Vous êtes ici :
Vie Animée
Vous êtes ici : Vie Animée > Bibliothèques > Suggestions de lecture > Critiques de consultants

Critiques de consultants


Consultant



 |<  <  1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10  >  >| 
Affichage des résultats 61-90 (de 439)
TitreAuteurConsultant
Conversations avec un enfant curieux Michel Tremblay Johanne Laramée
Conversations avec un enfant curieux
Michel Tremblay
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2016
Michel Tremblay reprend ici ses personnages connus du Plateau Mont-Royal et cette fois-ci il en est la vedette. On y retrouve le petit Michel qui grandit au fil des chapitres et qui a le don d’agacer son entourage avec des remises en question de son quotidien et le pourquoi du pourquoi qui n’en finit pas.

Ces tranches de vie semblent autobiographiques, ce qui ajoute à l’intérêt de ceux qui apprécient l’auteur. Seul petit bémol, j’ai eu l’impression que le joual prenait plus d’importance que dans ses parutions précédentes, ce qui met un peu de lourdeur dans la fluidité du texte. Mais cet irritant s’estompe au fil de la lecture et ne gâche en rien le plaisir. Pour ma part, j’en redemanderais encore.
Coup de coeur Nora Roberts Gabrielle Valois
Coup de coeur
Nora Roberts
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
Un gentleman cambrioleur, une riche et jeune célibataire. Une poursuite dans les rues de New-York. Trois bandits armés qui veulent à tout prix des documents prouvant que les fameux bijoux de Marie-Antoinette sont enterrés dans une grotte à Madagascar. Une intrigue amoureuse, naturellement.
 
Mélangez bien. Composez seize chapitres. Ajoutez un attentat surprise dans chacun, en modifiant le lieu : dans l’hôtel, en montagne, en pleine ville, en camping, sur la rivière, dans un cimetière. Mettez beaucoup de suspense, par exemple en les faisant nager parmi les crocodiles.
 
Mais de grâce arrangez-vous pour que nos deux héros finissent toujours par s’en sortir. Faites leur vivre quelques querelles d’amoureux. Mais n’oubliez pas, ils doivent se réconcilier à la fin.
D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds Jon Kalman Stefansson Françoise Hucbourg
D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds
Jon Kalman Stefansson
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Août 2017
On parle ici de chroniques familiales, chroniques islandaises s'étalant sur trois générations. Ari a quitté son Islande natale et la ville de Keflavik pour le Danemark, vivant une sorte d'exil après une rupture douloureuse. Mais voici que son père et sa belle-mère lui envoient des messages sibyllins et plutôt inquiétants. Il revient au pays; il y sera accueilli par son ami de toujours qui est en même temps son cousin. Et on va accompagner les deux compères dans un voyage au cœur d'un pays aux paysages à la fois rudes et fantastiques, au climat rigoureux, aux nuits hivernales sans fin, une Islande appauvrie par la promulgation de quota de pêche, soumise durant de longues années à une présence américaine, un pays en apparence dominé par les hommes. Cependant, c'est surtout l'histoire de ses habitants qui va susciter la curiosité du lecteur, une histoire qui commence par celle d'Oddur et Margret, les grands-parents de nos deux amis. En fait, on vit avec les héros dans un pays rempli de poésie et de profondeur dans les relations humaines.

Le roman est plutôt difficile à lire, à cause des noms propres qui nous sont peu communs et qu'on retient parfois mal, à cause de la forme de la prose aux longues phrases et aux divisions originales, mais l'effort est largement récompensé, car c'est un livre magnifique. L'auteur sait parler de l'être humain et de ses peines et de ses joies et de ses aspirations; il décrit avec délicatesse et précision les paysages. C'est un poète doublé d'un orfèvre des cœurs...
Daisy Sisters Henning Mankell Johanne Laramée
Daisy Sisters
Henning Mankell
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2015
L’histoire débute en 1941, en Suède, durant la guerre. Elna a 17 ans et  vit dans un milieu ouvrier modeste avec sa famille. Partie rejoindre Vivi, avec qui elle correspond depuis sa dernière année scolaire, pour une escapade de quelques jours à bicyclette, les deux amies décident de se nommer les Daisy Sisters. Violée en chemin par un militaire avec qui elle a passé une soirée, Elna revient enceinte et fait face au déshonneur après une tentative d’avortement raté.

On retrouve sa fille Eivor à 18 ans qui vit des moments difficiles lors d’une  fugue avec un jeune délinquant. Suite à des cours de couture, elle débute sa vie d’adulte et se marie tôt suite à une grossesse non planifiée. C’est sa vie à travers un divorce et deux autres enfants que l’on suit jusqu’à l’annonce de la grossesse de sa fille alors adolescente.

On ne suit que peu la relation des Daisy Sisters dans ce livre. L’accent est mis sur le rôle de mère qui influence le cours de vie des femmes d’une même famille à travers quatre générations. Le développement de l’aspect sociologique de la Suède qui couvre les années 1950 à 1990 est fort bien décrit et c’est cet aspect du roman que j’ai apprécié. Par contre, le ton de victimisation des femmes et le fatalisme qui teinte l’histoire m’a agacée. L’état de maternité qui ne semble ici qu’entrave à la liberté et à un certain degré d’indépendance est-elle une vision plus masculine de cette réalité ? À vous d’en juger.
Danger! Femmes en SPM Catherine Bourgault Brigitte Demers
Danger! Femmes en SPM
Catherine Bourgault
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Mars 2017
J'ai fait l'achat de ce livre lors du Salon du Livre de l'Outaouais en février 2017. J'ai eu la chance de faire autographier mon livre et de faire un brin de jasette avec Catherine. Je l'ai trouvé vraiment très sympathique! J'aurais aimé jaser plus longtemps avec elle mais je n'étais pas seule!! Et j'ai un aveu à vous faire: c'est ma première lecture de cette auteure!! Mais je vous rassure tout de suite: d'autres livres de Catherine viendront garnir ma bibliothèque!!
 
Que du bon temps que j'ai eu avec Marie-Elle, Claudia, Sophie et Mahée! Je n'avais même pas fini le premier chapitre que je riais toute seule. Ça promettait!! J'ai vraiment adoré cette histoire. C'est facile de se reconnaître au travers de ces filles car ce qu'elles ont vécu peut très bien arriver à n'importe quelle femme. De plus, les filles avaient l'air d'avoir tellement de fun et de bien s'entendre que j'avais le goût moi aussi de faire partie de la gang, de rire avec elles.
 
Comme j'ai mentionné au début de ma chronique, c'était le premier livre de cette auteure que je lisais et assurément pas le dernier. J'ai trop aimé sa façon de raconter. C'est drôle, divertissant, rafraîchissant. Ça se lit tellement bien....du bonheur à l'état pur! Un vrai bonbon!! Lire un livre de Catherine c'est 100% plaisir garanti!!
 
Mon coup de coeur pour les personnages va à Marie-Elle. Pauvre elle! C'est incroyable tout ce qu'elle a pu vivre en 24 heures! Elle est sortie de sa zone de confort pas à peu près. Cette fille m'a fait tellement rire! On ne peut faire autrement que de la serrer dans nos bras et de l'aimer! Mais attendez!! Je ne vous ai pas parlé de Simon!! Le beau Simon Larrivée!! Qu'il a l'air viril ce gars!! Grrr....Mettons que je ne lui ferais pas mal!
 
Je vous conseille fortement de lire ce roman, vous ne le regretterez pas et je vous promets des rires tout au long de votre lecture!
Dans la ville en feu Michael Connelly Widad Cantin
Dans la ville en feu
Michael Connelly
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Août 2015
Une journaliste danoise a été abattue durant les émeutes de Los Angeles en 1992. C’est l’inspecteur Harry Bosch lui-même qui trouvera son corps. Par contre, pour le service de police de l’époque, ce n’est qu’un corps parmi tant d’autres. Ce n’est que vingt ans plus tard, alors qu’il travaille pour le Bureau des Affaires non résolues, qu’il pourra enfin enquêter sur cette femme, avec comme indice une douille et une boîte noire remplie d’archives.
 
C’est un très bon roman à lire !
Dans la ville en feu Michael Connelly Carole Chatelois
Dans la ville en feu
Michael Connelly
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Octobre 2015
Après une carrière sur le terrain, l’inspecteur  Harry Bosch  est maintenant affecté aux affaires non résolues avant de prendre sa retraite. En 1992 lors des émeutes sanglantes de Los Angeles, il y avait tellement de morts que  l’escouade des crimes n’avait pas assez de temps à consacrer pour les résoudre tous. Vingt ans plus tard, le chef de police craint les médias, qui ne manqueront  pas de relater le vingtième anniversaire des émeutes et de  lui reprocher son manque d’efficacité. Il confie donc à son escouade la tâche d’élucider ces meurtres. L’inspecteur Harry Bosch n’a jamais oublié la jeune journaliste danoise trouvée morte dans une ruelle. C’est ce dossier qu’il choisit.  Il y a peu d’indices, mais les progrès de la science de la balistique lui permettent d’identifier l’arme du crime. Toujours aussi tenace il suivra cette piste jusqu’à l’assassin.

Michael Connelly nous présente une autre enquête de l’inspecteur Bosch. Tous ses fans vont aimer le retrouver toujours aussi méticuleux, entêté, épris de justice, confiant l’aspect technologique de l’enquête à son collègue Chu et s’inquiétant  pour Madeline sa fille jeune ado. L’auteur maitrise parfaitement son art et c’est toujours un plaisir de constater comment il arrive peu à peu à résoudre une l’enquête.
Dans les brumes du mal René Manzor Widad Cantin
Dans les brumes du mal
René Manzor
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Mars 2017
Lors de chaque crime, une mère est tuée tandis que son enfant est porté disparu. Cette fois-ci, il s’agit de Tom, le neveu de Dahlia Rhymes, agente du FBI. Elle a quitté la Caroline du Sud il y a vingt ans en brisant tous liens familiaux. Son neveu, elle ne le connaît que par photo. Arrivée dans son patelin, elle fera équipe avec un ancien gars de rues devenu un des meilleurs policiers. Ils devront résoudre le mystère des enfants disparus, à partir d’un témoignage du voisin de Tom ; il est persuadé qu’il s’agit d’un acte de vaudouisme car il aurait vu une sorte d’ombre près de la maison …

C’est un très bon auteur !
Dans les secrets de Madame Clicquot Fabienne Moreau Carole Chatelois
Dans les secrets de Madame Clicquot
Fabienne Moreau
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2017
Barbe Ponsardin se marie avec François Clicquot en 1797. C’est une union heureuse tant sur le plan amoureux que financier. Malheureusement 7 ans plus tard son mari décède, elle se retrouve à la tête de la maison de champagne Clicquot. Elle se doit d’apprendre toutes les étapes de la fabrication du divin nectar. Elle évolue rapidement dans ses nouvelles fonctions, qu’elle préfère à la vie oiseuse des femmes fortunées de son époque. Elle devra faire face à plusieurs embuches pour mener à bien son entreprise, la plus grande étant la distribution de ses bouteilles à travers l’Europe pendant les guerres napoléoniennes. C’est par sa correspondance avec un inconnu qu’on découvrira l’histoire de sa vie et de ses secrets.

C’est un roman en grande partie épistolaire. Un échange de lettres qui s’échelonnent sur plusieurs années avec celui qu’elle appelle son chevalier et qui s’avère finalement être Dorothée la nièce de Talleyrand. Ce dernier voulant que sa nièce se lie d’amitié avec une femme d’exception. Mais la lectrice en moi est quelque peu déçue croyant que Madame Clicquot avait un admirateur secret. La vie dans un vignoble nous est racontée simplement sans nous perdre avec des termes trop techniques. Par contre on s’y perd un peu dans la tumultueuse histoire de la France à cette époque.

Extrait : À l’âge de dix ans, la fillette découvrit que la sainte-barbe désignait la pièce du navire où sont entreposées les munitions.  Son premier prénom, inusité, servait aussi à définir une soute explosive. Elle demanda aussitôt, et très sérieusement, à ses parents de l’appeler Barbe.
Dans l'intimité du pouvoir : journal politique 2012-2014 Dominique Lebel Stéphane Larose
Dans l'intimité du pouvoir : journal politique 2012-2014
Dominique Lebel
COTE

Disponibilité >>
Critique: Stéphane Larose
Date: Juin 2016
Pauline Marois aura été la première femme ayant dirigé le Québec comme première ministre, de septembre 2012 à avril 2014, lors d’un court mandat minoritaire assez rock ‘n’ roll. Le soir même de son élection, elle est la cible d’un attentat politique qui échoue, bien qu’il y a quand même mort d’homme. Puis le gouvernement péquiste se voit souvent obligé de reculer concernant plusieurs décisions politiques prises hâtivement. À l’été 2013, tout le Québec est consterné par la tragédie de Lac-Mégantic, alors qu’un train sans conducteur et bourré de pétrole entre à toute allure dans la municipalité et fait exploser son centre-ville. Puis au début de l’automne 2013, Bernard Drainville dévoile une « charte des valeurs » qui durant plusieurs mois mobilisera l’attention de bien des commentateurs.
 
Dominique Lebel, durant tout ce temps, occupe la fonction de directeur de cabinet adjoint de la première ministre Pauline Marois, ce qui l’amène à assister aux réunions du Conseil des ministres, à être souvent au bureau de Mme Marois et à l’accompagner dans ses nombreux déplacements à l’intérieur ou à l’extérieur de la province. Quand il a un petit moment de libre, il note dans un carnet « des faits, des impressions, des dialogues » associés à son travail en coulisse. C’est ce qui constitue la matière principale de l’ouvrage qu’il nous propose.
 
On se dira que ça doit être intéressant, et on aura tort. Ce livre est un échec à tous les points de vue. D’abord, l’auteur commet une faute grave en n’expliquant jamais quel est son rôle dans cette « machine ». À quoi ça sert un directeur de cabinet adjoint et quelle est sa description de tâches ? Même en lisant ce bouquin, vous ne le saurez pas vraiment ! On sait qu’il rencontre untel, ou qu’il est à tel endroit avec telles personnes, mais pourquoi ? Mystère ! On peut se dire que ce n’est pas grave, qu’au moins il va nous faire comprendre c’est quoi être première ministre, comment se prennent les décisions, ce qui se dit d’intéressant … eh bien, non ! Pas vraiment ! Probablement lié par le secret professionnel et ministériel, on n’a droit qu’à une série d’éléments décousus, sans fil conducteur. Ce livre n’est pas un récit. C’est un journal sans intérêt d’un homme sans intérêt et écrit avec une totale absence de style. Quelle que soit votre  allégeance politique, fuyez ce livre !
Dans l'oeil du soleil Deni Ellis Béchard Françoise Hucbourg
Dans l'oeil du soleil
Deni Ellis Béchard
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mars 2017
Afghanistan, Kaboul, 2011. L'explosion d'une voiture provoque la disparition, sinon la mort, de quatre personnes : Alexandra, avocate québécoise spécialisée en droit humanitaire, Justin, Américain plutôt très religieux et enseignant dans une école, Clay, Américain lui aussi, ancien militaire, reconverti en entrepreneur assurant la sécurité. Le quatrième disparu est un jeune Afghan, élève à ses heures... C'est une journaliste japonaise , connaissance des Occidentaux disparus, qui mène l'enquête. On va voyager du Maine à La Nouvelle-Orléans, de Montréal à la Côte-Nord du Québec. Tout en cherchant à savoir ce qui s'est réellement passé, la journaliste nous fait part de ses découvertes sur les personnalités des disparus, des motivations, souvent obscures, qui amènent les gens à travailler dans l'humanitaire, ce travail constituant la plupart du temps une échappatoire dorée et estimée...

Le sujet abordé par l'auteur, à savoir le pourquoi et le comment des choix de ceux qui veulent aider dans les pays en difficulté, m'a intéressée. Donc, rien à redire sur le fond, même si le romancier affiche un grand pessimisme. Quant à la forme, elle m'a dérangée tout au long de ma lecture. Un style lourd, ampoulé. Des retours dans le temps et dans l'espace nuisent parfois à la compréhension De nombreuses et surprenantes fautes d'écriture. Ex : "Son minimalisme gravait la détermination dans les hommes, leurs muscles agiles de mouvements parfaits..." (p. 188)

Ou encore:
"Justin avait la personne qu'il voulait être connu pour l'avoir sauvée" (p. 398)
Dans son regard Theodor Kallifatides Widad Cantin
Dans son regard
Theodor Kallifatides
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Mars 2017
Kristina Vendel est une commissaire de police en Suède. Elle a été victime d’un crime traumatisant dont elle ne garde que peu de souvenirs. Elle aurait été enlevée, droguée puis violée. Certaines photos circulent d’ailleurs, ce qui confirme que cette histoire est bien arrivée. Elle fera seule son enquête, ne pouvant se fier à ses collègues, trop occupés avec leur propre histoire.
 
Entre temps, des meurtres seront commis et la police soupçonne que Vendel soit impliquée. Plusieurs personnages feront leur apparition.
 
Ce roman est un très bon livre policier.
Dans une classe à part : histoires de profs inspirants Mylène Moisan Johanne Laramée
Dans une classe à part : histoires de profs inspirants
Mylène Moisan
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2016
Ce livre est un recueil de chroniques écrites par une journaliste de La Presse. Le sujet porte sur des professeurs inspirants qui ont su faire une différence pour leurs élèves.

Prof de secondaire régulier ou de classes spéciales, prof moderne ou de temps plus anciens; l’empreinte qu’ils laissent est marquante. Pour plusieurs, ce métier est une vocation, pour d’autres un tremplin pour autre chose.

L’histoire qui se démarque est celle de ce prof de secondaire qui a falsifié les notes d’un élève plein de potentiel, mais qui vivait des moments difficiles. Cette tricherie a été  le coup de pouce nécessaire à cet adolescent pour poursuivre dans la réussite scolaire.

Dans ces temps où tout le système d’éducation est remis en question et contesté, ces petites histoires portent à la réflexion, mais sans plus.
Danser au bord de l'abîme Grégoire Delacourt Françoise Hucbourg
Danser au bord de l'abîme
Grégoire Delacourt
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mai 2017
Tout va bien pour Emmanuelle, Emma pour ceux qui la connaissent. Jeune quadragénaire, plutôt jolie, mère de trois enfants, marié à Olivier, vendeuse dans un magasin de vêtements pour enfants. Olivier a bien eu un cancer, cependant, il est en rémission. Mais, oui, il y a un « mais ». Voilà qu'elle tombe en amour avec un homme aperçu dans une brasserie, un vrai coup de foudre, réciproque en plus... Sans se connaître, et presque sans s'être touchés, ils décident de partir ensemble. La faucheuse fait des siennes et Alexandre meurt alors qu'il va rejoindre Emma. S'ensuit une désespérance totale pour l'héroïne qui va vivre sa peine en vendant des frites dans un terrain de camping, qui va souffrir de constater que ses enfants ne veulent plus d'elle, sauf la plus jeune... Mais un nouveau coup de théâtre viendra une fois de plus bouleverser le destin : le cancer d'Olivier récidive, et, cette fois, c'est sans espoir.
 
L'histoire paraît banale et souvent fleur bleue au niveau de la formation des couples. Pourtant j'ai beaucoup aimé le livre. L'écriture de Delacourt est exceptionnelle, pleine d'invention, d'élégance et, au-delà des clichés plutôt fatigants pour moi, on lit un texte d'une grande beauté et rempli de vérités sur les relations humaines.
Danser au bord de l'abîme Grégoire Delacourt Carole Chatelois
Danser au bord de l'abîme
Grégoire Delacourt
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Juin 2017
Emma, 39 ans, a trois ados et travaille dans une boutique pour enfant dans le Vieux-Lille. Elle est mariée à Olivier depuis 18 ans et qui dirige une importante concession automobile. Leur vie familiale semble suivre une voie normale avec ses joies et ses peines, un bonheur tranquille cachant toutefois quelques frustrations. Jusqu’au jour où Emma croisera le regard d’un inconnu dans un café à l’heure du lunch. Et voilà le coup de foudre qui bouleversera leur vie. Emma abandonnera-t-elle mari et enfants? Quel chemin empruntera la suite de leur vie?

Grégoire Delacourt manie les mots merveilleusement avec une facilité déconcertante nous faisant passer par toute une gamme d’émotions. Il nous décrit le désir grisant entre un homme et une femme. Je n’ai jamais lu une description d’un coup de foudre aussi touchante et pour mon plus grand plaisir l’auteur y consacre le tiers du livre. Il faut aussi noter avec quelle aisance il se met dans la peau d’une femme, car c’est Emma la narratrice.

Certaines situations peuvent sembler un peu exagérées, mais c’est la prérogative de l’auteur et ça ne m’a pas ennuyée parce que c’est trop bien écrit.
D'après une histoire vraie Delphine de Vigan Françoise Hucbourg
D'après une histoire vraie
Delphine de Vigan
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mars 2016
Après le succès de son roman "Rien ne s'oppose à la nuit", roman s'inspirant de l'histoire vraie de sa mère, l'auteure s'interroge sur sa capacité à écrire un nouveau livre. Syndrome de la page blanche: pas d'idée, interrogation existentielle sur la pertinence de la fiction par rapport au récit vécu... Et voilà que lors d'une soirée chez une amie, la romancière rencontre une femme qu'on appellera  L., écrivaine comme elle, mais nègre. Cette L. essaie tout de suite de lui plaire, désire la revoir et entre dans sa vie en la troublant par son discours sur ses capacités, prétendant la connaître depuis longtemps,  l'assurant qu'elle sait ce qui est bon pour que la foi en ses talents d'écrivain revienne. Et après une période qu'on pourrait qualifier de séductrice, c'est la descente aux enfers, la dépression avec séjour à l'hôpital. Fort curieusement, Delphine de Vigan ne parle à aucun membre de sa famille de l'emprise de L. sur elle. Jusqu'à la trahison , là où tout se dévoile, là où tout s'écroule...

Livre étrange. Même si la qualité de la plume de la romancière permet d'accepter bien des extravagances, je suis restée perplexe et plutôt insatisfaite à la fin de la lecture de ce Prix Renaudot 2015. Peut-on vivre réellement une relation qui nous envahit de telle sorte qu'on devient un objet? Sans doute, mais pendant 478 pages, c'est un peu long. Sans doute on peut y voir aussi la souffrance de l'écrivain en quête de thème pour son prochain ouvrage, mais j'ai refermé le livre, peu convaincue...
De la Belle Époque à la Crise : chroniques de la vie culturelle à Montréal Denis Saint-Jacques Stéphane Larose
De la Belle Époque à la Crise : chroniques de la vie culturelle à Montréal
Denis Saint-Jacques
COTE

Disponibilité >>
Critique: Stéphane Larose
Date: Novembre 2015
La maison d’édition Nota bene, bien connue des milieux universitaires culturels québécois, particulièrement des littéraires, publie ici un ouvrage dynamique qui autant par sa forme que son contenu, devrait en étonner plusieurs. En effet, on y traite d’histoire et de culture québécoise sous la forme d’un portrait animé et divertissant de la métropole des années 1899-1929, un portrait composé de chroniques agréables à lire et portant chacune sur un événement culturel précis.
 
Ce n’est pas la nostalgie qui sert de moteur à ce projet, mais bien la modernité : celle de l’époque qu’on relie subtilement à la nôtre. Ainsi, nous sommes tous fascinés par les nouveaux médias, comme l’étaient nos ancêtres à l’arrivée du gramophone, du Ouimetoscope et de la radio. Le multiculturalisme actuel de Montréal était déjà bien présent au début du vingtième siècle. Les femmes participaient déjà très activement à diverses manifestations de notre culture, certaines pouvant même être qualifiées de féministes. Bien avant la commission Charbonneau, il y a eu la commission Cannon et la commission Coderre ! Avant Châtelaine, il y a eu La Revue moderne, etc.
 
En plus du lien entre la modernité d’alors et celle d’aujourd’hui, il y a, dans la plupart de ces événements et dans la façon qu’on nous les fait revivre, presque toujours cette volonté de rapprochement entre la grande culture et celle dite populaire. Cela aussi est une préoccupation bien de notre époque, tel qu’en témoigne justement l’intention manifeste de Nota bene d’élargir son public avec cet ouvrage. C’est en tout cas ce qu’on lui souhaite !
De pierres et de sang André Jacques Sylvie Beauséjour
De pierres et de sang
André Jacques
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Septembre 2016
L’auteur plonge dans le présent polar son personnage fétiche, Alexandre Jobin, antiquaire de métier avec pour bagage vingt-cinq ans dans les services de renseignements de l’armée, dans le monde merveilleux, mais sanguinaire des diamantaires. Un monde qu’il nous fait connaître en remontant la chaîne de production. En partant des minières, plus particulièrement celles de Yellowknife et du trafic illégal qui s’y développe, nous découvrons les divers intermédiaires aux façons de faire peu scrupuleuses. Quand la pierre se retrouve au doigt d’une maîtresse d’un nouveau riche russe celle-ci ne se doute pas combien le sang a coulé dans ce trafic.
 
Une lecture haletante où il fait bon se retrouver au pays avec la rue St-Laurent, la rue Dante et la Place Versailles. Mais nous voyageons aussi à Anvers capitale des diamants, faisons un saut à Paris et retrouvons des personnages rencontrés au fil des polars d’André Jacques. Un brin d’humour, un héros un vrai et la recette est complète pour une belle aventure.
Délires mortels Kathy Reichs Widad Cantin
Délires mortels
Kathy Reichs
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Décembre 2016
Hazel Strike est un détective amateur qui demande l’aide de Temperance Brennan concernant un enregistrement sonore ; il s’agit d’une voix de femme appelant de l’aide. Il est convaincu qu’il s’agit d’une disparue d’il y a trois ans. Brennan hésite, mais quand le détective est retrouvé mort, il n’en faut pas plus pour la convaincre de faire enquête. Lors de son enquête, elle découvrira des indices en lien avec d’autres morts …
 
C’est le dix-huitième roman et il est vraiment très bon !
Délivrances Toni Morrison Françoise Hucbourg
Délivrances
Toni Morrison
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Décembre 2015
En Californie, un couple mulâtre à la peau presque blanche met au monde une fille, Lula Ann, noire comme l'ébène et belle comme le jour. Le père ne veut rien savoir et quitte le foyer, la mère s'occupe, bien que sans chaleur, de la petite.
Lula Ann devient une ravissante jeune femme qui s'habille en blanc afin de mettre en valeur sa beauté. Son amoureux, Booker, la quitte en lui disant qu'elle n'est pas la femme qu'il veut. Ils se sont disputés au sujet d'un projet de Lula, qui se fait à présent appeler Bride  : elle veut offrir cadeaux et argent à une femme qui sort de prison après avoir purgé une peine due à des agressions sexuelles sur des enfants. Bride rencontrera l'ex-prisonnière et se fera joliment battre par elle. Bride est soignée et consolée par sa meilleure amie, mais elle veut retrouver Booker. Expédition en Jaguar, retours sur sa vie, retours aussi de Booker sur son enfance à lui, marquée par le meurtre de son frère qui a été agressé sexuellement avant de mourir...

Ce roman nous amène un certain nombre d'agressions sexuelles sur des enfants et sur les conséquences de ces agressions dans leur vie d'adultes. C'est la première fois que Toni Morrison écrit sur l'époque actuelle, et le titre fait sans doute référence aux différentes délivrances auxquelles on assiste: naissance, enfance, mensonge, résilience... Toutefois, j'ai moins aimé ce roman récent, et j'y ai relevé un certain nombre de fautes dans une traduction plutôt faible.
Des bonobos et des hommes D. Y. Béchard Françoise Hucbourg
Des bonobos et des hommes
D. Y. Béchard
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Novembre 2016
Les bonobos sont les grands singes qui se rapprochent le plus de l'espèce humaine, par leur bagage génétique d'abord, par leur sexualité et par la solidarité qu'ils expriment ensuite. On les trouve seulement au sud du fleuve Congo, tout à fait à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

L'auteur est allé plusieurs fois en RDC afin d'y suivre l'action menée par la Bonobo Conservation Initiative(BCI), ONG américaine. Le livre écrit par Deni Béchard, à la suite de ses séjours, expose le travail fait par cette ONG. Il nous parle aussi longuement des problèmes du pays, ancienne colonie belge, soumise depuis plusieurs décennies à des dictateurs. Surtout, il nous fait part de la philosophie qui préside à l'action menée par la BCI. Les animaux sauvages ont été décimés pendant les années de conflit. Il s'agit à présent d'intéresser les habitants à l'action qu'on veut induire pour sauver les espèces animales, mais pas seulement les intéresser, également les faire profiter du sauvetage en suscitant une participation qui leur permettra de vivre du travail sur le terrain. On y apprend également combien les rivalités entre ONG font du tort et que ne pas tenir compte des autochtones est nocif pour toute action bénévole.
 
Livre très intéressant, fort bien documenté. Quelques longueurs qui auraient sans doute pu être évitées. Dans l'ensemble, le sujet est traité avec grand soin. Toutefois, je crois que le titre aurait dû être : « Des hommes et des bonobos », plutôt que « Des bonobos et des hommes », car on en apprend davantage sur les humains que sur les grands singes de la RDC.
Des branches de jasmin Claude Jasmin Stéphane Larose
Des branches de jasmin
Claude Jasmin
COTE

Disponibilité >>
Critique: Stéphane Larose
Date: Avril 2016
Claude Jasmin, tout comme Michel Tremblay, est un auteur québécois prolifique qui adore puiser à même ses souvenirs la matière première de ses œuvres. Cela en fait deux raconteurs de premier ordre, des peintres d’un foisonnant univers essentiellement montréalais situé entre l’imaginaire et la réalité, un univers toujours le même et en même temps toujours nouveau et différent. Les deux auteurs savent aussi bien marier le dramatique et le comique. La tragédie cependant, qui marque presque toujours l’œuvre de Tremblay, est plutôt absente chez Claude Jasmin, probablement trop concentré à se raconter lui-même. Mais ce n’est pas nécessairement une faiblesse ou un défaut !
 
Dans « Des branches de jasmin », l’auteur nous raconte, en une suite de courts chapitres sans aucun ordre chronologique, les merveilleux moments qu’il a passés à jouer avec ses petits-enfants dans les années ’80 et ’90. Chaque chapitre a tendance à se concentrer sur une date ou un mois précis, et sur une aventure souvent hilarante vécue avec ses petits-enfants, qu’il narre avec attendrissement. Également, dans presque chaque chapitre, Jasmin se remémore ses lectures scientifiques du temps ayant pour but d’enfin comprendre ce qu’est l’univers; et il dresse une liste rapide des événements politiques ou des décès survenus à la même période.
 
Tout au long de ma lecture, je me suis demandé pourquoi Jasmin faisait cela. Pourquoi ne pas seulement raconter ses souvenirs irrésistibles de papi plutôt que d’emmerder le lecteur avec la politique, la mort d’untel et sa recherche d’une définition de l’univers. Je crois finalement qu’il y a un message de l’auteur à travers cela. Les nouvelles, la politique, même le sens à donner à la vie (qu’il recherche uniquement dans la science, ayant probablement fait une croix sur la religion); ce n’est pas important quand on est enfant, et cela perd de son importance quand on est un adulte qui renoue avec le monde de l’enfance, comme le fait ce grand-père.
 
Ce livre plaira à tous les amateurs de Claude Jasmin, mais j’invite particulièrement tous les grands-parents à le lire, ainsi que toutes les personnes qui se cherchent un peu ou qui ont le cafard. C’est drôle, charmant, intelligent : une œuvre parfaite pour s’initier à la littérature québécoise
Des nouvelles d’une p’tite ville t3: 1969 - Monique Mario Hade Brigitte Demers
Des nouvelles d’une p’tite ville t3: 1969 - Monique
Mario Hade
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016
À l'âge de quinze ans, Monique Robichaud attend un enfant, et ce, hors des liens sacrés du mariage… Malgré son jeune âge, elle aura à faire face à plusieurs obstacles. Elle accouche peu de temps avant que la propriété familiale brûle et soit perte totale. Son père, Émile, qui est quand même assez superstitieux, croit que le Bon Dieu les punit à cause des péchés de sa fille. À la suite de l’incendie, la famille n’a d’autres choix que de déménager dans la « p'tite ville » de Granby. Au travers de l’adaptation dans une nouvelle ville et dans un nouvel appartement, Monique tente de récupérer la garde de son fils, mais n'est pas au bout de ses peines : entêté comme toujours, son père fera tout pour lui faire la vie dure et lui mettre des bâtons dans les roues. Heureusement pour elle, Monique fait la rencontre de Paul qui va changer sa vie.

Dans ce troisième volume, nous apprenons à découvrir Monique, l’aînée des enfants de la famille Robichaud. Nous savions déjà qu’elle avait eu un enfant hors des liens sacrés du mariage, mais sans plus. Mario Hade nous raconte ici la vie de Monique, de sa plus tendre enfance jusqu’à la fin de sa vie. Nous savons donc dans quelle circonstance elle est tombée enceinte de Jean-Pierre. On ne peut pas dire qu'elle a la vie facile aux côtés de son père, Émile. Quel vieux mesquin il est! Je la trouve très patiente aussi avec sa mère. Cette dernière a tendance à se reposer sur sa fille pour des décisions importantes, alors que Monique n'est pas très vieille! Elle a dû apprendre à vieillir plus vite que les jeunes filles de son âge! Bien sûr, il ne faut pas oublier son amoureux Paul. Il est si bon avec sa Monique... On sent l'amour entre eux au travers des pages.
 
À un certain moment donné, j'ai trouvé qu'il y avait un peu de longueurs dans l'histoire, car, ce qui nous était raconté, on l'avait déjà lu dans la série Chroniques d'une p'tite ville. Mais ça n'empêche en rien que c'est un très bon roman. Et je ne m'attendais pas du tout à cette fin!
Désaxé Lars Kepler Gabrielle Valois
Désaxé
Lars Kepler
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Décembre 2016
Lars Kepler est le pseudonyme d’un couple d’écrivains Alexander et Alexandra Ahnoril qui s’est fait connaitre à travers l’écriture de : L’Hypnotiseur, Le Pacte,  Incurables et Le Marchand de sable.
 
Désaxé : un tueur en série filme les quelques moments d’intimité de femmes quelques minutes avant de les tuer à coups de couteau. Il envoie les vidéos au poste de police comme pour  narguer les policiers. Les cadavres se multiplient.
 
La police fait appel à un brillant hypnotiseur le Dr Érik Maria Bark dont les découvertes vont l’entrainer dans une spirale dangereuse dont il pourrait bien ne pas  sortir.
 
Après la lecture de désaxé, vous ne voudrez plus passer devant une fenêtre le soir. Vous ne voudrez plus rester seule à la maison. Peur garantie.
Désaxé Lars Kepler Johanne Laramée
Désaxé
Lars Kepler
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2016
Margot Silverman est la nouvelle experte ès tueurs en série à la Rikskrim, en Suède. Sur le point de partir en congé maternité, on lui confie l’enquête sur le meurtre d’une femme avec son coéquipier Adam. D’autres crimes semblables suivent et on fait appel au Dr. Erik Maria Bark, psychiatre et hypnotiseur, pour trouver des indices auprès d’un prisonnier condamné pour  un meurtre semblable il y a neuf ans. Un ancien policier aux manières douteuses, Jurek Walter, viendra aussi leur porter main forte, mais l’enquête se complique  lorsque le psychiatre devient le principal suspect.

L’histoire est complexe et les auteurs à l’imagination débordante savent maintenir  le suspense avec des revirements inattendus et une conclusion assez peu probable. La violence est au rendez-vous et le personnage de Jurek en est un concentré dangereux. C’est un livre qui saura vous tenir éveillé si tel est votre besoin.
Désorientale Négar Djavadi Françoise Hucbourg
Désorientale
Négar Djavadi
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2017
L'Iran du vingtième siècle, un Iran raconté par Kimiâ, qu'on rencontre en France à partir de 1981. Elle a immigré dans ce pays avec sa mère Sara et ses sœurs Leïli et Mina. Le père Darius les avait précédées de quelques mois. Kimiâ se trouve dans une salle d'attente de l'hôpital Cochin à Paris. Elle patiente, un tube à la main, tube contenant des spermatozoïdes lavés et décongelés : on doit lui implanter ces cellules reproductrices, et comme la docteure n'est pas encore arrivée, eh bien elle entreprend de nous raconter son histoire ainsi que celle de sa famille. Ce n'est pas une famille banale :  originaire de Mazandaran, région située au nord de Téhéran, sur le bord de la Caspienne, l'arrière-grand-père était un seigneur féodal, les grands-parents paternels avaient les yeux bleus, les grands-parents maternels, arméniens, ont fui à temps la Turquie pour la Russie qu'ils ont dû quitter quelques années plus tard pour l'Iran. Et il y a les parents, Darius et Sara : intellectuels, progressistes, politisés, en guerre d'abord contre le Shah, puis encore plus contre le régime des mollahs et Khomeiny. Et c'est la fuite du pays pour la France, une France qu'ils avaient idéalisée, surtout Darius qui y avait fait des études universitaires; mais, pour eux, le pays a failli à sa réputation de terre de lumières et de libertés. Et puis c'est l'Événement, celui qui brisera la famille, mais qui, aussi, sauvera sans doute Kimiâ, ses sœurs ayant mieux réussi leur adaptation.

La façon de raconter de l'auteure n'est pas banale. Son récit est truffé d'anecdotes, de réflexions, de clins d'œil. On fait un voyage extraordinaire, on s'enrichit de géographie, d'histoire, et surtout d'humanité. L'intérêt est soutenu d'un bout à l'autre des 349 pages d'un roman sans doute fortement autobiographique. C'est le premier ouvrage de Négar Djavadi. Je me demande comment elle pourra aborder un deuxième roman alors que le premier est un pur délice et un régal pour les yeux, l'intelligence et le cœur!
Deux soeurs et un pompier Mélanie Cousineau Brigitte Demers
Deux soeurs et un pompier
Mélanie Cousineau
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Mai 2017
« Deux sœurs et un pompier » est l'histoire de Morgane, célibataire. Pour trouver l'homme de sa vie, elle s'inscrit donc sur un site de rencontre, mais après plusieurs rendez-vous infructueux, elle est vite désenchantée. Sa jumelle Krystal et son frère Antonin prennent la décision de modifier le profil de Morgane (avec l'accord de celle-ci bien sûr!) histoire de le rendre plus attrayant et tape-à-l'œil. Morgane prend vie sous la peau de Plume Ensorcelée. À la suite de cela s'ensuit une avalanche de messages, mais un seul retient son attention, celui de Echelle31. Pour le premier rendez-vous, comme Morgane a peur de ne pas être à la hauteur, sa jumelle le rencontre en se faisant passer pour Plume Ensorcelée, mais à une condition : que Morgane dévoile sa véritable identité, s'il y a deuxième rencontre. Et c'est effectivement le cas, mais Morgane ne tient pas parole et repousse toujours le moment de vérité. Ce qui n'est pas une bonne idée...

Voici une auteure dont les livres m'ont toujours intéressée, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'en lire un.
 
J'ai été conquise par la plume de Mélanie. Lire de la Chick-Lit me détend, me permet de m'évader. Je n'étais pas une grande fan de Chick-Lit auparavant, mais ça fait quelques livres du genre que je lis et je me rends compte qu'à chaque fois, je passe un moment agréable. Ce fut effectivement le cas pour ce livre-ci! Il y a, dans la façon d'écrire de Mélanie Cousineau, un petit je-ne-sais-quoi qui fait que j'ai accroché dès les premières lignes. Mon seul regret est de ne pas avoir eu assez de temps de lecture pour pouvoir le dévorer aussi vite que je l'aurais voulu.
 
Morgane a été sans contredit mon personnage préféré. Elle semble toute douce. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que Jayden la surnomme « Ma Douce ». Elle veut tellement plaire, mais a tellement peur de déplaire, de ne pas se faire aimer par le sexe opposé. Tout au long de ma lecture, j'ai ressenti un effet de proximité avec Morgane. J'avais l'impression de bien la connaître. Sur plusieurs facettes, je me reconnais au travers elle.
 
De plus, nous pouvons palper la complicité entre Morgane, sa jumelle Krystal et leur frère Antonin. Ils ont l'air tissé serré comme on dit.
 
Je recommande ce livre sans hésiter. Mélanie Cousineau vient de rejoindre le rang de mes auteurs coup de cœur!
Dieu le veut Max Gallo Françoise Hucbourg
Dieu le veut
Max Gallo
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Décembre 2015
Au onzième siècle, Renaud de Thorenc, chevalier français, dit avoir été humilié et ses compagnons égorgés lors d'un pèlerinage à Jérusalem. Il demande à son fils Guillaume de partir les venger en s'enrôlant sur les instances du pape UrbainII  parmi les volontaires qui partent comme croisés, afin de délivrer les lieux saints des Juifs, des Musulmans et des païens. Le roman ayant pour titre "Dieu le veut", c'est le récit fait par Guillaume de Thorenc de cette première croisade. Il sera adoubé chevalier et en mars 1095, c'est le départ d'un périple qui durera plus de quatre ans. Des seigneurs, des chevaliers, des soldats rejoignent le cortège en route vers Jérusalem, mais aussi des gens du peuple. On assiste à des tueries, des famines, des pillages, des guerres d'influence, même du cannibalisme, ce qui fait se demander  au jeune Guillaume si Dieu veut vraiment tous ces carnages, qui sont le fait aussi bien des croisées que de ceux considérés comme infidèles.

Ce n'est pas un livre d'histoire, on n'est donc pas obligé de croire ce qui est raconté. Tout de même, on sait que les Croisades n'étaient pas des démarches pacifiques, et l'actualité nous renvoie à un aspect guerrier des religions qui se retrouve périodiquement dans l'histoire. Et fait troublant, on promettait aux croisés le pardon de leurs péchés. Plus ça change, et plus c'est pareil...
Dis-moi que tu m'aimes Joy Fielding Johanne Laramée
Dis-moi que tu m'aimes
Joy Fielding
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2015
Bailey Carpenter, jeune femme célibataire, est détective privée. Elle est en procès avec ses demis -frères et sœurs concernant l’héritage de son père récemment décédé qui a décidé de laisser toute sa fortune à Bailey et son frère Heath. Au cours d’une enquête, elle est violée dans un bosquet et ne peut identifier son agresseur. S’ensuit alors une descente aux enfers où elle doute de tous les hommes de son entourage ou nouvellement  rencontré, allant même jusqu’à épier un voisin avec ses jumelles. C’est aussi au cours de cette période qu’elle renouera avec sa demi-sœur Claire venue prendre soin d’elle. Mais ces nouveaux liens sont-ils sincères? Et le coupable dans tout çà?

L’auteur nous offre dans ce livre l’histoire classique de la belle jeune femme riche qui vit de grands malheurs. Étonnamment, l’auteur réussit à maintenir un certain suspense malgré la faiblesse du scénario car elle arrive à faire ressentir au lecteur le sentiment de panique vécu par l’héroïne. Mais là s’arrête son talent à mon avis. L’histoire s’étire, s’enlise et devient de plus en plus invraisemblable, nous livrant une fin bâclée.
Ébène: aventures africaines Ryszard Kapusinski Françoise Hucbourg
Ébène: aventures africaines
Ryszard Kapusinski
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Avril 2017
L'auteur est un journaliste polonais qui a voyagé en Afrique durant 40 ans, de 1958 à 1998. Le livre nous rapporte à la fois des récits de voyages, de rencontres, d'aventures et de mésaventures. De plus, certains chapitres se veulent une étude sur la situation de l'Afrique dans son ensemble et sur celle de certains pays en particulier. C'est une réflexion à la fois sur le climat, la végétation, les habitants, les coutumes... La politique des pays cités est également passée sous la loupe de l'auteur.

Certains chapitres sont remarquables comme celui sur l'évolution du Libéria ou celui sur les guerres fratricides qui ont touché le Rwanda. Les dictateurs les plus célèbres ne sont pas oubliés, qu'il s'agisse de N'Krumah ou d'Idi Amin Dada.
 
Cependant, je suis étonnée de la tendance de l'auteur à parler de l'Afrique comme d'un continent habité seulement par des Noirs, oubliant l'Afrique du Nord en particulier, à considérer que le climat tropical ou équatorial empêche presque toute activité humaine, à expliquer que la décolonisation est la conséquence de la Seconde Guerre mondiale, à supposer que l'Équateur et les Tropiques n'existent qu'en Afrique... Et je ne peux m'empêcher de transcrire cette citation :
« Le christianisme supporte mal les Tropiques, l'islam s'y sent mieux. » (p313)
Calendrier des activités
<janvier 2018>
31123456
78910111213
1415161718 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10