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Au scalpel Sam Millar Widad R. Cantin
Au scalpel
Sam Millar
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad R. Cantin
Date: Décembre 2017
Karl Kane, un détective privé, est à la recherche de Walter Arnold, l’homme qui a tué sa mère devant ses yeux et qui l’a laissé pour mort à ses côtés lorsqu’il était enfant. L’homme avait été condamné à plusieurs années de prison, mais a été étrangement libéré. Il y a eu un enlèvement d’enfant et Kane soupçonne Arnold d’en être responsable. Une lutte va s’en suivre entre les deux.
 
C’est un excellent livre!
Autour d'elle Sophie Bienvenu Sylvie Beauséjour
Autour d'elle
Sophie Bienvenu
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Janvier 2018
Après la lecture de « Chercher Sam », j’ai eu besoin de lire encore Sophie Bienvenu. Éditée chez Le Cheval d’août, petite maison d’édition, «Autour d’elle » m’appelle. Une visite au kiosque de l’éditeur me confirme que le dernier roman de Sophie Bienvenu se doit d’être lu et que la forme même et la construction de l’histoire démontrent à quel point l’écriture de l’auteure est riche.
 
Je ne suis pas déçue et pour en rajouter une couche ce fût une lecture agréable et déroutante. L’auteure nous entraine au fil des chapitres à suivre le parcours de Florence. Autour d’elle c’est tous les personnages qui ont, à plus ou moins d’importance, joué un rôle dans la vie de Florence. On avance dans le temps, on comprend des choses à rebours, la finale nous émeut  et enfin l’héroïne nous parle d’elle de l’intérieur et non pas autour.
 
Sophie Bienvenu est une auteure de grand talent dont j’aime beaucoup suivre le parcours littéraire. Je me propose le lire prochainement « Et au pire, on se mariera » son premier roman. Celui-ci a d’ailleurs obtenu plusieurs prix. En 2017 il a été également porté au grand écran par Léa Pool.
Autour d'elle Sophie Bienvenu Brigitte Demers
Autour d'elle
Sophie Bienvenu
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Mars 2018
Autour d’elle est l’histoire de Florence Gaudreault, racontée à la façon d’un roman choral. Par de courts chapitres, qui peuvent nous faire penser à un recueil de nouvelles, différents personnages nous font découvrir Florence au travers de leur histoire. Parallèlement, et de la même façon, nous apprenons à connaître son fils, qu’elle a abandonné à la naissance. Leur vie nous est racontée sur une vingtaine d’années.
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C'est la première fois que je lis un livre de Sophie Bienvenu. C'est également la première fois que je lis un roman choral. Je dois dire qu'au début de ma lecture, j'étais un peu mêlée dans tout cela, jusqu'à ce que je me rende compte que l'on côtoyait Florence à différentes époques de sa vie.
 
Au départ, je n'étais pas certaine d'aimer cette méthode de raconter, mais on s'habitue et, finalement, ce n'est pas si pire que cela. Je dirais même que j'ai trouvé le tout agréable. D'apprendre à connaître un personnage au travers des yeux de d'autres personnages est une façon originale de faire que je n'ai pas détestée.
 
L'écriture de Sophie Bienvenu m'a conquise! Ce roman mérite d'être lu pour découvrir le talent immense de cette auteure que j'aime déjà.
 
Telle une courtepointe, les chapitres peuvent sembler disparates. Mais au final, le produit fini est une merveille!
Avec un grand A Janette Bertrand Brigitte Demers
Avec un grand A
Janette Bertrand
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Février 2018
Ariane et Simon, début quarantaine, sont ensemble depuis une quinzaine d’années. Ils sont un couple tout ce qu’il y a de plus normal, ayant 2 enfants et vivant en banlieue. La routine s’est tranquillement frayé un chemin et s’est logée dans leur vie sans qu’ils s’en rendent compte. Ils en sont même rendus à faire l’amour que le dimanche, de 16h à 17h, à l’heure de la supposée sieste. Mais voilà que Simon a le coup de foudre... pour un homme! À partir de ce moment, plus rien ne va pour Simon. Est-il prêt à sacrifier sa femme, ses enfants et sa vie pour cette aventure?
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Que j’ai adoré ce roman! Je l’ai lu en quelques heures à peine. Cette histoire en est une qui fait réfléchir. On s’attache  et on s’identifie aux personnages dès le départ, car l’histoire racontée est une réalité de tous les jours. Nous sommes tous pris dans le tourbillon de la vie et du train-train quotidien. Alors de voir que cette histoire peut arriver à n’importe qui porte à la réflexion tout au long de notre lecture.
 
Avec ce livre, je viens de découvrir une nouvelle auteure! Je ne savais pas que Mme Bertrand écrivait si bien. C’est un charme que de lire ce roman! L’écriture est fluide et l’histoire se lit aisément. Du vrai bonbon comme je me plais à le dire.
 
Dans cette histoire, la trahison amoureuse est dure à encaisser, car Ariane se voit perdre son mari au profit...d’un autre homme! Nous avons plutôt l’habitude d’histoire où il est question que l’homme a une maîtresse (ou encore que la femme a un amant). J’ai donc apprécié que l’auteure nous parle d’un sujet tabou, quoiqu’il le soit de moins en moins de nos jours. J’ai essayé de me mettre à la place d’Ariane, et j’avoue franchement que je n’ai aucune idée de comment je réagirais.
 
Une lecture qui fait du bien, une lecture qui porte à la réflexion. Je me vois donc obligée d’aller à la bibliothèque dans les prochaines semaines pour me procurer un autre roman de Janette Bertrand, car cette auteure m’a véritablement conquise.
Avenue des mystères John Irving Sylvie Beauséjour
Avenue des mystères
John Irving
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Septembre 2017
Juan Diego Guerrero revisite, le temps d’un voyage aux Philippines, son enfance avec sa sœur Lupe au cœur d’une décharge au Mexique. Il nous raconte les dons de Lupe et son langage que lui seul comprend, leur passage à l’orphelinat des jésuites, puis leur court séjour au Circo de La Maravilla et enfin son adoption par un couple hors du commun. Le passé et le présent se coupent et se recoupent à coup de Lopressa et de Viagra. Car notre valeureux écrivain a fait une rencontre plutôt étrange d’une mère et sa fille qui le prennent en charge lors de ce fabuleux voyage.

Bon, cinq cent quatorze pages, c’est beaucoup, surtout quand on pense abandonner sa lecture plus d’une fois. Ou alors je n’ai rien compris au caractère mystérieux de ce récit ou bien John Irving n’est pas pour moi. J’ai refermé le livre avec une désagréable impression de vide.
Avenue des mystères John Irving Johanne Laramée
Avenue des mystères
John Irving
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2016
Juan Diego Guerrero a passé son enfance dans les décharges publiques à Oaxaca, au Mexique, avec sa sœur Lupe. Cette dernière, qui possède un don pour deviner les pensées des autres, a aussi un grave problème d’élocution. Leur mère, qui était femme de ménage et prostituée à ses heures, est tuée écrasée sous une statue géante de la vierge. Juan ne connaît pas son père, mais le chef de la décharge, qui a pris les enfants sous son aile, le rendra infirme en lui écrasant un pied avec sa voiture. Lui et sa sœur vivront par la suite dans un orphelinat puis dans un cirque.

Maintenant devenu un écrivain célèbre, Juan Diego fait un voyage aux Philippines organisé par un ancien étudiant et fait la rencontre de Miriam et Dorothy qui sont de fidèles admiratrices. Médicamenté par des bêtabloquants, le voyage lui fait négliger son traitement et rend difficile sa perception de la réalité. C’est au travers de rêves récurrents qu’il revient sur son passé.

 L’auteur, reconnu pour ses histoires débridées, est fidèle à son style. Reprenant les thèmes du cirque, de la religion et des minorités sexuelles, il nous sert une histoire touffue qui fait de constants allers-retours dans la vie de son personnage. Son imagination débordante et ses descriptions extrêmement détaillées en font un livre difficile à résumer. Le rapport aux  médicaments et la présence du duo mère-fille sont comme la petite touche de trop pour rendre l’histoire crédible; c’est comme si l’auteur avait voulu trop en faire. Mais son talent de conteur arrive à compenser et  nous laisse tout de même captivés à cette histoire rocambolesque qui nous fait décrocher de la banale réalité du quotidien.
Avenue des mystères John Irving Françoise Hucbourg
Avenue des mystères
John Irving
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: janvier 2017
Juan Diego Ferrero est un garçon intelligent, curieux, que la vie sur une décharge publique d'Oaxaca au Mexique stimule plutôt que de le contraindre à vivoter... Il est bien entouré: de sa sœur Lupe, voyante du passé des gens et parlant une langue comprise seulement par son frère, des Pères de l'orphelinat tout proche, d'adultes œuvrant sur la décharge, et de sa mère, prostituée.

Lire le roman, c'est se partager entre le dépotoir, l'orphelinat, le cirque et l'Iowa d'une part et les Philippines d'autre part. Car Juan Diego , cinquantenaire, devenu écrivain, est parti pour les Philippines afin d'honorer la promesse faite à un hippie qui voulait qu'il aille sur la tombe de son père mort au champ d'honneur dans ces contrées lointaines. Alors, on voyage entre Manille et ses environs, les bétabloquants  et le Viagra,  l'enfance et la jeunesse de Juan qui se remémore pour nous ce qu'il a vécu au Mexique et aux USA.
 
Livre touffu, à la John Irving. J'ai eu envie d'en quitter la lecture à un moment donné, mais j'ai résisté, et je m'en félicite. Certains chapitres sont beaux à pleurer et les sujets chers à l'auteur comme la sexualité, la mort et la religion nous interpellent , ne nous laissant pas indifférents.
 
Je continue à aimer John Irving pour la générosité de son écriture et l'actualité de ses propos.
Babylone Yasmina Reza Françoise Hucbourg
Babylone
Yasmina Reza
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juin 2017
Ce n'est pas en voyage à Babylone que l'auteure nous emmène. La totalité du roman se passe au contraire presque exclusivement dans un immeuble parisien. Élisabeth, sexagénaire biologiste à l'Institut Pasteur, décide de faire une fête chez elle. Bien des problèmes en perspective à régler : d'abord, qui inviter et qui ne pas inviter, ensuite, prévoir une nourriture saine et abondante convenant à tout le monde, laisser les hommes régler le problème des boissons, ne pas oublier les sièges en quantité suffisante, et s'assurer qu'il y ait assez de vaisselle aussi, bien sûr. La fête a lieu, tout se passe relativement bien. Mais voilà que peu de temps après la fin des agapes, un drame survient dans l'appartement situé juste au-dessus de celui d'Élisabeth et de son mari. Au-dessus d'eux, ce sont Jean-Lino, un ami d'Élisabeth, et sa compagne, Lydie, chanteuse, qui y vivent. Ils étaient à la fête. Jean-Lino s'est bien moqué un peu de Lydie durant le repas, mais tout de même, de là à ce qu'il y ait un meurtre... À partir de ce moment, le roman flirte avec le polar... et la conscience d'Élisabeth, et son sens de l'amitié en prennent un coup...

Roman parfaitement bien mené, pas tout à fait mon genre, mais intéressant...
Bain de lune Yanick Lahens Françoise Hucbourg
Bain de lune
Yanick Lahens
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2016
Les Lafleur habitent le village de l'Anse bleue à Haïti: on va les suivre durant quatre générations, les observant pendant qu'ils mènent une véritable lutte afin de survivre le plus dignement possible. Ils s'adonnent à la culture sur un sol pauvre, à la cueillette des fruits, à la pêche...Les femmes vont au marché vendre quelques denrées. L'ancêtre a été tué après avoir été dépouillé de ses terres par le représentant des riches Mesidor. Ironie du sort, la fille Olmène sera séduite par le presque vieux Tertilien, représentant actuel des Mesidor. Olmène aura un fils qu'elle laissera à ses parents pour s'enfuir à l'étranger, comme l'a fait son frère Léosthène. Le troisième enfant s'enrôlera chez ce qui semble être les tontons macoutes car Duvalier règne, du moins on le devine, car il n'est pas nommé. Comble de l'ironie, la petite-fille d'Olmène sera tuée par Jimmy, le dernier représentant de la riche famille Mesidor.

Quel que soit le gouvernement en place, les pauvres restent pauvres. On assiste à une saga sans espoir, sans résilience, ou presque. Le culte vaudou occupe une place importante. La religion catholique aussi, mais on a l'impression qu'il n'y a plus de lumière au bout du chemin.

Le texte comporte beaucoup de termes créoles, mais un glossaire se trouve à la fin du roman, ainsi que les arbres généalogiques des familles importantes.

Texte rempli d'une poésie fort bien écrite, mais il s'agit d'une poésie réaliste, désespérée. L'auteure a reçu le prix Femina en 2014, et il me paraît totalement mérité.
Baiser, tome 1 : Les dérapages de Cupidon Marie Gray Brigitte Demers
Baiser, tome 1 : Les dérapages de Cupidon
Marie Gray
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Avril 2017
Ça fait quelques fois que je réserve ce livre à la bibliothèque mais j'annule ma réservation à chaque fois car j'ai d'autres lectures en priorité. Alors quand je l'ai vu au Salon du Livre de l'Outaouais, j'ai sauté dessus....My God!!! ce p'tit bout de phrase va très bien avec le contexte du livre!! Hihi!! De plus, Marie Gray était présente pour le dédicacer!! J'ai eu la chance de piquer un brin de jasette avec elle. Une femme fort sympathique!!
 
Dans ce roman, l'auteure nous raconte l'histoire de Julie. Celle-ci à 46 ans et est célibataire depuis peu. Elle est un tantinet paniquée car elle prend conscience que le 50 ans arrivera beaucoup plus vite qu'elle le pense. Ne voulant pas finir vieille fille, elle s'inscrit à des sites de rencontres. Au fil de ses rendez-vous, elle se rend compte que la plupart des hommes n'ont qu'une seule chose en tête: baiser!! Et nous, chers lecteurs, seront assis aux premières loges pour assister à ces baises torrides avec des partenaires de toutes sortes!!!
 
Cette histoire n'est que fictive mais je suppose que ça donne une idée assez près de la réalité de comment ça se passe sur les réseaux de rencontres. Étant en couple depuis des lustres...oui oui!! Ça fait longtemps que je suis avec mon conjoint, je ne connais donc pas ces sites. Mais une chose est sûre, ça ne donne pas tellement le goût d'aller là.
 
Les dérapages de Cupidon est mon premier livre de Marie Gray. J'ai trouvé son style d'écriture très, très cru. Je ne sais pas si c'est comme ça dans ses autres romans mais elle n'a pas peur d'appeler un chat ''un chat''. J'avais la nette impression d'être dans la même pièce que Julie et son amant et d'être une voyeuse. C'est vraiment l'effet que ça me faisait!! Les scènes sont tellement explicites que quand mes filles étaient à mes côtés, j'entrouvrais le livre qu'à moitié!! Y a quand même des mots que je ne voulais pas qu'elles voient! Je les imagine répéter ces mots pervers et interdits à l'école.....euhhhh non!! Si vous aimez la littérature érotique, courez vite vous procurer ce livre! Et attendez-vous à avoir des chaleurs!!
 
Bref, je recommande ce livre sans hésitation. J'ai passé de bons moments avec Julie alias Jujube. Une belle histoire pour se divertir quand on veut une lecture pas compliqué à lire, une histoire où on ne se casse pas la tête.
Boîte de_ messagerie _sulfureuse Dominique Girard Brigitte Demers
Boîte de_ messagerie _sulfureuse
Dominique Girard
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016

Annie-Claude et Étienne, mariés et parents de Samie, une bambine de deux ans, ont apparemment tout pour être heureux. Après une dépression post-partum qui l'a fragilisée, Annie-Claude semble avoir retrouvé son équilibre.

Mais la jeune trentenaire, blogueuse à succès et journaliste pigiste, soupçonne son conjoint d'être épris d'une stagiaire, l'amenant à s'interroger sur son propre pouvoir de séduction. Entre-temps, elle reçoit des messages flatteurs de Michel C., un internaute rencontré sur les réseaux sociaux. Elle se laisse prendre au jeu des séances de clavardage érotiques, qui devient vite une obsession. La tension monte en crescendo, au même rythme que le désir.

Jusqu'où ira la relation d'Annie-Claude et Michel C. ? Celle d'Étienne et la stagiaire ? Et à quel prix ?

Ouf! Quel roman! On entre dans le vif du sujet assez rapidement. Le tempo est lancé dès les premières pages!

Annie-Claude, maman d'une petite fille de 2 ans et en couple avec son amoureux Etienne depuis 5 ans, se laisse embarquer dans une relation érotique virtuelle...qui devient assez intense. Elle est très présente sur les réseaux sociaux; c'est une blogueuse. Un admirateur, Michel C., commente régulièrement ses publications. S'ensuit des échanges amicaux qui se transforment en échanges torrides.

La cyber séduction...ça fait quasiment peur!! Ceci a beau être un roman, malheureusement, ça arrive dans la vie de tous les jours. C'est fou comment les gens peuvent se faire berner de la sorte. Et je constate que ça devient vite une dépendance. Annie-Claude est devenue vite accroc aux belles paroles ensorcelantes de Michel C.

L'auteure n'a pas peur des mots, le langage choisi est cru. Je crois que les mots sont dits tels quels dans le but de nous faire ressentir ce qu'une victime peut avoir comme feeling en lisant ce genre de message.

Même si c'est virtuel, c'est une forme d'infidélité vis-à-vis de son conjoint. Nous voyons ici que la personne prise dans cet engrenage devient distraite, pense toujours à son admirateur, met de côté son conjoint. Tout ça pourquoi? Pour pas grand chose finalement.

Dominique Girard a su avec brio nous faire entrer, l'espace d'un roman, dans le monde de la cyber séduction. J'espère que cette histoire aura réussi à convaincre ceux et celles qui sont très présents sur les réseaux sociaux de ne pas accepter d'invitation de gens qu'ils ne connaissent pas, car on ne sait jamais sur qui on va tomber. Ça ne vaut pas la  peine de sacrifier une belle relation pour ça.

Bondrée Andrée A. Michaud Sylvie Beauséjour
Bondrée
Andrée A. Michaud
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Septembre 2017
Bondrée, une contrée, une frontière entre La Beauce au Québec et le Maine aux États-Unis. Appelée Boundary, rebaptisée par Pierre Landry, Bondrée voici une terre qui englobe un lac, Boundary Pond où se retrouve plusieurs familles l’espace d’un été. Mais l’été 67 va mettre fin à cette traditionnelle immigration des citadins vers la nature. Car il y aura mort d’homme. Plutôt mort de femme en devenir : Zaza Mulligan jeune femme qui s’aventura, un soir d’ivresse, dans le sentier appelé Otter Trail. C’est à l’été 67 que les pièges de Pierre Landry ressurgissent pour semer la mort.

Ce roman nous fait revivre une période pleine de promesses. La prose de l’auteure nous décrit à merveille le vécu au quotidien des personnages et particulièrement de la petite Duchamps. Quiconque ayant été à la campagne l’espace des vacances scolaires se retrouve aisément et se plonge dans ses souvenirs. Une intrigue superbement ficelée, un rythme parfois un brin trop lent. Le suspense entourant la mort de Zaza nous tient en haleine jusqu’à la fin.
Borealium tremens Mathieu Villeneuve Brigitte Demers
Borealium tremens
Mathieu Villeneuve
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Novembre 2017
David Gagnon hérite de la maison brûlée, supposément hantée, de son grand-oncle. Il prend la décision de la garder. Il entreprend donc les rénovations, car il aimerait bien l’occuper pour avoir un endroit à lui afin d’écrire son livre. Il souhaite aussi devenir agriculteur. Mais les rénos sont loin d’aller comme il le veut. Embarque alors la boisson, le délire et c’est la débâcle totale!

Ce livre m'a été proposé par les Éditions La Peuplade. Ne connaissant ni la maison d'édition ni l'auteur, j'ai accepté d'emblée. Cela me permettait de découvrir un auteur de chez nous.

En lisant le résumé de ce roman, je croyais avoir affaire à une histoire du genre horreur. Pas vraiment! Je ne saurais dire de quel genre il est question... c'est un peu confondant. Je ne le qualifierais pas de mauvais roman, loin de là. Simplement que je ne crois pas que ça soit mon style de lecture. Je crois que je suis partagé entre avoir aimé ou non. Ce dont je suis certaine, c'est d'avoir trouvé l'histoire sombre et peu joyeuse.

Il y a énormément de descriptions... des descriptions de l'endroit, de l'époque, des personnages, de la maison. Beaucoup trop à mon goût. Par contre, ça démontre un grand travail de recherche de la part de l'auteur.

Un autre aspect que je relève est que l'histoire était compliquée à suivre. C'est comme si le passé, le présent et le futur s'entremêlaient sans cesse. Dans le même paragraphe de quelques lignes, je me suis questionnée longuement à savoir si le personnage était mort ou vivant ou s'il était simplement plusieurs années avant son époque. À moins que ce ne soit moi qui n'aie pas saisi la ligne de pensée de l'auteur?

Bref, si on a envie d'une lecture légère, il ne faut surtout pas s'attaquer à ce roman. Malgré mon ambiguïté pour ce livre, je n'hésiterais pas à lire un autre roman de Mathieu Villeneuve....histoire de comparer!

P.-S : Si comme moi vous faites du camping ou des balades en forêt...méfiez-vous des tiques!!
Boucar disait... pour une raison X ou Y Boucar Diouf Johanne Laramée
Boucar disait... pour une raison X ou Y
Boucar Diouf
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Juillet 2017
Tout d’abord un spectacle d’humoriste, Boucar Diouf  en a fait un livre, rejoignant ainsi un public plus large. Ses notions en humour teintant le côté scientifique de ses propos nous enseignent des notions sur la sexualité humaine, dont le but ultime serait la reproduction des espèces.

Ses talents d’écriture sont incontestables même si l’humour en direct sera toujours plus fort que le même texte simplement lu. Ici, pas de ton, pas de réaction de l’assistance, pas de mimiques… sauf celles du lecteur.

Il reste toutefois que c’est une excellente façon de vulgariser un contenu pouvant en rebuter certains si ce n’était dans ce contexte. Son respect de la femme est aussi mis de l’avant à travers tous ses textes. À souligner que les illustrations de Philippe Béha ajoutent aussi à la légèreté du livre.

À mettre entre les mains des grands ados?
Brève histoire de sept meurtres Marlon James Sylvie Beauséjour
Brève histoire de sept meurtres
Marlon James
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: janvier 2017
Un pavé de huit cents cinquante trois pages. Quatre pages de personnages et à la fin un glossaire de trois pages. Mais ne vous laissez pas impressionner. Certes il vous faudra beaucoup beaucoup d’attention et de persévérance au début à tout le moins. N’espacez pas trop vos moments de lecture pour vous assurer de bien vous y retrouver. Après les premiers efforts ce livre vous happera et les dernières deux cents pages vous brûleront les doigts. Une lecture des plus fascinante, une ébauche de chapitres des plus particulières, des dialogues parfois difficile à suivre. J’en ai terminé avec les recommandations de base.
 
Ce roman, distingué par le Man Booker Prize, relate l’histoire de la Jamaïque sur quinze ans. Avec comme prémices la tentative d’assassinat de Bob Marley le 3 décembre 1976, l’auteur nous amène jusqu’à New-York en 1991. Entre ces deux dates l’auteur joue avec le temps. Il est question de ghettos, de politiciens, de la CIA faisant la chasse aux communistes, du trafic de drogue vers les États-Unis, mais il est surtout question de gens happés malgré eux dans le grand jeu de l’Histoire avec un grand H. Beaucoup de violence aussi, cœur sensible s’abstenir. Ha oui! Il y a aussi un mort qui nous parle tout au long de notre lecture. Un roman grandiose, un énorme travail de recherche de l’auteur et de ses collaborateurs.
Ça peut pas être pire Nathalie Roy Odette Sauvé
Ça peut pas être pire
Nathalie Roy
COTE

Disponibilité >>
Critique: Odette Sauvé
Date: Octobre 2017
Valéry Aubé, 34 ans se retrouve sans emploi abruptement. Elle décide de passer l'été dans les Cantons de l'Est en louant un vieux shack. Elle aura le temps de penser à son avenir et profiter de l'été.  Mais, avec Valéry, la vie est loin d'être banale. Comme le dit si bien le titre, ça peut pas être pire. Tout lui arrive, que c’en est drôle.
 
Tout ce qu'elle veut, ce qu'elle souhaite, c'est d'être heureuse et de pouvoir enfin trouver l'amour malgré ses rondeurs et ses défauts.
 
Un livre léger et sympathique à lire lors de journées de grisailles.
Ça peut pas être pire... Nathalie Roy Brigitte Demers
Ça peut pas être pire...
Nathalie Roy
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Août 2017
Valery Aubé, jeune femme un peu ronde dans la mi-trentaine, vient de perdre son travail de gérante dans une boutique de vêtements. Pour oublier cette mauvaise nouvelle et penser à son avenir qui ne semble pas très joyeux présentement, elle décide donc de louer un petit shack sans toilette, tout près du lac Memphrémagog.

Durant cet été de fou, où toutes les choses invraisemblables lui arrivent, elle espère trouver un homme, une vraie amie et une job stimulante (dans l'ordre ou le désordre). Elle aimerait également apprendre à s'aimer, à aimer son apparence et ses défauts.

Ce livre est le second de Nathalie Roy que je lis. J'ai été attirée par la couverture toute colorée, mais aussi par le titre. Ça peut pas être pire ne pouvait pas être un livre ennuyant. Tous les commentaires entendus sur ce roman m'incitaient à le lire. J'avais donc sous la main le livre parfait pour les vacances!

Ce roman est tout simplement excellent! Il est drôle, rafraîchissant, coloré tout comme sa couverture. C'est un livre qui fait du bien. J'ai apprécié que le personnage principal ne soit pas une super fille coupée au couteau comme on dit. Le fait qu'elle soit un peu ronde la rendait encore plus attachante et attrayante. Je trouve qu'il est plus facile de s'identifier au personnage quand celui-ci n'est pas la perfection incarnée.

Encore une fois, j'ai été conquise par Nathalie Roy. J'aime beaucoup sa façon d'écrire. Elle a une plume tout simplement exquise. Le ton emprunté aux personnages et le langage choisi font en sorte que nous passons au travers du livre en un rien de temps et on se rend compte que nous sommes déjà à la fin des 336 pages. J'en aurais pris encore! et encore!
Carnets noirs Stephen King Johanne Laramée
Carnets noirs
Stephen King
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2016
John Rothstein, écrivain, a pris sa retraite, laissant sur leur faim des millions de lecteurs en deuil de leur héros Jimmy Gold. Vivant en reclus dans une maison isolée, il est victime d’un braquage et est tué d’une balle dans la tête. Morris, l’instigateur du crime, était un grand fan et veut récupérer des carnets inédits de l’auteur. Il est aidé de deux  acolytes qu’il a appâtés avec l’argent gardé dans un coffre-fort. Au retour, il tue ses complices et cache argent et carnets dans une valise qu’il planque sur le terrain de son ancienne demeure. C’est pour un viol commis sous l’effet de l’alcool qu’il est arrêté et emprisonné à perpétuité. Obtenant une libération conditionnelle 35 ans plus tard, il n’a qu’un but, retrouver les carnets.

La valise, retrouvée par hasard par un adolescent habitant maintenant à l’ancienne adresse de Morris, a été salutaire pour la famille de Pete. Son père a été renversé par un chauffard et la famille croulant sous les dettes, Pete décide d’envoyer régulièrement de l’argent de façon anonyme à ses parents. Le retour dans la société de Morris viendra mettre sa vie en danger.

On retrouve ici Stephen King avec son grand talent de conteur. Le début est un peu déstabilisant, car il utilise l’histoire d’un précédent roman, Mr. Mercedès, comme point de départ. Il part par la suite dans une direction fort différente avec ce même sujet, faisant une belle démonstration de son imaginaire débordant. Le vocabulaire et les scènes de violence  parfois un peu crus sont sa marque, mais il n’en abuse pas. Une toute petite pointe de surnaturel vient pimenter la fin, comme pour ajouter sa signature.  Je dirais un bon Stephen King.
Ce qu'il reste d'Alice T. R. Richmond Brigitte Demers
Ce qu'il reste d'Alice
T. R. Richmond
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Mai 2016

Le corps d’Alice Salmon, vingt-cinq ans et promise à un bel avenir, est découvert sous un pont. La veille, elle passait la soirée avec des amies. Suicide ? accident ? meurtre ? Tandis que les médias s’emparent de l’affaire, Jeremy Cooke, professeur proche de la retraite, veut reconstituer la vie de son ancienne élève, pour élucider sa fin si tragique. Il explore toutes les traces qu’elle a laissées : Facebook, Twitter, Spotify, forums, blogs, journaux intimes, lettres. Pièce par pièce, Alice apparaît, tel un puzzle mystérieux, parfois très sombre. Bientôt, des vérités choquantes font surface.

J'ai commencé cette lecture remplie d'excitation. Le résumé m'a tout de suite attiré.

Nous apprenons à connaître les personnages gravitant autour d'Alice par le biais de courriels échangés entre eux, de textos, de lettres, de publications sur différents médias sociaux.

Au début, je ne détestais pas cette façon de raconter l'histoire. On se sent même un peu voyeur d'épier Alice ainsi. Par contre, à la longue, ça devient un tantinet redondant. L'auteur s'amuse à se promener dans le temps (tantôt nous sommes en 2001, ensuite hop! en 2012 pour revenir en 2011, 2004, 2012, 2013, 2011 et ainsi de suite). Mais où l'auteur veut-il en venir? On s'y perd à l'occasion. Je ne pouvais quand même pas arrêter ma lecture...je suis bien trop curieuse de savoir la suite!

J'ai soupçonné je ne sais combien de personnes! C'est sûrement lui...ah! c'est peut-être ce personnage-ci !?!

Dans les dernières 60 pages, tout commence à s'assembler. Et là, on ne veut plus arrêter de lire car on sait que nous allons enfin découvrir de quelle façon Alice est morte. Et je dois vous avouer que dans mes spéculations, celle-ci n'en faisait pas partie.

Celle qui fuit et celle qui reste Elena Ferrante Françoise Hucbourg
Celle qui fuit et celle qui reste
Elena Ferrante
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mars 2017
Troisième tome de la tétralogie "L'amie prodigieuse" de l'auteure italienne Elena Ferrante. On retrouve les deux amies, originaires de Naples. Le récit commence en 1968, époque riche en conflits, manifestations, rébellions dans les pays de l'Europe occidentale. La narratrice, Lenu, nous fait vivre les affrontements communistes-fascistes, décrivant admirablement la société de cette époque au travers du vécu des deux héroïnes. Il reste que la trame et le fond du roman, c'est la relation d'amitié entre Lenu et Lina; elles se connaissent depuis toujours, elles s'aiment, s'envient, se détestent aussi depuis toujours... Lina dominante, et c'est elle celle qui reste, Lenu toujours complexée par rapport à son amie, et c'est elle qui fuit, qui fuit Naples, qui fuit sa famille, qui fuit le manque de culture... Lina passera de désosseuse dans une usine de viande à programmeuse pour les machines électroniques naissantes. Lenu, elle, profite de sa notoriété d'écrivaine, mais se morfond à Florence, emprisonnée par deux maternités, un mari moins intéressant que prévu...Sauf que Nino, le fameux Nino refait surface, à la fin du volume, dans la vie de Lenu...

Ce troisième tome a fait mon bonheur, encore plus que le deux autres, grâce à la richesse d'un texte qui s'intéresse aussi bien aux conflits sociaux, qu'à la contraception, la maternité, le féminisme, l'image que les hommes ont tendance à se faire des femmes... et tout ceci dans un style bien choisi. Bon, j'aimerais que Lenu cesse de se croire inférieure à Lina...peut-être dans le quatrième tome, mais il me faudra attendre un an pour la traduction en français...