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Critiques de consultants


Consultant



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TitreAuteurConsultant
Nous sommes bien seules Julie Bosman Johanne Laramée
Nous sommes bien seules
Julie Bosman
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2017
Recueil de nouvelles sur le thème du célibat féminin, ce petit bouquin offre un éventail de courtes histoires touchant des femmes de tous les groupes d’âge ainsi que diverses variétés de solitude : solitude accompagnée, solitude désirée et assumée, ou d’autres qui sont désespérées.

Le titre peut d’ailleurs se lire à double sens : nous sommes très bien même si nous sommes seules ou nous sommes très seules.

Une des caractéristiques communes à plusieurs de ces récits est le besoin d’être touché, d’avoir un contact physique, si minime soit-il. En ces temps de monde virtuel, l’avenir est plutôt pessimiste à cet égard et cette lecture reflète une réalité bien présente de la société contemporaine.
Nouvelles de l'autre vie Thierry Horguelin Carole Chatelois
Nouvelles de l'autre vie
Thierry Horguelin
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Septembre 2017
Un écrivain découvre qu’un homonyme a publié des nouvelles en pastichant son style et constate que le résultat est supérieur. Une femme est indécise dans un aéroport. Si elle va se chercher le café dont elle a grand besoin, elle risque de perdre son compagnon parti garer l’auto ou de manquer l’arrivée de leur ami. Un maniaque de modèles réduits conçoit le musée à ciel ouvert de ses rêves composé des plus beaux monuments et sites du monde. Un virus informatique mute dans la réalité et risque de devenir incontrôlable. Voilà les prémisses de quatre des sept nouvelles de ce livre.

Pour connaître la suite, il vous faudra lire ce recueil de nouvelles. L’auteur nous réserve des surprises. Au début, chaque texte a grandement éveillé ma curiosité et puis lentement l’auteur nous entraîne dans une direction insoupçonnée à mon grand plaisir. À mon avis, Thierry Horguelin maîtrise parfaitement l’art de la nouvelle. Chaque histoire est concise, bien ficelée et la conclusion est parfaite. On ne reste pas sur sa faim, tout est complet.
Numéro zéro Umberto Eco Johanne Laramée
Numéro zéro
Umberto Eco
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2015
Une équipe de journalistes milanais se forme pour créer un journal qui ne sera pas publié. Pour cette expérience, on leur demande d’écrire sur des histoires a posteriori en utilisant toutes sortes de manipulations pour accrocher un potentiel lecteur, la vérité étant ici secondaire.

L’un des journalistes, suite à des recherches, élabore une théorie sur la mort de Mussolini en vue d’écrire un article. Il se retrouve alors victime de chantage avec d’autres coéquipiers et sera finalement assassiné.

Ce pamphlet contre le journalisme italien éclabousse surtout les journaux racoleurs, mais aussi toute l’information rapportée sous d’autres médias. Information ou désinformation, la ligne est parfois mince à tracer.

Si vous voulez aller plus loin dans votre lecture, une meilleure connaissance sur histoire de l’Italie et en particulier sur la période de Mussolini vous sera sûrement utile. C’est ce manque à ma culture qui m’a sûrement empêchée d’apprécier ce roman à sa pleine valeur.
Only Winston Groom Lorraine Pizzolongo
Only
Winston Groom
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Novembre 2017
Est-ce que vous aimez les chiens? Les séries comme Lassie ou Le vagabond? Voilà un livre pour vous.

Only est un chien de berger qu’Alice et George Martin ont adopté. Cet animal à quatre pattes nous raconte lui-même son histoire. Le lecteur découvre très vite qu’il a beaucoup de caractère.

L’auteur de Forrest Gump a su susciter chez moi toute la gamme des émotions. Ce récit est comme un chocolat chaud que l’on déguste à l’intérieur pendant qu’un froid hivernal sévit à l’extérieur.
Orages ordinaires William Boyd Carole Chatelois
Orages ordinaires
William Boyd
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Novembre 2015
Adam Kindred, jeune et brillant climatologue, revient à Londres suite à un divorce. Plus rien ne le retient aux États-Unis. Après un entretien d’embauche à l’Impérial Collage il décide d’aller au resto, il y fait la rencontre du Dr Wang, allergologue. Après le repas ce dernier oublie un dossier sur la table. Ayant ses coordonnés il se rend chez lui. Il découvre le docteur à l’agonie un couteau en plein cœur. Un homme se trouve dans l’appartement, probablement l’assassin. Il réussit à lui échapper. Tout l’accuse de ce crime, ses empreintes sont sur le couteau, il a signé le registre de l’immeuble, le portier peut l’identifier. Il prend la décision de ne pas aller se rendre à la police. Sa vie vient de basculer dans la clandestinité.  Il sera poursuivi par la police et par un tueur à gages payé pour retrouver le dossier qui a coûté la vie au Dr Wang. Comment s’en sortira-t-il ? Il faudra qu’il trouve lui-même les clés de l’énigme.

Tout l’intérêt de ce roman réside dans le fait que l’auteur place son personnage dans une situation cauchemardesque : perte de son identité et de tous ses repères. Il n’a pas d’argent, pas de téléphone, pas de cartes de crédit et il perd même ses vêtements. Avec Adam Kindred, William Bold nous fait visiter l’underground de Londres, on est loin du Londres des guides touristiques. La ville est un personnage à part entière du roman. L’intrigue sous-jacente, soit celle de découvrir la fraude pharmaceutique et le meurtrier, perd de son importance, à mon avis, parce que l’on en devine facilement le dénouement. C’est un roman dense et bien rythmé, une lecture palpitante.
Origine Dan Brown Lorraine Pizzolongo
Origine
Dan Brown
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Novembre 2017
Espagne. Robert Langdon est invité au musée Guggenheim afin d’entendre la dernière découverte scientifique révolutionnaire du futurologue Edmond Kirsch.
 
Ce génie, qui ne sait jamais trompé dans ses prédictions, va répondre lors de cette soirée aux questions fondamentales de l’humanité : d’où venons-nous? Où allons-nous? Alors qu’il était sur le point de révéler les réponses à ces questions devant toute la planète, il se fait tuer. Commence alors pour Langdon la recherche d’un étrange mot de passe afin que l’œuvre de son élève et ami ne soit pas perdue à jamais. Il sera accompagné par Ambra Vidal, directrice du musée qui a collaboré avec Edmond Kirsch et mis sur pied cette présentation.

Dans ce roman, le lecteur assiste encore une fois à la dualité de la science et de la religion. L’intrigue est bien menée. Les nouvelles technologies et l’art sont grandement représentés. Les idées énoncées sont bien expliquées, crédibles et probables.

Pourquoi lire ce roman? Pour une autre aventure de Langdon. Pour visiter ou revoir Barcelone et la Sagrada Familia. Pour avoir une idée de l’intrigue avant la sortie du film, car, oui, il y aura un film. Pour une avant-première des nouvelles technologies. Pour connaître la pensée de Dan Brown sur notre place dans l’Univers.
Oscar De Profundis Catherine Mavrikakis Carole Chatelois
Oscar De Profundis
Catherine Mavrikakis
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2017
Dans un avenir pas très lointain, la lune et les planètes s’éloignent de la terre, l’apocalypse approche. La terre est complètement mondialisée, on y parle un jargon sino-américain. Les nantis vivent en banlieue et s’approprient les ressources alimentaires et matérielles. Les pauvres vivent en bandes, dans les centres-villes. Ils sont affamés et se battent entre eux pour le peu qu’ils peuvent trouver. Oscar De Profundis, grande rock star planétaire, revient à Montréal, sa ville natale, pour y donner deux concerts. Au même moment débute une épidémie de peste noire, le gouvernement se contente de boucler la ville, ainsi les gueux vont disparaître plus rapidement. Oscar ne peut donc pas quitter la ville, il est enfermé avec son entourage dans la grande maison qui l’a vu naître. Cate Bérubé et sa bande veulent essayer de kidnapper la star afin d’avoir de l’aide pour survivre. Réussiront-ils?

Catherine Mavrikakis nous présente un roman singulier nous décrivant un climat de fin du monde dur et sans espoir. Son écriture ciselée, travaillée, précise rend bien l’atmosphère lugubre, glauque d’un Montréal qui dépérit. On peut presque voir le centre-ville, ses rues et ses places sales et les recoins où se cachent les paumés. Comme dans la plupart des films et des romans d’anticipation on y retrouve des relents du monde d’aujourd’hui. C’est Oscar De Profundis qui l’incarne, il voue un culte pour le français, les livres et les œuvres d’art, considérés comme superflu par le gouvernement mondial. L’auteur porte ainsi une réflexion sur l’importance de la culture dans notre vie et ce n’est jamais moralisateur comme beaucoup de romans fantastiques.
Où le soleil s'éteint Jacques Côté Widad Cantin
Où le soleil s'éteint
Jacques Côté
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Juillet 2017
Sylvain Mailloux et Benoit Ayotte font de l’auto-stop sur l’autoroute 20 pour se rendre à Québec. Ayotte veut se faire oublier pour un certain temps dans le chalet de son oncle, car il a tué par erreur un père de famille. Sur le chemin, ils feront la rencontre de deux adolescentes qui seront violées puis tuées par Ayotte. Son partenaire Mailloux sera également liquidé. Les policiers responsables de l’enquête suivront ses traces pour tenter de l’arrêter.

C’est un bon livre à lire!
Par amour Valérie Tong Cuong Sylvie Beauséjour
Par amour
Valérie Tong Cuong
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2017
Sur la quatrième de couverture, on peut lire : « Par amour, n’importe quel être humain peut se surpasser. On tient debout, pour l’autre plus encore que pour soi-même. » Je n’en suis pas à mon premier livre de cette auteure qui propose toujours une forme littéraire intéressante à ses romans. J’ai bien aimé la trame de celui-ci. Chaque personnage préside son chapitre, revient régulièrement dans le récit et reprend ou le précédent a laissé. Ainsi l’histoire se déroule et se complète jusqu’à la conclusion.
 
La Deuxième Guerre mondiale vécut de l’intérieur par une famille profondément unie. Le Havre assiégé par les Allemands et bombardé par ceux-là mêmes qui les libéreront. Des enfants envoyés en Algérie pour échapper à l’horreur. Voilà où nous entraîne Valérie Tong Cuong avec une écriture simple et efficace. Pour bien maîtriser son sujet, l’auteure a fait un laborieux travail de recherche. J’ai dévoré ce roman dit historique et je me suis navrée que l’Histoire avec un grand H ne soit pas revisitée par les grands de ce monde, question de se rappeler.
Partir Tina Seskis Johanne Laramée
Partir
Tina Seskis
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2015
Partie un matin en abandonnant sa famille, Emily essaie de se refaire une vie avec une nouvelle identité. Mais que s’est-il passé pour que cette jeune mère de famille en vienne à cette solution? C’est ce que l’auteur nous amène graduellement à découvrir en intercalant des retours en arrière et les étapes de sa nouvelle vie.

Tout au long du roman, l’écrivaine sait nous tenir en haleine avec les déboires présents de son héroïne et le récit de sa vie antérieure. Le dénouement, introduit par un indice caché depuis le tout début, se révèle être l’élément clé de cette histoire que l’auteur a su si bien camoufler.  Je n’en révélerai pas plus de façon à ne pas gâcher votre plaisir, mais sachez qu’il vous viendra peut-être l’envie de relire des extraits avec cette nouvelle information. Il s’agit donc d’un thriller captivant pour le premier roman de cette auteure.
Personne ne le croira Patricia MacDonald Widad Cantin
Personne ne le croira
Patricia MacDonald
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Novembre 2015
Hannah et Adam espèrent recommencer à zéro avec leur petite-fille dans une nouvelle ville. Ils veulent vivre paisiblement en chassant le passé. Par contre, un incident attirera l'attention des médias sur eux. Le passé les rattrapera malgré eux.

L'auteur nous plonge au coeur d'une famille normale, à qui l'on ne pourrait jamais soupçonner de tels évènements. C'est un excellent livre à lire !
Petit pays Gaël Faye Françoise Hucbourg
Petit pays
Gaël Faye
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2016
Nous sommes en 1993, à Bujumbura, capitale du Burundi. Gaby est un garçon heureux, fils d'un Français et d'une Rwandaise de l'ethnie Tutsie. Il a un groupe de copains, la rue est à eux, que demander de plus. Un premier nuage cependant:  sa mère quitte le foyer. Et puis, des ciels plus  obscurs... Les élections ont lieu avec des résultats inquiétants pour la démocratie, les nouvelles de la famille maternelle restée au Rwanda sont très inquiétantes, les problèmes entre Tutsis et Hutus arrivent aussi au Burundi... La violence quotidienne touche les copains, envahit la rue, elle devient le pain quotidien, l'innocence s'en va...

Fraîcheur dans le début du roman, premier ouvrage pour Gaël Faye. Horreur dans la seconde. Même si l'Histoire nous a appris l'insupportable conflit entre les deux ethnies, ici, c'est un enfant qui le vit, c'est un enfant qui veut nous le faire comprendre, et c'est souvent insoutenable. Les dénonciations, les sévices, les assassinats se répètent . La souffrance règne, l'incompréhension est totale, l'enfance de Gaby et sa fraîcheur sont détruites.
 
Beau et triste roman, tout à la fois. La lecture du premier chapitre m'avait emballée et par son style et par sa composition, et puis, j'ai un peu déchanté, trouvant le style et la narration moins soignés.
Petite Madeleine Philippe Lavalette Françoise Hucbourg
Petite Madeleine
Philippe Lavalette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2017
Dans le Paris du début du vingtième siècle, et particulièrement à Montparnasse, les artistes se côtoient, se rencontrent, se jalousent. On peut croiser Henri (Matisse), Amedeo (Modigliani), Foujita, ou même Picasso. Et les peintres ont des modèles et des maîtresses, les deux rôles pouvant être tenus par la même personne. Madeleine Fargeau est modèle. Un matin, elle trouve sur le paillasson à l'extérieur de la porte d'entrée de son immeuble, un bébé n'ayant pas plus de quelques heures. Elle va le confier à l'Assistance publique, et selon la coutume, la petite fille va recevoir le même nom qu'elle : Madeleine Fargeau. Tout le monde, ou presque, connaît les parents de l'enfant : Henri le père, et Lucia, la mère, Espagnole et servante chez le peintre. Ce bébé, c'est la grand-mère de l'auteur, Philippe Lavalette, cinéaste et père d'Anaïs Barbeau-Lavalette. C'est parce qu'il a pu consulter les registres de l'administration française qu'il a découvert sa généalogie. Le roman, à saveur biographique, nous fait découvrir le cheminement de Madeleine et de sa descendance, chaque génération reproduisant plutôt fidèlement le parcours de la grand-mère.

Récit agréable à lire, mais trop ordinaire, trop linéaire à mon goût. Sans doute les découvertes faites par l'auteur l'ont rempli de bonheur, mais pour moi le texte manque un peu de saveur.
Petite mort à Venise Francine Ruel Gabrielle Valois
Petite mort à Venise
Francine Ruel
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Janvier 2016
Plus besoin de présenter Francine Ruel qui a écrit pour la télévision, le théâtre, la chanson et le cinéma. Elle a à son actif une bonne dizaine de romans écrits dans un français impeccable et raffiné.
 
 
PETITE MORT À VENISE nous raconte joliment la rencontre de trois femmes qui sont à un carrefour dans leur vie respective. Les trois veulent prendre un repos et un certain recul face à ce qu’elles vivent. Elles veulent s’échapper de l’ordinaire. Elles  se retrouveront à Venise pour un mois de vacances et de découvertes, de la ville bien sûr,  mais en bonus, elles se découvriront elles-mêmes.
 
Le roman est truffé de mots italiens donnant un petit côté exotique à notre lecture. C’est une belle histoire émouvante et drôle.
 
Sûrement qu’un Vénitien ou un touriste aguerri appréciera toutes les descriptions géographiques,  historiques, architecturales ou culinaires dont le livre est rempli. Pour ma part j’ai trouvé  qu’il y en avait trop.
Petite mort à Venise Francine Ruel Johanne Laramée
Petite mort à Venise
Francine Ruel
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2015
Mathilde, célibataire depuis toujours, s’occupe de sa mère malade malgré son caractère acariâtre et une préférence marquée pour Martine, sa fille cadette. Mais, à la mort de celle-ci, Mathilde se retrouve complètement désemparée. Une rencontre avec Poppy, une dame âgée au caractère joyeux, lui donnera l’idée de faire un voyage à Venise en sa compagnie afin de donner un nouvel élan à sa vie. Anne, une amie qui se relève difficilement d’un cancer du sein, ira les rejoindre.

L’auteur, qui met en scène trois femmes riches d’expériences, fait un survol plutôt rapide de la psychologie des personnages. L’emphase est mise sur la description de la découverte de Venise. On a parfois l’impression de lire un carnet de voyage plutôt qu’un roman. Pour ma part, je n’ai pas été touchée par cette lecture, mais probablement qu’elle pourrait s’avérer utile si vous prévoyez un voyage dans cette région d’Italie.
Pierre Jean Jacques et les autres… Marie-Élaine Proulx Johanne Laramée
Pierre Jean Jacques et les autres…
Marie-Élaine Proulx
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mars 2017
Ce récit relate la quête amoureuse que l’auteure a faite à la suite de son inscription dans une agence de rencontres. Arrivée à l’aube de la cinquantaine, elle est bien décidée à ne pas être célibataire à l’arrivée de cette nouvelle décennie.

Pour quiconque qui a vécu cette recherche via un site de rencontres, cette lecture fera sûrement apparaître un petit sourire en coin. L’auteure nous livre son expérience sans prétention et aborde un sujet qui reflète bien notre société contemporaine, du moins au Québec. Ici, pas d’études sociologiques ni statistiques, seulement le récit de ses expériences vécues. Seul petit bémol : à moins que la fiction ne prenne une grande part dans son texte, je me doute bien que certaines personnes n’aimeront sûrement pas s’y reconnaître. C’est donc une petite lecture facile et amusante qui vous attend, sans plus.
Pivot Marie-Eve Cotton Brigitte Demers
Pivot
Marie-Eve Cotton
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Avril 2017
Dans l'unité psychiatrique de l'hôpital Sainte-Marie, à Montréal, Hadrien Jalbert, alias Pivot, est de nouveau interné. Il croit que c’est à cause de l'organisation secrète qui le persécute depuis des années. Lui n’est pas fou, mais ses compagnons de cellule le sont. Il y a Jésus, un jeune Haïtien qui est persuadé d'être le Christ. Il y a le Chat de ruelle, un clochard qui parle constamment avec des gnomes invisibles. Il y a Jonathan Livingston, qui croit avoir des ailes, car il a tenté de s'envoler du pont Jacques-Cartier. Et il y a Mary, une Inuite du Nunavik. Pivot croit qu’elle est sa fiancée. Elle est hantée par les mourants qu'elle entend hurler dans les murs.

Marie-Eve Cotton (ce livre est son premier roman) est médecin psychiatre. Au travers cette histoire, elle nous ouvre une porte sur un monde méconnu pour la plupart d'entre nous : la folie à différents degrés. Elle nous permet de voir comment se passe la vie de ces gens entre les murs d'un hôpital psychiatrique. Comment ils interagissent entre eux, comment ils vivent cette situation, comment ils se sentent dans cette vie en communauté. Certains sont plus atteints que d'autres.
 
J'ai su apprécier la façon d'écrire de l'auteure. J'ai eu quelques difficultés à embarquer dans l'histoire. Peut-être est-ce dû au fait que ce livre est profond. Mais dès que j'ai pris le tempo de l'histoire, j'ai vraiment aimé l'intrigue et la façon de raconter de Marie-Eve Cotton. J'ai trouvé que c'est un livre qui porte sur la réflexion, le questionnement. On se rend compte, à la lecture de ce roman, que personne n'est à l'abri de la démence. Un événement malheureux et particulier peut marquer de façon permanente une personne et fera en sorte que cette personne s'isolera par en dedans pour ne vivre que dans son monde, afin de ne pas être blessée davantage qu'elle ne l'est.

Je vous conseille de prendre votre temps pour cette lecture pour pouvoir l'apprécier. On ne lit pas ce livre comme on lit une Chick-Lit. On apprend à s'imprégner des personnages tout doucement, pour pouvoir mieux comprendre le contexte dans lequel ils vivent.
Plume fantôme Isabel Wolff Sylvie Beauséjour
Plume fantôme
Isabel Wolff
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2015
Klara aura bientôt quatre-vingts ans et ses enfants lui offrent pour l’occasion une plume fantôme. Jenni est cette plume fantôme. En effet, son métier est de faire parler les gens. Elle fait remonter leurs souvenirs à la surface pour que leurs proches les connaissent un peu plus et couche le récit de leur vie sur papier.
 
Klara a en effet des souvenirs hors du commun. Originaire de Hollande la famille s’embarque pour les Indes orientales néerlandaises, aujourd’hui appelée l’Indonésie. Le père y a trouvé un travail comme gérant dans une plantation, située à Java. Une plantation de caoutchouc. Puis la Seconde Guerre mondiale éclate et Klara, ainsi que tous les ressortissants hollandais sont internés dans des camps. Le pays est alors sous domination japonaise. Au fil de leurs rencontres, Jenni réussit à faire parler Klara bien au-delà de ce que celle-ci pensait. Un terrible secret sera révélé. Ce ne sera pas le seul. Jenni, notre plume fantôme, vit aussi avec le poids d’un souvenir qui l’empêche de vivre pleinement sa vie.
 
Lecture intéressante qui ne tombe jamais dans le mélodrame. Nous avons tous entendu parler des camps allemands, mais ici il s’agit de camps japonais, moins connus, mais tout aussi horribles et déshumanisants. Le sujet est très bien documenté et un pan de l’Histoire nous est révélé.
Plus folles que ça, tu meurs Denise Bombardier Johanne Laramée
Plus folles que ça, tu meurs
Denise Bombardier
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Mars 2017
Agnès, avocate reconnue, est célibataire et à l’aube de la soixantaine. Elle a une vie sociale bien remplie qu’elle partage avec des amies vivant dans des conditions similaires. Sa fille unique, Éléonore, est en couple, nouvellement enceinte et en conflit perpétuel avec sa mère. Tout en essayant de se rapprocher de sa fille, Agnès développe une relation d’amour avec un homme rencontré lors d’un souper.

L’auteur nous offre ici un roman dont le personnage principal semble largement inspiré de sa vie. Il s’agit avant tout d’une femme financièrement à l’aise, qui fait preuve d’une grande condescendance dans ses propos sur la population en général et qui ne boit que du Veuve Clicquot à chaque occasion célébrée. L’élu de son cœur semble aussi assez irréel; portrait du prince charmant contemporain.

Finalement un conte de fée moderne qui peut amuser, mais auquel il est difficile de croire. C’est bien écrit, mais je dirais « sans âme ». Tout se passe en superficialité, même l’hospitalisation d’une amie en psychose. L’expression « trop beau pour être vrai » pourrait bien résumer l’impression qui nous reste de cette lecture.
Popa Singer René Depestre Françoise Hucbourg
Popa Singer
René Depestre
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Août 2016
Jacmel, Haïti. Popa Singer von Hofmannthal, c'est Dianira Fontoriol, mais on l'appelle Popa Singer depuis qu'elle a fait l'acquisition d'une  machine à coudre de marque Singer. Attention, cet outil de travail est unique, car il est habité par un esprit, ce qui n'a rien d'étonnant en pays vaudou. Plus dérangeant, c'est qu'on est en 1958 et que Papa Doc veut asseoir son pouvoir dictatorial.  Dans ce but, il  n'hésite pas à tuer ceux qui lui résistent. Justement, le fils de Popa Singer, Richard Denizan revient au pays après une longue absence. Il est sympathisant communiste. Papa Doc le convoque: ils se sont connus dans leur jeunesse, et le dictateur lui propose une participation à son gouvernement. Denizan décline l'invitation. S'ensuit une série d'interventions musclées de la milice des tontons macoutes contre Denizan et sa famille  afin de mettre hors d'état de nuire cet enfant prodigue qui avait déserté le pays.
 
L'histoire peut paraître banale...mais les qualités d'écrivain et de conteur de René Depestre font toute la différence. C'est un festival de mots, de sentiments, d'actions, de poésie, d'inventions, d'allusions, de métaphores...  Et rien d'incompréhensible, car tout est magnifiquement expliqué.
 
Le héros du roman, c'est Depestre lui-même, aujourd'hui âgé de 90 ans.
 
Un bonheur total, ce livre!
Pourquoi pars-tu, Alice? Nathalie Roy Brigitte Demers
Pourquoi pars-tu, Alice?
Nathalie Roy
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2017
Alice, 43 ans, est avec le même conjoint depuis une vingtaine d'années. Elle a 2 adolescents : une fille de 16 ans et un garçon de 13 ans. Le jour où elle apprend que son mari annule leur voyage en Italie (travail oblige!), elle décide, sur un coup de tête, de partir seule, sans aucune destination précise, avec le scooter de sa fille. Elle remet tout en question, principalement son couple. Son escapade lui permettra de faire une mise au point sur celui-ci et sur sa personne, de prendre enfin du temps pour elle. Elle apprendra à découvrir la Alice si longtemps disparue. Mais, surtout, elle fera de belles rencontres qui lui seront bénéfiques.

Nathalie Roy a plusieurs livres à son actif... que je n'ai malheureusement pas lu. Je viens de la découvrir au travers de « Pourquoi pars-tu, Alice? » En lisant la préface, j'ai presque cru que ce livre me faisait un clin d'œil : « À toutes les femmes débordées qui ne prennent pas souvent le temps de se faire plaisir ». Il n'en fallait pas plus pour que je me plonge dans cette belle lecture. Une lecture qui m'a fait du bien, soit dit en passant.
 
J'aime quand on peut s'identifier à un personnage dans un roman et c'est le cas dans celui-ci. Je suis certaine que les femmes ayant le même âge qu'Alice vont se reconnaître. Je trouve qu'elle a été très courageuse de partir à l'aventure, comme ça, sur un go... surtout en scooter! Je l'imaginais très bien dans ma tête, rouler en matante dans la voie de droite sur l'autoroute... ça m'a bien fait rire!
 
Alice, je l'ai adorée! J'ai presque le même âge qu'elle, je suis en couple avec le même homme depuis toujours! Je pouvais facilement comprendre ses questionnements... sauf que je n'ai pas ses interrogations... par chance! Je suis contente pour elle, qu'elle ait réussi à écouter son cœur.
 
Cette histoire est une belle leçon de vie et une belle thérapie pour les femmes de 40-45 ans. Les incertitudes d'Alice le sont probablement aussi pour plusieurs d'entre nous. Et l'entendre se questionner de la sorte nous fait nous arrêter un moment pour réfléchir à tout ça! Elle nous fait prendre conscience de mille et une petites choses de la vie.
 
Nathalie Roy a une plume magnifique. J'ai lu ce livre en quelques jours seulement. De la première à la dernière page, elle a su capter mon intérêt. Mon seul regret est de ne pas avoir lu de livres d'elle avant aujourd'hui.
Premier arrêt après la mort Jacques Attali Widad Cantin
Premier arrêt après la mort
Jacques Attali
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Août 2017
Juillet 2018 : Plusieurs pays en Europe sont touchés par des crimes de terrorisme. La France se pensait épargnée jusqu’à ce que quelques corps, suppliciés, calcinés, les rendant difficiles à identifier, soient retrouvés. L’enquête est confiée à une jeune commissaire, Fatima Hadj. Elle aura vingt jours pour retrouver le meurtrier de ses assassinats barbares…

L’auteur exploite un sujet très réaliste, celui des attentats et de la violence. C’est un très bon livre à lire.
Preuves d'amour Lisa Gardner Gabrielle Valois
Preuves d'amour
Lisa Gardner
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
Que d’émotions. Quel talent que celui de Lisa Gardner qui nous fait basculer sans arrêt,  de l’horreur à l’espoir, au doute, à la peur et de nouveau à l’espoir. Magnifique suspense où la coupable qui est policière a tué son mari et fait kidnapper sa fille. Mais est-elle vraiment coupable ? L’inspectrice D.D. Warren qu’on a connu et aimé dans les précédents romans de Lisa Gardner, recherche avec acharnement la petite de six ans. Comme elle, on espère qu’elle la retrouvera  vivante. L’inspectrice qui va bientôt avoir 40 ans vit difficilement cette enquête sur une mère possiblement  matricide d’autant plus qu’elle sera elle aussi mère pour la première fois. Un beau suspense, bien ficelé qu’on ne peut lâcher.
Promesse Jussi Adler-Olsen Johanne Laramée
Promesse
Jussi Adler-Olsen
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Mars 2016
L’inspecteur Carl Morck, en charge des cold cases au Département V, reçoit l’appel d’un brigadier de l’île de Bornholm. Ce dernier prend sa retraite et lui demande de poursuivre la recherche d’un meurtrier qui a laissé le cadavre d’une jeune fille atterrir dans un arbre il y a dix-sept ans. Obsédé depuis  par ce meurtre non élucidé, il se tire une balle dans la tête peu après son appel lors de la petite cérémonie prévue pour son départ. Aidé de ses deux assistants, Rose et Assad, l’inspecteur Morck, se sentant coupable du peu de sérieux accordé à l’inspecteur Abersaat lors de sa demande, prend l’affaire en charge.

Parallèlement à cette enquête, on suit  la vie d’une secte où quelques jeunes nouvelles recrues disparaissent sans laisser de trace. Mais y a-t-il un lien entre ces deux affaires?

On retrouve ici le célèbre trio de l’auteur dans ce sixième thriller de la série du Département V. Pour ma part, je trouve très agréable de débuter un nouveau roman avec une petite sensation de me retrouver dans mes pantoufles. Le sens du rythme est excellent et l’auteur nous laisse aller vers une solution qui n’est finalement pas la bonne, ce qui est souvent le lot de ce genre de roman. Petit détail non négligeable, l’auteur nous en laisse toujours découvrir un peu plus sur la psychologie de ses personnages vedettes ce qui nous évite de se lasser et les prendre pour acquis.

Bref, une lecture agréable et divertissante.
Purity Jonathan Franzen Johanne Laramée
Purity
Jonathan Franzen
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Juillet 2016
Dans la jeune vingtaine, Purity, surnommée Pip, vit dans une maison de chambres avec des colocataires disparates. Sa mère, hypocondriaque et d’une nature contrôlante, vit recluse dans un chalet et occupe un emploi chichement payé dans un supermarché. Étranglée par sa dette étudiante, Pip part à la recherche de son père dont l’identité lui a toujours été cachée en espérant qu’il pourra l’aider financièrement. Le hasard l’amène à participer à un stage en Amérique du Sud dans un projet de trafic d’informations dirigé par Andreas Wolf, personnage charismatique devenu fugitif. De là suivra une série de rencontres qui l’amèneront  finalement à son père, formant une longue chaîne humaine. Une affaire  de meurtre s’ajoutera aussi à l’histoire.

C’est un roman choral que nous livre ici l’auteur avec une histoire complexe  et des personnages multiples qui finiront tous par être en lien. J’ai apprécié la structure du livre, car les retours en arrière se font par chapitre en élaborant sur un personnage  pour l’imbriquer dans la trame de l’histoire, évitant ainsi au lecteur des allers-retours perpétuels au fil des pages. Cela permet aussi de bien s’imprégner des personnages et bien comprendre leur place et le rôle joué dans la finalité. En conclusion, ne croyez pas trop aux  hasards, ils peuvent souvent être menés par des mains de maître.
Quand j'étais Théodore Seaborn Martin Michaud Johanne Laramée
Quand j'étais Théodore Seaborn
Martin Michaud
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2015
Théodore Seaborn, jeune publicitaire marié et père d’une fillette, est en pleine dépression suite à la perte de son emploi. Passant presque tout son temps à regarder les reportages télévisés sur la Commission Charbonneau, le hasard l’amène à un café de quartier dont il était un habitué. Une remarque de la serveuse sur sa forte ressemblance avec un autre client le mènera dans une aventure des plus rocambolesques. Espionnage, enlèvement et actes terroristes le mèneront à Racca en Syrie. Mais réussira-t-il à sortir indemne de ce pétrin?

On croirait quasiment assister à une aventure de Tintin version roman moderne. Théodore Seaborn fera ici un long voyage à travers lui-même en traversant mille et une aventures. L’action ne manque pas et l’auteur sait nous accrocher avec plein de références à l’actualité de Montréal, faisant de ce thriller une œuvre qui tient le lecteur constamment en haleine. Pour pimenter le tout, la révélation des origines libanaises et de la confession musulmane du héros nous est révélée sur le tard par l’auteur, amenant un éclairage nouveau à notre compréhension de la situation en cours de lecture. Pour les habitués de l’auteur, il est à noter que l’inspecteur Victor Lessard ne fait ici qu’une brève apparition.

Bref, de l’action, de l’action et de l’action.
Québec bashing : analyse du discours entourant l'affaire Maclean's Geneviève Bernard Barbeau Stéphane Larose
Québec bashing : analyse du discours entourant l'affaire Maclean's
Geneviève Bernard Barbeau
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Février 2016
Qu’est-ce que « l’affaire Maclean’s » ? L’auteure fait référence ici à un dossier publié par le magazine torontois Maclean’s à l’automne 2010, dont le titre était « Quebec : The most corrupt province in Canada ». De plus, la page couverture de cette édition montrait le Bonhomme Carnaval avec une valise débordant de billets de banque. Ce fameux dossier ne comportait en fait qu’un article et un éditorial, respectivement signés par Martin Patriquin et Andrew Coyne. En 2011, Geneviève Bernard Barbeau commence à rédiger une thèse de doctorat intitulée « Le Québec bashing : une analyse sociodiscursive du dénigrement médiatique », une thèse qui apparemment finira par se concentrer sur l’affaire Maclean’s.
L’ouvrage publié ici aux Éditions Nota bene reprend essentiellement les résultats de son analyse, tout en mettant de côté les aspects théoriques et méthodologiques de sa thèse.
 
Qu’est-ce qu’on entend par l’expression « Québec Bashing », et « l’affaire Maclean’s » en constitue-t-elle un bon exemple ? Voilà en gros à quoi tente de répondre l’auteure, en se référant bien sûr à l’histoire du Québec et celle du Canada, en analysant avec une grande précision le texte du fameux dossier du magazine, et en examinant et classifiant les diverses réactions ayant découlé de ces articles, notamment les commentaires publiés sur Internet.
 
Le livre de Geneviève Bernard Barbeau décevra ceux qui auraient souhaité lire un essai polémique sur la question. Nous avons droit ici en fait à une analyse scientifique qui, malgré les omissions mentionnées précédemment, ressemble encore beaucoup trop à une thèse de doctorat pour initiés seulement. Le problème pour moi n’est pas l’absence d’intérêt ou de pertinence du propos, mais plutôt une absence de véritable effort pour rejoindre un plus vaste public, qui aurait certes intérêt à connaître et à comprendre, par exemple, les raisons historiques du Québec bashing. Ce phénomène revient périodiquement dans l’actualité, comme c’est le cas au moment où j’écris cette critique avec la réaction du Canada anglais face à la prise de position de la CMM sur le projet de pipeline d’Énergie Est.
Quelque part entre toi et moi Annie Quintin Brigitte Demers
Quelque part entre toi et moi
Annie Quintin
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Avril 2017
Eve et Louis... deux êtres qui s'aiment... qui s'aiment mal je dirais. Ils se sont rencontrés dans un bar, sur une piste de danse. Louis est tout de suite tombé amoureux d'Eve et Eve de Louis. Ils emménagent ensemble assez rapidement et Louis apprend qu'Eve a un TOC : trouble obsessionnel compulsif. Elle a une obsession pour la symétrie. La vie à deux n'est donc pas de tout repos, car Louis doit apprendre à s'adapter à la situation. Après quelques années de cohabitation, Eve décide qu'il serait préférable d'habiter séparément tout en continuant leur relation. Est-ce faisable? Je n'en dis pas plus...

Cette histoire, bien qu'elle soit fictive, s'apparente sûrement très bien à la réalité d'une personne aux prises avec ce trouble. Ce livre nous fait réaliser et prendre conscience de la place que prend un TOC dans la vie de quelqu'un, ainsi que dans celle d'un couple.
 
Ce livre est vraiment un très beau roman. Il est vraiment bien écrit. L'auteure parle sans pudeur de la sexualité à un point tel que quand ma fille de 8 ans regardait par-dessus mon épaule pour lire, je devais fermer mon livre! J'ai aimé que tout au long du livre, ce soit soit Eve, soit Louis qui nous parle. Cette façon de faire nous permet de bien saisir les états d'âme de chacun. Ça donne également une impression de proximité avec les personnages de l'histoire.
 
Mon penchant pour les personnages va pour Eve. Eve qui a l'air si fragile, si impuissante face à son trouble. On ne peut pas lui en vouloir, car c'est comme si elle n'avait pas le choix d'agir de cette façon.
 
Je vous recommande ce livre sans hésiter. J'ai eu non seulement du plaisir à le dévorer, mais j'ai aussi appris comment est la vie de tous les jours quand on a un TOC.
Ragdoll Daniel Cole Johanne Laramée
Ragdoll
Daniel Cole
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2017
La découverte d’un cadavre recomposé avec les membres de six personnes tuées met l’inspecteur Wolf et son assistante Baxter sur une nouvelle enquête. De plus, une lettre diffusée dans les médias annonce six prochaines victimes et la date de leur exécution, dont le dernier en liste est l’inspecteur Wolf. Il faut donc trouver qui sont les victimes de cet assemblage humain afin de faire des liens et trouver le coupable avant les meurtres projetés.

Pour son premier roman, l’auteur a bâti un scénario complexe et met en scène des personnages à l’équilibre fragile. Le suspense est présent tout au long du roman, mais la personnalité complexe de l’inspecteur principal et son rôle dans ce drame sont difficiles à saisir et laissent le lecteur sur sa faim, semblant annoncer une suite à cette histoire. Décidément, les policiers équilibrés et honnêtes ne semblent pas avoir la cote dans le domaine de la fiction.
Ragdoll Daniel Cole Widad Cantin
Ragdoll
Daniel Cole
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Août 2017
Un corps a été retrouvé par la police avec des membres recousus, venant de différentes personnes. L’inspecteur Fawkes est en charge de l’enquête avec sa coéquipière Baxter. L’histoire se corse lorsqu’une liste circule avec six futures victimes, ainsi que la date de la mort. Le nom de Fawkes se retrouve en bas de cette liste…  C’est une course contre la montre pour réussir à retrouver le meurtrier avant qu’il ne sévisse à nouveau.

C’est une très bonne histoire qui est en cours d’adaptation pour la télévision.
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