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Celle qui fuit et celle qui reste Elena Ferrante Sylvie Beauséjour
Celle qui fuit et celle qui reste
Elena Ferrante
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2017
Celle qui fuit et celle qui reste est le troisième volet de L’Amie prodigieuse. L’action se situe fin des années soixante. Le monde est en mutation, les femmes veulent prendre leur place dans cette nouvelle société, l’éducation se démocratise, les évènements politiques se succèdent et Naples n’échappe pas à cette mutation. Guerres politiques, droit du travail, confrontations entre syndicats et patrons, mais aussi affrontements des familles et nouvelles allégeances et unions jalonnent notre lecture. Évidemment, nous retrouvons les personnages tant aimés ou détestés. Elena connaît le succès pour son premier roman et se découvre certains pouvoirs dus à son statut d’écrivaine et quand on croît enfin qu’elle s’est affranchie de son amie Lila, qui ne l’aura pas facile à la suite de sa fuite avec Enzo, et bien voilà qu’Elena s’oublie et fait une croix sur ses ambitions pour se consacrer à la vie de famille qui devient vite un grand vide. On referme le livre sur une Elena qui fuit sa condition, qui s’éloigne d’une vie qui la vampirise. Mais cette liberté en est-elle vraiment une? Et à quel prix?

J’ai beaucoup aimé le troisième volet de cette histoire qui parle d’une époque qui révolutionne les esprits, d’un Naples en mutation et de personnages attachants que l’on retrouve avec joie. Bon, l’envie de brasser Elena nous prend plus d’une fois. On voudrait qu’elle soit enfin en accord avec sa nature profonde, mais quand ce n’est pas l’ombre de Lila qui rôde, c’est celle d’un certain Nino que je déteste. Je dois cependant avouer que le fait de bousculer Elena peut dans un certain sens la faire évoluer. C’est ce que nous verrons dans le livre à venir et fin de cette saga.
Celle qui savait trop Ruth Rendell Widad R. Cantin
Celle qui savait trop
Ruth Rendell
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad R. Cantin
Date: Octobre 2017
Durant l’été 1970, un groupe de jeunes enfants trouvent des tunnels souterrains qui ont été construits en 1944 durant les alertes aériennes. Cette découverte deviendra leur refuge durant tout l’été. Plusieurs décennies plus tard, lors de la réfection des lieux, les ouvriers feront une découverte macabre. Ils trouvent une boîte à biscuits contenant deux mains; celle d’un homme ainsi que d’une femme. Les enfants d’autrefois se retrouvent alors pour discuter sur leur passé et partager de lourds souvenirs.

C’est le dernier roman écrit par l’auteur avant son décès. C’est un très bon roman.
C'est pour mieux t'aimer, mon enfant Chrystine Brouillet Widad Cantin
C'est pour mieux t'aimer, mon enfant
Chrystine Brouillet
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Septembre 2017
Un enfant est retrouvé mort sur les Plaines d’Abraham. Un homme se réveille près de la dépouille. Il ne peut pas aider les policiers sur le cours de l’événement; il est amnésique. Maud Graham et son équipe devront résoudre cette enquête avant qu’un autre enfant ne meure…

C’est une histoire captivante qui garde en haleine jusqu’à la fin.
Cet été là Lee Martin Johanne Laramée
Cet été là
Lee Martin
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2017
Trente ans après la disparition de Katie Mackey, les personnes impliquées dans ce drame racontent leur version des faits. Katie, une petite fille de 9 ans, vivait au sein d’une famille importante de la ville. Partie porter des livres à la bibliothèque, elle sera découverte enterrée dans un boisé après plusieurs jours. M. Dees, son professeur privé de mathématiques et le nouveau conjoint d’une veuve de la ville seront tous deux soupçonnés. M. Dees, mène une vie dès plus tranquille et porte un culte à Katie, allant même jusqu’à l’observer en cachette et faire une petite collection d’objets lui ayant appartenu. Raymond, le conjoint de Clare, est au chômage et vit de petites bricoles.

La résolution de l’énigme, qui nous est amenée au travers des témoignages de chacune des personnes touchées par le drame, joue ici un rôle secondaire. Ce n’est pas tant l’enquête qui retient l’intérêt, mais l’exploration de la psychologie des suspects, particulièrement de M. Dees. Malgré son penchant obsessionnel pour une petite fille, il est tout à fait inoffensif. Cependant, sa personnalité presque asociale le fait toujours se sentir déphasé et isolé dans les situations de la vie courante. Continuellement sur le qui-vive, il s’embourbe dans ses rapports avec les autres et accumule les faux pas, faisant de lui une victime toute désignée. Le talent de l’auteur fait en sorte que son lecteur se sent dans la peau du personnage et ressent tout le malaise qui l’habite. Une belle exploration de la nature humaine!
Cet été là Lee Martin Widad R. Cantin
Cet été là
Lee Martin
COTE

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Critique: Widad R. Cantin
Date: Septembre 2017
Une jeune fille de 9 ans disparaît après avoir rapporté des livres à la bibliothèque. La police fera son enquête, mais rien n’aboutit. Trente ans après le drame, plusieurs personnes décident qu’il est temps de parler; son frère, son professeur, ses voisins. Plusieurs versions qui varient et qui se mélangent. Qui dit vrai?

C’est un excellent roman. L’auteur nous décrit d’une belle façon la nature humaine. C’est un roman qui a été sélectionné pour le célèbre prix Pulitzer.
Cet été qui chantait Gabrielle Roy Carole Chatelois
Cet été qui chantait
Gabrielle Roy
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Décembre 2015
Ce livre comprend 19 récits se situant tous dans la région de Charlevoix. On sait que Gabrielle Roy a passé les derniers étés de sa vie à son chalet de Petite-Rivière-Saint-François. S’inspirant de la magnifique campagne environnante, elle met en scène les animaux, les plantes et aussi ses voisins. On dirait qu’elle s’est amusée en leur inventant des histoires dont ils sont les héros. La majorité des récits ressemblent à des fables animalières, d’autres sont à la limite de l’autobiographie. Ils ont tous en commun de chanter l’été, en le célébrant de chants parfois tristes, parfois gais.

Nul autre que Gabrielle Roy peut décrire la nature autour d’elle de façon simple, précise et si touchante. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotions en évoquant des sujets qui pourraient nous paraître au premier abord anodins.

Dans ce livre, il m’a semblé y percevoir les prémisses de son autobiographie " La détresse et l’enchantement ". On y reconnaît l’importance de l’amitié pour elle et sa philosophie de vie. À tous ceux et celles qui aiment lire cette grande dame de la littérature, c’est un ouvrage à lire absolument.
Ceux qui restent Marie Laberge Johanne Laramée
Ceux qui restent
Marie Laberge
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2015
Ce livre aborde le sujet du suicide par le biais des victimes collatérales. Sylvain Côté, marié, jeune papa et vivant une liaison avec une serveuse de bar, s’enlève la vie dans le chalet familial de ses parents sans laisser un mot d’explication. Sa maîtresse, sa femme et son père viennent donc relater, tour à tour, la suite de leur vie sans Sylvain et les sentiments qui en découlent.

L’auteure choisit dans ce roman de ne pas explorer les raisons qui ont pu amener Sylvain à faire ce choix de vie et à s’en tenir aux conséquences pour son entourage sous forme de récits individuels qui se chevauchent. Certains, comme sa mère et son fils, sont présents à travers le récit des autres seulement, mais ne sont pas négligés pour autant.
L’auteur a une belle plume et arrive ici à aborder un sujet délicat sous un angle différent. On en connaît peu sur Sylvain suite à cette lecture et aucune explication n’est développée pour expliquer son geste. Seuls ses proches touchés par  sa mort ont droit de parole et les hasards qui feront se croiser leurs destins sont bien explorés par l’écrivaine même s’ils sont finalement peu probables.

En souhaitant que cette lecture puisse aider certains à mieux surmonter cette épreuve ou du moins à mieux aider leurs proches éprouvés.
Ceux qui restent Marie Laberge Françoise Hucbourg
Ceux qui restent
Marie Laberge
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2017
Sylvain, 29 ans, est marié à Mélanie-Lyne, avec qui il a un fils, Stéphane, 5 ans. Il a une maîtresse qu'il rencontre régulièrement, Charlène. Et son métier le satisfait pleinement, il est technicien en informatique et répare les ordinateurs. Voilà qu'il se suicide sans laisser aucun mot d'explication.

Quinze ans plus tard, ceux qui l'ont aimé et côtoyé se font entendre. Tout d'abord son père, Vincent Côté, sa maîtresse et sa femme. On saura aussi comment sa mère, Muguette, sa grand-mère, Blanche, et son fils ont survécu au drame. Un suicide, et encore davantage un suicide sans explications, marque douloureusement tous les proches. Vincent se montre le plus réfléchi et celui qui, surmontant sa tristesse, sera le réconfort de bien des membres de la famille. Charlène fera preuve de force et d'empathie, mais à sa façon : franche et entière. Et il y aura ceux qui s'étioleront, incapables de surmonter la détresse qui les envahit, et Muguette sera de ces gens-là. Stéphane, lui qui a vécu jusqu'à présent en pensant que son père est mort dans un accident, comment vit-il?

Les réflexions mises par l'auteure dans la bouche des protagonistes semblent fort justes et montrent bien comme il est difficile de se relever du suicide d'un proche. Et pourtant, je n'ai que fort moyennement apprécié le roman. Trop long, trop « arrangé avec le gars des vues », à cause de situations invraisemblables, de rencontres improbables, de dénouements prévisibles. Je ne crois pas à un grand nombre de situations, même si l'écriture est maîtrisée et le propos souvent intéressant...
Chanson douce Leïla Slimani Lorraine Robillard
Chanson douce
Leïla Slimani
COTE

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Critique: Lorraine Robillard
Date: Décembre 2017
Paul et Myriam ont deux jeunes enfants. Myriam veut retourner au travail, alors ils engagent Louise pour prendre soin de Mila et Adam. La nounou si bien sélectionnée s’avère être parfaite, irréprochable sur tous les points.  Les parents sont heureux que les enfants s’y attachent rapidement. Comme toute la famille l’adore, les parents décident de l’amener en vacances avec eux, et en plus ce sera très utile pour surveiller les petits. Cependant Louise a un côté sombre et la vie n’a pas toujours été facile pour elle.  Ses problèmes psychologiques reviennent la hanter et on apprend dès le début du livre qu’elle va tuer les deux enfants qu’elle semblait tellement aimer pourtant.
 
Leila Slimani raconte de façon exceptionnelle ce qui se passe dans la tête de ses personnages. Bien qu’on connaisse l’issue de cette histoire, on ne peut pas abandonner la lecture de ce livre même s’il nous laisse avec plein de questionnements sur la nature réelle des êtres qui partagent nos vies jour après jour. Une auteure à découvrir.
 
Chanson douce Leïla Slimani Françoise Hucbourg
Chanson douce
Leïla Slimani
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: janvier 2017
Dès les premières lignes du roman, on sait que la gardienne de deux enfants, la "nounou", Louise de son prénom, a assassiné les deux petits dont elle avait la surveillance.

Le livre nous fera vivre d'abord la décision des parents d'engager une nounou, les démarches faites pour la choisir le mieux possible, l'engagement de Louise, et son arrivée dans la famille. Louise est une gardienne absolument fiable, sérieuse, attentive, travaillante, généreuse. Elle s'installe de plus en plus dans la famille, y jouant à la perfection le rôle qu'on veut lui voir tenir. Les parents lui proposent même de l'emmener avec eux en vacances... Bon, parfois, on a l'impression qu'elle veut trop en faire, mais ce n'est pas si grave. On la suit aussi dans sa vie hors de son rôle de gardienne. Elle est seule, meurtrie par des expériences de couple et de mère peu valorisantes. Ses sorties au parc avec d'autres nounous ne la satisfont guère. Elle n'est pas heureuse... La solitude lui pèse, et elle finit par tuer les deux enfants...
 
Le style et la narration de l'auteure traduisent bien le climat de dérive psychotique de l'héroïne. Un récit froid, efficace... Tout de même, il ne m'a pas permis de comprendre vraiment pourquoi Louise en est arrivé à tuer... et tuer des enfants...
Chemin Saint-Paul Lise Tremblay Sylvie Beauséjour
Chemin Saint-Paul
Lise Tremblay
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mars 2016
Il y a le chemin Saint-Paul. Il y a la maison en bardeaux où sa mère a vécu un enfer. Il y a la chambre bleue où son père se meurt. Il y a la chambre blanche où sa mère vit sa folie.
 
Lise Tremblay nous livre ici un récit touchant sur les derniers jours d’un père duquel elle prendra soin jusqu’à son dernier souffle dans cette chambre bleue d’une maison de soins palliatifs. Elle relate également les instants d’après avec sa mère dont la folie n’a plus de remparts. Elle nous dévoile très pudiquement  le passé de ces deux êtres ainsi que son enfance avec ses frères et sœurs au milieu de la folie de sa mère. Une enfance protégée par un père sans qui rien n’aurait été possible.
 
Un récit qui nous happe, qui nous entraîne dans une suite d’émotions et qui nous laisse avec nos propres souvenirs. L’enfance, la vie, la mort. Quiconque aura accompagné un proche en fin de vie sera à jamais marqué par les mots qu’il lira.
Cherche rouquine, coupe garçonne Daniel Poliquin Lorraine Robillard
Cherche rouquine, coupe garçonne
Daniel Poliquin
COTE

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Critique: Lorraine Robillard
Date: Janvier 2018
L’auteur écrit une histoire inspirée au départ d’un fait réel, soit la dernière pendaison pratiquée au Canada en 1956, celle de Wilbert Coffin accusé du meurtre de trois touristes américains venus chasser en Gaspésie. Dans le roman Poliquin situe la pendaison en 1961 et c’est un couple (mari et femme) qui a été tué. Il nous fait voyager constamment de la réalité à la fiction avec deux personnages principaux, Jean-Jacques Bouffard, l’aumônier qui a accompagné à l’échafaud le meurtrier (nommé Blewet dans son histoire) et Évangéline, qu’il définit comme la rouquine du titre. À partir de ce moment, cette dernière devient la narratrice et tout en racontant sa vie à elle, elle parle de tous les gens qui ont eu à côtoyer le tueur, dont son père guide-forestier à l’Anse-Pleureuse, le policier enquêteur surnommé Barrabas, Odette la maitresse de Blewet et quelques autres encore.  Tous, même le bourreau, ont affirmé qu’ils croyaient Blewet innocent, mais aucun n’a témoigné de ce qu’il savait. La petite rouquine raconte aussi ses amours et amitiés personnelles assez « variantes » côté sexuel, ainsi que celles de son père qu’elle aime beaucoup malgré leurs différences de perceptions de la vie en général.
 
Daniel Poliquin est un auteur franco-ontarien que j’aime beaucoup. Il est un conteur intéressant par ses connaissances de la psychologie des hommes, des femmes, des jeunes en général, mais j’ai trouvé que cette fois-ci son texte est moins recherché. Je me suis un peu perdue dans l’histoire à quelques reprises. Dans ce roman, il m’a semblé que son écriture est plutôt spontanée et touffue manquant ainsi d’un peu de rigueur.
Chercher Sam Sophie Bienvenu Sylvie Beauséjour
Chercher Sam
Sophie Bienvenu
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2017
Un jeune homme, Mathieu, vit dans la rue avec sa chienne Sam. On devine tout de suite que, pour Mathieu, Sam occupe une très grande place dans sa vie. Celle-ci l’empêche de commettre l’irréparable et le tient en vie et au chaud les mois d’hiver. Les journées sont occupées pour le jeune homme, car, contrairement à ce que nous pouvons penser, vivre dans la rue demande une grande organisation pour subvenir au besoin de base : rester en vie. Et puis, un jour, tout le monde de Mathieu s’écroule. Sam a disparue et voilà que les vieux fantômes qui se tenaient à distance l’agressent de toute part. Les heures d’angoisse se succèdent et une amitié naît.

Lecture bouleversante. La construction du livre est intéressante et stimulante : un chapitre ou deux pour le passé et un autre pour le présent. On suit Mathieu et on apprend ce qu’a été sa vie à ce jour. On comprend peu à peu pourquoi celui-ci vit dans la rue. Les bras nous en tombent. Sophie Bienvenu, avec peu de mot, nous fait traverser toute la gamme des émotions. Et si « Chercher Sam » nous amenait à plus de compassion pour les itinérants, a chercher des réponses au-delà des préjugés?
Cheval Indien Richard Waganese Sylvie Beauséjour
Cheval Indien
Richard Waganese
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Février 2018
Le Canada des années1960-1970. Les Amérindiens arrachés à leur famille et à leurs traditions ancestrales pour être enfermés dans les pensionnats dirigés par des religieux aux méthodes cruelles. C’est le sort qui est réservé à Saul Cheval Indien huit ans quand il est retrouvé dans les bras de sa grand-mère morte gelée. C’est la descente aux enfers. N’ayant plus aucun repère Saul et ses voisins de dortoir vivent dans la terreur. Servant de main d’œuvre aux religieux ils sont assujettis à des tâches ingrates et éreintantes. Le catéchiste  remplace alors leurs croyances amérindiennes et bientôt ceux qui arrivent à s’en sortir n’ont plus aucun repère. Saul pour sa part trouve le salut de son âme dans le hockey. Avec l’aide du père Leboutilier il intègrera, malgré sa petite stature et son âge, l’équipe du pensionnat. Il fera vite sa marque et le sport lui permettra de distancer l’horreur. Au fil de son adolescence, Saul évolue dans plusieurs équipes, mais un jour il craque sous la pression du racisme dont il est constamment victime. La colère accumulée au fil des ans le plonge dans l’alcoolisme. Il aboutira dans un centre de désintoxication où il apprendra à revivre les évènements importants de sa vie et se reconstruire à plus de trente ans.
 
Sujet délicat que les pensionnats autochtones et le déracinement de plusieurs communautés des Premières Nations. La réalité vécue par de jeunes enfants est souvent difficile à imaginer tant elle est abjecte. L’auteur a su cependant nous dépeindre l’histoire de Saul qui grâce à sa passion pour le hockey pourra traverser l’horreur. Mais à quel prix? Attention cependant il y a beaucoup, beaucoup de descriptions de parties de hockey. Un peu trop? Peut-être, mais en contrepartie l’auteur a su avec aisance nous faire pénétrer dans l’âme d’un petit garçon porté par un grand rêve et à la recherche de ses origines.
City on fire Garth Risk Hallberg Johanne Laramée
City on fire
Garth Risk Hallberg
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2016
L’histoire débute en décembre 1976 avec les préparatifs de Noël d’un couple gai officiellement colocataires. L’un est noir et provient d’un milieu modeste, l’autre est blanc et descend d’une famille illustre.  Leur vie se mêlera à celle d’une pléiade de personnages quand,  le soir du réveillon, des coups de feu retentissent dans Central Park, blessant Samantha, une jeune adolescente  partie d’un concert punk pour un rendez-vous avec un ancien amant. C’est la panne électrique majeure de New-York le 13 juillet 1977 qui clôturera ce roman.
 
Résumer une telle œuvre s’avère impossible. Le foisonnement des personnages rend d’ailleurs la lecture un peu ardue dans les premiers chapitres, car on doit souvent retourner en arrière pour replacer qui fait quoi ou est en lien avec qui. Une fois l’exercice fait, on peut se laisser porter par l’histoire. Mais j’avoue que tout au long de ma lecture, je suis toujours restée sur l’impression d’un petit quelque chose que je ne saisissais pas, ce qui peut devenir agaçant. L’histoire accordant beaucoup d’importance à la ville de New-York qui devient en quelque sorte le personnage central, peut-être est-ce ma méconnaissance de cette ville et de ses particularités qui en est la cause?
 
Ce livre, qui compte près de 1,000 pages, en découragera plusieurs, mais les lecteurs voraces seront comblés et plongeront  avec bonheur dans une histoire qui les captivera de longues heures.
Combien de temps encore? Gilles Archambault Carole Chatelois
Combien de temps encore?
Gilles Archambault
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2017
L’auteur nous présente 24 très courtes nouvelles. Il n’y a pas vraiment de lignes directrices entre elles. Le lien relève plus de la nostalgie du temps qui passe. On reconnaît l’ironie qui teint presque toujours en filigrane les écrits de Gilles Archambault.

Je n’ai pas préféré un texte en particulier. Il va droit au but, peu de mise en contexte, peu de description, pas de mot de trop. Seule l'histoire autour de ses personnages conte.

J’ai aimé la lecture de ce livre, mais peu de temps après j’avais peine à me rappeler précisément d’un texte. Pour ma part je préfère les nouvelles plus longues nous donnant le temps d’accrocher à la vie des protagonistes.
Combien de temps encore? Gilles Archambault Françoise Hucbourg
Combien de temps encore?
Gilles Archambault
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Août 2017
Vingt-quatre nouvelles annonce la quatrième de couverture, vingt-quatre nouvelles pour 137 pages, certaines risquent donc d'être bien courtes...

La vie qui passe, l'amour qui lasse, les souvenirs qui s'entassent... c'est l'essentiel des idées brassées dans ce recueil. Les nouvelles portent toutes, ou presque toutes, sur des relations humaines difficiles souvent, décevantes parfois, mourantes quelquefois quand on atteint l'âge respectable permettant d'être considéré comme vieux. Non, pas de tristesse, ou si peu, et surtout pas de découragement dans ce texte, mais une nostalgie sous-jacente, même si on fait face à un avenir incertain avec beaucoup d'énergie.

Bien qu'on parle de nouvelles pour ce livre, certaines, à mes yeux, n'en ont pas la structure : élément déclencheur, sommet, chute inattendue. De plus, l'homogénéité des sentiments exprimés, des situations décrites me laisse un goût d'histoires plutôt ordinaires, sans réel approfondissement des relations humaines. Ma note sanctionne le style qui, lui, est impeccable.
Comme un roman Daniel Pennac Stéphane Larose
Comme un roman
Daniel Pennac
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Octobre 2016
Comme professeur de français au niveau collégial, j’ai durant quelques sessions fait la lecture à mes étudiants et étudiantes de plusieurs chapitres de ce bouquin, qui est un essai fortement humoristique sur le livre et la lecture, plus précisément sur le plaisir de lire. Pennac met en scène un professeur enseignant à des adolescents, qui décide justement de faire la lecture à ceux-ci, comme ça, sans test ou dissertation à faire pour vérifier s’ils ont bien retenu ou bien compris ce qu’il leur a lu. Pour Pennac, répéter à ses enfants, ses ados ou même je suppose aux adultes qu’« il faut lire » est probablement la pire chose à faire si on veut que ces personnes en arrivent à aimer lire. Pour ne pas avoir à en arriver là, il faut non seulement que les parents lisent à leurs très jeunes enfants qui ne savent pas encore lire, mais qu’ils continuent pendant qu’ils développent leurs habiletés de lecture. Il faut aussi que les parents et les adultes donnent l’exemple, en sacrifiant du temps passé normalement devant le petit écran pour la lecture d’un bon livre. Ce plaidoyer de Pennac est toujours d’actualité, car malheureusement rien n’a changé depuis sa parution, ni dans les écoles ni chez les parents. En fait, si vous remplacez toutes ses références à l’omniprésence de la télévision par l’omniprésence d’internet et des réseaux sociaux, Comme un roman demeure tout aussi pertinent qu’il y a 25 ans. Je recommande ce bouquin à tous ceux qui aiment lire et qui voudraient pouvoir transmettre ce plaisir à des gens qui l’ignorent, en particulier à tous les professeurs de français de niveau secondaire ou collégial. Lisez ce livre aux jeunes à qui vous enseignez, même si ce n’est pas au programme !
Comment va la douleur? Pascal Garnier Sylvie Beauséjour
Comment va la douleur?
Pascal Garnier
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2016
Simon n’est pas au meilleur de sa forme. En fait avant de prendre sa retraite il a un dernier « travail » à exécuter. Avec l’aide de Bernard, un jeune homme un peu simplet, rencontré sur la place à Vals-les-Bains, il voit l’opportunité de tirer sa révérence en beauté. Bernard sera chauffeur. Mais rien ne sera simple. Bernard attire à lui et du même fait à son patron toute sorte de gens dont Simon se serait bien passé. En parallèle il y a Anaïs, la mère de Bernard, dont il prend grand soin.

Un tout petit livre des éditions Zulma qui met en lumière une histoire simple racontée de façon merveilleuse et bien concise. Un réel plaisir de lecture. Pascal Garnier m’a séduite par son écriture.
Concerto pour la main morte Olivier Bleys Françoise Hucbourg
Concerto pour la main morte
Olivier Bleys
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mai 2016
Pour ceux qui ne sont jamais allés en Sibérie et qui pensent mourir sans avoir eu la chance de visiter cette région nordique, voici un roman complètement déjanté qui  pourra faire votre bonheur.

On est loin, bien loin de tout à Mourava. Que voulez-vous, c'est la Sibérie profonde! Tout de même, un bateau y accoste de temps en temps, venant de Krasnoïarsk. Quelques voyageurs, du ravitaillement pour les rares habitants d'un village perdu. Justement, Wladimir Golovkina avait choisi de quitter ce trou perdu, mais l'équipage du bateau n'a pas voulu de lui. Eh bien, tant pis! Comme un nouvel arrivant a débarqué du bateau, il s'intéresse à lui, d'autant plus que ce personnage n'est pas venu les mains vides, un piano attend sur le bord du fleuve que des bras vigoureux s'en emparent pour le mettre en lieu sûr. Wladimir se présente, enchanté de cette visite inattendue, fait connaissance avec  le voyageur hors du commun qui répond au nom de Colin Gerbaux. "Colin, tu viens chez moi avec ton piano", dit Wladimir . En  route. Colin logera chez Wladimir, le piano aussi. Il faudra protéger l'instrument des rigueurs de l'hiver... Colin confie à son hôte le drame qui l'habite: il est incapable de jouer en entier le concerto numéro 2 de Rachmaninov, sa main droite refuse de lui obéir.  Il y aura la visite , loin du village, à une sorte de mage solitaire et philosophe alors que les ours rôdent sur le chemin emprunté par Colin et Wladimir...

Lecture savoureuse, baignant dans une atmosphère de bout du monde et nous permettant de rencontrer des êtres isolés et pleins d'humanité...