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Des bonobos et des hommes D. Y. Béchard Françoise Hucbourg
Des bonobos et des hommes
D. Y. Béchard
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Novembre 2016
Les bonobos sont les grands singes qui se rapprochent le plus de l'espèce humaine, par leur bagage génétique d'abord, par leur sexualité et par la solidarité qu'ils expriment ensuite. On les trouve seulement au sud du fleuve Congo, tout à fait à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

L'auteur est allé plusieurs fois en RDC afin d'y suivre l'action menée par la Bonobo Conservation Initiative(BCI), ONG américaine. Le livre écrit par Deni Béchard, à la suite de ses séjours, expose le travail fait par cette ONG. Il nous parle aussi longuement des problèmes du pays, ancienne colonie belge, soumise depuis plusieurs décennies à des dictateurs. Surtout, il nous fait part de la philosophie qui préside à l'action menée par la BCI. Les animaux sauvages ont été décimés pendant les années de conflit. Il s'agit à présent d'intéresser les habitants à l'action qu'on veut induire pour sauver les espèces animales, mais pas seulement les intéresser, également les faire profiter du sauvetage en suscitant une participation qui leur permettra de vivre du travail sur le terrain. On y apprend également combien les rivalités entre ONG font du tort et que ne pas tenir compte des autochtones est nocif pour toute action bénévole.
 
Livre très intéressant, fort bien documenté. Quelques longueurs qui auraient sans doute pu être évitées. Dans l'ensemble, le sujet est traité avec grand soin. Toutefois, je crois que le titre aurait dû être : « Des hommes et des bonobos », plutôt que « Des bonobos et des hommes », car on en apprend davantage sur les humains que sur les grands singes de la RDC.
Des branches de jasmin Claude Jasmin Stéphane Larose
Des branches de jasmin
Claude Jasmin
COTE

Disponibilité >>
Critique: Stéphane Larose
Date: Avril 2016
Claude Jasmin, tout comme Michel Tremblay, est un auteur québécois prolifique qui adore puiser à même ses souvenirs la matière première de ses œuvres. Cela en fait deux raconteurs de premier ordre, des peintres d’un foisonnant univers essentiellement montréalais situé entre l’imaginaire et la réalité, un univers toujours le même et en même temps toujours nouveau et différent. Les deux auteurs savent aussi bien marier le dramatique et le comique. La tragédie cependant, qui marque presque toujours l’œuvre de Tremblay, est plutôt absente chez Claude Jasmin, probablement trop concentré à se raconter lui-même. Mais ce n’est pas nécessairement une faiblesse ou un défaut !
 
Dans « Des branches de jasmin », l’auteur nous raconte, en une suite de courts chapitres sans aucun ordre chronologique, les merveilleux moments qu’il a passés à jouer avec ses petits-enfants dans les années ’80 et ’90. Chaque chapitre a tendance à se concentrer sur une date ou un mois précis, et sur une aventure souvent hilarante vécue avec ses petits-enfants, qu’il narre avec attendrissement. Également, dans presque chaque chapitre, Jasmin se remémore ses lectures scientifiques du temps ayant pour but d’enfin comprendre ce qu’est l’univers; et il dresse une liste rapide des événements politiques ou des décès survenus à la même période.
 
Tout au long de ma lecture, je me suis demandé pourquoi Jasmin faisait cela. Pourquoi ne pas seulement raconter ses souvenirs irrésistibles de papi plutôt que d’emmerder le lecteur avec la politique, la mort d’untel et sa recherche d’une définition de l’univers. Je crois finalement qu’il y a un message de l’auteur à travers cela. Les nouvelles, la politique, même le sens à donner à la vie (qu’il recherche uniquement dans la science, ayant probablement fait une croix sur la religion); ce n’est pas important quand on est enfant, et cela perd de son importance quand on est un adulte qui renoue avec le monde de l’enfance, comme le fait ce grand-père.
 
Ce livre plaira à tous les amateurs de Claude Jasmin, mais j’invite particulièrement tous les grands-parents à le lire, ainsi que toutes les personnes qui se cherchent un peu ou qui ont le cafard. C’est drôle, charmant, intelligent : une œuvre parfaite pour s’initier à la littérature québécoise
Des nouvelles d’une p’tite ville t3: 1969 - Monique Mario Hade Brigitte Demers
Des nouvelles d’une p’tite ville t3: 1969 - Monique
Mario Hade
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016
À l'âge de quinze ans, Monique Robichaud attend un enfant, et ce, hors des liens sacrés du mariage… Malgré son jeune âge, elle aura à faire face à plusieurs obstacles. Elle accouche peu de temps avant que la propriété familiale brûle et soit perte totale. Son père, Émile, qui est quand même assez superstitieux, croit que le Bon Dieu les punit à cause des péchés de sa fille. À la suite de l’incendie, la famille n’a d’autres choix que de déménager dans la « p'tite ville » de Granby. Au travers de l’adaptation dans une nouvelle ville et dans un nouvel appartement, Monique tente de récupérer la garde de son fils, mais n'est pas au bout de ses peines : entêté comme toujours, son père fera tout pour lui faire la vie dure et lui mettre des bâtons dans les roues. Heureusement pour elle, Monique fait la rencontre de Paul qui va changer sa vie.

Dans ce troisième volume, nous apprenons à découvrir Monique, l’aînée des enfants de la famille Robichaud. Nous savions déjà qu’elle avait eu un enfant hors des liens sacrés du mariage, mais sans plus. Mario Hade nous raconte ici la vie de Monique, de sa plus tendre enfance jusqu’à la fin de sa vie. Nous savons donc dans quelle circonstance elle est tombée enceinte de Jean-Pierre. On ne peut pas dire qu'elle a la vie facile aux côtés de son père, Émile. Quel vieux mesquin il est! Je la trouve très patiente aussi avec sa mère. Cette dernière a tendance à se reposer sur sa fille pour des décisions importantes, alors que Monique n'est pas très vieille! Elle a dû apprendre à vieillir plus vite que les jeunes filles de son âge! Bien sûr, il ne faut pas oublier son amoureux Paul. Il est si bon avec sa Monique... On sent l'amour entre eux au travers des pages.
 
À un certain moment donné, j'ai trouvé qu'il y avait un peu de longueurs dans l'histoire, car, ce qui nous était raconté, on l'avait déjà lu dans la série Chroniques d'une p'tite ville. Mais ça n'empêche en rien que c'est un très bon roman. Et je ne m'attendais pas du tout à cette fin!
Désaxé Lars Kepler Johanne Laramée
Désaxé
Lars Kepler
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2016
Margot Silverman est la nouvelle experte ès tueurs en série à la Rikskrim, en Suède. Sur le point de partir en congé maternité, on lui confie l’enquête sur le meurtre d’une femme avec son coéquipier Adam. D’autres crimes semblables suivent et on fait appel au Dr. Erik Maria Bark, psychiatre et hypnotiseur, pour trouver des indices auprès d’un prisonnier condamné pour  un meurtre semblable il y a neuf ans. Un ancien policier aux manières douteuses, Jurek Walter, viendra aussi leur porter main forte, mais l’enquête se complique  lorsque le psychiatre devient le principal suspect.

L’histoire est complexe et les auteurs à l’imagination débordante savent maintenir  le suspense avec des revirements inattendus et une conclusion assez peu probable. La violence est au rendez-vous et le personnage de Jurek en est un concentré dangereux. C’est un livre qui saura vous tenir éveillé si tel est votre besoin.
Désaxé Lars Kepler Gabrielle Valois
Désaxé
Lars Kepler
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Décembre 2016
Lars Kepler est le pseudonyme d’un couple d’écrivains Alexander et Alexandra Ahnoril qui s’est fait connaitre à travers l’écriture de : L’Hypnotiseur, Le Pacte,  Incurables et Le Marchand de sable.
 
Désaxé : un tueur en série filme les quelques moments d’intimité de femmes quelques minutes avant de les tuer à coups de couteau. Il envoie les vidéos au poste de police comme pour  narguer les policiers. Les cadavres se multiplient.
 
La police fait appel à un brillant hypnotiseur le Dr Érik Maria Bark dont les découvertes vont l’entrainer dans une spirale dangereuse dont il pourrait bien ne pas  sortir.
 
Après la lecture de désaxé, vous ne voudrez plus passer devant une fenêtre le soir. Vous ne voudrez plus rester seule à la maison. Peur garantie.
Désorientale Négar Djavadi Françoise Hucbourg
Désorientale
Négar Djavadi
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2017
L'Iran du vingtième siècle, un Iran raconté par Kimiâ, qu'on rencontre en France à partir de 1981. Elle a immigré dans ce pays avec sa mère Sara et ses sœurs Leïli et Mina. Le père Darius les avait précédées de quelques mois. Kimiâ se trouve dans une salle d'attente de l'hôpital Cochin à Paris. Elle patiente, un tube à la main, tube contenant des spermatozoïdes lavés et décongelés : on doit lui implanter ces cellules reproductrices, et comme la docteure n'est pas encore arrivée, eh bien elle entreprend de nous raconter son histoire ainsi que celle de sa famille. Ce n'est pas une famille banale :  originaire de Mazandaran, région située au nord de Téhéran, sur le bord de la Caspienne, l'arrière-grand-père était un seigneur féodal, les grands-parents paternels avaient les yeux bleus, les grands-parents maternels, arméniens, ont fui à temps la Turquie pour la Russie qu'ils ont dû quitter quelques années plus tard pour l'Iran. Et il y a les parents, Darius et Sara : intellectuels, progressistes, politisés, en guerre d'abord contre le Shah, puis encore plus contre le régime des mollahs et Khomeiny. Et c'est la fuite du pays pour la France, une France qu'ils avaient idéalisée, surtout Darius qui y avait fait des études universitaires; mais, pour eux, le pays a failli à sa réputation de terre de lumières et de libertés. Et puis c'est l'Événement, celui qui brisera la famille, mais qui, aussi, sauvera sans doute Kimiâ, ses sœurs ayant mieux réussi leur adaptation.

La façon de raconter de l'auteure n'est pas banale. Son récit est truffé d'anecdotes, de réflexions, de clins d'œil. On fait un voyage extraordinaire, on s'enrichit de géographie, d'histoire, et surtout d'humanité. L'intérêt est soutenu d'un bout à l'autre des 349 pages d'un roman sans doute fortement autobiographique. C'est le premier ouvrage de Négar Djavadi. Je me demande comment elle pourra aborder un deuxième roman alors que le premier est un pur délice et un régal pour les yeux, l'intelligence et le cœur!
Deux soeurs et un pompier Mélanie Cousineau Brigitte Demers
Deux soeurs et un pompier
Mélanie Cousineau
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Mai 2017
« Deux sœurs et un pompier » est l'histoire de Morgane, célibataire. Pour trouver l'homme de sa vie, elle s'inscrit donc sur un site de rencontre, mais après plusieurs rendez-vous infructueux, elle est vite désenchantée. Sa jumelle Krystal et son frère Antonin prennent la décision de modifier le profil de Morgane (avec l'accord de celle-ci bien sûr!) histoire de le rendre plus attrayant et tape-à-l'œil. Morgane prend vie sous la peau de Plume Ensorcelée. À la suite de cela s'ensuit une avalanche de messages, mais un seul retient son attention, celui de Echelle31. Pour le premier rendez-vous, comme Morgane a peur de ne pas être à la hauteur, sa jumelle le rencontre en se faisant passer pour Plume Ensorcelée, mais à une condition : que Morgane dévoile sa véritable identité, s'il y a deuxième rencontre. Et c'est effectivement le cas, mais Morgane ne tient pas parole et repousse toujours le moment de vérité. Ce qui n'est pas une bonne idée...

Voici une auteure dont les livres m'ont toujours intéressée, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'en lire un.
 
J'ai été conquise par la plume de Mélanie. Lire de la Chick-Lit me détend, me permet de m'évader. Je n'étais pas une grande fan de Chick-Lit auparavant, mais ça fait quelques livres du genre que je lis et je me rends compte qu'à chaque fois, je passe un moment agréable. Ce fut effectivement le cas pour ce livre-ci! Il y a, dans la façon d'écrire de Mélanie Cousineau, un petit je-ne-sais-quoi qui fait que j'ai accroché dès les premières lignes. Mon seul regret est de ne pas avoir eu assez de temps de lecture pour pouvoir le dévorer aussi vite que je l'aurais voulu.
 
Morgane a été sans contredit mon personnage préféré. Elle semble toute douce. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que Jayden la surnomme « Ma Douce ». Elle veut tellement plaire, mais a tellement peur de déplaire, de ne pas se faire aimer par le sexe opposé. Tout au long de ma lecture, j'ai ressenti un effet de proximité avec Morgane. J'avais l'impression de bien la connaître. Sur plusieurs facettes, je me reconnais au travers elle.
 
De plus, nous pouvons palper la complicité entre Morgane, sa jumelle Krystal et leur frère Antonin. Ils ont l'air tissé serré comme on dit.
 
Je recommande ce livre sans hésiter. Mélanie Cousineau vient de rejoindre le rang de mes auteurs coup de cœur!
Ébène: aventures africaines Ryszard Kapusinski Françoise Hucbourg
Ébène: aventures africaines
Ryszard Kapusinski
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Avril 2017
L'auteur est un journaliste polonais qui a voyagé en Afrique durant 40 ans, de 1958 à 1998. Le livre nous rapporte à la fois des récits de voyages, de rencontres, d'aventures et de mésaventures. De plus, certains chapitres se veulent une étude sur la situation de l'Afrique dans son ensemble et sur celle de certains pays en particulier. C'est une réflexion à la fois sur le climat, la végétation, les habitants, les coutumes... La politique des pays cités est également passée sous la loupe de l'auteur.

Certains chapitres sont remarquables comme celui sur l'évolution du Libéria ou celui sur les guerres fratricides qui ont touché le Rwanda. Les dictateurs les plus célèbres ne sont pas oubliés, qu'il s'agisse de N'Krumah ou d'Idi Amin Dada.
 
Cependant, je suis étonnée de la tendance de l'auteur à parler de l'Afrique comme d'un continent habité seulement par des Noirs, oubliant l'Afrique du Nord en particulier, à considérer que le climat tropical ou équatorial empêche presque toute activité humaine, à expliquer que la décolonisation est la conséquence de la Seconde Guerre mondiale, à supposer que l'Équateur et les Tropiques n'existent qu'en Afrique... Et je ne peux m'empêcher de transcrire cette citation :
« Le christianisme supporte mal les Tropiques, l'islam s'y sent mieux. » (p313)
Écoutez nos défaites Laurent Gaudé Françoise Hucbourg
Écoutez nos défaites
Laurent Gaudé
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juin 2017
Romanesque... historique... philosophique... Quelle étiquette coller sur le dernier roman de Laurent Gaudé?

Par une suite de simili chapitres, tels des paragraphes plus ou moins longs, l'auteur nous fait vivre le cheminement et le questionnement de six personnages : Assem, agent secret français, a participé à l'assassinat de Kadhafi; Mariam, archéologue irakienne travaillant pour l'UNESCO, œuvre à la sauvegarde des trésors artistiques de l'Irak, la Syrie, la Libye; Job (nom variable) agent de la CIA, actif lors de la mort d'Oussama Ben Laden, veut changer de vie; Hannibal, à la tête de son armée pour conquérir Rome, crie bien trop vite à la victoire; Haïlé Sélassié, empereur d'Éthiopie, vaincu par les troupes italiennes, se sent humilié par l'attitude des Occidentaux; le général Grant, héros de la guerre de Sécession, trouve que la victoire peut avoir un goût amer...

Avec un vocabulaire et un style exceptionnels, l'auteur nous fait vivre les victoires et les défaites de chacun des héros qu'il met en scène successivement. L'histoire est au rendez-vous, mais aussi l'introspection, l'amour, la haine, la désillusion, la défaite, et encore la défaite, car la victoire définitive semble ne pas exister, comme si l'Homme n'apprenait rien des leçons du passé.

Livre assez difficile à lire, que j'ai abordé comme s'il s'agissait, pour chacun des héros, de déclarations faites sur une scène de théâtre, devant public. Et cette idée n'est peut-être pas si sotte puisque l'auteur écrit beaucoup de pièces de théâtre...

Un très grand roman. Une superbe leçon d'humanité. Un livre qu'on ne peut oublier...
Écoutez nos défaites Laurent Gaudé Sylvie Beauséjour
Écoutez nos défaites
Laurent Gaudé
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Janvier 2018
« Écoutez nos défaites » : Assem Graied qui travaille pour les renseignements français dont on confie la mission de retrouver un soldat américain dont la nation craint les débordements. « Écoutez nos défaites » : Sullivan Sicoh qui participa à la capture de Ben Laden à Abbottabad et qui raconte un jour d’horreur à Kalafgan dans cette cour d’école. Assem doit prendre une décision. Sullivan est-il l’homme à abattre? « Écoutez nos défaites » : Mariam témoin impuissante à l’avancée de l’obscurantisme qui détruit tout sur son passage. Des trésors sortis de terre par de brillants archéologues et pillés sauvagement. Aurait-il été préférable de les laisser à l’histoire? « Écoutez nos défaites » : le général Grant qui écrasa les sudistes et qui n’aura jamais plus la paix de l’esprit et à qui il ne reste qu’à pleurer sur sa victoire. « Écoutez nos défaites » : Hailé Sélassier souverain d’Éthiopie qui après une première défaite face aux fascistes et un exil forcé, après un discours à la Société des Nations encore dans les mémoires, revient dans son pays en vainqueur pour finir sa vie en cellule après le renversement de son pouvoir. « Écoutez nos défaites » : Hannibal qui marcha sur Rome, semant la mort sur le passage de ses éléphants, qui capitula pour se transformer en fugitif.
 
Faut-il se réjouir d’une victoire quand on sait ce qu’elle porte de souffrance et de morts. Gaudé fera dire à Grant que la victoire est une épreuve et que l’homme est allé si loin qu’il n’en était plus un.
 
Le dernier roman de Laurent Gaudé prend une forme éclatée, mais on s’adapte facilement et le texte nous transporte aisément d’une époque à l’autre le tout marqué par des personnages plus grands que nature. Une lecture enivrante et profonde sur les sentiments humains.
Entrepreneur à l'état pur Nicolas Duvernois Lorraine Pizzolongo
Entrepreneur à l'état pur
Nicolas Duvernois
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Jeune entrepreneur, créateur de la première vodka québécoise,
Nicolas Duvernois nous raconte son parcours.
Vous l’avez probablement vu à l’émission, " Tout le monde en parle ".
Il déclare qu’il a gagné le prix de la meilleure vodka au monde alors que la
SAQ lui avait refusé l’accès à ses succursales. Dans ce livre, il nous présente sa difficile traversée vers le succès dans un récit rempli d’anecdotes et d’humour.
 
C’est un modèle de persévérance et de détermination, un exemple non seulement dans le domaine de l’entrepreneuriat, mais aussi dans la vie. Il nous démontre que nos rêves se réalisent à force de travail.
 
Il pose un regard critique sur le monde des affaires au Québec et donne des pistes
de solutions. Il termine son livre avec une quinzaine de recettes avec " Pur Vodka ".
 
Même si je ne veux pas partir en affaires, ce livre est très intéressant.
Et au pire, on se mariera Sophie Bienvenu Sylvie Beauséjour
Et au pire, on se mariera
Sophie Bienvenu
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Février 2018
C’est l’histoire de Aicha qui vit chez sa mère dans le quartier centre-sud, à Montréal. Nous assistons tout au long du récit à la déposition que fait la jeune fille de moins de quinze ans. Un long monologue en fait où vérités et mensonges se croisent et s’entrecroisent. Au fil des pages, nous apprenons à mieux connaître cette enfant pour qui séparer la réalité de la fiction est parfois bien difficile pour elle et pour nous. Pour Baz également. Le jeune homme, musicien, deviendra ami avec Aicha, mais celle-ci l’entend autrement. La tension monte, les barrières sautent et l’irréparable se produit.

Premier roman pour Sophie Bienvenu qui déjà était en pleine maîtrise de son art. Les romans successifs  le confirmeront. Une belle histoire, tragique certes, sur un destin trouble et une enfance volée.
Et je serai toujours avec toi Armel Job Johanne Laramée
Et je serai toujours avec toi
Armel Job
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2016
D’origine polonaise, Teresa s’est mariée via un site de rencontre à un Belge. Veuve depuis un an, elle vit maintenant avec ses deux fils dans la vingtaine. Tadeusz,  l’aîné, a repris la direction de la brasserie familiale et André se consacre à ses études. Un inconnu d’origine croate, tombé en panne de voiture tout près de la maison, viendra changer le cours de leurs vies.

L’histoire est racontée en alternance par les deux fils. Le lecteur  est donc témoin de points de vue différents des mêmes événements et surtout de faits parfois méconnus de l’un qui amènent à des interprétations fausses de situations et à  l’effet domino qui suit. L’auteur sait maintenir notre intérêt avec une histoire qui explore les sentiments humains et un  texte fort bien écrit.
Étincelle Michèle Plomer Françoise Hucbourg
Étincelle
Michèle Plomer
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Septembre 2017
Shen Song, Michèle, deux femmes, l'une Chinoise, l'autre Québécoise, surtout deux très grandes amies habitant et enseignant à Shenzhen, ville de la Chine méridionale. Voilà que Shen Song propose à Michèle de fêter son anniversaire dans son appartement; elle fera la cuisine pour son amie québécoise, et ce sera même la première fois qu'elle utilisera la cuisinière, car la « popote » et elle, ce sont deux mondes très éloignés. Michèle accepte ce cadeau, mais au dernier moment, et sans prévenir son amie, elle décide de passer la soirée avec son amoureux. Voilà que chez Shen Song tout explose, et l'amie de Michèle est brûlée à plus de 80 %. C'est un défaut des conduites de gaz et l'accumulation du gaz inflammable qui est la cause du désastre : tout a sauté quand Shen Song a voulu chauffer les plats. Transport à l'hôpital, arrivée de la famille de la lointaine campagne, douleur de Michèle qui se sent coupable : elle aurait dû prévenir son amie, elle n'aurait pas dû accepter l'invitation... Les soins sont longs et très douloureux. Le père de Shen Song se montre d'une efficacité et d'une persévérance remplies d'affection pour sa fille. Michèle essaie de surmonter le chagrin et le regret qui l'habitent et visite le plus souvent possible l'amie exceptionnelle. Et Shen Song fait preuve d'une volonté de vivre et d'une résilience qui font l'admiration de tous ceux qui viennent la voir. Par-delà l'amour paternel, le dévouement du personnel hospitalier et l'indéfectible amitié liant Michèle et Shen Song, on se rend compte de la dureté implacable du régime communiste chinois.

Merci à Michèle Plomer pour ce voyage en Chine, pour l'évocation d'une très belle amitié et pour le témoignage de la résilience exceptionnelle de Shen Song.
Étranges rivages Arnaldur Indridason Françoise Hucbourg
Étranges rivages
Arnaldur Indridason
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2018
Erlendur, le héros policier de l'œuvre du romancier Arnaldur, nous revient dans un texte qui n'est pas vraiment celui d'un polar. Il est en congé dans la maison familiale laissée plus ou moins à l'abandon dans les montagnes du nord-est de l'Islande. Il repense à son jeune frère qui s'est perdu à tout jamais dans une tempête alors que c'est lui qui devait le protéger en lui tenant la main. Il songe aussi à ces soldats britanniques dont certains se sont perdus à tout jamais, eux aussi, dans une de ces tempêtes qui balaient les fjords islandais. il semble que c'est aussi le cas d'une jeune femme qui s'en allait visiter sa mère. Mais le doute s'installe chez notre policier en congé et il va mener avec tact et brio une enquête qui permettra à la vérité de se montrer et aux connaissances de la jeune femme de faire enfin un deuil jusqu'alors impossible.
 
Toujours intéressant ce romancier islandais. Rien n'étonne ni ne détonne dans l'œuvre d'Arnaldur. Tout se révèle intéressant, et dans ce livre on saisit vraiment combien il est souvent difficile de vivre dans un pays au climat et au relief hors de l'ordinaire...
 
Eux Patrick Isabelle Brigitte Demers
Eux
Patrick Isabelle
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Octobre 2017
Eux, c’est l’histoire d’un adolescent victime d’intimidation. Un jeune battu et ridiculisé à outrance par des camarades de classe, sans aucune raison valable. Un jeune dont la détresse est ignorée par les gens autour de lui, par les autres élèves, le personnel de l’école, ses parents et les rares amis qu’il a. Sa douleur est si aiguë et son calvaire si long que ça fera en sorte qu’il cherchera à se venger de ses tortionnaires.

Quel auteur incroyable et quel talent! Comment cela se fait-il que je ne le connaissais pas? J’ai lu seulement un livre de lui et déjà, je suis accroc. Et le livre, je l’ai tout simplement dévoré!

Eux est une histoire qui vient directement nous chercher en dedans en tant que parents. La victime est un adolescent qui pourrait être mon enfant, votre enfant. Et là, on se fait des images dans notre tête tout au long du livre et ça fait peur. Peur, car l’intimidation existe réellement et que ça peut aller loin, très loin. Et ça peut être dangereux.

J’ai été subjuguée par la plume de l’auteur du début à la fin. Eux est un tout petit livre, mais combien grand! Il est riche en émotions, il fait réfléchir. Je suis contente que des auteurs s’impliquent en ce sens. Si cette histoire peut sensibiliser les gens, ça sera ça de gagner. Il ne faut pas fermer les yeux sur ce phénomène qui est présent beaucoup plus que nous le pensons.

Patrick Isabelle est un coup de cœur assuré! Si vous ne le connaissez pas, il vous faut le découvrir. Il écrit magnifiquement bien. Je suis certaine que vous serez charmé comme je l'ai été.

Je dois absolument partager avec vous un extrait (p.83) qui fait mal à entendre : « Tout le monde m’haït, maman. Je ne sais pas pourquoi, je sais pas ce que je fais de pas correct. Tout le monde m’écœure, j’suis tout seul... J’suis tanné d’être tout seul. J’suis tanné que tout le monde m’haïsse. » Ces quelques phrases sont comme un coup de poignard dans le cœur d'un parent, vous ne trouvez pas?
Faims Patrick Senécal Widad Cantin
Faims
Patrick Senécal
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Janvier 2016

Katpidi est une petite ville tranquille où réside une famille bien ordinaire. Les parents ainsi que leur fille  et leur garçon. Le père est un policier et son épouse est vétérinaire. Ils mènent une vie sans anicroche jusqu’à ce qu’un cirque débarque en ville pour ne donner que quelques représentations. Il s’agit d’un cirque nouveau genre pour une clientèle adulte seulement. Voilà que des meurtres sont commis depuis leur arrivée …

Il y a beaucoup de rebondissements et la lecture est un peu difficile pour les deux cents premières pages. Ce livre est tout de même bien écrit, avec une description crue des événements. Il faut aimer le style de l’auteur pour apprécier ce livre !

Faire surface Margaret Atwood Lorraine Robillard
Faire surface
Margaret Atwood
COTE

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Critique: Lorraine Robillard
Date: Décembre 2017
Une jeune femme, début trentaine, vivant aux États-Unis, retourne sur l’ile de son enfance quelque part dans le nord du Québec. Elle est accompagnée de son amoureux et d’un couple d’amis. Elle est à la recherche de son père qui a été porté disparu depuis quelque temps.  Le sujet m’est apparu intéressant, mais je me suis vite rendu compte que c’est une crise existentielle que l’auteure nous fait vivre avec cette fille. Les relations entre elle et ses compagnons de voyage sont compliquées. La nature avec ses animaux, les arbres, les oiseaux, le lac et même les poissons prend beaucoup de place dans ce récit. La lecture est parfois compliquée, car la narratrice écrira  ils, eux, il et ça prend un moment pour qu’on comprenne de qui elle parle vraiment. Il est souvent question de son passé et pourtant on n’apprend pas grand-chose de ce passé. Elle-même se perd dans ses souvenirs. J’ai cru qu’une certaine folie l’habitait et qu’elle devait faire cette démarche pour enfin se débarrasser de ses peurs remontant à son enfance. Les romans de Madame Atwood sont souvent psychologiques et celui-ci (c’est son deuxième) je l’ai trouvé particulièrement difficile à comprendre.
Famille parfaite Lisa Gardner Johanne Laramée
Famille parfaite
Lisa Gardner
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: novembre 2015
Justin Denbe a hérité de l’entreprise familiale dans le domaine de la construction, est marié et a une fille de 15 ans. Tous vivent dans une maison cossue de Boston. Au retour d’un souper d’amoureux visant à réparer son couple suite à une aventure extraconjugale, la famille entière est kidnappée dès son arrivée à la maison. Les motifs des malfaiteurs sont nébuleux et une demande de rançon ne viendra qu’après la suggestion des victimes. Des indices laissent croire aux policiers chargés de l’enquête que l’organisateur du délit est un proche de la famille. À la libération des otages, Justin est victime d’une agression au couteau et les bandits repartent avec son corps. Mais que cache toute cette intrigue ?
 
Reprenant son personnage de Tessa Leoni devenue maintenant détective privé, l’auteur laisse graduellement des indices pour effriter l’image de la famille parfaite, nous amenant graduellement à un dénouement que j’avais pour ma part deviné. On retrouve ici la classique belle jeune femme sauvée d’une existence banale par son prince charmant, une intrigue qui s’étire considérablement et une fin bâtie sur l’art de cultiver les mensonges. Lecture divertissante sans plus.
Famille parfaite Lisa Gardner Lorraine Pizzolongo
Famille parfaite
Lisa Gardner
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Je vous présente la famille Denbe. Le père, entrepreneur d’une très grosse compagnie
encaissant des millions de dollars, la mère, artiste et bonne décoratrice qui appuie son mari, l’aide dans son entreprise en recevant ses employés pour créer un esprit d’équipe et leur fille de 15 ans choyée qui réussit très bien à l’école. Ils vivent en banlieue de Boston dans une magnifique demeure. La famille parfaite. Un soir, cette famille si parfaite disparaît. Tessa Leoni sera chargée de l’enquête. Au fil du roman, le lecteur découvrira les secrets des uns et des autres.
 
Fidèle à elle-même, Lisa Gardner sait nous présenter une situation banale, la rendre intéressante afin d’en faire un excellent thriller et nous empêcher, nous, lecteurs, de déposer son livre avant d’en avoir terminé la lecture.
 
Bon moment de détente.