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Critiques de consultants


Consultant



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Les furies Lauren Groff Françoise Hucbourg
Les furies
Lauren Groff
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juillet 2017
Hymne à la vie de couple que ce roman américain? Peut-être... On suit l'évolution de Lotto et Mathilde, mariés seulement deux semaines après un coup de foudre auquel ils n'ont pu résister. C'est Mathilde qui est la pourvoyeuse du ménage, travaillant fort dans une galerie d'art. Lotto, lui, est un acteur de second ordre. Mais ce n'est pas grave pour la quiétude de leur union, même si Mathilde refuse d'avoir des enfants, car c'est le sexe qui est le moteur et le ciment de leur vie à deux. Voilà que Lotto se découvre tout à coup des talents d'écrivain, et pas de petits talents, puisqu'on le rapproche de Sophocle et aussi de Shakespeare. Donc tout devrait aller le mieux possible... Mais il y a un peu de sable dans l'engrenage et la seconde partie du roman, racontée par Mathilde, nous en apprendra des « bonnes »... L'un et l'autre pensaient tout savoir du partenaire. Et si ce n'était pas vrai? Et si les mensonges par omission étaient le véritable ressort de leur union?

Roman fort célèbre. L'ex-président Barack Obama l'avait décrété meilleur roman pour lui de l'année 2015. Bien des longueurs à mon avis, bien des stéréotypes sur les statuts de l'homme et de la femme dans le couple, bien des réussites miracles à l'américaine... C'est la deuxième partie du roman qui m'a davantage intéressée, cette partie moins conventionnelle. Intéressant, mais pas un chef-d'œuvre...
Les furies Laren Groff Johanne Laramée
Les furies
Laren Groff
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2017
Lotto a 13 ans et vit avec ses parents et sa tante Sallie quand son père, propriétaire d’une usine d’embouteillage, meurt soudainement et laisse une fortune à sa famille. Sa mère, alors enceinte, accouche d’une petite fille, Rachel.

Parti étudier à l’université, il fait la rencontre de Mathilde, en tombe amoureux et l’épouse deux semaines plus tard. Sa mère réagit en lui coupant les vivres. C’est Mathilde qui assure le gagne-pain du couple pendant que Lotto tente sa chance comme acteur jusqu’à ce qu’il devienne célèbre comme dramaturge. Le couple, entouré des mêmes vieux amis, semble solide, mais une vingtaine d’années ensemble les amène à songer à la séparation. La mort imprévue de Lotto pendant cette crise laissera Mathilde désemparée et dépressive.

Les Furies fait référence à la mythologie et aux gardiennes du maintien de l’ordre et de l’harmonie dans la famille. La première partie du livre s’attarde sur la vie de Lotto et de son couple avec Mathilde. L’attention se concentre sur Lotto avec Mathilde en arrière-plan. Malgré une belle écriture, j’ai trouvé parfois difficile de suivre, car l’auteur fait beaucoup de coq-à-l’âne, ce qui brise le rythme.

C’est dans la deuxième partie que tout se corse et que l’intérêt se ravive. La déconstruction du couple viendra livrer les failles de ce duo parfait. Les petites trahisons, les non-dits, les secrets jamais dévoilés; voilà que le couple est mis à nu. Ce qu’on trouve derrière les apparences n’est pas très joli et ce qui semblait une belle histoire d’amour perd de son charme. Un très bon roman qui aborde un thème universel sous un angle intéressant.
Les hautes montagnes du Portugal Yann Martel Françoise Hucbourg
Les hautes montagnes du Portugal
Yann Martel
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
Trois récits, trois époques, trois personnages, un seul pays, le Portugal et ses hautes montagnes, qui ont plutôt l'altitude de collines.

Le premier récit se passe en 1904. Le héros, Tomas, se retrouve seul après la mort de son fils et de sa femme. Sa vie lui apparaît alors sans intérêt. Son travail à la bibliothèque de la ville lui a fait connaître l'existence d'un ecclésiastique qui aurait rapporté de ses années en Angola un crucifix bien spécial; ce crucifix devrait se trouver dans une église des fameuses hautes montagnes. Il emprunte la voiture de son oncle, et le voilà parti...

Dans le second récit, un récit tout à fait « déjanté », on assiste à l'autopsie plutôt joyeuse d'un cadavre par Eusebio, pathologiste. Et les réflexions de l'auteur nous entraînent sur les pas de Jésus, d'Agatha Christie, de Ponce-Pilate...
La dernière histoire suit un sénateur canadien ayant acheté un chimpanzé aux États-Unis et qui part vivre dans les hautes montagnes du Portugal. Son singe est du voyage, bien entendu. C'est dans ce troisième récit que le lien entre les trois histoires se révélera...
 
Le résumé ne rend pas justice au roman, car, en fait, la lecture du texte de Yann Martel est une vraie jouissance. Bien écrit, bien traduit, on apprécie à chaque instant la culture de l'auteur, son imagination, sa sensibilité, son humanité... Que du bonheur!
Les hautes montagnes du Portugal Yann Martel Johanne Laramée
Les hautes montagnes du Portugal
Yann Martel
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mars 2016
L’histoire débute en 1904 avec Tomas récemment endeuillé de son amante, de leur jeune fils et de son père. Depuis, il a pris l’habitude de marcher à reculons. Ayant appris l’existence, dans un vieux manuscrit, d’un trésor caché dans les Hautes Montagnes du Portugal, il décide de partir à sa recherche. C’est dans une voiture prêtée par son riche oncle qu’il se déplace, mais, les voitures étant alors rarissimes, il provoque beaucoup de réactions sur son passage et son voyage se termine en drame.

Trente-cinq ans plus tard, c’est un pathologiste portugais, récemment veuf et fervent admirateur d’Agatha Christie, qui fera la rencontre d’une veuve qui s’amène à la morgue avec le corps de son mari dans une valise afin qu’il fasse une autopsie dans le but de découvrir comment le vieillard  a vécu.

Dans la troisième partie, qui se passe en 1981, l’auteur nous raconte l’histoire d’un sénateur canadien d’origine portugaise dont la femme vient de mourir et qui, lors d’un voyage d’affaires à Oklahoma, décide de visiter un zoo. Lors de cette sortie, il décide d’acheter Odo, un chimpanzé, et d’aller vivre avec lui à Tuizelo, village de sa naissance au Portugal.

Ce sont trois histoires pouvant s’apparenter à des fables qui s’imbriquent pour former un tout cohérent. Trois histoires dans lesquelles les gens endeuillés réagissent différemment et mettent en doute leur foi. Trois histoires qui laissent place à l’imaginaire et nous font réfléchir sur la vie,  l’amour et les relations humaines. Finalement, un beau livre à découvrir.
Les hauts du bas Pascal Garnier Sylvie Beauséjour
Les hauts du bas
Pascal Garnier
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Avril 2017
Au risque de me répéter, Pascal Garnier, malheureusement décédé en 2010, est devenu, au fil de mes découvertes, un auteur chouchou qui me ravit toujours autant. C’est aux éditions Zulma que nous retrouvons ses titres. Agréables petits livres très colorés, l’objet en soi attire et procure une belle sensation et ne sera jamais remplacé par le numérique. C’est mon avis, je persiste et je signe! Revenons à nos moutons, je me calme. « Les Hauts du Bas » est un roman d’atmosphère dont la lecture est savoureuse.
 
Edouard Lavenant riche homme d’affaires ayant eu un accident cardio-vasculaire, veuf depuis dix ans, se voit contraint d’avoir à ses côtés une dame de compagnie. On déteste Edouard Lavenant avec passion. On perçoit parfois un soupçon d’humanité, mais, non, il revient en force. Imprévisible, violent, méchant, un vieux con. Certains personnages qui croisent sa route le sauront à leurs dépens.
 
Une lecture passionnante. Une écriture ciselée et efficace, une atmosphère grinçante. Du bonheur!
Les humeurs insolubles Paolo Giordano Sylvie Beauséjour
Les humeurs insolubles
Paolo Giordano
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mars 2016
Selon Galien nous sommes des humeurs. Le narrateur est plutôt mélancolique et possède une humeur noire. Nora, sa femme, a tant qu’à elle, une humeur de couleur argent. Madame A. a la lymphe rutilante. Ces humeurs peuvent-elles se mélanger l’une à l’autre pour ainsi créer une couleur harmonieuse? Il semble que non. Et comme son titre l’indique : les humeurs sont insolubles.

Le narrateur et Nora voient débarquer un jour dans leur vie Madame A. qui sera à leur service plusieurs années. Le temps de voir grandir le petit Emanuele. Malheureusement la maladie frappe celle qui était le pilier du couple, et celui-ci une fois coupé de sa présence,  éprouvera non seulement un immense vide, mais aura peine à faire perdurer leur union.
 
Un livre simple que j’ai refermé les yeux baignés des larmes du souvenir, mais également habité du sentiment d’avoir lu quelque chose de très beau. Une histoire comme il en existe plusieurs.
Les journalistes : pour la survie du journalisme Collectif Stéphane Larose
Les journalistes : pour la survie du journalisme
Collectif
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Février 2016
Au moment même où je rédige cette critique, un sondage nous apprend que « le nombre de Québécois qui suivent les nouvelles chaque jour est passé de 72% à 63% entre 2003 et 2013 ». Est-ce parce qu’on nous répète les mêmes nouvelles durant des jours ? L’ouvrage collectif. Les journalistes : pour la survie du journalisme affirme au contraire que l’information n’a jamais été aussi nombreuse et rapide, à tel point qu’une manchette du matin disparaît totalement des nouvelles le soir même. Et il est peut-être là le problème : une surabondance d’informations à un rythme effréné qui en bout de piste amène les gens à décrocher.
 
Cette question, et de nombreuses autres tout aussi importantes sont abordées de front par divers journalistes québécois, chacun contribuant à un chapitre de ce livre fort intéressant divisé en trois grandes parties : l’état de la profession, l’avenir de la profession et le point de vue de la jeune génération. On s’inquiète pour la survie des journaux, à propos du salaire des journalistes, de la qualité de l’information, de la place accordée au journalisme scientifique, etc. En même temps, on se rassure en proposant des solutions, notamment revenir à l’essentiel;  par exemple faire une plus grande place au journalisme d’enquête, valoriser les belles plumes, tout en continuant de profiter de ce que permettent les nouvelles technologies.
 
Ce qui m’a frappé dans cet ouvrage, c’est de constater à quel point en général les propos de chacun se complètent plutôt que de s’opposer ou se répéter. Cela rend la lecture intéressante presque d’un bout à l’autre. Il faut souligner également l’énorme travail de recherche réalisé par plusieurs des auteurs : leurs opinions, idées et valeurs s’appuient sur des exemples concrets et récents, et sur un bon nombre de sources crédibles.
 
Cela fait donc de ce livre une lecture que je conseillerais à tous les étudiants en journalisme ou ceux qui entrevoient de faire ce métier un jour, ainsi qu’à tous ceux qui sont (encore) passionnés par l’information. Cependant, la situation du journalisme évoluant très rapidement et le fait que les auteurs ont eu beaucoup recours à des exemples récents de l’actualité quotidienne pour appuyer leurs dires, tout cela me laisse croire que la lecture de cet ouvrage ne restera pas pertinente très longtemps.
Les jours de mon abandon Elena Ferrante Sylvie Beauséjour
Les jours de mon abandon
Elena Ferrante
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Décembre 2016
Après le succès de « L’amie prodigieuse » et « Le nouveau nom » les deux premiers tomes d’une saga de quatre, voilà que je tombe sur un titre d’Elena Ferrante aux éditions Folio. « Les jours de mon abandon » est différent de nos lectures précédentes, mais du même coup similaire de par sa forme et du talent de l’auteure dans la description des émotions.
 
Elena Ferrante aborde ici le thème de la folie. Folie qui s’empare d’une femme laissée pas son mari après quinze ans de mariage. Olga a trente-huit ans, deux enfants et un chien. Son mari la quitte pour une bien plus jeune qu’elle.
 
Le roman est une véritable descente aux enfers. L’état psychologique d’Olga nous happe et nous transporte dans ce qu’elle qualifie de vide de sens, un vide absent de profondeur. À coup sûr une lecture difficile par la douleur qu’elle génère. Une incursion dans un monde d’où reviennent parfois certaines personnes.
Les larmes d’Ormuz Gai de Ropraz Brigitte Demers
Les larmes d’Ormuz
Gai de Ropraz
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Novembre 2016
Alors même que des tueurs sont à ses trousses, Lena, une jeune Russe, survit à une terrible catastrophe.
 
Dix ans passent dans une quiétude relative. Sous son nom d’emprunt, la rescapée se conforte tant bien que mal dans l’idée qu’elle a semé ses poursuivants, mais les enjeux internationaux qu’elle a perturbés finissent par la rattraper. Déjà peuplé de dangers invisibles, son univers se fait de plus en plus menaçant. Mais comment dénouer l’écheveau qu’elle a créé tout en protégeant ses proches, surtout son fils, un otage tout désigné?
 
C’est dans le Sultanat d’Oman, sur un promontoire qui surplombe le détroit d’Ormuz, que convergent finalement les forces favorables et maléfiques. Lena pourra y solder son passé, en laissant libre cours aux larmes qu’elle a si longtemps retenues.
 
Ce roman est le second livre de l'auteur Gai de Ropraz, que je viens tout juste de découvrir.
 
C'est l'histoire d'une Russe, Lena, qui survit par miracle à l'effondrement des tours du World Trade Center. Cette même journée, des tueurs avaient ordre de l'éliminer. Se sachant en danger, elle change d'identité et de pays et se fait une nouvelle vie. Mais le passé finit par la rattraper. Elle décide donc d'y faire face dans le but de faire fuir ses démons et pouvoir espérer vivre sa vie paisiblement avec son fils et son amoureux.
 
J'ai trouvé que le personnage principal Lena, alias Katy, dégageait beaucoup de négatif. Vu ses antécédents, il est sûrement normal qu'elle soit craintive face à tout et d'être apeurée, mais j'ai quand même ressenti une certaine lourdeur. Un personnage qui m'a agréablement surprise est Nikita. Cet homme est classé dans les ''mauvais'' et non les ''bons'' et pourtant, il a du bon au fond de lui. Je n'arrivais pas à le détester. Il se rend compte que ce qu'il a fait dans sa vie est assez médiocre et qu'il mérite la vie qu'il a. Il espère, si un jour il sort de prison, pouvoir se racheter et vivre des jours meilleurs.
 
J'ai eu quelques difficultés à m'adapter au style d'écriture de l'auteur. J'ai eu l'impression que d'un paragraphe à l'autre, l'auteur passait à autre chose. Je n'ai pas senti une fluidité dans le tout.
 
Il est dit de Gai de Ropraz qu'il n'a rien à envier aux grands maîtres du suspense...j'ai plutôt eu l'impression de lire un roman policier....un peu compliqué à suivre.
Les maisons Fanny Britt Carole Chatelois
Les maisons
Fanny Britt
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Janvier 2016
Tessa a 37 ans. Elle est mariée à Jim tromboniste dans un grand orchestre. Ils ont trois garçons, deux au primaire et un à la garderie. Elle est agente immobilière faute d’être chanteuse lyrique, elle a arrêté son bac en chant deux mois avant la fin de ses études. Elle traverse une crise, elle se questionne sur sa vie, son apparence, elle a très peu confiance en elle. Sa situation est exacerbée par la rencontre fortuite avec son premier amour de jeunesse. Ils se donnent rendez-vous dans trois jours. C’est un choc pour elle parce qu’elle n’a jamais vraiment guéri  de cette peine d’amour. Francis avait rompu brutalement. Le revoir est un fantasme qu’elle traine depuis 15 ans. Cette rencontre va-t-elle bouleverser sa vie ?

Fanny Britt a une écriture unique, très originale. Elle a un sens de l’observation qui décortique autant une situation, un sentiment ou un état d’âme, de façon presque cinématographique séquence par séquence. Je décrirais son écriture de  « vivante ». Le roman est construit en alternance en mêlant le présent de Tessa et l’histoire de sa vie depuis son arrivée à Montréal à l’âge de 5 ans. On ne s’y perd jamais, au contraire cette façon de mener l’intrigue contribue à sa montée dramatique. C’est le premier roman de Fanny Britt, avec son talent, il y en aura sûrement d’autres, c’est ce que je nous souhaite.
Les maux d'Ambroise Bukowski Susin Nielsen Widad Cantin
Les maux d'Ambroise Bukowski
Susin Nielsen
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Septembre 2016
Ambroise est un garçon victime de moqueries à son école puisqu’il est différent et surtout, intelligent. Il est orphelin de père et doit déménager souvent avec sa mère. Donc ses relations avec les autres ne sont pas très durables. Un groupe de garçons lui fait manger une arachide à son insu alors qu’Ambroise leur avait dit qu'il était allergique. Il sera sauvé in extremis ... Sa mère le retire donc de l’école pour qu’il étudie à la maison. Le nouveau venu dans l’immeuble, un ancien détenu, fera vivre des choses nouvelles à Ambroise et fait surprenant, il a une passion pour le scrabble ; tout comme Ambroise …
 
L'auteure tente de nous faire comprendre que l'on doit s'aimer et s'accepter tel que nous sommes. L'histoire d'Ambroise est très drôle et fascinante. C'est un livre que j'ai apprécié et que j'ai lu sans prendre de pause !
Les noces perdues Anna Jansson Widad Cantin
Les noces perdues
Anna Jansson
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Mai 2016
Erika, une enquêtrice de police, revient d’une soirée chez une de ses amies. Elle aperçoit trois hommes en train de frapper un adolescent. Lorsqu’elle tente d’intervenir, les hommes l’assènent de coups. À son réveil à l’hôpital, elle apprend que le garçon est mort. Elle devra enquêter et trouver les meurtriers. Il y aura aussi d’autres meurtres, dont certains dans l’entourage d’Érika.

C’est un auteur très connu et apprécié en Suède. C’est un bon livre.
Les nouveaux amants Alexandre Jardin Carole Chatelois
Les nouveaux amants
Alexandre Jardin
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Mai 2017
Roses Violente est enseignante en province, elle tient aussi un blogue. Elle est mariée à Antoine, ils ont une petite fille d’un an. Elle s’ennuie avec son Antoine, trop prévisible, trop sage et, surtout, trop jaloux. Un soir, sur un coup de tête, elle communique sur Twitter avec Oskar Humbert, un dramaturge très en vogue qu’elle admire beaucoup. À son grand étonnement, il lui répond : Oskar est touché par ses paroles et sa beauté. Il reconnaît en elle une âme sœur passionnée comme lui. Commence alors une relation virtuelle qui frise la folie amoureuse.

Sa relation avec Roses lui inspire une pièce de théâtre qu’il calque sur leurs échanges. Il improvise au fur et à mesure des remous de leur amour. Vont-ils se rencontrer et vivront-ils au grand jour?

Alexandre Jardin nous revient avec un livre dans la lignée de ses romans sur les rapports amoureux. Mais, à mon avis, on est loin du Zèbre, de Fanfan ou de L’ile des gauchers. A-t-il épuisé le sujet? Ce roman trouve son originalité surtout dans son utilisation des médias sociaux. Malheureusement, on s’en lasse rapidement parce que les situations sont redondantes. Pourtant, l’auteur a une si belle plume, mais la sauce est trop étirée et l’intrigue trop exagérée. Heureusement, le livre est divisé, comme au théâtre, en actes et en scènes avec des notes de mise en scène, sinon on s’y perdrait. Il n’en demeure pas moins que c’est écrit par Alexandre Jardin et, malgré un faible contenu, la lecture est agréable.
Les petites victoires Yvon Roy Johanne Laramée
Les petites victoires
Yvon Roy
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2017
Sous forme de bande dessinée, ce livre sans prétention nous ouvre le monde des relations parentales avec un enfant autistique. L’auteur aborde sa propre relation avec son fils dans un contexte de monoparentalité vécu sereinement. Il fait surtout état de sa façon personnelle d’aborder le problème de l’autisme qui va parfois à l’encontre des spécialistes consultés tout en gardant une grande ouverture avec les professionnels qu’il côtoie.

Ces tranches de vie, magnifiquement illustrées, semblent refléter sans lourdeur le vécu de bien des familles touchées par ce problème. De plus, les petites théories du papa passent le message qu’il est important de se fier à son instinct. Si cette lecture qui prône l’espoir d’une vie meilleure pour ces enfants et leurs proches peut aider à une meilleure intégration dans la société, ne serait-ce qu’un petit pas en ce sens, l’auteur mérite notre admiration.
Les prépondérants Hédi Kaddour Françoise Hucbourg
Les prépondérants
Hédi Kaddour
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Décembre 2015
Maroc. Les années 1920. "Les Prépondérants", c'est l'appellation, sans modestie aucune, d'un cercle fréquenté par des colons français, le Maroc étant à l'époque un protectorat français. On assiste au tournage d'un film par des Américains venus d'Hollywood. Et c'est la fresque imagée et oh combien éloquente des actions et interactions faisant intervenir les Américains qui se mêlent plutôt de bonne grâce à la population locale, les Français, groupe plus hétérogène dont les membres fréquentent plus ou moins les autochtones, et les Marocains eux-mêmes, fort divisés, attirés par la réussite matérielle ou les idées du bolchevisme, et voulant malgré tout sauvegardés les coutumes ancestrales. Un voyage en France et en Allemagne de l'après-guerre et de la naissance du nazisme nous fait prendre conscience d'un chaos qui se pointe à l'horizon,  chaos qui trouvera sa résolution dans la guerre de 1939-1945 et dans la décolonisation.

Superbe fresque humaine des relations difficiles et souvent ambiguës entre des civilisations différentes et l'une voulant parfois dominer l'autre. On ne s'ennuie pas dans ce roman. On plonge avec un grand intérêt dans un monde en mutation.

Une œuvre remarquable de Hédi Kaddour.
Les réponses Elizabeth Little Johanne Laramée
Les réponses
Elizabeth Little
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Octobre 2015
Condamnée pour le meurtre de sa mère, Janie Jenkins est libérée dix ans plus tard suite à l’annulation de sa condamnation pour manipulation de preuves lors du procès. Ne sachant trop elle-même si elle est réellement coupable en raison de sa forte intoxication lors de son arrêt, elle part incognito à la recherche d’un autre possible coupable avec le souvenir des deux derniers mots prononcés par sa mère avec un inconnu avant d’être retrouvée assassinée. Ces minces indices l’amènent dans une petite ville du Middle West autrefois connue par les chercheurs d’or où elle retrouve  une famille qui lui était inconnue ainsi que le véritable meurtrier de sa mère.

Ce récit, écrit à la première personne, emprunte un ton  qui m’a agacée dès le départ par sa familiarité. Une fois habituée au genre, j’ai trouvé que l’histoire traînait en longueur, mais ce rythme nous met finalement dans l’ambiance de cette petite ville où  il  ne se passe pas grand-chose en apparence. L’héroïne, fraîchement débarquée dans ce patelin dont la culture lui est inconnue, devra fouiller dans les secrets de ses habitants pour trouver des réponses. L’utilisation de rappels des événements passés par l’utilisation d’articles parus ou de courriels  avant chaque nouveau chapitre est  un élément intéressant utilisé par l’auteure.
Les saisons de l'espérance 1. L'innocence Richard Gougeon Brigitte Demers
Les saisons de l'espérance 1. L'innocence
Richard Gougeon
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Octobre 2017
Charlemagne naît de l’union éphémère entre la belle Florence, infirmière dotée d’une triste et désolante bonasserie, et Yann, homme de peu de vertus, mais fort et élégant. Après de mûres réflexions, sa mère décide finalement de l’élever seule.

Tandis que le garçon grandit, on observe chez lui un manque flagrant de discipline. Lui cherchant une figure paternelle, Florence se laisse attendrir par Manuel et s’installe avec lui dans les vergers de Rougemont. Mais soudainement intéressé par son rôle de père, Yann ne passe pas par quatre chemins pour apprendre à connaître son fils. Le trimballant dans ses activités illicites, il devient peu à peu l’idole de celui qu’on surnomme Charlot, jusqu’à ce qu’un événement tragique vienne bouleverser la relation harmonieuse qui les unit.

Dès lors, le petit homme se voit tenter de s’identifier au père de son ami… pour le meilleur et pour le pire. Charlot réussira-t-il à rétablir le lien d’attachement avec ses parents et à reprendre le droit chemin ?

Je ne sais pas trop comment écrire ce que j'ai pensé de cette lecture. Je suis mal à l'aise, mais je veux être franche et honnête dans mes chroniques.

De Richard Gougeon, je n'ai lu que le livre Épicerie Sansoucy que j'avais adoré. Ça me faisait penser à un roman de Michel David. Je m'attendais donc, dans ce livre, à retrouver ce style d'écriture, cette ambiance chaleureuse. Mais ce ne fut pas le cas. C'est peut-être simplement l'histoire qui m'a déplu. J'ai trouvé que l'auteur sautait constamment du coq à l'âne. J'ai souvent eu l'impression qu'il manquait un fil conducteur, un lien pour unir le tout. Je n'ai pas été plus convaincue par les expressions peu communes utilisées lors des descriptions : « La suppléante quitta la classe de Manuel en se chaloupant la croupe ».

J'aime bien pouvoir m'identifier à un personnage de l'histoire, car ça me fait sentir plus proche d'eux et par le fait même, je trouve que ça les rend réels! Dans ce cas-ci, ils m'ont plutôt laissée indifférente.

Je suis désolée que M. Gougeon n'ait pas réussi à m'atteindre avec cette histoire. Je suis persuadée qu'il y a beaucoup d'heures qui ont été investies, autant pour l'écriture que pour la recherche. Et pour cette raison, je lui lève mon chapeau. Je n'ai peut-être pas su comment apprécier cette nouvelle série, mais je sais reconnaître l'ampleur du travail.
Les salauds devront payer Emmanuel Grand Stéphane Larose
Les salauds devront payer
Emmanuel Grand
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Octobre 2016
Emmanuel Grand est un homme dans la fin de la quarantaine, qui travaille (ou peut-être travaillait) dans le domaine de l’informatique au moment d’écrire son premier roman : Terminus Belz, un polar qui paraît en 2014. Les salauds devront payer est son deuxième roman. Ça raconte l’histoire d’une petite ville imaginaire du nord de la France, appelée Wollaing, tout près de la Belgique. L’histoire de la ville nous est livrée par le biais de personnages et leurs descendants qui se sont endurcis en vivant les guerres coloniales, en travaillant dans une fonderie de plomb, en subissant le chômage après la fermeture de l’usine, en faisant le trafic de drogues pour survivre, etc. Tout à coup, un meurtre, celui d’une jeune fille toxicomane, va servir de révélateur à toutes ces violences et ces conflits sociaux et syndicaux du passé qui ont mené à la fermeture du principal employeur de la ville. C’est donc à la fois un roman policier et un thriller politique et social. C’est bien sûr écrit dans un langage populaire typiquement français, une langue bien rythmée, quasi musicale, qui aide à exprimer ce dur portrait de pauvreté et de violence. C’est vrai qu’on est un peu déboussolé au début du roman : on est en plein dans un roman d’aventures guerrières et non dans un polar. Mais cela ne s’étend que sur quelques dizaines de pages seulement avant qu’on pénètre dans l’atmosphère pauvre, humide et froide de Wollaing en 2015. C’est un roman que je recommande non seulement aux amateurs du genre policier, mais à tous ceux qui voudraient tout simplement lire un bon roman.
Les séances Fabienne Jacob Françoise Hucbourg
Les séances
Fabienne Jacob
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juin 2017
Titre étrange et plutôt minimaliste! En fait, les séances, ce sont d'abord les rendez-vous durant lesquels Eva, photographe professionnelle de grand talent, essaie de faire des portraits exceptionnels et originaux d'enfants. Les séances, ce sont ensuite les rencontres entre la sœur adoptée d'Eva, Liv, et ses patientes; Liv a hérité de sa grand-mère et de sa mère des dons de guérisseuse dont elle fait profiter les femmes qui viennent la consulter et dont les méthodes semblent proches de la psychopédagogie. Et les séances enfin, ce sont les rencontres entre les deux sœurs et leur mère, Irène, dont la santé décline peu à peu dans une maison de retraite. On prend connaissance de ces séances par l'intermédiaire d'un voyage de nuit fait par Eva, qui répond à l'appel de sa sœur. Et c'est peu à peu qu'on entre dans l'histoire et l'intimité du trio. On apprend aussi à connaître le déclin d'une région de France s'appauvrissant de plus en plus, après la fermeture d'un grand nombre d'entreprises
 
Récit écrit avec beaucoup de sentiment et d'intelligence. Un beau voyage , qui nous emmène au cœur de la vie, celle de tous les jours, ou presque...
Les vies de papier Rabih Alameddine Sylvie Beauséjour
Les vies de papier
Rabih Alameddine
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juin 2017
Le roman nous raconte l’histoire d’une femme qui, et ce, depuis cinquante ans, traduit en arabe une traduction française ou anglaise d’un de ses romanciers préférés. Un rituel qui prend naissance tous les Premiers de l’an. C’est l’histoire d’une femme libanaise non conventionnelle.
 
Aaliya a travaillé dans une librairie pendant cinquante ans. Les livres sont toute sa vie. Son appartement au cœur de Beyrouth, qu’elle possède depuis toute jeune mariée, est un labyrinthe de boîtes contenant ses traductions. Aujourd’hui, à 72 ans, elle s’apprête à commencer une nouvelle traduction et c’est ici l’occasion qu’elle saisit pour nous parler d’elle, de sa famille, sa mère, de sa chère Hannah et de Beyrouth. Beyrouth, sa ville, dont elle parle avec tendresse, mais aussi avec une grande lucidité. Pourtant, Aaliya n’est pas une tendre. Ses rapports avec autrui n’ont jamais été faciles et trouver refuge dans les livres et leur univers l'a toujours aidé à vivre sa vie.
 
J’ai été absorbée par cette lecture et même si les références littéraires m’embrouillaient parfois, l’amour qu’Aaliya porte aux livres a su me captiver. Amoureux de la littérature, vous vous reconnaîtrez au travers de ce roman d’une grande beauté.
Les vies de papier Rabih Alameddine Françoise Hucbourg
Les vies de papier
Rabih Alameddine
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juillet 2017
« La littérature m'apporte la vie, et la vie me tue » (p. 15). Citation illustrant assez bien le roman d'un Libanais de Beyrouth vivant en partie aux États-Unis.

L'héroïne et la conteuse, c'est Aalya Saleh, âgée de 72 ans. Elle a été mariée, puis répudiée, ensuite a divorcé, et depuis elle mène une vie plutôt solitaire, ce qui lui convient parfaitement. Elle a occupé la fonction de libraire durant de longues années, et à chaque début du mois de janvier, elle choisit un livre étranger, écrit soit en anglais, soit en français, et le traduit en arabe pour son plaisir personnel, gardant ensuite précieusement et l'œuvre et sa traduction. Sa vie est remplie de mots, les mots de ses auteurs favoris tels que Pessoa, Sebald et Kafka. Elle est aussi amatrice de musique classique. Femme cultivée, critique, sensible, elle revit avec nous les conflits qui ont affligé le Liban. Incroyable conteuse, elle décrit, juge, aime et souffre, et on vit avec elle ses angoisses filiales, ses questionnements sur son entourage, ses interrogations face au sens à donner à la vie.

L'auteur fait parler une femme tout au long du roman, et il le fait très bien, même quand il décrit l'application d'une teinture à cheveux qui se révèle bien trop bleue, mais qu'est-ce que ça peut faire puisque les vieux voient moins bien les bleus. Une lecture déroutante parfois, intéressante toujours...
Les vies multiples d'Amory Clay William Boyd Sylvie Beauséjour
Les vies multiples d'Amory Clay
William Boyd
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Janvier 2016
On nous annonce que ce livre est une ode magnifique à la liberté des femmes. Pari tenu. À travers la vie d’Amory Clay, née le 7 mars 1908, nous traversons l’histoire, en particulier le monde en guerre et assistons aux multiples vies d’Amory à travers l’œil de son appareil photo. Amory avide d’aventure, aura une destinée comme elle le dit elle-même très compliquée. Photographe de guerre principalement, dans un monde d’homme, elle apprendra à se dépasser tout en gardant l’identité féminine qui lui est propre.
 
Roman construit de façon intéressante avec des va-et-vient dans le temps. Une fin qui démontre le caractère exceptionnel d’une femme que rien d’arrêta dans sa course vers la liberté et le plein contrôle qu’elle exerça  sur sa vie et la finalité de celle-ci.
Les voies de la disparition Mélissa Verreault Johanne Laramée
Les voies de la disparition
Mélissa Verreault
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2016
Il y a l’histoire de Manue et Fabio qui se sont mariés et voudraient fonder une famille. Quelques grossesses suivies de fausse-couches mettent en péril ce projet de vie. Par ailleurs, Claudio, l’oncle et parrain italien de Fabio, débarque au pays et est invité par Fabio à séjourner chez-eux. Le couple commence à battre de l’aile et Manue se réfugie en Floride chez ses grands-parents. Son retour fera éclater une crise qui finira par se résorber.

Ce roman est la suite de ‘’ L’angoisse du poisson rouge’’ et on y retrouve Fabio et Manue en couple marié. Le début peut semer une petite angoisse chez le lecteur car on y raconte un acte de terrorisme à la gare de Bologna, en Italie, et l’auteur énumère une longue liste de victimes avec une courte présentation de chacun, ce qui laisse supposer qu’ils reviendront dans le roman et qu’il faudrait bien retenir leurs noms. Fausse alerte! Cette introduction permet de situer le personnage de Claudio sans plus.

L’auteur a une belle écriture fluide mais la construction du roman m’a semblée un peu chaotique dans le sens où, bien accroché à l’histoire de ce jeune couple, le retour dans l’histoire d’actes terroristes en Italie fait comme une brisure, cassant le rythme.

Autre détail qui m’a vraiment déplu sont les notes et références toutes placées en fin du livre plutôt qu’en bas de page. Il faut quasiment installer un marque-page pour s’y référer plus facilement mais j’ai fini tout simplement par laisser tomber, surtout qu’elles sont nombreuses.

Malgré tout, c’est une belle lecture que je recommande.
L'horizon à l'envers Marc Levy Lorraine Pizzolongo
L'horizon à l'envers
Marc Levy
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Fidèle à notre rendez-vous printanier, Marc Levy nous présente son petit dernier, L’horizon à l’envers.
 
Luke, Josh et Hope, trois brillants étudiants en neuroscience, sont amis et partagent leur passion pour les découvertes dans la recherche scientifique.

Quand l’un des trois apprend qu’il va mourir, le trio décide d’explorer une nouvelle idée afin de prolonger la vie.
 
Une fois que le lecteur a lu les cinquante premières pages où l’auteur nous présente ses personnages et l’histoire d’amour habituelle, le lecteur est transporté dans un monde de recherche et de science où la passion de ces jeunes génies est contagieuse.

Biodiversité, nanotechnologie, biologie nucléaire, robotique, intelligence artificielle et autres, tout y est.

OH ! Boboy ! Je ne peux même pas vous écrire que l’auteur a une imagination qui dépasse l’entendement et qu’il abuse de son pouvoir d’auteur.

Au contraire, on sent les recherches qu’il a faites et les notes en bas de pages en font foi. Comme nul ne sait quelles seront les conséquences de ces découvertes, comme nous, simple être humain, n’en connaissons que la pointe de l’iceberg, c’est intéressant, inquiétant et effrayant le voile que soulève ce roman sur ce milieu.
 
Excellent moment de lecture et de réflexion, Marc Levy s’est surpassé. Il écrit à la page 211 : capturer un animal sauvage est une chose, présager la façon dont il se comportera en est une autre, et le domestiquer une troisième.

Est-ce que nos chercheurs ont en tête ces mêmes craintes ?
L'immeuble Christodora Timothy Murphy Françoise Hucbourg
L'immeuble Christodora
Timothy Murphy
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Septembre 2017
En 1928, dans East Village à New York, s'achève la construction d'un immeuble, le Christodora, destiné à loger les démunis. Au fil des ans, il sera abandonné, puis reconstruit et enfin transformé dans les années 80 en condos de luxe. Et c'est cet immeuble qui sert de pivot à l'auteur pour nous entretenir du sida, des toxicomanes, des homosexuels, des années 1981 à 2021. On suit en particulier le parcours de Milly et Jareck, bourgeois new-yorkais habitant Christodora; sans enfant, ils adoptent Mateo dont la mère est morte du sida très vite après la naissance du bébé. On apprend aussi à connaître Ava, bipolaire au cœur d'or, Hector activiste homosexuel qui sombrera dans la drogue à la mort de son ami, Issy, la mère de Mateo, qui lutte pour la reconnaissance pour les femmes des signes du sida, différents de ceux des hommes, et donc de l'accession à des soins et à une aide financière. On vit avec tous ces acteurs et/ou victimes de maux qui ont endeuillé le monde, mais qui ont suscité aussi beaucoup de recherches et d'espoirs...

L'auteur, journaliste, lui-même homosexuel, séropositif et ayant touché aux drogues, nous révèle par l'intérieur, le vécu des héros et des victimes du sida de la fin du vingtième siècle au début du vingt-et-unième. Récit très intéressant, bien loin de nous laisser indifférents.

Remarque sur la traduction : c'est comme si le texte en français n'avait pas reçu toute l'attention nécessaire : ponctuation défectueuse, temps des verbes inadéquats, erreurs sur les prénoms tels qu'à la page 382, où les prénoms d'Hector et de Mateo sont interchangés, à la page 428 on peut lire : « Berçait une des jumelles dans ses bras qui braillaient ».
L'imparfaite amitié Mylène Bouchard Françoise Hucbourg
L'imparfaite amitié
Mylène Bouchard
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mars 2017
Amanda Pedneault, critique culturelle pour un journal, a quitté son Québec et surtout L'Isle-aux-Coudres pour Prague. Elle a suivi Milan (allusion à l'auteur tchèque Milan Kundera) et elle a eu deux enfants avec lui. Ça fait vingt ans qu'elle habite Prague et son amour pour son mari, cette imparfaite amitié, s'est refroidi. Elle se pose beaucoup de questions sur les rapports amicaux, conjugaux, parentaux... Il lui faut absolument trouver un nouveau sens à sa vie, elle doit partir. Elle décide de rompre avec son mari bien que celui-ci ait des problèmes de santé; elle laissera à sa fille le fruit de ses nombreuses réflexions. Pour fixer le moment du départ, elle décide de choisir une peinture dans une nouvelle galerie d'art ouverte par un Québécois : dès que l'œuvre sera vendue, elle quittera le pays.
 
Si le fond du roman est assez facile à comprendre grâce à un style sans reproches, la forme surprend : des pages entièrement blanches, d'étonnants tableaux typographiques presque vides, des pages d'essais de définitions, de citations, des lettres envoyées à différents personnages... J'avoue que je n'ai pas compris le pourquoi de telles dispositions. Je me suis retrouvée comme devant le tableau d'un peintre : cercle blanc sur carré blanc. L'écriture est parfaite, mais je dois être réfractaire à l'art trop moderne...
L'Indien malcommode Thomas King Johanne Laramée
L'Indien malcommode
Thomas King
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2015
L’auteur, historien issu des Premières Nations au Canada, fait ici un récit historique des liens entre Autochtones et Blancs d’Amérique. Rapportant les différents conflits depuis les débuts de l’arrivée des Européens, l’auteur corrige ici plusieurs faits mal connus.

C’est suite à une discussion lors d’un souper de famille, alors que l’actualité rapportait beaucoup de faits troublants touchant la communauté autochtone, que j’ai voulu me faire une opinion plus objective sur le sujet. Une petite visite à la bibliothèque m’a donc permis cette lecture.

L’auteur, qui possède une excellente crédibilité dans ce domaine, nous donne une vue d’ensemble de la situation pour en arriver aux conflits actuels. Le ton cynique et le petit ‘’mais’’ qui accompagne souvent les torts de son peuple peuvent devenir agaçants. La longue énumération des tribus impliquées pour chaque fait historique rend aussi la lecture moins fluide, nous faisant perdre parfois l’idée principale. J’aurais aussi trouvé intéressant que les possibles solutions pour améliorer  la cohabitation soient développées.

Finalement, ma lecture m’a permis d’être un peu mieux éclairée sur le sujet, mais mon questionnement est toujours présent. Je réalise aussi que l’actualité nous ramène toujours aux problèmes criants ou qui dérangent, mais ne mentionne jamais ce qui se passe bien dans les peuples autochtones. Les nouvelles promesses du nouveau gouvernement en place pour régler les problèmes sont donc à suivre.
Lune captive dans un œil mort Pascal Garnier Sylvie Beauséjour
Lune captive dans un œil mort
Pascal Garnier
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Août 2016
Martial et Odette se retrouveront à la retraite dans une résidence de luxe. Viendront s’ajouter un autre couple et enfin Léa. Ce greffe à ces personnages Nadine, animatrice du club-house et monsieur Flesh le gardien de sécurité. La cohabitation d’abord agréable tourne au vinaigre, puis au drame.
 
Pascal Garnier aura définitivement marqué mon été 2016. J’ai débuté mon expérience avec « Comment va la douleur » titre choisi au hasard dans les nouveautés. Je mets alors la main sur les deux autres titres que la bibliothèque possède, dont un petit roman policier paru chez Point roman noir. « Lune captive dans un œil mort » se révèlera un petit bijou dans son genre. Le genre de Pascal Garnier. Une écriture dépouillée, limpide, un brin humoristique, mais sous tension d’un drame à venir.
M Train Patti Smith Johanne Laramée
M Train
Patti Smith
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2016
J’ai remarqué le nom de Patti Smith  une première fois dans des citations  extraites de chansons du groupe Blue Öyster Cult qui introduisaient les chapitres de ‘’La carrière du mal’’ de Robert Galbraith (alias J.K.Rowling). Ayant cherché un peu d’information sur cette artiste qui m’était inconnue,  je me suis empressée d’emprunter ce livre pour satisfaire ma curiosité, livre qui  serait une suite de  ‘’Just kids’’ (Glaneurs de rêve), roman autobiographique de l’auteur.

 J’y ai donc découvert une artiste polyvalente, fidèle à ses amitiés et toujours à la recherche du perfectionnement de son art. Connue mondialement pour sa musique, elle habite Greenwich Village et a ses habitudes dans un petit café. Elle y a même sa table où elle s’installe tous les matins pour réfléchir et écrire. Elle nous livre ici, sur un ton parfois mélancolique, des pans de sa vie, souvent nourris de voyages à travers le monde. Le passé et le présent s’entremêlent ainsi que le rêve et la réalité. Ses récits sont captivants et souvent  accompagnés de photos Polaroïd prises lors de ses déplacements. On sent ici une femme fragilisée par la vie, habitée par ses souvenirs et qui ne fait pas de compromis. Le titre est intrigant et j’en déduis que l’auteur veut probablement comparer sa vie à un train qui défile à grande vitesse. Belle découverte.

P.S. En même temps que j’écrivais ce texte paraissait l’annonce d’une exposition de photos de Robert Mapplethorpe, premier amoureux de Patti Smith, au MBAM.
Ma grand-mère vous passe le bonjour Fredrik Backman Sylvie Beauséjour
Ma grand-mère vous passe le bonjour
Fredrik Backman
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2015
Elsa est une petite fille de « presque » huit ans, vive et différente. Elle vit une relation très particulière avec sa mamie. Mamie est insupportable et grossière, mais c’est la superhéroïne d’Elsa et c’est bien utile dans la vie de tous les jours. Et tous les jours ne sont pas toujours agréables pour Elsa. Mamie, pour vaincre les peurs de sa petite-fille, invente un royaume et des personnages hors du commun. C’est le « Pays-Presque’Éveillé ». Un jour mamie quitte Elsa pour toujours et laisse un grand vide, mais également une chasse au trésor qui consiste à remettre des lettres de pardon aux résidents de l’immeuble qu’habite la petite fille, George et maman porteuse de la moitié. Au fil du temps Elsa en apprend un peu plus sur les gens qui l’entourent et voit peu à peu se dissiper les brumes du « Pays-Presque’Éveillé ».

Gros coup de cœur pour le deuxième ouvrage de Fredrik Backman. Son premier roman « Vieux râleur et suicidaire » avait été une lecture très agréable. Avec ce deuxième titre, l’auteur est en pleine maîtrise dans son rôle de conteur. Rempli d’humour le récit est très touchant et on le quitte à regret. Voir la réalité à travers les yeux d’une enfant spéciale de « presque » huit ans fait du bien. J’oubliais de mentionner que le roman contient également une bonne dose de suspense et beaucoup d’actions. On finit la lecture sur le bout de sa chaise.
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