tristes, parfois gais.

Nul autre que Gabrielle Roy peut décrire la nature autour d’elle de façon simple, précise et si touchante. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotions en évoquant des sujets qui pourraient nous paraître au premier abord anodins.

Dans ce livre, il m’a semblé y percevoir les prémisses de son autobiographie " La détresse et l’enchantement ". On y reconnaît l’importance de l’amitié pour elle et sa philosophie de vie. À tous ceux et celles qui aiment lire cette grande dame de la littérature, c’est un ouvrage à lire absolument.
Ceux qui restent Marie Laberge Johanne Laramée
Ceux qui restent
Marie Laberge
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2015
Ce livre aborde le sujet du suicide par le biais des victimes collatérales. Sylvain Côté, marié, jeune papa et vivant une liaison avec une serveuse de bar, s’enlève la vie dans le chalet familial de ses parents sans laisser un mot d’explication. Sa maîtresse, sa femme et son père viennent donc relater, tour à tour, la suite de leur vie sans Sylvain et les sentiments qui en découlent.

L’auteure choisit dans ce roman de ne pas explorer les raisons qui ont pu amener Sylvain à faire ce choix de vie et à s’en tenir aux conséquences pour son entourage sous forme de récits individuels qui se chevauchent. Certains, comme sa mère et son fils, sont présents à travers le récit des autres seulement, mais ne sont pas négligés pour autant.
L’auteur a une belle plume et arrive ici à aborder un sujet délicat sous un angle différent. On en connaît peu sur Sylvain suite à cette lecture et aucune explication n’est développée pour expliquer son geste. Seuls ses proches touchés par  sa mort ont droit de parole et les hasards qui feront se croiser leurs destins sont bien explorés par l’écrivaine même s’ils sont finalement peu probables.

En souhaitant que cette lecture puisse aider certains à mieux surmonter cette épreuve ou du moins à mieux aider leurs proches éprouvés.
Check-point Jean-Christophe Rufin Françoise Hucbourg
Check-point
Jean-Christophe Rufin
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2015
Qu'en est-il de l'aide humanitaire? L'auteur a été médecin dans des pays en guerre, et on peut s'attendre à ce qu'il connaisse de quoi il parle. Il nous entraîne en Bosnie, l' ex-Yougoslavie. Deux camions en provenance de la France doivent livrer vivres et vêtements aux populations isolées et affamées. C'est l'hiver, les conditions géographiques et climatiques sont difficiles, les camions sont en piteux état, et de plus, les équipages,  trois hommes et une femme, ne se connaissent pas ou peu.

On assiste à une course-poursuite entre les deux camions et on est témoin d'une histoire d'amour aussi imprévue qu'invraisemblable. La route est bordée d'embûches, il faut négocier à chaque check-point. Ce qui donne un goût de thriller, ce sont les luttes entre les équipages, les révélations-chocs sur les buts de chacun et même sur la nature du stock transporté. C'est la jalousie, la séduction, la domination, la ruse, le mensonge, la compétition...où est l'aide humanitaire?...

Les conflits entre les deux équipages et la naissance de l'histoire d'amour m'ont paru particulièrement invraisemblables. J-F Rufin est un auteur que j'apprécie, mais dans ce roman, on oublie le sujet, l'aide humanitaire, et vive l'aventure !
Check-point Jean-Christophe Rufin Lorraine Pizzolongo
Check-point
Jean-Christophe Rufin
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Novembre 2015
Une femme et quatre hommes se dirigent vers Kakanj, un village situé en Bosnie.

Ils sont des travailleurs humanitaires. Leur convoi transporte des vivres et des vêtements à remettre à ces gens qui vivent en situation de guerre.  
 
Le trajet est long et périlleux. À chaque check point, le lecteur apprend à connaître ces différents personnages et les véritables intentions de chacun.

C’est un voyage bien spécial où deux d’entre eux défieront les lois de l’aide humanitaire.

Thriller psychologique et roman philosophique dont le sujet présente un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. C’est l’occasion de réfléchir sur la pertinence de nos gestes face à ces gens vivant en milieu ravagé par la guerre.

De quoi les victimes ont-elles réellement besoin? De survivre ou de vaincre l’ennemi ? De nourritures ou d’armes?
 
La postface de l’auteur m’a beaucoup intéressée. L’explication qu’il donne sur le choix du titre, sur ses intentions d’écritures et sur la personnalité des différents personnages m’ont permis de mieux comprendre l’orientation du scénario.
Chemin Saint-Paul Lise Tremblay Sylvie Beauséjour
Chemin Saint-Paul
Lise Tremblay
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mars 2016
Il y a le chemin Saint-Paul. Il y a la maison en bardeaux où sa mère a vécu un enfer. Il y a la chambre bleue où son père se meurt. Il y a la chambre blanche où sa mère vit sa folie.
 
Lise Tremblay nous livre ici un récit touchant sur les derniers jours d’un père duquel elle prendra soin jusqu’à son dernier souffle dans cette chambre bleue d’une maison de soins palliatifs. Elle relate également les instants d’après avec sa mère dont la folie n’a plus de remparts. Elle nous dévoile très pudiquement  le passé de ces deux êtres ainsi que son enfance avec ses frères et sœurs au milieu de la folie de sa mère. Une enfance protégée par un père sans qui rien n’aurait été possible.
 
Un récit qui nous happe, qui nous entraîne dans une suite d’émotions et qui nous laisse avec nos propres souvenirs. L’enfance, la vie, la mort. Quiconque aura accompagné un proche en fin de vie sera à jamais marqué par les mots qu’il lira.
City on fire Garth Risk Hallberg Johanne Laramée
City on fire
Garth Risk Hallberg
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2016
L’histoire débute en décembre 1976 avec les préparatifs de Noël d’un couple gai officiellement colocataires. L’un est noir et provient d’un milieu modeste, l’autre est blanc et descend d’une famille illustre.  Leur vie se mêlera à celle d’une pléiade de personnages quand,  le soir du réveillon, des coups de feu retentissent dans Central Park, blessant Samantha, une jeune adolescente  partie d’un concert punk pour un rendez-vous avec un ancien amant. C’est la panne électrique majeure de New-York le 13 juillet 1977 qui clôturera ce roman.
 
Résumer une telle œuvre s’avère impossible. Le foisonnement des personnages rend d’ailleurs la lecture un peu ardue dans les premiers chapitres, car on doit souvent retourner en arrière pour replacer qui fait quoi ou est en lien avec qui. Une fois l’exercice fait, on peut se laisser porter par l’histoire. Mais j’avoue que tout au long de ma lecture, je suis toujours restée sur l’impression d’un petit quelque chose que je ne saisissais pas, ce qui peut devenir agaçant. L’histoire accordant beaucoup d’importance à la ville de New-York qui devient en quelque sorte le personnage central, peut-être est-ce ma méconnaissance de cette ville et de ses particularités qui en est la cause?
 
Ce livre, qui compte près de 1,000 pages, en découragera plusieurs, mais les lecteurs voraces seront comblés et plongeront  avec bonheur dans une histoire qui les captivera de longues heures.
Cochons rôtis Vic Verdier Widad Cantin
Cochons rôtis
Vic Verdier
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Novembre 2015
Vic Verdier est en couple avec Mélanie depuis six mois. Les deux sont policiers et viennent de faire leur examen pour devenir sergent - détective. Par contre, Vic a échoué son test. Quelques jours plus tard, sa conjointe est retrouvée ligotée au volant de sa voiture de patrouille, complètement calcinée. Le responsable d'un crime comme ça est souvent un proche de la victime, comme Vic ... mais est-ce vraiment lui?           
 
L'auteur nous détaille très bien l'enquête pour nous amener à un dénouement inattendu.        
Comme un roman Daniel Pennac Stéphane Larose
Comme un roman
Daniel Pennac
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Octobre 2016
Comme professeur de français au niveau collégial, j’ai durant quelques sessions fait la lecture à mes étudiants et étudiantes de plusieurs chapitres de ce bouquin, qui est un essai fortement humoristique sur le livre et la lecture, plus précisément sur le plaisir de lire. Pennac met en scène un professeur enseignant à des adolescents, qui décide justement de faire la lecture à ceux-ci, comme ça, sans test ou dissertation à faire pour vérifier s’ils ont bien retenu ou bien compris ce qu’il leur a lu. Pour Pennac, répéter à ses enfants, ses ados ou même je suppose aux adultes qu’« il faut lire » est probablement la pire chose à faire si on veut que ces personnes en arrivent à aimer lire. Pour ne pas avoir à en arriver là, il faut non seulement que les parents lisent à leurs très jeunes enfants qui ne savent pas encore lire, mais qu’ils continuent pendant qu’ils développent leurs habiletés de lecture. Il faut aussi que les parents et les adultes donnent l’exemple, en sacrifiant du temps passé normalement devant le petit écran pour la lecture d’un bon livre. Ce plaidoyer de Pennac est toujours d’actualité, car malheureusement rien n’a changé depuis sa parution, ni dans les écoles ni chez les parents. En fait, si vous remplacez toutes ses références à l’omniprésence de la télévision par l’omniprésence d’internet et des réseaux sociaux, Comme un roman demeure tout aussi pertinent qu’il y a 25 ans. Je recommande ce bouquin à tous ceux qui aiment lire et qui voudraient pouvoir transmettre ce plaisir à des gens qui l’ignorent, en particulier à tous les professeurs de français de niveau secondaire ou collégial. Lisez ce livre aux jeunes à qui vous enseignez, même si ce n’est pas au programme !
Comment va la douleur? Pascal Garnier Sylvie Beauséjour
Comment va la douleur?
Pascal Garnier
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2016
Simon n’est pas au meilleur de sa forme. En fait avant de prendre sa retraite il a un dernier « travail » à exécuter. Avec l’aide de Bernard, un jeune homme un peu simplet, rencontré sur la place à Vals-les-Bains, il voit l’opportunité de tirer sa révérence en beauté. Bernard sera chauffeur. Mais rien ne sera simple. Bernard attire à lui et du même fait à son patron toute sorte de gens dont Simon se serait bien passé. En parallèle il y a Anaïs, la mère de Bernard, dont il prend grand soin.

Un tout petit livre des éditions Zulma qui met en lumière une histoire simple racontée de façon merveilleuse et bien concise. Un réel plaisir de lecture. Pascal Garnier m’a séduite par son écriture.
Concerto pour la main morte Olivier Bleys Françoise Hucbourg
Concerto pour la main morte
Olivier Bleys
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mai 2016
Pour ceux qui ne sont jamais allés en Sibérie et qui pensent mourir sans avoir eu la chance de visiter cette région nordique, voici un roman complètement déjanté qui  pourra faire votre bonheur.

On est loin, bien loin de tout à Mourava. Que voulez-vous, c'est la Sibérie profonde! Tout de même, un bateau y accoste de temps en temps, venant de Krasnoïarsk. Quelques voyageurs, du ravitaillement pour les rares habitants d'un village perdu. Justement, Wladimir Golovkina avait choisi de quitter ce trou perdu, mais l'équipage du bateau n'a pas voulu de lui. Eh bien, tant pis! Comme un nouvel arrivant a débarqué du bateau, il s'intéresse à lui, d'autant plus que ce personnage n'est pas venu les mains vides, un piano attend sur le bord du fleuve que des bras vigoureux s'en emparent pour le mettre en lieu sûr. Wladimir se présente, enchanté de cette visite inattendue, fait connaissance avec  le voyageur hors du commun qui répond au nom de Colin Gerbaux. "Colin, tu viens chez moi avec ton piano", dit Wladimir . En  route. Colin logera chez Wladimir, le piano aussi. Il faudra protéger l'instrument des rigueurs de l'hiver... Colin confie à son hôte le drame qui l'habite: il est incapable de jouer en entier le concerto numéro 2 de Rachmaninov, sa main droite refuse de lui obéir.  Il y aura la visite , loin du village, à une sorte de mage solitaire et philosophe alors que les ours rôdent sur le chemin emprunté par Colin et Wladimir...

Lecture savoureuse, baignant dans une atmosphère de bout du monde et nous permettant de rencontrer des êtres isolés et pleins d'humanité...
Constellation Adrien Bosc Françoise Hucbourg
Constellation
Adrien Bosc
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Novembre 2015
27 octobre 1949. Le vol du Constellation F-BAZN de la compagnie Air France quitte Paris pour New York avec à son bord 11 membres d'équipage et 37 passagers. Ce doit être un vol sans histoire, les conditions météorologiques sont bonnes. Et pourtant dans la nuit du 27 au 28 c'est le crash au-dessus de l'archipel des Açores. Aucun survivant...

Ce vol serait tombé sans doute dans le monde de l'oubli, mais à son bord se trouve le célèbre boxeur français Marcel Cerdan qui partait à New York rejoindre la non moins célèbre chanteuse Édith Piaf. Lui, on ne l'a pas oublié. Mais les autres, tous les autres qui voyageaient à bord du Constellation, qui étaient-ils?

Le jeune romancier Adrien Bosc a voulu en savoir davantage et il nous fait partager les fruits de ses recherches, recherches qui l'ont mené jusqu'à l'île de Sao Miguel sur laquelle l'avion s'est écrasé. Quelle belle idée! Et quel talent de conteur et d'écrivain! On suit le romancier dans son projet et on aime avec lui découvrir la vie et les centres d'intérêt des autres victimes, avec des surprises dignes d'un roman policier.

Quelle belle curiosité manifestée par l'auteur, curiosité qui nous fait connaître la vie et le destin tragique de voyageurs oubliés, eux dont le souvenir a été éclipsé par la présence d'une célébrité. Livre bien écrit, et tellement surprenant!
Conversations avec un enfant curieux Michel Tremblay Johanne Laramée
Conversations avec un enfant curieux
Michel Tremblay
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2016
Michel Tremblay reprend ici ses personnages connus du Plateau Mont-Royal et cette fois-ci il en est la vedette. On y retrouve le petit Michel qui grandit au fil des chapitres et qui a le don d’agacer son entourage avec des remises en question de son quotidien et le pourquoi du pourquoi qui n’en finit pas.

Ces tranches de vie semblent autobiographiques, ce qui ajoute à l’intérêt de ceux qui apprécient l’auteur. Seul petit bémol, j’ai eu l’impression que le joual prenait plus d’importance que dans ses parutions précédentes, ce qui met un peu de lourdeur dans la fluidité du texte. Mais cet irritant s’estompe au fil de la lecture et ne gâche en rien le plaisir. Pour ma part, j’en redemanderais encore.
Coup de coeur Nora Roberts Gabrielle Valois
Coup de coeur
Nora Roberts
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
Un gentleman cambrioleur, une riche et jeune célibataire. Une poursuite dans les rues de New-York. Trois bandits armés qui veulent à tout prix des documents prouvant que les fameux bijoux de Marie-Antoinette sont enterrés dans une grotte à Madagascar. Une intrigue amoureuse, naturellement.
 
Mélangez bien. Composez seize chapitres. Ajoutez un attentat surprise dans chacun, en modifiant le lieu : dans l’hôtel, en montagne, en pleine ville, en camping, sur la rivière, dans un cimetière. Mettez beaucoup de suspense, par exemple en les faisant nager parmi les crocodiles.
 
Mais de grâce arrangez-vous pour que nos deux héros finissent toujours par s’en sortir. Faites leur vivre quelques querelles d’amoureux. Mais n’oubliez pas, ils doivent se réconcilier à la fin.
Daisy Sisters Henning Mankell Johanne Laramée
Daisy Sisters
Henning Mankell
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2015
L’histoire débute en 1941, en Suède, durant la guerre. Elna a 17 ans et  vit dans un milieu ouvrier modeste avec sa famille. Partie rejoindre Vivi, avec qui elle correspond depuis sa dernière année scolaire, pour une escapade de quelques jours à bicyclette, les deux amies décident de se nommer les Daisy Sisters. Violée en chemin par un militaire avec qui elle a passé une soirée, Elna revient enceinte et fait face au déshonneur après une tentative d’avortement raté.

On retrouve sa fille Eivor à 18 ans qui vit des moments difficiles lors d’une  fugue avec un jeune délinquant. Suite à des cours de couture, elle débute sa vie d’adulte et se marie tôt suite à une grossesse non planifiée. C’est sa vie à travers un divorce et deux autres enfants que l’on suit jusqu’à l’annonce de la grossesse de sa fille alors adolescente.

On ne suit que peu la relation des Daisy Sisters dans ce livre. L’accent est mis sur le rôle de mère qui influence le cours de vie des femmes d’une même famille à travers quatre générations. Le développement de l’aspect sociologique de la Suède qui couvre les années 1950 à 1990 est fort bien décrit et c’est cet aspect du roman que j’ai apprécié. Par contre, le ton de victimisation des femmes et le fatalisme qui teinte l’histoire m’a agacée. L’état de maternité qui ne semble ici qu’entrave à la liberté et à un certain degré d’indépendance est-elle une vision plus masculine de cette réalité ? À vous d’en juger.
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