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Critiques de consultants


Consultant



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TitreAuteurConsultant
12 coups pour rien James Patterson Lorraine Pizzolongo
12 coups pour rien
James Patterson
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Mai 2016
 
Les deux auteurs nous présentent une autre aventure des Women’s Murder Club.
 
Ce groupe de quatre femmes liées par l’amitié travaillant ensemble afin de résoudre des enquêtes, de mettre en prison les malfaiteurs et les meurtriers afin que règne la justice.
Il y a Claire, afro-américaine médecin légiste, Cindy,  journaliste spécialisée dans les affaires criminelles, Yuki, assistante du procureur et Lindsay, enquêtrice.
 
Dans ce 12e tome, Lindsay vient de donner naissance à une petite fille.
Elle devra retourner au travail rapidement afin de prêter main-forte à ses collègues
qui sont aux prises avec une série de meurtres. De son côté, Yuki plaide contre Keith Herman accusé du meurtre de sa femme et de sa fille. Claire devra autopsier le corps d’une femme, conjointe d’un célèbre joueur de football. Cindy travaille très fort au journal. Elle n’a pas le temps de s’occuper de son amoureux, Richie.
 
Comme vous le remarquez, il y a plusieurs intrigues et plusieurs personnages liés à notre club de justicière. Pour nous, lecteurs, c’est toujours un plaisir de les retrouver.
Écriture simple et efficace. Bon moment de lecture.
14e péché mortel James Patterson et Maxime Paetro Lorraine Pizzolongo
14e péché mortel
James Patterson et Maxime Paetro
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Avril 2017
C’est le quatorzième roman de la série Le Women’s Murder Club dans laquelle quatre femmes s’unissent et s’entraident dans leur vie personnelle et professionnelle.

Lindsay Boxer, l’enquêtrice, doit faire la lumière sur le meurtre d’une femme poignardée en pleine rue. En même temps, un groupe de trois hommes masqués, vêtus de coupe-vent et de casquettes semblables à ceux que les policiers portent, attaquent et tuent. Tout est sur une vidéo. Qui sont-ils? Des ripoux, encore pire des collègues de Lindsay ou des hommes qui se font passer pour des policiers. Les amies devront encore une fois travailler ensemble pour faire triompher la justice. 
 
J’aime retrouver cette équipe de femmes.
Écriture efficace. Bon moment de détente.
16 ans et papa Marilou Addison Brigitte Demers
16 ans et papa
Marilou Addison
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Avril 2017
« 16 ans et papa » est l'histoire de Benjamin, 16 ans. À la suite d'une aventure d'un soir avec Andréanne, celle-ci se retrouve malencontreusement enceinte et décide de garder l'enfant, malgré le refus de Benjamin d'accepter la situation. Lorsqu'Andréanne accouche, la mère de Benjamin est mise au courant et elle recommande fortement à son fils de prendre ses responsabilités. Ce dernier ne se voit pas du tout père à 16 ans, mais finit par accepter de voir son fils. Il n'a suffi que d'un regard et d'un contact pour que le cœur de Benjamin chavire et qu'il ressente des émotions jamais ressenties auparavant. Comment un si petit être peut arriver à le chambouler de la sorte? Commence alors une merveilleuse histoire d'amour entre un ado devenu papa trop jeune et de son bébé.

Je connaissais de nom Marilou Addison, mais je n'avais jamais eu la chance de lire un de ses livres. Je savais qu'elle écrivait pour une clientèle jeunesse (environ 10 ans), mais pas pour une clientèle d'adolescents.

Wow! Quel magnifique livre! Je crois que c'est plutôt rare que nous ayons la chance de lire sous un contexte de jeune père/enfant. Normalement nous entendons beaucoup plus parler de ces jeunes mères/filles. J'ai adoré découvrir ce côté de la médaille. De voir comment un très jeune père vit cette situation. De voir aussi comment il arrive à accepter tout cela et d'en sortir grandit! Car c'est ça la beauté de la chose: ce fâcheux incident a fait en sorte de responsabiliser Benjamin, cet ado qui ne pensait qu'à faire la fête et à coucher à droite et à gauche. Il a accepté de faire face à la situation et de prendre ses responsabilités de père en se partageant, avec la mère de l'enfant, la garde de Liam. Comme il le dit si bien : « j'ai fait une gaffe, pis faut que je vive avec les conséquences. »

J'ai été tout simplement conquise par Benjamin. Il m'a épatée tout au long de l'histoire. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai des enfants, mais je ne pouvais qu'être fière du cheminement que ce jeune a fait en si peu de temps.
J'ai adoré lire Marilou Addison. D'ailleurs, je recommande chaudement de suggérer à vos ados (14-15-16 ans) de faire la lecture de ce roman. Ce livre leur fera prendre conscience que c'est bien beau faire l'amour comme ça pour le fun ou pour essayer, mais attention, car de graves conséquences peuvent survenir et la décision prise changera leur vie à tout jamais.

Je me suis rappelé, à la lecture de cette histoire, que lorsque j'étais au secondaire, une jeune fille (elle devait avoir 14-15 ans) était tombée enceinte. Je la voyais à l'école avec sa bedaine et son chum qui était toujours avec elle. Ils avaient décidé de garder l'enfant malgré leur jeune âge. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, car je ne les connaissais pas...
Bref, sous cette belle histoire se cache une belle leçon de vie.
À la vie, à la mort Colette McBeth Johanne Laramée
À la vie, à la mort
Colette McBeth
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2016
Rachel, célibataire et en couple, est journaliste à la télévision. Elle doit retrouver Clara, une amie d’enfance avec qui les liens sont plus difficiles depuis quelque temps, mais cette dernière ne vient pas au rendez-vous. Le lendemain, elle se prépare pour annoncer lors d’un reportage la disparition d’une jeune femme et se rend compte que c’est de Clara dont il est question.

Par la suite, c’est son conjoint, qu’elle croyait parti en reportage en Afghanistan, qui est porté disparu puis retrouvé sans vie. Quel est le lien entre Jonny et Clara? Rachel décide d’éclaircir le mystère et sera confrontée à des secrets de famille qu’elle ne soupçonnait pas.

L’auteur nous livre ici un thriller dont la logique est parfois difficile à suivre. Une joute psychologique entre Rachel et Clara est présente tout au long du roman et maintient le suspense. L’explication finale nous livre bien le secret liant les deux femmes, mais laisse le lecteur sur sa faim pour expliquer  le meurtre de Jonny, ce qui est un peu décevant.
Une lecture divertissante pour les amateurs du genre, mais sans plus.
Abigaëlle et la séduction prénatale Stéphanie Bourgault-Dallaire Brigitte Demers
Abigaëlle et la séduction prénatale
Stéphanie Bourgault-Dallaire
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Janvier 2017
Stéphanie est une de mes auteures coup de coeur. Je l'ai découverte en lisant Abigaëlle et le date coaching. Comme j'avais vraiment trippée en le lisant, j'étais trop impatiente de lire la suite....je ne me pouvais plus!!
 
Dans ce second volume, notre charmante Abby a une belle bedaine. Au fil des pages, nous allons vivre avec elle ses péripéties de femme enceinte, ses angoisses amoureuses. Elle rencontre sa belle-mère....et sa deuxième belle-mère!! Guillaume veut bien faire en lisant des livres sur la grossesse. Un vrai Papa Poule!! Ce qui ne fait pas toujours l'affaire d'Abigaëlle. Elle n'en peut plus de ce qu'il lui fait manger!!!
 
J'ai beaucoup aimé ce second volume. Toute femme enceinte peut facilement se reconnaître dans les situations abordées dans cette histoire. Qui sait? Peut-être que l'auteure partage avec nous un peu de son propre vécu? Je me suis bien bidonnée dans l'épisode de l'essayage de la robe jaune!!! Pauvre Abby!!!
 
Parmi tous les personnages présents dans l'histoire, mon coup de coeur revient à Abby et Guillaume. Ils sont tellement beaux à voir! L'auteure réussie au travers des mots à nous faire ressentir tout l'amour qu'ils ont l'un envers l'autre. On peut presque sentir la décharge électrique qui passent entre eux quand ils se regardent et se touchent. Un véritable coup de foudre!
 
Cette série se lit tellement bien, du vrai bonbon! C'est bon, rafraîchissant, drôle. Si vous avez quelques heures de libre, installez-vous bien confortablement avec Abigaëlle et allez-y! Dévorez votre livre!!!
Abigaëlle et le date coaching Stéphanie Bourgault-Dallaire Brigitte Demers
Abigaëlle et le date coaching
Stéphanie Bourgault-Dallaire
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Octobre 2016
Le diagnostic est tombé. Aussi difficile à avaler que ça puisse être, Abigaëlle Michaud doit s'y résigner : elle a le fémur affectif brisé.
 
Bien qu'elle rêve d'une passion digne d'un roman Harlequin, l'optométriste de trente-deux ans n'arrive pas à s'engager. Lèvres dures, front dégarni, punaises de lit : toutes les raisons sont bonnes pour qu'elle se persuade que son défunt père lui envoie un signe afin de la préserver d'un échec amoureux.
 
N'en pouvant plus de la voir saboter ses chances de bonheur, sa mère et ses trois sœurs décident de l'inscrire à son insu à un atelier de date coaching. D'abord rebutée par la démarche, Abby s'y ouvre ensuite au contact du coach, Éric, qui lui apprendra qu'on choisit son homme comme on magasine un jeans et l'entraînera à aborder les membres du sexe opposé dans les contextes les plus insolites… Jusqu'à ce qu'une rencontre chamboule toutes les sphères de son univers.
 
J'ai fait l'acquisition de ce livre lors de la journée Le 12 août, j'achète un livre québécois. Le titre m'intriguait. C'était une belle occasion de découvrir une nouvelle auteure et par le fait même, d'encourager une auteure de chez nous.
 
Abigaëlle est une femme célibataire dans la jeune trentaine. Elle rencontre des hommes, mais après quelques rencontres, avant que ça ne devienne trop sérieux, elle trouve toujours des excuses pour ne pas aller plus loin dans la relation. Elle a peur de s'investir et de souffrir d'une éventuelle rupture. Ses soeurs et sa mère décident de l'inscrire, à son insu, à des ateliers de date coaching, dans le but de l'aider à trouver l'âme soeur.
 
J'ai adoré le concept! Certains lecteurs célibataires ont sûrement pris des notes!! L'auteure a su créer une ambiance chaleureuse entre les participants, nous pouvons sentir une belle solidarité entre eux. Comme le date coaching est quelque chose qui existe vraiment, nous avons pu, l'espace d'un instant, nous immiscer dans le groupe, comme si nous vivions l'expérience nous-mêmes.
 
J'ai beaucoup aimé la plume de Stéphanie. Ça ne m'a pris que quelques jours à lire ce livre. Je crois bien que je vais courir me procurer le tome 2. Je suis bien trop curieuse de connaître la suite des aventures d'Abigaëlle.
 
J'ai eu deux coups de coeur parmi les personnages: Abigaëlle et Guillaume. Abigaëlle est une charmante jeune femme qu'on a le goût de serrer dans nos bras et d'être son amie. Ses mésaventures amoureuses la rendent tellement attachante! Elle a une belle joie de vivre. Guillaume me semble être un méchant beau bonhomme! Sous son apparence très masculine, il est tendre et affectueux.
 
Je vous suggère ce magnifique roman si vous avez envie de passer du bon temps avec des personnages attachants!!
Agatha Raisin enquête : La quiche fatale M.C. Beaton Widad Cantin
Agatha Raisin enquête : La quiche fatale
M.C. Beaton
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Novembre 2016
Agatha décide de prendre sa retraite et d’aller habiter dans un village des Cotswolds. Elle ne tardera pas à s’ennuyer … pour remédier à son ennui et augmenter son intégration dans le village, elle décide de participer à un concours alimentaire. Par contre, n’étant pas très douée à cuisiner, elle va acheter une quiche concoctée par son traiteur habituel. À la première bouchée, le juge meurt empoisonné. Agatha n’aura d’autre choix que d’avouer sa tricherie. Elle part ensuite à la recherche du meurtrier au péril de sa sécurité.
 
L’auteur décrit les moyens pour arriver à démasquer le meurtrier d’une façon nouvelle et divertissante.
Agatha Raisin enquête : Remède de cheval M.C. Beaton Widad Cantin
Agatha Raisin enquête : Remède de cheval
M.C. Beaton
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Novembre 2016
Agatha Raisin vit dans son cottage avec ses deux chats. Il y a un nouveau vétérinaire qui s’installe dans le village. Malheureusement pour lui, il meurt alors qu’il s’apprêtait à donner un tranquillisant à un cheval. La police pense que c’est un bête accident, mais Agatha n’en croit rien, alors qu’une femme meurt suite à une injection dans sa demeure … C’est avec l’aide de son ami qu’elle mènera son enquête et réussira à prouver qu’elle n’avait pas tort.
Alex's baby Anne De Pasquale Widad Cantin
Alex's baby
Anne De Pasquale
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Mai 2016
Alex s’est fait kidnapper son enfant à la maternité il y a plusieurs années. Sa fille avait été retrouvée morte dans un boisé avec un bracelet bleu à son poignet. Vingt ans après cet incident, un tueur en série rôde en Normandie, en laissant sur ses victimes un bracelet bleu. Est-ce le même qui a tué la petite Manon, fille d’Alex ? Alex fera sa propre enquête pour connaître la vérité, mettant même sa vie en danger.
 
C’est une histoire à lire jusqu’à la fin, où un dénouement heureux nous attend.
Anna Niccolo Ammaniti Sylvie Beauséjour
Anna
Niccolo Ammaniti
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mai 2017
J’adore l’auteur, Niccolo Ammaniti. Il a le don de toujours nous entraîner dans des univers stupéfiants. Avec « La fête du siècle », il nous transportait dans une orgie burlesque. Dans « Comme Dieu le veut » (malheureusement, nous ne l’avons pas à la bibliothèque), j’ai été happée dans un univers violent ou l’humanité des hommes peut encore tout sauver. Avec « Anna », le dernier titre paru, nous faisons un saut dans le temps. Nous sommes en 2020, en Sicile, et suivons Anna et son petit frère de huit ans dans un périple à la recherche d’une terre d’accueil.
 
Un virus mortel a décimé à travers toute l’Europe la population adulte. Règne en roi des bandes d’enfants sauvages et Anna, souvent au péril de sa vie, protègera Astor, honorant ainsi une promesse faite à sa mère mourante.
 
Une lecture qui ne tombe jamais dans le misérabiliste, mais plutôt dans une rage de vivre. Bravo petite!
Asphalte City François Désalliers Johanne Laramée
Asphalte City
François Désalliers
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2015
Claude Beausoleil, facteur à la ville d’Asphalte City, est un brin rétrograde : pas d’auto, pas de cellulaire, pas d’ordinateur. Il est le père biologique de Zoé, 10 ans. Pendant qu’il en a la garde au cours d’un voyage de Camille, la mère de Zoé, la fillette est victime d’un chauffard alors qu’elle circule en bicyclette et se retrouve dans le coma. Dans les jours qui suivent, plusieurs piétons sont frappés par des automobilistes qui fuient les lieux. C’est par hasard que Claude découvre un feuillet plastifié expliquant les règles d’un concours qui consiste à tuer des piétons avec récompenses en prime. Une association, l’ADAF, cautionne le phénomène. En réaction au mouvement, une association de piétons et cyclistes, le PECEC, voit le jour afin de démolir les routes et attaquer les automobilistes. La ville d'Asphalte est donc à feu et à sang. Mais qui peut donc être derrière tout çà?

Tout de suite, la lecture de ce livre m’a fait penser aux romans de Stephen King : une ville fictive aux prises avec un phénomène qu’elle ne peut contrôler et qui touche, de près ou de loin, tous ses habitants. On prend pour acquis que la situation ne peut être réelle et se situe dans une ville imaginaire. L’auteur, qui écrit ici son premier thriller, sait garder l’attention du lecteur avec des rebondissements nombreux à son récit. Mais il ne faudrait pas oublier l’aspect pamphlétaire véhiculé dans ce livre.  Pour ce, je vous laisse sur l’épilogue de l’auteur :

‘’ Nous n’arrêtons pas le progrès. Même si ce progrès se fait au détriment de la Terre. Même si ce progrès nous conduit à la destruction de notre environnement, de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons. À force de construire des voitures et de les entasser dans la ville, je me demande si nous n’allons pas en faire un vaste stationnement. Ça roule de plus en plus difficilement. Alors peut-être qu’un jour les voitures ne pourront plus avancer du tout. Une vaste ligne de voitures parfaitement immobiles. Oui. Des automobiles immobiles. C’est le rêve que je fais.
Avenue des mystères John Irving Johanne Laramée
Avenue des mystères
John Irving
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2016
Juan Diego Guerrero a passé son enfance dans les décharges publiques à Oaxaca, au Mexique, avec sa sœur Lupe. Cette dernière, qui possède un don pour deviner les pensées des autres, a aussi un grave problème d’élocution. Leur mère, qui était femme de ménage et prostituée à ses heures, est tuée écrasée sous une statue géante de la vierge. Juan ne connaît pas son père, mais le chef de la décharge, qui a pris les enfants sous son aile, le rendra infirme en lui écrasant un pied avec sa voiture. Lui et sa sœur vivront par la suite dans un orphelinat puis dans un cirque.

Maintenant devenu un écrivain célèbre, Juan Diego fait un voyage aux Philippines organisé par un ancien étudiant et fait la rencontre de Miriam et Dorothy qui sont de fidèles admiratrices. Médicamenté par des bêtabloquants, le voyage lui fait négliger son traitement et rend difficile sa perception de la réalité. C’est au travers de rêves récurrents qu’il revient sur son passé.

 L’auteur, reconnu pour ses histoires débridées, est fidèle à son style. Reprenant les thèmes du cirque, de la religion et des minorités sexuelles, il nous sert une histoire touffue qui fait de constants allers-retours dans la vie de son personnage. Son imagination débordante et ses descriptions extrêmement détaillées en font un livre difficile à résumer. Le rapport aux  médicaments et la présence du duo mère-fille sont comme la petite touche de trop pour rendre l’histoire crédible; c’est comme si l’auteur avait voulu trop en faire. Mais son talent de conteur arrive à compenser et  nous laisse tout de même captivés à cette histoire rocambolesque qui nous fait décrocher de la banale réalité du quotidien.
Avenue des mystères John Irving Françoise Hucbourg
Avenue des mystères
John Irving
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: janvier 2017
Juan Diego Ferrero est un garçon intelligent, curieux, que la vie sur une décharge publique d'Oaxaca au Mexique stimule plutôt que de le contraindre à vivoter... Il est bien entouré: de sa sœur Lupe, voyante du passé des gens et parlant une langue comprise seulement par son frère, des Pères de l'orphelinat tout proche, d'adultes œuvrant sur la décharge, et de sa mère, prostituée.

Lire le roman, c'est se partager entre le dépotoir, l'orphelinat, le cirque et l'Iowa d'une part et les Philippines d'autre part. Car Juan Diego , cinquantenaire, devenu écrivain, est parti pour les Philippines afin d'honorer la promesse faite à un hippie qui voulait qu'il aille sur la tombe de son père mort au champ d'honneur dans ces contrées lointaines. Alors, on voyage entre Manille et ses environs, les bétabloquants  et le Viagra,  l'enfance et la jeunesse de Juan qui se remémore pour nous ce qu'il a vécu au Mexique et aux USA.
 
Livre touffu, à la John Irving. J'ai eu envie d'en quitter la lecture à un moment donné, mais j'ai résisté, et je m'en félicite. Certains chapitres sont beaux à pleurer et les sujets chers à l'auteur comme la sexualité, la mort et la religion nous interpellent , ne nous laissant pas indifférents.
 
Je continue à aimer John Irving pour la générosité de son écriture et l'actualité de ses propos.
B.E.C. : blonde d'entrepreneur en construction Suzanne Myre Gabrielle Valois
B.E.C. : blonde d'entrepreneur en construction
Suzanne Myre
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Décembre 2015
B.E.C. pour Blonde d’Entrepreneur en Construction. Cette fameuse blonde, c’est Laurence. Elle nous raconte son histoire de blonde assez souvent délaissée parce que son chum accorde davantage de temps à son travail plutôt qu’à sa vie de couple. Son histoire est drôle et triste. Dans le fond, son histoire est plutôt triste mais sa façon de nous la raconter est vraiment drôle. On se prend d’amitié pour elle, pour sa façon d’analyser son chum, de voir plus ou moins clair dans sa vie. Et quand on découvre que Laurence est cleptomane, on ne l’aime pas moins. Cependant sa cleptomanie l’entraine dans des histoires invraisemblables spécialement quand elle se fait prendre à voler dans un magasin au Mexique. La suite est plutôt tirée par les cheveux et la fin,  même si elle est plausible, est décevante,  comme si l’auteur ne savait pas comment terminer son roman.
Babylone Yasmina Reza Françoise Hucbourg
Babylone
Yasmina Reza
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juin 2017
Ce n'est pas en voyage à Babylone que l'auteure nous emmène. La totalité du roman se passe au contraire presque exclusivement dans un immeuble parisien. Élisabeth, sexagénaire biologiste à l'Institut Pasteur, décide de faire une fête chez elle. Bien des problèmes en perspective à régler : d'abord, qui inviter et qui ne pas inviter, ensuite, prévoir une nourriture saine et abondante convenant à tout le monde, laisser les hommes régler le problème des boissons, ne pas oublier les sièges en quantité suffisante, et s'assurer qu'il y ait assez de vaisselle aussi, bien sûr. La fête a lieu, tout se passe relativement bien. Mais voilà que peu de temps après la fin des agapes, un drame survient dans l'appartement situé juste au-dessus de celui d'Élisabeth et de son mari. Au-dessus d'eux, ce sont Jean-Lino, un ami d'Élisabeth, et sa compagne, Lydie, chanteuse, qui y vivent. Ils étaient à la fête. Jean-Lino s'est bien moqué un peu de Lydie durant le repas, mais tout de même, de là à ce qu'il y ait un meurtre... À partir de ce moment, le roman flirte avec le polar... et la conscience d'Élisabeth, et son sens de l'amitié en prennent un coup...

Roman parfaitement bien mené, pas tout à fait mon genre, mais intéressant...
Bain de lune Yanick Lahens Françoise Hucbourg
Bain de lune
Yanick Lahens
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2016
Les Lafleur habitent le village de l'Anse bleue à Haïti: on va les suivre durant quatre générations, les observant pendant qu'ils mènent une véritable lutte afin de survivre le plus dignement possible. Ils s'adonnent à la culture sur un sol pauvre, à la cueillette des fruits, à la pêche...Les femmes vont au marché vendre quelques denrées. L'ancêtre a été tué après avoir été dépouillé de ses terres par le représentant des riches Mesidor. Ironie du sort, la fille Olmène sera séduite par le presque vieux Tertilien, représentant actuel des Mesidor. Olmène aura un fils qu'elle laissera à ses parents pour s'enfuir à l'étranger, comme l'a fait son frère Léosthène. Le troisième enfant s'enrôlera chez ce qui semble être les tontons macoutes car Duvalier règne, du moins on le devine, car il n'est pas nommé. Comble de l'ironie, la petite-fille d'Olmène sera tuée par Jimmy, le dernier représentant de la riche famille Mesidor.

Quel que soit le gouvernement en place, les pauvres restent pauvres. On assiste à une saga sans espoir, sans résilience, ou presque. Le culte vaudou occupe une place importante. La religion catholique aussi, mais on a l'impression qu'il n'y a plus de lumière au bout du chemin.

Le texte comporte beaucoup de termes créoles, mais un glossaire se trouve à la fin du roman, ainsi que les arbres généalogiques des familles importantes.

Texte rempli d'une poésie fort bien écrite, mais il s'agit d'une poésie réaliste, désespérée. L'auteure a reçu le prix Femina en 2014, et il me paraît totalement mérité.
Baiser, tome 1 : Les dérapages de Cupidon Marie Gray Brigitte Demers
Baiser, tome 1 : Les dérapages de Cupidon
Marie Gray
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Avril 2017
Ça fait quelques fois que je réserve ce livre à la bibliothèque mais j'annule ma réservation à chaque fois car j'ai d'autres lectures en priorité. Alors quand je l'ai vu au Salon du Livre de l'Outaouais, j'ai sauté dessus....My God!!! ce p'tit bout de phrase va très bien avec le contexte du livre!! Hihi!! De plus, Marie Gray était présente pour le dédicacer!! J'ai eu la chance de piquer un brin de jasette avec elle. Une femme fort sympathique!!
 
Dans ce roman, l'auteure nous raconte l'histoire de Julie. Celle-ci à 46 ans et est célibataire depuis peu. Elle est un tantinet paniquée car elle prend conscience que le 50 ans arrivera beaucoup plus vite qu'elle le pense. Ne voulant pas finir vieille fille, elle s'inscrit à des sites de rencontres. Au fil de ses rendez-vous, elle se rend compte que la plupart des hommes n'ont qu'une seule chose en tête: baiser!! Et nous, chers lecteurs, seront assis aux premières loges pour assister à ces baises torrides avec des partenaires de toutes sortes!!!
 
Cette histoire n'est que fictive mais je suppose que ça donne une idée assez près de la réalité de comment ça se passe sur les réseaux de rencontres. Étant en couple depuis des lustres...oui oui!! Ça fait longtemps que je suis avec mon conjoint, je ne connais donc pas ces sites. Mais une chose est sûre, ça ne donne pas tellement le goût d'aller là.
 
Les dérapages de Cupidon est mon premier livre de Marie Gray. J'ai trouvé son style d'écriture très, très cru. Je ne sais pas si c'est comme ça dans ses autres romans mais elle n'a pas peur d'appeler un chat ''un chat''. J'avais la nette impression d'être dans la même pièce que Julie et son amant et d'être une voyeuse. C'est vraiment l'effet que ça me faisait!! Les scènes sont tellement explicites que quand mes filles étaient à mes côtés, j'entrouvrais le livre qu'à moitié!! Y a quand même des mots que je ne voulais pas qu'elles voient! Je les imagine répéter ces mots pervers et interdits à l'école.....euhhhh non!! Si vous aimez la littérature érotique, courez vite vous procurer ce livre! Et attendez-vous à avoir des chaleurs!!
 
Bref, je recommande ce livre sans hésitation. J'ai passé de bons moments avec Julie alias Jujube. Une belle histoire pour se divertir quand on veut une lecture pas compliqué à lire, une histoire où on ne se casse pas la tête.
Bérénice Roger Bichelberger Paul Van Wassenhoven
Bérénice
Roger Bichelberger
COTE

Disponibilité >>
Critique: Paul Van Wassenhoven
Date: Décembre 2015
L’auteur dépeint deux âmes en quête de spiritualité teintée de matérialisme. En scène : Bérénice, dix-sept ans, combat les séquelles de viol de la part de ses frères. En opposition, un jeune religieux avide de foi.

Bichelberger nous les présente, tour à tour, faibles et forts, le prêtre fort dans sa foi et faible dans ses actes, elle forte dans son amour et faible dans son comportement. C’est une lutte en douceur entre fermeté et faiblesse, lutte que l’auteur a su exploiter avec succès. Ses personnages interpellent le lecteur.

Ce qu’on retient surtout de ce roman est une sorte de joie intérieure.
Boîte de_ messagerie _sulfureuse Dominique Girard Brigitte Demers
Boîte de_ messagerie _sulfureuse
Dominique Girard
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016

Annie-Claude et Étienne, mariés et parents de Samie, une bambine de deux ans, ont apparemment tout pour être heureux. Après une dépression post-partum qui l'a fragilisée, Annie-Claude semble avoir retrouvé son équilibre.

Mais la jeune trentenaire, blogueuse à succès et journaliste pigiste, soupçonne son conjoint d'être épris d'une stagiaire, l'amenant à s'interroger sur son propre pouvoir de séduction. Entre-temps, elle reçoit des messages flatteurs de Michel C., un internaute rencontré sur les réseaux sociaux. Elle se laisse prendre au jeu des séances de clavardage érotiques, qui devient vite une obsession. La tension monte en crescendo, au même rythme que le désir.

Jusqu'où ira la relation d'Annie-Claude et Michel C. ? Celle d'Étienne et la stagiaire ? Et à quel prix ?

Ouf! Quel roman! On entre dans le vif du sujet assez rapidement. Le tempo est lancé dès les premières pages!

Annie-Claude, maman d'une petite fille de 2 ans et en couple avec son amoureux Etienne depuis 5 ans, se laisse embarquer dans une relation érotique virtuelle...qui devient assez intense. Elle est très présente sur les réseaux sociaux; c'est une blogueuse. Un admirateur, Michel C., commente régulièrement ses publications. S'ensuit des échanges amicaux qui se transforment en échanges torrides.

La cyber séduction...ça fait quasiment peur!! Ceci a beau être un roman, malheureusement, ça arrive dans la vie de tous les jours. C'est fou comment les gens peuvent se faire berner de la sorte. Et je constate que ça devient vite une dépendance. Annie-Claude est devenue vite accroc aux belles paroles ensorcelantes de Michel C.

L'auteure n'a pas peur des mots, le langage choisi est cru. Je crois que les mots sont dits tels quels dans le but de nous faire ressentir ce qu'une victime peut avoir comme feeling en lisant ce genre de message.

Même si c'est virtuel, c'est une forme d'infidélité vis-à-vis de son conjoint. Nous voyons ici que la personne prise dans cet engrenage devient distraite, pense toujours à son admirateur, met de côté son conjoint. Tout ça pourquoi? Pour pas grand chose finalement.

Dominique Girard a su avec brio nous faire entrer, l'espace d'un roman, dans le monde de la cyber séduction. J'espère que cette histoire aura réussi à convaincre ceux et celles qui sont très présents sur les réseaux sociaux de ne pas accepter d'invitation de gens qu'ils ne connaissent pas, car on ne sait jamais sur qui on va tomber. Ça ne vaut pas la  peine de sacrifier une belle relation pour ça.

Brève histoire de sept meurtres Marlon James Sylvie Beauséjour
Brève histoire de sept meurtres
Marlon James
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: janvier 2017
Un pavé de huit cents cinquante trois pages. Quatre pages de personnages et à la fin un glossaire de trois pages. Mais ne vous laissez pas impressionner. Certes il vous faudra beaucoup beaucoup d’attention et de persévérance au début à tout le moins. N’espacez pas trop vos moments de lecture pour vous assurer de bien vous y retrouver. Après les premiers efforts ce livre vous happera et les dernières deux cents pages vous brûleront les doigts. Une lecture des plus fascinante, une ébauche de chapitres des plus particulières, des dialogues parfois difficile à suivre. J’en ai terminé avec les recommandations de base.
 
Ce roman, distingué par le Man Booker Prize, relate l’histoire de la Jamaïque sur quinze ans. Avec comme prémices la tentative d’assassinat de Bob Marley le 3 décembre 1976, l’auteur nous amène jusqu’à New-York en 1991. Entre ces deux dates l’auteur joue avec le temps. Il est question de ghettos, de politiciens, de la CIA faisant la chasse aux communistes, du trafic de drogue vers les États-Unis, mais il est surtout question de gens happés malgré eux dans le grand jeu de l’Histoire avec un grand H. Beaucoup de violence aussi, cœur sensible s’abstenir. Ha oui! Il y a aussi un mort qui nous parle tout au long de notre lecture. Un roman grandiose, un énorme travail de recherche de l’auteur et de ses collaborateurs.
Brûlée vive Souad Nathalie Lacroix
Brûlée vive
Souad
COTE

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Critique: Nathalie Lacroix
Date: Décembre 2015
Souad est née femme et arabe, sur un territoire Jordanien.  Comme elle n’a jamais fréquenté l’école, elle ne connait rien de son pays, de son âge, du monde, etc…
 
Les femmes dans son pays ne valent rien, elles n’ont aucune valeur, elles se doivent d’obéir en tout temps.  Le corps d’une femme doit être couvert, aucun morceau de peau ne doit être visible, elle ne doit pas attirer le regard, et ses yeux doivent toujours être baissés vers le sol.
 
Beaucoup de mères, étouffent leurs petites filles dès la naissance, car avoir trop de filles c’est un signe de malheur, en avoir juste assez pour exécuter les tâches et les corvées, mais pas plus. 
 
Parce qu’elle a osé croire en l’amour, à toutes ses promesses d’un homme, et surtout parce qu’elle attend un enfant sans être mariée, Souad est condamnée.  C’est son beau-frère, qui pour laver l’honneur de la famille, sera désigné pour la punir et la brûlera vive. 

Un livre à découvrir, écrit simplement par une femme avec beaucoup de force et de dignité.  En espérant que les châtiments que subissent les femmes dans ce pays ne se reproduisent plus.
Carnets noirs Stephen King Johanne Laramée
Carnets noirs
Stephen King
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2016
John Rothstein, écrivain, a pris sa retraite, laissant sur leur faim des millions de lecteurs en deuil de leur héros Jimmy Gold. Vivant en reclus dans une maison isolée, il est victime d’un braquage et est tué d’une balle dans la tête. Morris, l’instigateur du crime, était un grand fan et veut récupérer des carnets inédits de l’auteur. Il est aidé de deux  acolytes qu’il a appâtés avec l’argent gardé dans un coffre-fort. Au retour, il tue ses complices et cache argent et carnets dans une valise qu’il planque sur le terrain de son ancienne demeure. C’est pour un viol commis sous l’effet de l’alcool qu’il est arrêté et emprisonné à perpétuité. Obtenant une libération conditionnelle 35 ans plus tard, il n’a qu’un but, retrouver les carnets.

La valise, retrouvée par hasard par un adolescent habitant maintenant à l’ancienne adresse de Morris, a été salutaire pour la famille de Pete. Son père a été renversé par un chauffard et la famille croulant sous les dettes, Pete décide d’envoyer régulièrement de l’argent de façon anonyme à ses parents. Le retour dans la société de Morris viendra mettre sa vie en danger.

On retrouve ici Stephen King avec son grand talent de conteur. Le début est un peu déstabilisant, car il utilise l’histoire d’un précédent roman, Mr. Mercedès, comme point de départ. Il part par la suite dans une direction fort différente avec ce même sujet, faisant une belle démonstration de son imaginaire débordant. Le vocabulaire et les scènes de violence  parfois un peu crus sont sa marque, mais il n’en abuse pas. Une toute petite pointe de surnaturel vient pimenter la fin, comme pour ajouter sa signature.  Je dirais un bon Stephen King.
Ce qu'il reste d'Alice T. R. Richmond Brigitte Demers
Ce qu'il reste d'Alice
T. R. Richmond
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Mai 2016

Le corps d’Alice Salmon, vingt-cinq ans et promise à un bel avenir, est découvert sous un pont. La veille, elle passait la soirée avec des amies. Suicide ? accident ? meurtre ? Tandis que les médias s’emparent de l’affaire, Jeremy Cooke, professeur proche de la retraite, veut reconstituer la vie de son ancienne élève, pour élucider sa fin si tragique. Il explore toutes les traces qu’elle a laissées : Facebook, Twitter, Spotify, forums, blogs, journaux intimes, lettres. Pièce par pièce, Alice apparaît, tel un puzzle mystérieux, parfois très sombre. Bientôt, des vérités choquantes font surface.

J'ai commencé cette lecture remplie d'excitation. Le résumé m'a tout de suite attiré.

Nous apprenons à connaître les personnages gravitant autour d'Alice par le biais de courriels échangés entre eux, de textos, de lettres, de publications sur différents médias sociaux.

Au début, je ne détestais pas cette façon de raconter l'histoire. On se sent même un peu voyeur d'épier Alice ainsi. Par contre, à la longue, ça devient un tantinet redondant. L'auteur s'amuse à se promener dans le temps (tantôt nous sommes en 2001, ensuite hop! en 2012 pour revenir en 2011, 2004, 2012, 2013, 2011 et ainsi de suite). Mais où l'auteur veut-il en venir? On s'y perd à l'occasion. Je ne pouvais quand même pas arrêter ma lecture...je suis bien trop curieuse de savoir la suite!

J'ai soupçonné je ne sais combien de personnes! C'est sûrement lui...ah! c'est peut-être ce personnage-ci !?!

Dans les dernières 60 pages, tout commence à s'assembler. Et là, on ne veut plus arrêter de lire car on sait que nous allons enfin découvrir de quelle façon Alice est morte. Et je dois vous avouer que dans mes spéculations, celle-ci n'en faisait pas partie.

Celle qui fuit et celle qui reste Elena Ferrante Françoise Hucbourg
Celle qui fuit et celle qui reste
Elena Ferrante
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mars 2017
Troisième tome de la tétralogie "L'amie prodigieuse" de l'auteure italienne Elena Ferrante. On retrouve les deux amies, originaires de Naples. Le récit commence en 1968, époque riche en conflits, manifestations, rébellions dans les pays de l'Europe occidentale. La narratrice, Lenu, nous fait vivre les affrontements communistes-fascistes, décrivant admirablement la société de cette époque au travers du vécu des deux héroïnes. Il reste que la trame et le fond du roman, c'est la relation d'amitié entre Lenu et Lina; elles se connaissent depuis toujours, elles s'aiment, s'envient, se détestent aussi depuis toujours... Lina dominante, et c'est elle celle qui reste, Lenu toujours complexée par rapport à son amie, et c'est elle qui fuit, qui fuit Naples, qui fuit sa famille, qui fuit le manque de culture... Lina passera de désosseuse dans une usine de viande à programmeuse pour les machines électroniques naissantes. Lenu, elle, profite de sa notoriété d'écrivaine, mais se morfond à Florence, emprisonnée par deux maternités, un mari moins intéressant que prévu...Sauf que Nino, le fameux Nino refait surface, à la fin du volume, dans la vie de Lenu...

Ce troisième tome a fait mon bonheur, encore plus que le deux autres, grâce à la richesse d'un texte qui s'intéresse aussi bien aux conflits sociaux, qu'à la contraception, la maternité, le féminisme, l'image que les hommes ont tendance à se faire des femmes... et tout ceci dans un style bien choisi. Bon, j'aimerais que Lenu cesse de se croire inférieure à Lina...peut-être dans le quatrième tome, mais il me faudra attendre un an pour la traduction en français...
Ces mains sont faites pour aimer Pascale Wilhelmy Gabrielle Valois
Ces mains sont faites pour aimer
Pascale Wilhelmy
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Septembre 2015
Pascale Wilhelmy est bien connue dans le milieu artistique de la radio et de la télévision. Ce roman est son deuxième, il fait suite  " Où vont les guêpes quand il fait froid ", que je n’ai pas lu.
 
" Ces mains sont faites pour aimer " est la quête d’une femme qui veut être heureuse, malgré ses peines, malgré la haine qu’elle porte, malgré sa rage. Elle décide de venir à bout de cette rage, elle veut se venger de cet homme qui l’a violée plusieurs années auparavant. Elle se met donc à la boxe pour lui faire éclater le nez.
 
L’écriture est simple, vraie, dépouillée, mais, je suis restée sur ma faim.
Cet été qui chantait Gabrielle Roy Carole Chatelois
Cet été qui chantait
Gabrielle Roy
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Décembre 2015
Ce livre comprend 19 récits se situant tous dans la région de Charlevoix. On sait que Gabrielle Roy a passé les derniers étés de sa vie à son chalet de Petite-Rivière-Saint-François. S’inspirant de la magnifique campagne environnante, elle met en scène les animaux, les plantes et aussi ses voisins. On dirait qu’elle s’est amusée en leur inventant des histoires dont ils sont les héros. La majorité des récits ressemblent à des fables animalières, d’autres sont à la limite de l’autobiographie. Ils ont tous en commun de chanter l’été, en le célébrant de chants parfois tristes, parfois gais.

Nul autre que Gabrielle Roy peut décrire la nature autour d’elle de façon simple, précise et si touchante. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotions en évoquant des sujets qui pourraient nous paraître au premier abord anodins.

Dans ce livre, il m’a semblé y percevoir les prémisses de son autobiographie " La détresse et l’enchantement ". On y reconnaît l’importance de l’amitié pour elle et sa philosophie de vie. À tous ceux et celles qui aiment lire cette grande dame de la littérature, c’est un ouvrage à lire absolument.
Ceux qui restent Marie Laberge Johanne Laramée
Ceux qui restent
Marie Laberge
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2015
Ce livre aborde le sujet du suicide par le biais des victimes collatérales. Sylvain Côté, marié, jeune papa et vivant une liaison avec une serveuse de bar, s’enlève la vie dans le chalet familial de ses parents sans laisser un mot d’explication. Sa maîtresse, sa femme et son père viennent donc relater, tour à tour, la suite de leur vie sans Sylvain et les sentiments qui en découlent.

L’auteure choisit dans ce roman de ne pas explorer les raisons qui ont pu amener Sylvain à faire ce choix de vie et à s’en tenir aux conséquences pour son entourage sous forme de récits individuels qui se chevauchent. Certains, comme sa mère et son fils, sont présents à travers le récit des autres seulement, mais ne sont pas négligés pour autant.
L’auteur a une belle plume et arrive ici à aborder un sujet délicat sous un angle différent. On en connaît peu sur Sylvain suite à cette lecture et aucune explication n’est développée pour expliquer son geste. Seuls ses proches touchés par  sa mort ont droit de parole et les hasards qui feront se croiser leurs destins sont bien explorés par l’écrivaine même s’ils sont finalement peu probables.

En souhaitant que cette lecture puisse aider certains à mieux surmonter cette épreuve ou du moins à mieux aider leurs proches éprouvés.
Chanson douce Leïla Slimani Françoise Hucbourg
Chanson douce
Leïla Slimani
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: janvier 2017
Dès les premières lignes du roman, on sait que la gardienne de deux enfants, la "nounou", Louise de son prénom, a assassiné les deux petits dont elle avait la surveillance.

Le livre nous fera vivre d'abord la décision des parents d'engager une nounou, les démarches faites pour la choisir le mieux possible, l'engagement de Louise, et son arrivée dans la famille. Louise est une gardienne absolument fiable, sérieuse, attentive, travaillante, généreuse. Elle s'installe de plus en plus dans la famille, y jouant à la perfection le rôle qu'on veut lui voir tenir. Les parents lui proposent même de l'emmener avec eux en vacances... Bon, parfois, on a l'impression qu'elle veut trop en faire, mais ce n'est pas si grave. On la suit aussi dans sa vie hors de son rôle de gardienne. Elle est seule, meurtrie par des expériences de couple et de mère peu valorisantes. Ses sorties au parc avec d'autres nounous ne la satisfont guère. Elle n'est pas heureuse... La solitude lui pèse, et elle finit par tuer les deux enfants...
 
Le style et la narration de l'auteure traduisent bien le climat de dérive psychotique de l'héroïne. Un récit froid, efficace... Tout de même, il ne m'a pas permis de comprendre vraiment pourquoi Louise en est arrivé à tuer... et tuer des enfants...
Check-point Jean-Christophe Rufin Françoise Hucbourg
Check-point
Jean-Christophe Rufin
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2015
Qu'en est-il de l'aide humanitaire? L'auteur a été médecin dans des pays en guerre, et on peut s'attendre à ce qu'il connaisse de quoi il parle. Il nous entraîne en Bosnie, l' ex-Yougoslavie. Deux camions en provenance de la France doivent livrer vivres et vêtements aux populations isolées et affamées. C'est l'hiver, les conditions géographiques et climatiques sont difficiles, les camions sont en piteux état, et de plus, les équipages,  trois hommes et une femme, ne se connaissent pas ou peu.

On assiste à une course-poursuite entre les deux camions et on est témoin d'une histoire d'amour aussi imprévue qu'invraisemblable. La route est bordée d'embûches, il faut négocier à chaque check-point. Ce qui donne un goût de thriller, ce sont les luttes entre les équipages, les révélations-chocs sur les buts de chacun et même sur la nature du stock transporté. C'est la jalousie, la séduction, la domination, la ruse, le mensonge, la compétition...où est l'aide humanitaire?...

Les conflits entre les deux équipages et la naissance de l'histoire d'amour m'ont paru particulièrement invraisemblables. J-F Rufin est un auteur que j'apprécie, mais dans ce roman, on oublie le sujet, l'aide humanitaire, et vive l'aventure !
Check-point Jean-Christophe Rufin Lorraine Pizzolongo
Check-point
Jean-Christophe Rufin
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Novembre 2015
Une femme et quatre hommes se dirigent vers Kakanj, un village situé en Bosnie.

Ils sont des travailleurs humanitaires. Leur convoi transporte des vivres et des vêtements à remettre à ces gens qui vivent en situation de guerre.  
 
Le trajet est long et périlleux. À chaque check point, le lecteur apprend à connaître ces différents personnages et les véritables intentions de chacun.

C’est un voyage bien spécial où deux d’entre eux défieront les lois de l’aide humanitaire.

Thriller psychologique et roman philosophique dont le sujet présente un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. C’est l’occasion de réfléchir sur la pertinence de nos gestes face à ces gens vivant en milieu ravagé par la guerre.

De quoi les victimes ont-elles réellement besoin? De survivre ou de vaincre l’ennemi ? De nourritures ou d’armes?
 
La postface de l’auteur m’a beaucoup intéressée. L’explication qu’il donne sur le choix du titre, sur ses intentions d’écritures et sur la personnalité des différents personnages m’ont permis de mieux comprendre l’orientation du scénario.
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