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Critiques de consultants


Consultant



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Écoutez nos défaites Laurent Gaudé Françoise Hucbourg
Écoutez nos défaites
Laurent Gaudé
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juin 2017
Romanesque... historique... philosophique... Quelle étiquette coller sur le dernier roman de Laurent Gaudé?

Par une suite de simili chapitres, tels des paragraphes plus ou moins longs, l'auteur nous fait vivre le cheminement et le questionnement de six personnages : Assem, agent secret français, a participé à l'assassinat de Kadhafi; Mariam, archéologue irakienne travaillant pour l'UNESCO, œuvre à la sauvegarde des trésors artistiques de l'Irak, la Syrie, la Libye; Job (nom variable) agent de la CIA, actif lors de la mort d'Oussama Ben Laden, veut changer de vie; Hannibal, à la tête de son armée pour conquérir Rome, crie bien trop vite à la victoire; Haïlé Sélassié, empereur d'Éthiopie, vaincu par les troupes italiennes, se sent humilié par l'attitude des Occidentaux; le général Grant, héros de la guerre de Sécession, trouve que la victoire peut avoir un goût amer...

Avec un vocabulaire et un style exceptionnels, l'auteur nous fait vivre les victoires et les défaites de chacun des héros qu'il met en scène successivement. L'histoire est au rendez-vous, mais aussi l'introspection, l'amour, la haine, la désillusion, la défaite, et encore la défaite, car la victoire définitive semble ne pas exister, comme si l'Homme n'apprenait rien des leçons du passé.

Livre assez difficile à lire, que j'ai abordé comme s'il s'agissait, pour chacun des héros, de déclarations faites sur une scène de théâtre, devant public. Et cette idée n'est peut-être pas si sotte puisque l'auteur écrit beaucoup de pièces de théâtre...

Un très grand roman. Une superbe leçon d'humanité. Un livre qu'on ne peut oublier...
Elle & lui Marc Lévy Gabrielle Valois
Elle & lui
Marc Lévy
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Octobre 2015
Elle, Mya, est une actrice anglaise qui a beaucoup de succès. Lui, Paul est un écrivain, américain qui a un certain succès, mais en Corée seulement. Ils se rencontrent à Paris, suite à une mauvaise blague d’un ami à lui. Ils décident d’être amis, et seulement amis, puisque les deux ont quelqu’un dans leur cœur.
 
Les imbroglios s’enchainent à une vitesse folle. Plusieurs scènes sont loufoques. C’est drôle, c’est léger, c’est rafraichissant et captivant.
 
De plus, Marc Lévy nous fait le plaisir de remettre en scène les personnages de  ET SI C’ÉTAIT VRAI, son premier roman. J’ai bien aimé.
En finir avec Eddy Bellegueule Édouard Louis Françoise Hucbourg
En finir avec Eddy Bellegueule
Édouard Louis
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2015
Un petit village de Picardie en France, marqué par le chômage, la pauvreté, l'acculturation. Un enfant dans ce village, Eddy Bellegueule, pas tout à fait comme les autres: plus mince, plus beau, avec peu de goûts pour le foot ou le mépris des filles... Il va subir les brimades d'un père alcoolique et violent, d'une mère faible, de frères et sœurs faits comme les autres habitants du village... À l'école secondaire, quand son homosexualité devient évidente, il est agressé quotidiennement par un groupe d'élèves, mais il n'en dit rien. Il a honte de son milieu fait de misères, d'ignorance, de sexisme, de racisme, d'homophobie, et aussi d'ignorance et de manque de savoir-vivre.  Par chance, il rencontre des professeurs qui l'aident à s'accepter d'abord, puis à s'en sortir. Il entre à l'École Normale Supérieure, obtient un changement de nom: Eddy Bellegueule est bien mort.

Récit dur, sans aucune concession au niveau des descriptions et des jugements. Personne n'est épargné, pas même sa mère. Lecture intéressante mais fort dérangeante, surtout qu'on a la très nette impression que l'auteur pense et écrit tout le mal possible de son village, alors que son nouveau milieu de vie bourgeois et cultivé est décrit comme fréquentable parce que bien plus présentable. Manque de recul de l'auteur, peut-être?
Entrepreneur à l'état pur Nicolas Duvernois Lorraine Pizzolongo
Entrepreneur à l'état pur
Nicolas Duvernois
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Jeune entrepreneur, créateur de la première vodka québécoise,
Nicolas Duvernois nous raconte son parcours.
Vous l’avez probablement vu à l’émission, " Tout le monde en parle ".
Il déclare qu’il a gagné le prix de la meilleure vodka au monde alors que la
SAQ lui avait refusé l’accès à ses succursales. Dans ce livre, il nous présente sa difficile traversée vers le succès dans un récit rempli d’anecdotes et d’humour.
 
C’est un modèle de persévérance et de détermination, un exemple non seulement dans le domaine de l’entrepreneuriat, mais aussi dans la vie. Il nous démontre que nos rêves se réalisent à force de travail.
 
Il pose un regard critique sur le monde des affaires au Québec et donne des pistes
de solutions. Il termine son livre avec une quinzaine de recettes avec " Pur Vodka ".
 
Même si je ne veux pas partir en affaires, ce livre est très intéressant.
Et je serai toujours avec toi Armel Job Johanne Laramée
Et je serai toujours avec toi
Armel Job
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2016
D’origine polonaise, Teresa s’est mariée via un site de rencontre à un Belge. Veuve depuis un an, elle vit maintenant avec ses deux fils dans la vingtaine. Tadeusz,  l’aîné, a repris la direction de la brasserie familiale et André se consacre à ses études. Un inconnu d’origine croate, tombé en panne de voiture tout près de la maison, viendra changer le cours de leurs vies.

L’histoire est racontée en alternance par les deux fils. Le lecteur  est donc témoin de points de vue différents des mêmes événements et surtout de faits parfois méconnus de l’un qui amènent à des interprétations fausses de situations et à  l’effet domino qui suit. L’auteur sait maintenir notre intérêt avec une histoire qui explore les sentiments humains et un  texte fort bien écrit.
Étincelle Michèle Plomer Françoise Hucbourg
Étincelle
Michèle Plomer
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Septembre 2017
Shen Song, Michèle, deux femmes, l'une Chinoise, l'autre Québécoise, surtout deux très grandes amies habitant et enseignant à Shenzhen, ville de la Chine méridionale. Voilà que Shen Song propose à Michèle de fêter son anniversaire dans son appartement; elle fera la cuisine pour son amie québécoise, et ce sera même la première fois qu'elle utilisera la cuisinière, car la « popote » et elle, ce sont deux mondes très éloignés. Michèle accepte ce cadeau, mais au dernier moment, et sans prévenir son amie, elle décide de passer la soirée avec son amoureux. Voilà que chez Shen Song tout explose, et l'amie de Michèle est brûlée à plus de 80 %. C'est un défaut des conduites de gaz et l'accumulation du gaz inflammable qui est la cause du désastre : tout a sauté quand Shen Song a voulu chauffer les plats. Transport à l'hôpital, arrivée de la famille de la lointaine campagne, douleur de Michèle qui se sent coupable : elle aurait dû prévenir son amie, elle n'aurait pas dû accepter l'invitation... Les soins sont longs et très douloureux. Le père de Shen Song se montre d'une efficacité et d'une persévérance remplies d'affection pour sa fille. Michèle essaie de surmonter le chagrin et le regret qui l'habitent et visite le plus souvent possible l'amie exceptionnelle. Et Shen Song fait preuve d'une volonté de vivre et d'une résilience qui font l'admiration de tous ceux qui viennent la voir. Par-delà l'amour paternel, le dévouement du personnel hospitalier et l'indéfectible amitié liant Michèle et Shen Song, on se rend compte de la dureté implacable du régime communiste chinois.

Merci à Michèle Plomer pour ce voyage en Chine, pour l'évocation d'une très belle amitié et pour le témoignage de la résilience exceptionnelle de Shen Song.
Eux Patrick Isabelle Brigitte Demers
Eux
Patrick Isabelle
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Octobre 2017
Eux, c’est l’histoire d’un adolescent victime d’intimidation. Un jeune battu et ridiculisé à outrance par des camarades de classe, sans aucune raison valable. Un jeune dont la détresse est ignorée par les gens autour de lui, par les autres élèves, le personnel de l’école, ses parents et les rares amis qu’il a. Sa douleur est si aiguë et son calvaire si long que ça fera en sorte qu’il cherchera à se venger de ses tortionnaires.

Quel auteur incroyable et quel talent! Comment cela se fait-il que je ne le connaissais pas? J’ai lu seulement un livre de lui et déjà, je suis accroc. Et le livre, je l’ai tout simplement dévoré!

Eux est une histoire qui vient directement nous chercher en dedans en tant que parents. La victime est un adolescent qui pourrait être mon enfant, votre enfant. Et là, on se fait des images dans notre tête tout au long du livre et ça fait peur. Peur, car l’intimidation existe réellement et que ça peut aller loin, très loin. Et ça peut être dangereux.

J’ai été subjuguée par la plume de l’auteur du début à la fin. Eux est un tout petit livre, mais combien grand! Il est riche en émotions, il fait réfléchir. Je suis contente que des auteurs s’impliquent en ce sens. Si cette histoire peut sensibiliser les gens, ça sera ça de gagner. Il ne faut pas fermer les yeux sur ce phénomène qui est présent beaucoup plus que nous le pensons.

Patrick Isabelle est un coup de cœur assuré! Si vous ne le connaissez pas, il vous faut le découvrir. Il écrit magnifiquement bien. Je suis certaine que vous serez charmé comme je l'ai été.

Je dois absolument partager avec vous un extrait (p.83) qui fait mal à entendre : « Tout le monde m’haït, maman. Je ne sais pas pourquoi, je sais pas ce que je fais de pas correct. Tout le monde m’écœure, j’suis tout seul... J’suis tanné d’être tout seul. J’suis tanné que tout le monde m’haïsse. » Ces quelques phrases sont comme un coup de poignard dans le cœur d'un parent, vous ne trouvez pas?
Faims Patrick Senécal Widad Cantin
Faims
Patrick Senécal
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Janvier 2016

Katpidi est une petite ville tranquille où réside une famille bien ordinaire. Les parents ainsi que leur fille  et leur garçon. Le père est un policier et son épouse est vétérinaire. Ils mènent une vie sans anicroche jusqu’à ce qu’un cirque débarque en ville pour ne donner que quelques représentations. Il s’agit d’un cirque nouveau genre pour une clientèle adulte seulement. Voilà que des meurtres sont commis depuis leur arrivée …

Il y a beaucoup de rebondissements et la lecture est un peu difficile pour les deux cents premières pages. Ce livre est tout de même bien écrit, avec une description crue des événements. Il faut aimer le style de l’auteur pour apprécier ce livre !

Famille parfaite Lisa Gardner Johanne Laramée
Famille parfaite
Lisa Gardner
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: novembre 2015
Justin Denbe a hérité de l’entreprise familiale dans le domaine de la construction, est marié et a une fille de 15 ans. Tous vivent dans une maison cossue de Boston. Au retour d’un souper d’amoureux visant à réparer son couple suite à une aventure extraconjugale, la famille entière est kidnappée dès son arrivée à la maison. Les motifs des malfaiteurs sont nébuleux et une demande de rançon ne viendra qu’après la suggestion des victimes. Des indices laissent croire aux policiers chargés de l’enquête que l’organisateur du délit est un proche de la famille. À la libération des otages, Justin est victime d’une agression au couteau et les bandits repartent avec son corps. Mais que cache toute cette intrigue ?
 
Reprenant son personnage de Tessa Leoni devenue maintenant détective privé, l’auteur laisse graduellement des indices pour effriter l’image de la famille parfaite, nous amenant graduellement à un dénouement que j’avais pour ma part deviné. On retrouve ici la classique belle jeune femme sauvée d’une existence banale par son prince charmant, une intrigue qui s’étire considérablement et une fin bâtie sur l’art de cultiver les mensonges. Lecture divertissante sans plus.
Famille parfaite Lisa Gardner Lorraine Pizzolongo
Famille parfaite
Lisa Gardner
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Je vous présente la famille Denbe. Le père, entrepreneur d’une très grosse compagnie
encaissant des millions de dollars, la mère, artiste et bonne décoratrice qui appuie son mari, l’aide dans son entreprise en recevant ses employés pour créer un esprit d’équipe et leur fille de 15 ans choyée qui réussit très bien à l’école. Ils vivent en banlieue de Boston dans une magnifique demeure. La famille parfaite. Un soir, cette famille si parfaite disparaît. Tessa Leoni sera chargée de l’enquête. Au fil du roman, le lecteur découvrira les secrets des uns et des autres.
 
Fidèle à elle-même, Lisa Gardner sait nous présenter une situation banale, la rendre intéressante afin d’en faire un excellent thriller et nous empêcher, nous, lecteurs, de déposer son livre avant d’en avoir terminé la lecture.
 
Bon moment de détente.
Famille parfaite Lisa Gardner Sylvie Beauséjour
Famille parfaite
Lisa Gardner
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mai 2017
La famille Denbe est une famille parfaite. Aux yeux des autres, ils ont atteint le sommet de la réussite. Justin possède une entreprise en construction valant plusieurs millions, sa femme, Libby, est une épouse et une mère dévouée et enfin leur fille de quinze ans, Ashlyn, qui a un avenir déjà tout tracé. Mais, au-delà des apparences, nous pénétrons dans l’univers d’une famille brisée et dont les membres auront à régler leurs comptes. Car il faut le dire, rien ne va plus depuis leur enlèvement.
 
Je suis accro au roman de Lisa Gardner et une nouvelle parution est toujours un immense bonheur de lecture. À notre plus grand plaisir, Gardner renoue avec certains personnages que nous connaissons bien. Malheureusement, D.D. Warren n’y fait qu’une brève apparition, le temps de nous donner de ses nouvelles.
Fendre l'armure Anna Gavalda Johanne Laramée
Fendre l'armure
Anna Gavalda
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2017
Anna Gavalda nous offre ici un recueil de nouvelles. Elle explore le thème de l’amour; amour naissant, amour parental et amour en deuil. D’emblée, la première nouvelle est un peu rébarbative à cause du vocabulaire utilisé qui utilise beaucoup d’argot et rend donc la lecture un peu cahoteuse pour le québécois moyen. Mais passez outre, vous ne le regretterez pas.

Ma préférée est celle qui rend mémoire à une relation de voisinage et d’amitié particulière pour un homme qui vient de vivre une séparation difficile. Elle explore ici toute une gamme de sentiments vécus dans un rapport amical.

La dernière nouvelle m’a paru assez inintéressante. Bref, un début et une fin décevants qui enrobent des textes à découvrir avec plaisir.
Fendre l'armure Anna Gavalda Sylvie Beauséjour
Fendre l'armure
Anna Gavalda
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Août 2017
Recueil de sept nouvelles. Pour moi « la nouvelle » est une forme littéraire plutôt cruelle. On nous met en scène des personnages, on s’attache un peu quand même. L’histoire nous berce doucement et sans crier gare voilà que l’auteur met fin à une si belle aventure en devenir. Et hop, on coupe les ailes aux personnages qui, privés de leurs ficelles, tombent inerte à nos pieds. C’est dommage et je déteste.

Néanmoins, on a affaire ici à Anna Gavalda. Célèbre conteuse, qui nous conte et nous raconte, et ce, dans le langage propre à chacun des personnages, des aventures de vie. Fendre l’armure. Libérer les personnages de leur carcan, de ce qui les empêche de goûter à la liberté. Belle lecture.
Globe-trotteuse t1 - aller simple pour l’Afrique Caroline Jacques Brigitte Demers
Globe-trotteuse t1 - aller simple pour l’Afrique
Caroline Jacques
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2017
Caroline Jacques est une blogueuse-voyage bien connue. Ancienne coopérante internationale, elle nous fait ici le récit de ce qu'est la vie au Niger, pays d'Afrique de l'Ouest, quand on est une expatriée. Elle raconte comment vivent les gens dans ce coin de pays, leurs coutumes et leur mode de vie. Elle nous donne un aperçu de comment les blancs sont perçus par ce peuple. On se rend compte que Carlie, le personnage principal de l'histoire, ne l'a pas eu si facile pour arriver à se faire intégrer dans cette communauté. Carlie est une jeune femme de 29 ans. Elle quitte le Québec à la suite d'une rupture amoureuse. Elle se lance corps et âme dans sa mission, dont le mandat est de défendre le droit des femmes.

Honnêtement, je n'ai pas le tempérament pour accomplir ne serait-ce que le quart de ce que Carlie a fait. Cette femme a donc toute mon admiration. Je suppose que Carlie est en fait Caroline Jacques, car pour nous décrire avec autant de précision la vie là-bas, il faut y avoir été et l'avoir vécu.
 
On prends conscience, en lisant ce roman, comment l'aide humanitaire est importante au Niger. Caroline Jacques nous le fait très bien ressentir dans son récit. On devine que c'est une grande voyageuse (cela m'a été confirmé par Valérie, la cousine de son mari), car on perçoit la passion dans son écrit. Je me promets d'aller visiter son blogue Maman Globe-Trotteuse pour en apprendre davantage sur cette femme, mais aussi sur ses voyages.
 
Carlie est sans contredit mon personnage préféré. J'aime sa détermination, sa fougue, sa bravoure. Elle a une forte capacité à s'intégrer aux autres.
 
Globe-Trotteuse fait partie des 20 romans d'été suggérés par la revue Coup de Pouce de juillet 2017. Je vous conseille de vite courir vous procurer ce magnifique roman et de le lire sur le bord de la piscine ou les deux pieds bien ancrés dans le sable chaud.

Good morning midnight Lily Brooks-Dalton Françoise Hucbourg
Good morning midnight
Lily Brooks-Dalton
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Novembre 2017
Augustin, 78 ans, astronome aguerri et grincheux, refuse de quitter l'Observatoire de Barbeau, situé en Arctique, alors que l'évacuation de cette base a été décrétée à la suite de l'annonce de l'arrivée d'un cataclysme.  

Sully, astronaute qui n'en est pas à son premier voyage dans l'espace, vient de vivre, à bord du vaisseau spatial Aether, avec cinq autres membres d'équipage, une aventure fantastique : voilà presque deux ans qu'ils ont quitté la Terre pour Jupiter, et ils ont pu étudier certaines lunes de cette planète lointaine.

Et voilà deux histoires qu'on va suivre en parallèle. Augustin ne se retrouvera pas seul puisqu'il va découvrir la présence d'une fille toute jeune, Iris. Ensemble, ils essaieront d'apprivoiser le froid, la neige, les loups et les bœufs musqués, ensemble ils iront jusqu'au lac Hazen et pourront vivre une expérience de soleil de minuit et de réveil de la nature assez incroyables. De son côté, Sully et ses compagnons de voyage spatial feront la découverte apeurante de l'interruption des communications avec Houston ou tout autre lieu sur Terre. Le retour devait se faire par arrimage à la Station Spatiale Internationale.

Ce n'est pas un roman de science-fiction, c'est plutôt le récit d'un voyage dans le cœur de l'Homme. On vit avec des personnages férus d'astronomie et qui ont fréquenté les plus grands sites de recherches. On apprend de leurs rêves, de leurs déceptions et comment la solitude et les relations plutôt difficiles avec les semblables façonnent des tempéraments à la fois forts et insatisfaits. Et il n'y a pas que la peinture des âmes, il y a aussi de magnifiques descriptions de paysages arctiques, du sol des lunes de Jupiter tel que Ganymède, Io ou Callisto, et la vie à l'intérieur du vaisseau Aether ne contredit pas ce qu'on en sait par les documentaires sur la Station Spatiale Internationale. Original et instructif, car bien documenté.
Histoires d'un bonheur Geneviève Damas Sylvie Beauséjour
Histoires d'un bonheur
Geneviève Damas
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Août 2015
Quatre personnages, chacun son chapitre. Anita, femme comblée, famille heureuse, fière de son mari à qui elle doit de vivre cette vie qui est la sienne. Anita dont le masque se fissure au fil des pages. Entre alors en scène Noureddine. L’Arabe dans cette France dépassée. Il n’attend rien de la vie. Une vie de merde qui mettra néanmoins Anita sur son chemin et qui verra son avenir prendre une sortie, la dernière possible sur son chemin déjà tout tracé, celui qui mène à la prison. Nathalie, la voisine d’Anita, flouée par son mari, mère de jumeaux sous ritalin, frappe à la porte de celle-ci à la recherche de réconfort. Rien ne se passe comme prévu et elle devra se départir de son rôle de victime, car à  sa grande surprise Anita n’est pas celle qu’elle pensait. Enfin le quatrième personnage : Simon le beau-frère d’Anita. Il est surveillant au bahut et surnommé gueule de freak à cause de son visage. Il n’attend plus rien de la vie depuis longtemps, cependant lui aussi sera appelé à vivre autre chose ce même soir. Pour finir, Anita autour de laquelle tout gravite dérape et par le fait même entraîne tout ce petit monde à se rencontrer contre toute vraisemblance.

Une lecture qui nous amène sur un sentier rempli de réflexions. Une vie toute tracée peut-elle à un moment donné déraper ? Une vie appelée au dérapage peut-elle changer avant l’abandon final ? 
Hiver noir Cecilia Ekbäck Stéphane Larose
Hiver noir
Cecilia Ekbäck
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Octobre 2016
Premier roman pour cette auteure suédoise qui demeure maintenant à Calgary, Hiver noir, dont le titre original anglais est « Wolf Winter », est véritablement un coup de cœur pour moi. C’est avant tout un roman tout ce qui a de plus littéraire, mais c’est aussi un roman historique, un roman fantastique et un roman policier. L’action se situe dans le nord de la Suède, dans une région appelée la Laponie (là même où habiterait le Père Noël), et on est en 1717. Une famille finlandaise vient de quitter son pays natal pour venir coloniser un endroit assez inhospitalier appelé la montagne Blackasen. Là où ne vivent que quelques colons et aussi, un peu plus au nord, des Lapons (qu’on pourrait comparer aux Amérindiens ou aux Inuits), le corps d’un homme mort est découvert par les deux filles de la famille finlandaise, peu après leur arrivée. S’ensuit une longue quête, de la mère et de sa fille aînée, pour savoir qui a tué cet homme appelé Eriksson ; une enquête qui nous amène à découvrir les colons, les Lapons nouvellement convertis au christianisme et les représentants du clergé impliqués dans cet endroit reculé. On va s’apercevoir assez rapidement que tout le monde, y compris cette famille finlandaise, est venu s’installer à Blackasen pour différentes raisons bien dissimulées, et que tout le monde, donc, cache qui il est vraiment. À une époque où les femmes n’en mènent pas large dans cette société très patriarcale, l’auteure parvient à créer des personnages féminins forts et crédibles, qui doivent affronter des hommes qui n’aiment pas trop ça voir des femmes fouiner dans leurs affaires, qui doivent combattre aussi un hiver absolument infernal, et qui doivent également se mesurer aux croyances religieuses, aux superstitions des colons, à celles des Lapons, tout cela s’ajoutant aux propres croyances et superstitions de ces deux femmes ! Je veux souligner tout d’abord l’écriture de Cecilia Ekbäck, qui écrit de courts chapitres, des descriptions et dialogues aux phrases courtes, mais bien travaillées avec souvent des mots inattendus, mais qui en disent beaucoup malgré le fait que ce qui caractérise ses personnages, c’est le non-dit. Ça m’a rappelé beaucoup l’écriture et l’univers d’Anne Hébert, une de nos plus grandes écrivaines québécoises. C’est dans les dernières soixante pages qu’on se retrouve alors vraiment dans un roman policier et politique, et qu’on va de rebondissement en rebondissement. Ce n’est pas mauvais, mais je pense que cela a beaucoup moins de force que le reste du roman. Je crois qu’elle se sert du roman policier comme d’un artifice pour peut-être rejoindre plus de lecteurs ou par manque de confiance en son écriture. Malgré tout, je décerne une note parfaite à ce roman.
Homo deus : une brève histoire de l'avenir Yuval Noah Harari Johanne Laramée
Homo deus : une brève histoire de l'avenir
Yuval Noah Harari
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2017
À la suite de Homo Sapiens Une brève histoire de l’humanité, l’auteur aborde encore une fois ce qui distingue, ou pas, l’homme de l’animal en évoquant la théorie de l’évolution. L’éternel combat de l’homme contre la famine, les épidémies et la guerre l’ont mené à une recherche de l’immortalité, puis du bonheur. Ces trois grands ennemis de l’homme, même s’il n’y paraît pas à première vue à cause des moyens de communication qui nous transmettent en boucle ces fléaux, sont dans les faits en nette régression. L’humanisme est devenu la religion universelle dominante, mais le libéralisme et l’individualisme sont menacés par le dataïsme, nouveau concept pour moi, qui serait appelé à le remplacer.

Le dataïsme soutient que l’univers est un flux de données (data) et le phénomène fait référence aux lois mathématiques qui s’appliquent aussi bien aux algorithmes biochimiques (l’homme) qu’électroniques (les ordinateurs). Les algorithmes électroniques se peaufinant à une vitesse folle, l’auteur prétend que ce n’est qu’une question de temps qu’elles surpassent l’homme, rendant obsolètes bien des professions (médecin, avocat…)

Bref, si vous êtes plutôt défaitiste dans ce monde moderne en continuel changement, vous pourriez passer votre tour. Si un point de vue bien documenté basé sur les données probantes vous intéresse, ce livre pourrait susciter des discussions fort intéressantes. Qui vivra verra!
Hôzuki Aki Shimazaki Johanne Laramée
Hôzuki
Aki Shimazaki
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2015
Mitsuko est mère célibataire d’un petit garçon sourd de six ans, Tarô. Elle est libraire et partage son logement avec sa mère. Elle est aussi entraîneuse dans un bar pour arrondir ses fins de mois.

Madame Sato, nouvelle cliente de la librairie, devient vite une habituée des lieux et sa fille se lie d’amitié avec Tarô. Mitsuko est méfiante, car elle cache un lourd secret et ses appréhensions s’avèrent justes quand des révélations de madame Sato la ramènent à son passé. Elle devra à nouveau choisir le mensonge pour protéger sa vie de famille.

C’est un petit roman tout simple qui explore la fibre maternelle  à travers deux personnes fort différentes qui la vivent chacune à leur façon pour un même enfant. Les courtes phrases vont à l’essentiel et nous font bien sentir  toute la fragilité des sentiments humains que l’auteur explore. Le lecteur peut aussi s’imprégner de la culture japonaise et un petit glossaire en annexe le guide  pour une meilleure compréhension de certains termes.
Il était une fois à Québec tome 1 - D’un siècle à l’autre Michel Langlois Brigitte Demers
Il était une fois à Québec tome 1 - D’un siècle à l’autre
Michel Langlois
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2016
À Saint-Roch, quartier populaire de Québec, le hasard fait un jour se rencontrer Ovila Joyal, un journaliste au Soleil, et Hubert Bédard, un bossu sonneur de cloches. Tout devrait les séparer et pourtant… L’amour d’Ovila pour Marjolaine, la soeur d’Hubert, réunira ces deux destins.
 
Grâce au journal intime d’Hubert, nous découvrons l’histoire de la famille Bédard, pendant que celui d’Ovila nous révèle les événements marquants de l’histoire de Québec – la petite et la grande.
 
Deux époques sont campées dans ce récit à deux voix : la fin du 19e siècle et le début du 20e, la fin d’un monde et le début d’un autre. Mais il s’agit aussi du portrait de deux classes sociales, les mieux nantis et les plus pauvres, les intellectuels et les ouvriers.
 
Par ce tableau vivant, Michel Langlois, avec sa verve proverbiale, nous plonge dans le quotidien de cette époque révolue. Il nous présente des personnages hauts en couleur et attachants dont les existences évoluent au gré des drames et des bonheurs qui tissent leur vie, dans la mouvance du siècle qui s’ouvre devant eux, pour le meilleur et pour le pire…
 
Ces temps-ci, à chaque livre que je lis, je découvre de nouveaux auteurs. C'est le cas pour ce roman de Michel Langlois. J'ai souvent entendu parler en bien de cet auteur et je n'ai pas été déçue par ma lecture.
 
Hubert et Ovila racontent l'histoire de la famille Bédard. L'un est le fils de Philibert Bédard, le paternel, tandis que l'autre est le gendre. Chacun y va de son anecdote. Les récits d'Hubert sont plus personnels, un peu comme un journal intime. Ovila nous raconte les événements de cette époque.
 
J'aime beaucoup ce genre de roman où il est question de familles nombreuses. J'adore me plonger dans l'univers de ces familles tissées serrées. On s'y sent bien! On peut facilement s'imprégner de ces personnages. Ça pourrait très bien être nous! C'est facile de s'imaginer à leur place, car leur vie pourrait très bien être la nôtre...à leur époque!
 
La plume de Michel Langlois est très agréable à lire. Peut-être à cause de l'époque choisie? Bref, j'avais l'impression d'être près des personnages. Ça se lit vraiment très bien!
 
J'ai détesté Rosario, le frère devenu prêtre. Aucune ouverture d'esprit chez cet être rigide. Tout arrive selon la volonté de Dieu...point à la ligne. À l'opposé, j'ai apprécié Hubert, ce bossu au grand coeur. Aucune once de méchanceté dans cet homme. Il aimerait tellement avoir une amoureuse! Mais sa bosse l'empêche de vivre cette belle histoire d'amour auquel il rêve tant!
 
J'ai bien hâte de retrouver ces personnages dans le deuxième volume. Quel sort leur sera-t-il réservé? Hubert trouvera-t-il l'amour? Saura-t-on pourquoi Rosario a été muté de sa paroisse?
 
Je vous laisse avec une citation que j'ai bien aimée:
 
"Sans le savoir, il me donna le goût d'en connaître plus et, grâce à lui, je commençai à m'adonner à la lecture, sans contredit un des plus beaux passe-temps qui soient."
Il était une lettre Kathryn Hughes Brigitte Demers
Il était une lettre
Kathryn Hughes
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016
Quelle belle histoire d'amour!!! C'est bon du début à la fin!! Et la fin finit bien!!
 
Nous vivons en parallèle l'histoire de Tina, qui vit dans le moment présent et celle de Chrissie, environ 35 ans plus tôt. Ces deux femmes vivent une histoire similaire mais à des époques différentes.
 
Je me suis tout de suite prise d'affection pour ces deux adorables femmes. La première, Tina, est mariée à un homme violent. Elle est une femme battue. Elle trouvera finalement le courage de quitter son ivrogne de mari, Rick. Mais lorsqu'elle découvre qu'elle est enceinte de lui, elle décide de retourner vivre avec lui. Il lui dit qu'il a changé, elle le croit. Mais ce n'est pas long qu'elle regrette sa décision.

La deuxième, Chrissie, est en amour avec Billy. Celui-ci n'est pas aimé du père de celle-ci. Il estime qu'il n'est pas assez bien pour une fille de médecin. La guerre frappe, Billy doit aller se battre mais quelques temps avant son départ, Chrissie découvre qu'elle est enceinte. Billy prend peur et réagit de façon égoïste. Il écrit donc une lettre à son amoureuse mais cette lettre ne se rendra jamais à son destinataire. Elle restera dans la poche d'un veston que Tina découvrira des années plus tard. Pour oublier son malheur, Tina décide de retracer cette fameuse Chrissie pour lui remettre la lettre.
 
Deux époques différentes, deux femmes meurtries par la vie qui vont à nouveau connaître l'amour grâce à cette lettre.
 
L'auteure réussit à nous faire vivre de belles émotions au travers de cette magnifique histoire. Dès le début, elle sait nous captiver. J'ai adoré la plume de Kathryn Hughes. Je garde son nom en mémoire pour une prochaine lecture!! J'ai déjà hâte de me replonger dans son univers.
Ils m'ont menti Daniel Pennac Françoise Hucbourg
Ils m'ont menti
Daniel Pennac
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Février 2017
Le romancier Daniel Pennac récidive et il le fait avec la tribu Malaussène au complet, sa tribu qu'on avait appris à connaître il y a 18 ans avec "Les fruits de la Passion" et ses autres succès.
 
Le sujet du roman, dans "Ils m'ont menti" ne se découvre pas tout de suite au lecteur. Il faut attendre quelques chapitres avant de comprendre que le nœud du roman est l'enlèvement d'un riche homme d'affaires. Il fallait bien quelques pages pour une "remise en bouche" des nombreux joueurs de la tribu Malaussène. Et heureusement qu'à la fin du livre on a une sorte de lexique nous présentant les noms et caractéristiques de chacun des membres de cette famille hors du commun.
 
Mais ne boudons pas notre plaisir. L'auteur reste un magicien et du style et des réflexions sur la société en général.  Police, justice, capitalisme, bénévolat...tout y passe!

La narration à la mode Pennac est toujours source de satisfaction. Tout est bien écrit, et on sourit beaucoup à la lecture des trouvailles décrivant notre siècle. J'estime tout de même que l'histoire est particulièrement touffue, trop à mon goût...
In between Marie Demers Sylvie Beauséjour
In between
Marie Demers
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2016
Ariane a vingt et un ans. Alors qu’elle se trouve en Asie, elle reçoit un courriel de sa mère. Celui-ci mettra fin à son voyage du moment. Elle devra rentrer au Québec. Son père vient de mourir. Après les cérémonies d’usage, elle n’a qu’une idée en tête : partir. Partir ou fuir? Une avance sur l’héritage lui permettra de voyager pendant deux ans. L’Argentine, l’Irlande, la Belgique, puis la France, le Cap-Vert et l’Inde. Autant de pays, de gens rencontrés, de beuveries et d’insouciance accompagneront Ariane lors de ses fuites. Parviendra-t-elle à se trouver? À nouer des liens qui l’a laissera plus forte? Une phrase au dos du livre nous donne la réponse : « Parfois, il faut juste s’étourdir pour ne plus penser. Mais partir, est-ce la solution quand on est perdu? ». Au fil des pages et de ses aventures, on apprendra un peu pourquoi Ariane a ce mal de vivre. Seulement le temps fera son temps et le voyage son œuvre. Alors Ariane pourra revenir près de siens.

Premier roman. Auteure pleine de potentiel. Une lecture parfois déroutante, mais qui finit par nous plonger dans ce qui nous est propre : la fuite sous toutes ses formes comme moyen de survie.
Inhumaine Patricia Cornwell Widad Cantin
Inhumaine
Patricia Cornwell
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Avril 2016
Kay Scarpetta enquête sur un meurtre commis dans une vieille maison ancestrale. Un mystérieux message vidéo apparaît sur son téléphone montrant sa nièce vingt ans plus tôt à l’académie du FBI. Elle n’osera pas parler de ce qu’elle à découvert ni à sa nièce ni à son mari. Elle croit que cette vidéo va faire réapparaître une vieille ennemie qu’elle pensait disparue. Au même moment, le FBI s’acharne sur sa nièce dans une histoire qui pourrait la faire incarcérer pour le reste de sa vie. Est-ce une coïncidence ou les deux éléments sont liés ?
Intimidation Harlan Coben Lorraine Pizzolongo
Intimidation
Harlan Coben
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Avril 2017
Un inconnu aborde Adam Price et lui dit qu’il connaît la vérité.
Adam a droit de la connaître aussi.
Est-ce que sa femme était vraiment enceinte, il y a deux ans
alors qu’elle a fait une fausse couche ?
Est-ce qu’il est vraiment le père biologique de ses deux  garçons ?
La graine du doute est semée. Adam, avocat, commence ses recherches.
Quand il confronte sa femme, elle disparaît. Il fera enquête.
 
Le maître du thriller a écrit un scénario très original.
Il a su organiser les événements afin de capter notre attention
du début à la fin. Cependant, la fin de ce roman est un peu décevante. L’humour de Myron et de Win me manque. J’espère les retrouver dans un prochain roman.
Intimidation Harlan Coben Widad Cantin
Intimidation
Harlan Coben
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Mars 2017
Adam est un avocat heureux qui vit avec sa femme et leurs enfants. Accosté dans un bar par un inconnu, la vie d’Adam prendra un nouveau tournant… L’homme en question lui révèle un secret sur son épouse. En revenant à la maison, il tente de la confronter. Le lendemain, sa femme disparaît… Plusieurs couples recevront la visite de l’inconnu et il leur annoncera différentes informations. Certains le croiront et d’autres feront comme si de rien n’était.
 
L’auteur fera bien des détours pour finalement nous dévoiler vers la fin du roman la solution à toutes ces intrigues. Ce fut un réel plaisir de lire cette histoire.
Invisible James Patterson Lorraine Pizzolongo
Invisible
James Patterson
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Mai 2016
Emmy Dockery travaille au FBI mais elle est officiellement en congé depuis que sa sœur jumelle a péri accidentellement dans un incendie. En réalité, elle est persuadée que c’est un meurtre.  Son intuition est bonne, car, lors de ses recherches, elle découvrira la trace d’un tueur en série. Son ex-fiancé, l’agent Harris Bookman, l’aidera dans son enquête.
 
Jusqu’à la toute dernière page, ce thriller vous gardera en haleine.
Les auteurs écrivent d’une manière efficace. Les chapitres sont courts, l’écriture simple
et l’intrigue bien ficelée. Cependant, je trouve difficile de lire les descriptions des meurtres.
Que voulez-vous, je suis une âme sensible même si j’aime les romans policiers.
Je me souviens Martin Michaud Widad Cantin
Je me souviens
Martin Michaud
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Août 2017
Un homme et une femme sont retrouvés morts la veille de Noël. Ils ont le cou transpercé par ce qui semble être un instrument de torture du Moyen-Âge. Par la suite, un homme se suicide en sautant d’un édifice en laissant sur le toit les portes-feuilles des deux victimes. Le sergent Victor Lessard ainsi que sa collègue Jacinthe Taillon sont responsables de l’enquête. L’assassin essaie de retrouver la vérité sur l’origine de son père. Entre-temps, les meurtres s’accumulent, du moins jusqu’à ce que le sergent retrouve l’assassin.

C’est un très bon roman à lire
Jeu de miroirs Andrea Camilleri Sylvie Beauséjour
Jeu de miroirs
Andrea Camilleri
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2016
Le dernier de Camilleri nous montre un Montalbano, l’inspecteur vedette de l’auteur, au meilleur de sa forme. Le fait de vieillir lui pèse moins que dans les derniers romans. Bien sûr, avec Livia, son amoureuse, tout est au beau fixe, à savoir que les coups de fil terminent souvent par une bonne engueulade. Dans « Jeu de miroirs », l’assistant Fazio prend beaucoup de place au détriment de Mimi Augello. Fazio commence à ressembler de plus en plus à Montalbano par sa capacité de déduction. L’histoire ne serait pas complète sans Catarella, le célèbre standardiste.
  
« Jeu de miroirs » fut définitivement un moment de lecture des plus distrayant et un moment de bonheur par le fait de retrouver toute cette palette de personnages si bien connue des amateurs de la série d’enquêtes du commissaire Montalbano.
Joie Clara Magnani Françoise Hucbourg
Joie
Clara Magnani
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Septembre 2017
Gigi est un cinéaste italien et vit à Rome. À 70 ans, il profite pleinement de la vie. Mais voilà qu'on le retrouve mort sur sa terrasse, mort subite que le bon vivant qu'il était aurait sans doute appréciée. Sa fille Elvira trouve dans les affaires de son père un manuscrit qu'elle prend d'abord pour le scénario d'un film. Mais, en parcourant le document, elle comprend que son père, pourtant toujours marié à sa mère, avait une autre femme dans sa vie et que ledit document n'est en fait que le journal de la relation de son père avec cette femme. Elvira prend contact avec la maîtresse de son père et lui révèle l'existence du journal de Gigi. Cette maîtresse, c'est Clara, journaliste belge de 46 ans habitant Bruxelles avec son mari et son fils. On va prendre connaissance du journal de Gigi, puis de celui que Clara décide d'écrire à son tour sur cette relation qui a duré deux ans. Ce qu'on apprend, c'est que, semble-t-il, on peut vivre une relation extraconjugale à condition de faire preuve de rigueur, c'est-à-dire de toujours agir de manière à ce que le partenaire légitime ne se doute de rien, et en se disant qu'il fait peut-être la même chose de son côté.

Je n'ai pas tellement aimé l'étalage de culture, surtout de la part de Gigi. Je n'ai que très peu cru à l'histoire de Clara et Gigi. Mauvaise foi... ou texte mauvais?
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