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Critiques de consultants


Consultant



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Brève histoire de sept meurtres Marlon James Sylvie Beauséjour
Brève histoire de sept meurtres
Marlon James
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: janvier 2017
Un pavé de huit cents cinquante trois pages. Quatre pages de personnages et à la fin un glossaire de trois pages. Mais ne vous laissez pas impressionner. Certes il vous faudra beaucoup beaucoup d’attention et de persévérance au début à tout le moins. N’espacez pas trop vos moments de lecture pour vous assurer de bien vous y retrouver. Après les premiers efforts ce livre vous happera et les dernières deux cents pages vous brûleront les doigts. Une lecture des plus fascinante, une ébauche de chapitres des plus particulières, des dialogues parfois difficile à suivre. J’en ai terminé avec les recommandations de base.
 
Ce roman, distingué par le Man Booker Prize, relate l’histoire de la Jamaïque sur quinze ans. Avec comme prémices la tentative d’assassinat de Bob Marley le 3 décembre 1976, l’auteur nous amène jusqu’à New-York en 1991. Entre ces deux dates l’auteur joue avec le temps. Il est question de ghettos, de politiciens, de la CIA faisant la chasse aux communistes, du trafic de drogue vers les États-Unis, mais il est surtout question de gens happés malgré eux dans le grand jeu de l’Histoire avec un grand H. Beaucoup de violence aussi, cœur sensible s’abstenir. Ha oui! Il y a aussi un mort qui nous parle tout au long de notre lecture. Un roman grandiose, un énorme travail de recherche de l’auteur et de ses collaborateurs.
Brûlée vive Souad Nathalie Lacroix
Brûlée vive
Souad
COTE

Disponibilité >>
Critique: Nathalie Lacroix
Date: Décembre 2015
Souad est née femme et arabe, sur un territoire Jordanien.  Comme elle n’a jamais fréquenté l’école, elle ne connait rien de son pays, de son âge, du monde, etc…
 
Les femmes dans son pays ne valent rien, elles n’ont aucune valeur, elles se doivent d’obéir en tout temps.  Le corps d’une femme doit être couvert, aucun morceau de peau ne doit être visible, elle ne doit pas attirer le regard, et ses yeux doivent toujours être baissés vers le sol.
 
Beaucoup de mères, étouffent leurs petites filles dès la naissance, car avoir trop de filles c’est un signe de malheur, en avoir juste assez pour exécuter les tâches et les corvées, mais pas plus. 
 
Parce qu’elle a osé croire en l’amour, à toutes ses promesses d’un homme, et surtout parce qu’elle attend un enfant sans être mariée, Souad est condamnée.  C’est son beau-frère, qui pour laver l’honneur de la famille, sera désigné pour la punir et la brûlera vive. 

Un livre à découvrir, écrit simplement par une femme avec beaucoup de force et de dignité.  En espérant que les châtiments que subissent les femmes dans ce pays ne se reproduisent plus.
Ça peut pas être pire... Nathalie Roy Brigitte Demers
Ça peut pas être pire...
Nathalie Roy
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Août 2017
Valery Aubé, jeune femme un peu ronde dans la mi-trentaine, vient de perdre son travail de gérante dans une boutique de vêtements. Pour oublier cette mauvaise nouvelle et penser à son avenir qui ne semble pas très joyeux présentement, elle décide donc de louer un petit shack sans toilette, tout près du lac Memphrémagog.

Durant cet été de fou, où toutes les choses invraisemblables lui arrivent, elle espère trouver un homme, une vraie amie et une job stimulante (dans l'ordre ou le désordre). Elle aimerait également apprendre à s'aimer, à aimer son apparence et ses défauts.

Ce livre est le second de Nathalie Roy que je lis. J'ai été attirée par la couverture toute colorée, mais aussi par le titre. Ça peut pas être pire ne pouvait pas être un livre ennuyant. Tous les commentaires entendus sur ce roman m'incitaient à le lire. J'avais donc sous la main le livre parfait pour les vacances!

Ce roman est tout simplement excellent! Il est drôle, rafraîchissant, coloré tout comme sa couverture. C'est un livre qui fait du bien. J'ai apprécié que le personnage principal ne soit pas une super fille coupée au couteau comme on dit. Le fait qu'elle soit un peu ronde la rendait encore plus attachante et attrayante. Je trouve qu'il est plus facile de s'identifier au personnage quand celui-ci n'est pas la perfection incarnée.

Encore une fois, j'ai été conquise par Nathalie Roy. J'aime beaucoup sa façon d'écrire. Elle a une plume tout simplement exquise. Le ton emprunté aux personnages et le langage choisi font en sorte que nous passons au travers du livre en un rien de temps et on se rend compte que nous sommes déjà à la fin des 336 pages. J'en aurais pris encore! et encore!
Carnets noirs Stephen King Johanne Laramée
Carnets noirs
Stephen King
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2016
John Rothstein, écrivain, a pris sa retraite, laissant sur leur faim des millions de lecteurs en deuil de leur héros Jimmy Gold. Vivant en reclus dans une maison isolée, il est victime d’un braquage et est tué d’une balle dans la tête. Morris, l’instigateur du crime, était un grand fan et veut récupérer des carnets inédits de l’auteur. Il est aidé de deux  acolytes qu’il a appâtés avec l’argent gardé dans un coffre-fort. Au retour, il tue ses complices et cache argent et carnets dans une valise qu’il planque sur le terrain de son ancienne demeure. C’est pour un viol commis sous l’effet de l’alcool qu’il est arrêté et emprisonné à perpétuité. Obtenant une libération conditionnelle 35 ans plus tard, il n’a qu’un but, retrouver les carnets.

La valise, retrouvée par hasard par un adolescent habitant maintenant à l’ancienne adresse de Morris, a été salutaire pour la famille de Pete. Son père a été renversé par un chauffard et la famille croulant sous les dettes, Pete décide d’envoyer régulièrement de l’argent de façon anonyme à ses parents. Le retour dans la société de Morris viendra mettre sa vie en danger.

On retrouve ici Stephen King avec son grand talent de conteur. Le début est un peu déstabilisant, car il utilise l’histoire d’un précédent roman, Mr. Mercedès, comme point de départ. Il part par la suite dans une direction fort différente avec ce même sujet, faisant une belle démonstration de son imaginaire débordant. Le vocabulaire et les scènes de violence  parfois un peu crus sont sa marque, mais il n’en abuse pas. Une toute petite pointe de surnaturel vient pimenter la fin, comme pour ajouter sa signature.  Je dirais un bon Stephen King.
Ce qu'il reste d'Alice T. R. Richmond Brigitte Demers
Ce qu'il reste d'Alice
T. R. Richmond
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Mai 2016

Le corps d’Alice Salmon, vingt-cinq ans et promise à un bel avenir, est découvert sous un pont. La veille, elle passait la soirée avec des amies. Suicide ? accident ? meurtre ? Tandis que les médias s’emparent de l’affaire, Jeremy Cooke, professeur proche de la retraite, veut reconstituer la vie de son ancienne élève, pour élucider sa fin si tragique. Il explore toutes les traces qu’elle a laissées : Facebook, Twitter, Spotify, forums, blogs, journaux intimes, lettres. Pièce par pièce, Alice apparaît, tel un puzzle mystérieux, parfois très sombre. Bientôt, des vérités choquantes font surface.

J'ai commencé cette lecture remplie d'excitation. Le résumé m'a tout de suite attiré.

Nous apprenons à connaître les personnages gravitant autour d'Alice par le biais de courriels échangés entre eux, de textos, de lettres, de publications sur différents médias sociaux.

Au début, je ne détestais pas cette façon de raconter l'histoire. On se sent même un peu voyeur d'épier Alice ainsi. Par contre, à la longue, ça devient un tantinet redondant. L'auteur s'amuse à se promener dans le temps (tantôt nous sommes en 2001, ensuite hop! en 2012 pour revenir en 2011, 2004, 2012, 2013, 2011 et ainsi de suite). Mais où l'auteur veut-il en venir? On s'y perd à l'occasion. Je ne pouvais quand même pas arrêter ma lecture...je suis bien trop curieuse de savoir la suite!

J'ai soupçonné je ne sais combien de personnes! C'est sûrement lui...ah! c'est peut-être ce personnage-ci !?!

Dans les dernières 60 pages, tout commence à s'assembler. Et là, on ne veut plus arrêter de lire car on sait que nous allons enfin découvrir de quelle façon Alice est morte. Et je dois vous avouer que dans mes spéculations, celle-ci n'en faisait pas partie.

Celle qui fuit et celle qui reste Elena Ferrante Françoise Hucbourg
Celle qui fuit et celle qui reste
Elena Ferrante
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mars 2017
Troisième tome de la tétralogie "L'amie prodigieuse" de l'auteure italienne Elena Ferrante. On retrouve les deux amies, originaires de Naples. Le récit commence en 1968, époque riche en conflits, manifestations, rébellions dans les pays de l'Europe occidentale. La narratrice, Lenu, nous fait vivre les affrontements communistes-fascistes, décrivant admirablement la société de cette époque au travers du vécu des deux héroïnes. Il reste que la trame et le fond du roman, c'est la relation d'amitié entre Lenu et Lina; elles se connaissent depuis toujours, elles s'aiment, s'envient, se détestent aussi depuis toujours... Lina dominante, et c'est elle celle qui reste, Lenu toujours complexée par rapport à son amie, et c'est elle qui fuit, qui fuit Naples, qui fuit sa famille, qui fuit le manque de culture... Lina passera de désosseuse dans une usine de viande à programmeuse pour les machines électroniques naissantes. Lenu, elle, profite de sa notoriété d'écrivaine, mais se morfond à Florence, emprisonnée par deux maternités, un mari moins intéressant que prévu...Sauf que Nino, le fameux Nino refait surface, à la fin du volume, dans la vie de Lenu...

Ce troisième tome a fait mon bonheur, encore plus que le deux autres, grâce à la richesse d'un texte qui s'intéresse aussi bien aux conflits sociaux, qu'à la contraception, la maternité, le féminisme, l'image que les hommes ont tendance à se faire des femmes... et tout ceci dans un style bien choisi. Bon, j'aimerais que Lenu cesse de se croire inférieure à Lina...peut-être dans le quatrième tome, mais il me faudra attendre un an pour la traduction en français...
Celle qui fuit et celle qui reste Elena Ferrante Sylvie Beauséjour
Celle qui fuit et celle qui reste
Elena Ferrante
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2017
Celle qui fuit et celle qui reste est le troisième volet de L’Amie prodigieuse. L’action se situe fin des années soixante. Le monde est en mutation, les femmes veulent prendre leur place dans cette nouvelle société, l’éducation se démocratise, les évènements politiques se succèdent et Naples n’échappe pas à cette mutation. Guerres politiques, droit du travail, confrontations entre syndicats et patrons, mais aussi affrontements des familles et nouvelles allégeances et unions jalonnent notre lecture. Évidemment, nous retrouvons les personnages tant aimés ou détestés. Elena connaît le succès pour son premier roman et se découvre certains pouvoirs dus à son statut d’écrivaine et quand on croît enfin qu’elle s’est affranchie de son amie Lila, qui ne l’aura pas facile à la suite de sa fuite avec Enzo, et bien voilà qu’Elena s’oublie et fait une croix sur ses ambitions pour se consacrer à la vie de famille qui devient vite un grand vide. On referme le livre sur une Elena qui fuit sa condition, qui s’éloigne d’une vie qui la vampirise. Mais cette liberté en est-elle vraiment une? Et à quel prix?

J’ai beaucoup aimé le troisième volet de cette histoire qui parle d’une époque qui révolutionne les esprits, d’un Naples en mutation et de personnages attachants que l’on retrouve avec joie. Bon, l’envie de brasser Elena nous prend plus d’une fois. On voudrait qu’elle soit enfin en accord avec sa nature profonde, mais quand ce n’est pas l’ombre de Lila qui rôde, c’est celle d’un certain Nino que je déteste. Je dois cependant avouer que le fait de bousculer Elena peut dans un certain sens la faire évoluer. C’est ce que nous verrons dans le livre à venir et fin de cette saga.
Celle qui savait trop Ruth Rendell Widad R. Cantin
Celle qui savait trop
Ruth Rendell
COTE

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Critique: Widad R. Cantin
Date: Octobre 2017
Durant l’été 1970, un groupe de jeunes enfants trouvent des tunnels souterrains qui ont été construits en 1944 durant les alertes aériennes. Cette découverte deviendra leur refuge durant tout l’été. Plusieurs décennies plus tard, lors de la réfection des lieux, les ouvriers feront une découverte macabre. Ils trouvent une boîte à biscuits contenant deux mains; celle d’un homme ainsi que d’une femme. Les enfants d’autrefois se retrouvent alors pour discuter sur leur passé et partager de lourds souvenirs.

C’est le dernier roman écrit par l’auteur avant son décès. C’est un très bon roman.
Ces mains sont faites pour aimer Pascale Wilhelmy Gabrielle Valois
Ces mains sont faites pour aimer
Pascale Wilhelmy
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Septembre 2015
Pascale Wilhelmy est bien connue dans le milieu artistique de la radio et de la télévision. Ce roman est son deuxième, il fait suite  " Où vont les guêpes quand il fait froid ", que je n’ai pas lu.
 
" Ces mains sont faites pour aimer " est la quête d’une femme qui veut être heureuse, malgré ses peines, malgré la haine qu’elle porte, malgré sa rage. Elle décide de venir à bout de cette rage, elle veut se venger de cet homme qui l’a violée plusieurs années auparavant. Elle se met donc à la boxe pour lui faire éclater le nez.
 
L’écriture est simple, vraie, dépouillée, mais, je suis restée sur ma faim.
C'est pour mieux t'aimer, mon enfant Chrystine Brouillet Widad Cantin
C'est pour mieux t'aimer, mon enfant
Chrystine Brouillet
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Septembre 2017
Un enfant est retrouvé mort sur les Plaines d’Abraham. Un homme se réveille près de la dépouille. Il ne peut pas aider les policiers sur le cours de l’événement; il est amnésique. Maud Graham et son équipe devront résoudre cette enquête avant qu’un autre enfant ne meure…

C’est une histoire captivante qui garde en haleine jusqu’à la fin.
Cet été là Lee Martin Johanne Laramée
Cet été là
Lee Martin
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2017
Trente ans après la disparition de Katie Mackey, les personnes impliquées dans ce drame racontent leur version des faits. Katie, une petite fille de 9 ans, vivait au sein d’une famille importante de la ville. Partie porter des livres à la bibliothèque, elle sera découverte enterrée dans un boisé après plusieurs jours. M. Dees, son professeur privé de mathématiques et le nouveau conjoint d’une veuve de la ville seront tous deux soupçonnés. M. Dees, mène une vie dès plus tranquille et porte un culte à Katie, allant même jusqu’à l’observer en cachette et faire une petite collection d’objets lui ayant appartenu. Raymond, le conjoint de Clare, est au chômage et vit de petites bricoles.

La résolution de l’énigme, qui nous est amenée au travers des témoignages de chacune des personnes touchées par le drame, joue ici un rôle secondaire. Ce n’est pas tant l’enquête qui retient l’intérêt, mais l’exploration de la psychologie des suspects, particulièrement de M. Dees. Malgré son penchant obsessionnel pour une petite fille, il est tout à fait inoffensif. Cependant, sa personnalité presque asociale le fait toujours se sentir déphasé et isolé dans les situations de la vie courante. Continuellement sur le qui-vive, il s’embourbe dans ses rapports avec les autres et accumule les faux pas, faisant de lui une victime toute désignée. Le talent de l’auteur fait en sorte que son lecteur se sent dans la peau du personnage et ressent tout le malaise qui l’habite. Une belle exploration de la nature humaine!
Cet été là Lee Martin Widad R. Cantin
Cet été là
Lee Martin
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad R. Cantin
Date: Septembre 2017
Une jeune fille de 9 ans disparaît après avoir rapporté des livres à la bibliothèque. La police fera son enquête, mais rien n’aboutit. Trente ans après le drame, plusieurs personnes décident qu’il est temps de parler; son frère, son professeur, ses voisins. Plusieurs versions qui varient et qui se mélangent. Qui dit vrai?

C’est un excellent roman. L’auteur nous décrit d’une belle façon la nature humaine. C’est un roman qui a été sélectionné pour le célèbre prix Pulitzer.
Cet été qui chantait Gabrielle Roy Carole Chatelois
Cet été qui chantait
Gabrielle Roy
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Décembre 2015
Ce livre comprend 19 récits se situant tous dans la région de Charlevoix. On sait que Gabrielle Roy a passé les derniers étés de sa vie à son chalet de Petite-Rivière-Saint-François. S’inspirant de la magnifique campagne environnante, elle met en scène les animaux, les plantes et aussi ses voisins. On dirait qu’elle s’est amusée en leur inventant des histoires dont ils sont les héros. La majorité des récits ressemblent à des fables animalières, d’autres sont à la limite de l’autobiographie. Ils ont tous en commun de chanter l’été, en le célébrant de chants parfois tristes, parfois gais.

Nul autre que Gabrielle Roy peut décrire la nature autour d’elle de façon simple, précise et si touchante. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotions en évoquant des sujets qui pourraient nous paraître au premier abord anodins.

Dans ce livre, il m’a semblé y percevoir les prémisses de son autobiographie " La détresse et l’enchantement ". On y reconnaît l’importance de l’amitié pour elle et sa philosophie de vie. À tous ceux et celles qui aiment lire cette grande dame de la littérature, c’est un ouvrage à lire absolument.
Ceux qui restent Marie Laberge Johanne Laramée
Ceux qui restent
Marie Laberge
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2015
Ce livre aborde le sujet du suicide par le biais des victimes collatérales. Sylvain Côté, marié, jeune papa et vivant une liaison avec une serveuse de bar, s’enlève la vie dans le chalet familial de ses parents sans laisser un mot d’explication. Sa maîtresse, sa femme et son père viennent donc relater, tour à tour, la suite de leur vie sans Sylvain et les sentiments qui en découlent.

L’auteure choisit dans ce roman de ne pas explorer les raisons qui ont pu amener Sylvain à faire ce choix de vie et à s’en tenir aux conséquences pour son entourage sous forme de récits individuels qui se chevauchent. Certains, comme sa mère et son fils, sont présents à travers le récit des autres seulement, mais ne sont pas négligés pour autant.
L’auteur a une belle plume et arrive ici à aborder un sujet délicat sous un angle différent. On en connaît peu sur Sylvain suite à cette lecture et aucune explication n’est développée pour expliquer son geste. Seuls ses proches touchés par  sa mort ont droit de parole et les hasards qui feront se croiser leurs destins sont bien explorés par l’écrivaine même s’ils sont finalement peu probables.

En souhaitant que cette lecture puisse aider certains à mieux surmonter cette épreuve ou du moins à mieux aider leurs proches éprouvés.
Ceux qui restent Marie Laberge Françoise Hucbourg
Ceux qui restent
Marie Laberge
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2017
Sylvain, 29 ans, est marié à Mélanie-Lyne, avec qui il a un fils, Stéphane, 5 ans. Il a une maîtresse qu'il rencontre régulièrement, Charlène. Et son métier le satisfait pleinement, il est technicien en informatique et répare les ordinateurs. Voilà qu'il se suicide sans laisser aucun mot d'explication.

Quinze ans plus tard, ceux qui l'ont aimé et côtoyé se font entendre. Tout d'abord son père, Vincent Côté, sa maîtresse et sa femme. On saura aussi comment sa mère, Muguette, sa grand-mère, Blanche, et son fils ont survécu au drame. Un suicide, et encore davantage un suicide sans explications, marque douloureusement tous les proches. Vincent se montre le plus réfléchi et celui qui, surmontant sa tristesse, sera le réconfort de bien des membres de la famille. Charlène fera preuve de force et d'empathie, mais à sa façon : franche et entière. Et il y aura ceux qui s'étioleront, incapables de surmonter la détresse qui les envahit, et Muguette sera de ces gens-là. Stéphane, lui qui a vécu jusqu'à présent en pensant que son père est mort dans un accident, comment vit-il?

Les réflexions mises par l'auteure dans la bouche des protagonistes semblent fort justes et montrent bien comme il est difficile de se relever du suicide d'un proche. Et pourtant, je n'ai que fort moyennement apprécié le roman. Trop long, trop « arrangé avec le gars des vues », à cause de situations invraisemblables, de rencontres improbables, de dénouements prévisibles. Je ne crois pas à un grand nombre de situations, même si l'écriture est maîtrisée et le propos souvent intéressant...
Chanson douce Leïla Slimani Françoise Hucbourg
Chanson douce
Leïla Slimani
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: janvier 2017
Dès les premières lignes du roman, on sait que la gardienne de deux enfants, la "nounou", Louise de son prénom, a assassiné les deux petits dont elle avait la surveillance.

Le livre nous fera vivre d'abord la décision des parents d'engager une nounou, les démarches faites pour la choisir le mieux possible, l'engagement de Louise, et son arrivée dans la famille. Louise est une gardienne absolument fiable, sérieuse, attentive, travaillante, généreuse. Elle s'installe de plus en plus dans la famille, y jouant à la perfection le rôle qu'on veut lui voir tenir. Les parents lui proposent même de l'emmener avec eux en vacances... Bon, parfois, on a l'impression qu'elle veut trop en faire, mais ce n'est pas si grave. On la suit aussi dans sa vie hors de son rôle de gardienne. Elle est seule, meurtrie par des expériences de couple et de mère peu valorisantes. Ses sorties au parc avec d'autres nounous ne la satisfont guère. Elle n'est pas heureuse... La solitude lui pèse, et elle finit par tuer les deux enfants...
 
Le style et la narration de l'auteure traduisent bien le climat de dérive psychotique de l'héroïne. Un récit froid, efficace... Tout de même, il ne m'a pas permis de comprendre vraiment pourquoi Louise en est arrivé à tuer... et tuer des enfants...
Check-point Jean-Christophe Rufin Françoise Hucbourg
Check-point
Jean-Christophe Rufin
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2015
Qu'en est-il de l'aide humanitaire? L'auteur a été médecin dans des pays en guerre, et on peut s'attendre à ce qu'il connaisse de quoi il parle. Il nous entraîne en Bosnie, l' ex-Yougoslavie. Deux camions en provenance de la France doivent livrer vivres et vêtements aux populations isolées et affamées. C'est l'hiver, les conditions géographiques et climatiques sont difficiles, les camions sont en piteux état, et de plus, les équipages,  trois hommes et une femme, ne se connaissent pas ou peu.

On assiste à une course-poursuite entre les deux camions et on est témoin d'une histoire d'amour aussi imprévue qu'invraisemblable. La route est bordée d'embûches, il faut négocier à chaque check-point. Ce qui donne un goût de thriller, ce sont les luttes entre les équipages, les révélations-chocs sur les buts de chacun et même sur la nature du stock transporté. C'est la jalousie, la séduction, la domination, la ruse, le mensonge, la compétition...où est l'aide humanitaire?...

Les conflits entre les deux équipages et la naissance de l'histoire d'amour m'ont paru particulièrement invraisemblables. J-F Rufin est un auteur que j'apprécie, mais dans ce roman, on oublie le sujet, l'aide humanitaire, et vive l'aventure !
Check-point Jean-Christophe Rufin Lorraine Pizzolongo
Check-point
Jean-Christophe Rufin
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Novembre 2015
Une femme et quatre hommes se dirigent vers Kakanj, un village situé en Bosnie.

Ils sont des travailleurs humanitaires. Leur convoi transporte des vivres et des vêtements à remettre à ces gens qui vivent en situation de guerre.  
 
Le trajet est long et périlleux. À chaque check point, le lecteur apprend à connaître ces différents personnages et les véritables intentions de chacun.

C’est un voyage bien spécial où deux d’entre eux défieront les lois de l’aide humanitaire.

Thriller psychologique et roman philosophique dont le sujet présente un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. C’est l’occasion de réfléchir sur la pertinence de nos gestes face à ces gens vivant en milieu ravagé par la guerre.

De quoi les victimes ont-elles réellement besoin? De survivre ou de vaincre l’ennemi ? De nourritures ou d’armes?
 
La postface de l’auteur m’a beaucoup intéressée. L’explication qu’il donne sur le choix du titre, sur ses intentions d’écritures et sur la personnalité des différents personnages m’ont permis de mieux comprendre l’orientation du scénario.
Chemin Saint-Paul Lise Tremblay Sylvie Beauséjour
Chemin Saint-Paul
Lise Tremblay
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mars 2016
Il y a le chemin Saint-Paul. Il y a la maison en bardeaux où sa mère a vécu un enfer. Il y a la chambre bleue où son père se meurt. Il y a la chambre blanche où sa mère vit sa folie.
 
Lise Tremblay nous livre ici un récit touchant sur les derniers jours d’un père duquel elle prendra soin jusqu’à son dernier souffle dans cette chambre bleue d’une maison de soins palliatifs. Elle relate également les instants d’après avec sa mère dont la folie n’a plus de remparts. Elle nous dévoile très pudiquement  le passé de ces deux êtres ainsi que son enfance avec ses frères et sœurs au milieu de la folie de sa mère. Une enfance protégée par un père sans qui rien n’aurait été possible.
 
Un récit qui nous happe, qui nous entraîne dans une suite d’émotions et qui nous laisse avec nos propres souvenirs. L’enfance, la vie, la mort. Quiconque aura accompagné un proche en fin de vie sera à jamais marqué par les mots qu’il lira.
Chercher Sam Sophie Bienvenu Sylvie Beauséjour
Chercher Sam
Sophie Bienvenu
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2017
Un jeune homme, Mathieu, vit dans la rue avec sa chienne Sam. On devine tout de suite que, pour Mathieu, Sam occupe une très grande place dans sa vie. Celle-ci l’empêche de commettre l’irréparable et le tient en vie et au chaud les mois d’hiver. Les journées sont occupées pour le jeune homme, car, contrairement à ce que nous pouvons penser, vivre dans la rue demande une grande organisation pour subvenir au besoin de base : rester en vie. Et puis, un jour, tout le monde de Mathieu s’écroule. Sam a disparue et voilà que les vieux fantômes qui se tenaient à distance l’agressent de toute part. Les heures d’angoisse se succèdent et une amitié naît.

Lecture bouleversante. La construction du livre est intéressante et stimulante : un chapitre ou deux pour le passé et un autre pour le présent. On suit Mathieu et on apprend ce qu’a été sa vie à ce jour. On comprend peu à peu pourquoi celui-ci vit dans la rue. Les bras nous en tombent. Sophie Bienvenu, avec peu de mot, nous fait traverser toute la gamme des émotions. Et si « Chercher Sam » nous amenait à plus de compassion pour les itinérants, a chercher des réponses au-delà des préjugés?
City on fire Garth Risk Hallberg Johanne Laramée
City on fire
Garth Risk Hallberg
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2016
L’histoire débute en décembre 1976 avec les préparatifs de Noël d’un couple gai officiellement colocataires. L’un est noir et provient d’un milieu modeste, l’autre est blanc et descend d’une famille illustre.  Leur vie se mêlera à celle d’une pléiade de personnages quand,  le soir du réveillon, des coups de feu retentissent dans Central Park, blessant Samantha, une jeune adolescente  partie d’un concert punk pour un rendez-vous avec un ancien amant. C’est la panne électrique majeure de New-York le 13 juillet 1977 qui clôturera ce roman.
 
Résumer une telle œuvre s’avère impossible. Le foisonnement des personnages rend d’ailleurs la lecture un peu ardue dans les premiers chapitres, car on doit souvent retourner en arrière pour replacer qui fait quoi ou est en lien avec qui. Une fois l’exercice fait, on peut se laisser porter par l’histoire. Mais j’avoue que tout au long de ma lecture, je suis toujours restée sur l’impression d’un petit quelque chose que je ne saisissais pas, ce qui peut devenir agaçant. L’histoire accordant beaucoup d’importance à la ville de New-York qui devient en quelque sorte le personnage central, peut-être est-ce ma méconnaissance de cette ville et de ses particularités qui en est la cause?
 
Ce livre, qui compte près de 1,000 pages, en découragera plusieurs, mais les lecteurs voraces seront comblés et plongeront  avec bonheur dans une histoire qui les captivera de longues heures.
Cochons rôtis Vic Verdier Widad Cantin
Cochons rôtis
Vic Verdier
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Novembre 2015
Vic Verdier est en couple avec Mélanie depuis six mois. Les deux sont policiers et viennent de faire leur examen pour devenir sergent - détective. Par contre, Vic a échoué son test. Quelques jours plus tard, sa conjointe est retrouvée ligotée au volant de sa voiture de patrouille, complètement calcinée. Le responsable d'un crime comme ça est souvent un proche de la victime, comme Vic ... mais est-ce vraiment lui?           
 
L'auteur nous détaille très bien l'enquête pour nous amener à un dénouement inattendu.        
Combien de temps encore? Gilles Archambault Carole Chatelois
Combien de temps encore?
Gilles Archambault
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2017
L’auteur nous présente 24 très courtes nouvelles. Il n’y a pas vraiment de lignes directrices entre elles. Le lien relève plus de la nostalgie du temps qui passe. On reconnaît l’ironie qui teint presque toujours en filigrane les écrits de Gilles Archambault.

Je n’ai pas préféré un texte en particulier. Il va droit au but, peu de mise en contexte, peu de description, pas de mot de trop. Seule l'histoire autour de ses personnages conte.

J’ai aimé la lecture de ce livre, mais peu de temps après j’avais peine à me rappeler précisément d’un texte. Pour ma part je préfère les nouvelles plus longues nous donnant le temps d’accrocher à la vie des protagonistes.
Combien de temps encore? Gilles Archambault Françoise Hucbourg
Combien de temps encore?
Gilles Archambault
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Août 2017
Vingt-quatre nouvelles annonce la quatrième de couverture, vingt-quatre nouvelles pour 137 pages, certaines risquent donc d'être bien courtes...

La vie qui passe, l'amour qui lasse, les souvenirs qui s'entassent... c'est l'essentiel des idées brassées dans ce recueil. Les nouvelles portent toutes, ou presque toutes, sur des relations humaines difficiles souvent, décevantes parfois, mourantes quelquefois quand on atteint l'âge respectable permettant d'être considéré comme vieux. Non, pas de tristesse, ou si peu, et surtout pas de découragement dans ce texte, mais une nostalgie sous-jacente, même si on fait face à un avenir incertain avec beaucoup d'énergie.

Bien qu'on parle de nouvelles pour ce livre, certaines, à mes yeux, n'en ont pas la structure : élément déclencheur, sommet, chute inattendue. De plus, l'homogénéité des sentiments exprimés, des situations décrites me laisse un goût d'histoires plutôt ordinaires, sans réel approfondissement des relations humaines. Ma note sanctionne le style qui, lui, est impeccable.
Comme un roman Daniel Pennac Stéphane Larose
Comme un roman
Daniel Pennac
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Octobre 2016
Comme professeur de français au niveau collégial, j’ai durant quelques sessions fait la lecture à mes étudiants et étudiantes de plusieurs chapitres de ce bouquin, qui est un essai fortement humoristique sur le livre et la lecture, plus précisément sur le plaisir de lire. Pennac met en scène un professeur enseignant à des adolescents, qui décide justement de faire la lecture à ceux-ci, comme ça, sans test ou dissertation à faire pour vérifier s’ils ont bien retenu ou bien compris ce qu’il leur a lu. Pour Pennac, répéter à ses enfants, ses ados ou même je suppose aux adultes qu’« il faut lire » est probablement la pire chose à faire si on veut que ces personnes en arrivent à aimer lire. Pour ne pas avoir à en arriver là, il faut non seulement que les parents lisent à leurs très jeunes enfants qui ne savent pas encore lire, mais qu’ils continuent pendant qu’ils développent leurs habiletés de lecture. Il faut aussi que les parents et les adultes donnent l’exemple, en sacrifiant du temps passé normalement devant le petit écran pour la lecture d’un bon livre. Ce plaidoyer de Pennac est toujours d’actualité, car malheureusement rien n’a changé depuis sa parution, ni dans les écoles ni chez les parents. En fait, si vous remplacez toutes ses références à l’omniprésence de la télévision par l’omniprésence d’internet et des réseaux sociaux, Comme un roman demeure tout aussi pertinent qu’il y a 25 ans. Je recommande ce bouquin à tous ceux qui aiment lire et qui voudraient pouvoir transmettre ce plaisir à des gens qui l’ignorent, en particulier à tous les professeurs de français de niveau secondaire ou collégial. Lisez ce livre aux jeunes à qui vous enseignez, même si ce n’est pas au programme !
Comment va la douleur? Pascal Garnier Sylvie Beauséjour
Comment va la douleur?
Pascal Garnier
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2016
Simon n’est pas au meilleur de sa forme. En fait avant de prendre sa retraite il a un dernier « travail » à exécuter. Avec l’aide de Bernard, un jeune homme un peu simplet, rencontré sur la place à Vals-les-Bains, il voit l’opportunité de tirer sa révérence en beauté. Bernard sera chauffeur. Mais rien ne sera simple. Bernard attire à lui et du même fait à son patron toute sorte de gens dont Simon se serait bien passé. En parallèle il y a Anaïs, la mère de Bernard, dont il prend grand soin.

Un tout petit livre des éditions Zulma qui met en lumière une histoire simple racontée de façon merveilleuse et bien concise. Un réel plaisir de lecture. Pascal Garnier m’a séduite par son écriture.
Concerto pour la main morte Olivier Bleys Françoise Hucbourg
Concerto pour la main morte
Olivier Bleys
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mai 2016
Pour ceux qui ne sont jamais allés en Sibérie et qui pensent mourir sans avoir eu la chance de visiter cette région nordique, voici un roman complètement déjanté qui  pourra faire votre bonheur.

On est loin, bien loin de tout à Mourava. Que voulez-vous, c'est la Sibérie profonde! Tout de même, un bateau y accoste de temps en temps, venant de Krasnoïarsk. Quelques voyageurs, du ravitaillement pour les rares habitants d'un village perdu. Justement, Wladimir Golovkina avait choisi de quitter ce trou perdu, mais l'équipage du bateau n'a pas voulu de lui. Eh bien, tant pis! Comme un nouvel arrivant a débarqué du bateau, il s'intéresse à lui, d'autant plus que ce personnage n'est pas venu les mains vides, un piano attend sur le bord du fleuve que des bras vigoureux s'en emparent pour le mettre en lieu sûr. Wladimir se présente, enchanté de cette visite inattendue, fait connaissance avec  le voyageur hors du commun qui répond au nom de Colin Gerbaux. "Colin, tu viens chez moi avec ton piano", dit Wladimir . En  route. Colin logera chez Wladimir, le piano aussi. Il faudra protéger l'instrument des rigueurs de l'hiver... Colin confie à son hôte le drame qui l'habite: il est incapable de jouer en entier le concerto numéro 2 de Rachmaninov, sa main droite refuse de lui obéir.  Il y aura la visite , loin du village, à une sorte de mage solitaire et philosophe alors que les ours rôdent sur le chemin emprunté par Colin et Wladimir...

Lecture savoureuse, baignant dans une atmosphère de bout du monde et nous permettant de rencontrer des êtres isolés et pleins d'humanité...
Condor Caryl Ferey Sylvie Beauséjour
Condor
Caryl Ferey
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Août 2017
Après « Haka » et « Utu » campés en Nouvelle-Zélande, « Zulu » en Afrique du Sud, « Mapuche » en Argentine, voilà que l’auteur avec « Condor » nous amène au Chili. Caryl Férey ne déroge pas, il nous livre ici encore un thriller percutant. Il nous parle d’un pays plein de contrastes habité encore aujourd’hui par les démons du passé. Il nous parle d’une génération, qui pour survivre, a décidé qu’elle n’aurait peur de rien.

Gabriella, Indienne mapuche déchirée par ses origines, fait appel à Esteban, un avocat spécialisé dans les causes perdues, pour représenter les familles dont les jeunes ont été retrouvés morts dans le quartier malfamé de La Victoria. La drogue responsable des décès n’est que la pointe de l’iceberg.

Caryl Férey, comme à son habitude, nous donne ici à lire une histoire certes sombre, mais également un récit bien documenté sur l’histoire du Chili.
Constellation Adrien Bosc Françoise Hucbourg
Constellation
Adrien Bosc
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Novembre 2015
27 octobre 1949. Le vol du Constellation F-BAZN de la compagnie Air France quitte Paris pour New York avec à son bord 11 membres d'équipage et 37 passagers. Ce doit être un vol sans histoire, les conditions météorologiques sont bonnes. Et pourtant dans la nuit du 27 au 28 c'est le crash au-dessus de l'archipel des Açores. Aucun survivant...

Ce vol serait tombé sans doute dans le monde de l'oubli, mais à son bord se trouve le célèbre boxeur français Marcel Cerdan qui partait à New York rejoindre la non moins célèbre chanteuse Édith Piaf. Lui, on ne l'a pas oublié. Mais les autres, tous les autres qui voyageaient à bord du Constellation, qui étaient-ils?

Le jeune romancier Adrien Bosc a voulu en savoir davantage et il nous fait partager les fruits de ses recherches, recherches qui l'ont mené jusqu'à l'île de Sao Miguel sur laquelle l'avion s'est écrasé. Quelle belle idée! Et quel talent de conteur et d'écrivain! On suit le romancier dans son projet et on aime avec lui découvrir la vie et les centres d'intérêt des autres victimes, avec des surprises dignes d'un roman policier.

Quelle belle curiosité manifestée par l'auteur, curiosité qui nous fait connaître la vie et le destin tragique de voyageurs oubliés, eux dont le souvenir a été éclipsé par la présence d'une célébrité. Livre bien écrit, et tellement surprenant!
Conversation avec un enfant curieux Michel Tremblay Carole Chatelois
Conversation avec un enfant curieux
Michel Tremblay
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2017
Michel Tremblay nous offre un florilège de conversations avec son entourage dont lui seul semble détenir le secret. Ses dialogues sont de petits bijoux. Il pige dans un trésor qui semble inépuisable. Si vous avez aimé Bonbons assortis vous vous délecterai de ces souvenirs d’enfance souvent cocasses et un brin impertinents. J’ai particulièrement aimé quand il questionne sa mère sur la religion catholique, il ne comprend pas  « l’opération du St-Esprit », la Sainte Trinité et les sortes de péchés. Ni sa mère, ni son père et ni sa grand-mère n’ont pas vraiment de réponse et lui disent qu’il faut croire ces dogmes, sinon c’est un péché.

C’est un livre qui peut facilement s’adapter en pièce de théâtre, il n’y a pas de narrateur que des dialogues. Au début j’ai eu un peu de difficultés à lire de façon fluide, c’est du québécois des années 50, mais c’est rapidement disparu et supplanter par la richesse du texte.
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