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Critiques de consultants


Consultant



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Journal d'un étudiant en histoire de l'art Maxime Olivier Moutier Johanne Laramée
Journal d'un étudiant en histoire de l'art
Maxime Olivier Moutier
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2015
L’auteur, à 37 ans, décide de faire un retour à l’université pour compléter un certificat en histoire de l’art, domaine qui l’a toujours intéressé. Marié à une femme continuellement en voyage d’affaires, père de trois jeunes enfants, psychanalyste et gardien de nuit pour payer les comptes, le défi est grand. Débute alors la tenue d’un journal qui l’aidera à maintenir le cap sur son objectif.

On traverse donc avec lui ses questionnements, ses difficultés à maintenir la cadence ainsi que son quotidien. Une liaison avec une étudiante, des relations avec sa femme de ménage et une mononucléose marqueront aussi cette période qu’il décrit toujours en spectateur des événements. Pas toujours évident de partager le fantasme de la réalité.
Le ton, qui amplifie à l’absurde les situations où il se retrouve en manque de contrôle, rend le texte accrocheur. Mais ce qu’on en retient surtout, c’est ce goût  intarissable d’apprendre encore et toujours et cet amour des arts, quel qu’en soit le médium, qui aiguisent notre curiosité sur le sujet.

Je ne saurais trop dans quelle catégorie classer ce livre, mais j’ai tout de même passé un bon moment à sa lecture.
Jours de haine Anna Raymonde Gazaille Johanne Laramée
Jours de haine
Anna Raymonde Gazaille
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2017
Paul Morel est inspecteur à l’escouade des crimes majeurs du SPVM et risque de perdre du personnel si le nombre de crimes non résolus demeure aussi élevé. Jean-Claude Caron, que l’on soupçonne d’être un tueur à gages qui signe ses crimes d’une balle dans l’œil, s’en prend maintenant à des membres de l’équipe et sera pris en chasse par Morel et ses coéquipiers. De plus, la femme du détective Losier, qui travaille pour les services secrets de la GRC, est portée disparue.

Deux enquêtes qui ne semblent pas avoir de lien, mais qui finiront par se recouper dans une finale étonnante. L’énigme est soutenue tout au long du roman et l’auteur fait une analyse étoffée de la psychologie du tueur. Ici, tout n’est pas que blanc ou noir et c’est dans une nuance de gris que l’histoire se termine. Un bon roman policier qui a aussi l’avantage de se passer à Montréal et dans les régions nordiques du Québec, ce qui ajoute pour moi une petite touche d’intérêt.
Jusqu'à l'impensable Michael Connelly Widad Cantin
Jusqu'à l'impensable
Michael Connelly
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Juillet 2017
Harry Bosch, nouvellement retraité du L.A.P.D., occupe son temps comme il peut. Son demi-frère, avocat renommé lui demande de l’aide; il est persuadé que son client, accusé de meurtre, est innocent, malgré les preuves accablantes contre lui. Le retraité se retrouve dans un dilemme, lui qui a toujours travaillé pour arrêter les criminels devrait aider sa famille à en libérer un…

C’est un excellent roman!
Jusqu'à l'impensable Michael Connelly Lorraine Pizzolongo
Jusqu'à l'impensable
Michael Connelly
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Octobre 2017
Nous retrouvons avec grand plaisir l’inspecteur Bosh. Comme il a été forcé de prendre sa retraite, les journées sont longues. Une chance que sa fille est présente, mais elle entreprendra bientôt des études à l’Université.

Il accepte de travailler non pas avec son frère, parce qu’il est avocat à la défense, mais à la recherche de la vérité. Il se présentera donc comme détective privé. Il enquêtera sur le meurtre de la directrice adjointe des services municipaux
de West Hollywood. Le suspect numéro un, Da Ouan Foster est innocent selon Mickey Haller, le demi-frère de Bosh.

L’auteur a réussi à nous captiver du début à la fin tant dans l’écriture que dans le scénario. Du magnifique Michael Connelly.
L’autre qu’on adorait Catherine Cusset Johanne Laramée
L’autre qu’on adorait
Catherine Cusset
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Janvier 2017
C’est l’histoire d’un jeune français parti étudier en littérature aux États-Unis et qui connaîtra graduellement la déchéance avec en arrière-fond des histoires d’amour qui finissent mal et des problèmes de santé mentale qui terniront sa crédibilité professionnelle, l’amenant finalement au suicide.

L’histoire est écrite au « tu » ce qui est un peu agaçant au début, mais compréhensible, car elle est écrite par son premier amour avec qui il a gardé un fort lien d’amitié et qui sera celle qui trouve son corps.

C’est fort bien écrit et l'histoire nous fait réaliser comment les choses peuvent lentement, mais sûrement débouler pour ceux dont l’état psychologique est fragile même si les apparences n’en laissent rien paraître. Une prise de conscience aussi sur un monde moderne qui peut parfois être lourd à porter et dans lequel le paraître est souvent si important. Bref, un livre qui porte à réflexion.
L’échappée Julie Tremblay Brigitte Demers
L’échappée
Julie Tremblay
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Novembre 2016
C’est l’histoire de Anne, une jeune Française qui quitte son coin de pays pour venir découvrir le Canada. Étant à court d’argent pour poursuivre son périple, elle se trouve du boulot et se lie d’amitié avec Nathan, un des fils des propriétaires du domaine où elle travaille. À la suite d'une querelle orageuse avec son frère, Ethan, Nathan quitte brusquement l’endroit et fait promettre à Anne de veiller sur ce dernier, qui est infirme à la suite d'un malheureux accident de voiture.

Ce livre est le premier roman de Julie Tremblay. Je dois avouer que, dès que j’ai lu le résumé, j’ai tout de suite eu envie de me plonger dans l’histoire. Je l’ai littéralement dévoré!
 
Ce roman est un vrai bijou, un pur délice! Il fait partie de la collection Émoi 100 % romance, mais je n’ai pas eu l’impression de lire un roman d’amour. La façon dont l’auteure a nommé les chapitres fait en sorte que quand le chapitre se nomme Ethan, nous avons l’impression de lire le journal intime du personnage. C’est comme ça que je l’ai ressenti.
 
Julie Tremblay a une belle plume. Elle ne mâche pas ses mots pour nous décrire explicitement les scènes de sexe. Ce livre se lit vraiment très bien.
 
Si j’ai détesté Ethan au début, j’ai changé mon fusil d’épaule par la suite pour l’adorer. Je me suis attachée à ce personnage qui m’a fait vivre de belles émotions. Tantôt je souris de le voir heureux, tantôt je suis en colère contre la malchance qui s’acharne sur lui. De voir tous les efforts qu’il fait au fil des pages pour réapprendre à marcher sans presque pas de résultat est frustrant et décourageant. Et nous constatons que le titre du livre prend tout son sens dans les dernières pages.
 
Une auteure à découvrir, un beau roman à s’offrir. Ce livre est un coup de cœur pour moi!
L’enfant qui mesurait le monde Metin Arditi Sylvie Beauséjour
L’enfant qui mesurait le monde
Metin Arditi
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Février 2017
L’action de ce roman se déroule sur l’île grecque Kalamaki. Les personnages principaux sont Maraki, mère dévouée qui, comme son père avant elle, pêche à la palangre (technique de pêche traditionnelle). Il y a également Yannis, son fils autiste, qui calcule l’ordre du monde. Et, enfin, Eliot, architecte, qui vit sur l’île depuis la mort tragique de sa fille qui faisait des recherches en Grèce sur le nombre d’Or. Vient s’ajouter une palette de personnages qui représentent bien la Grèce d’aujourd’hui. Viennent s’ajouter également un ou plutôt deux projets d’infrastructure qui amèneront bien des discussions au café du coin, ainsi que bien des discordes. L’île est-elle prête à sacrifier son identité pour se sortir de son problème d’ordre économique?
 
Une écriture fluide. Un roman d’une grande beauté tant sur les rapports humains, spécialement entre Yannis et Eliot, que sur la destinée d’un peuple qui vit de grandes transformations.
L’héritière de la honte Chantale Côté Brigitte Demers
L’héritière de la honte
Chantale Côté
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Janvier 2016
Si nous regardons la couverture du livre ainsi que le titre, il n'y a pas de doute... c'est intrigant. Cheveux auburn légèrement ondulés et au vent, manteau noir sur fond noir... on ne voit pas le visage. Il n'en fallait pas plus pour que je me plonge dans l'histoire.
 
Nous avons ici une belle histoire d'amour. Un peu comme si un beau Prince embrasse une grenouille et que celle-ci se transforme en parfaite jeune fille toute belle et toute sage! Je n'aime pas les romans à l'eau de rose, mais ce livre-ci est bien dosé. Cette histoire nous démontre qu'avec de la persévérance, du bon vouloir et l'amour des êtres chers, la pire des personnes peut arriver à se prendre en main et à s'en sortir.
 
J'ai bien aimé le style d'écriture de l'auteure. C'est un roman qui se lit vraiment très bien, une histoire parfaite pour s'évader quelques heures. Les paragraphes et les chapitres ne sont pas trop longs. Il est donc facile d'arrêter notre lecture presque à tout moment et de la reprendre facilement.
 
J'ai appris à découvrir Chloé tout au long de cette magnifique histoire. Je dois dire que je l'ai détestée au départ, car elle était une vraie garce qui n'avait aucun respect pour autrui. Au fil des pages, elle a appris à se connaître et à s'apprécier, ce qui a fait d'elle un être avec le cœur à la bonne place.
 
Bref, si vous cherchez un bon roman d'amour sans tomber dans les Harlequins, celui-ci est parfait! Il vous réchauffera le coeur durant nos froides journées d'hiver.
L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors Gabrielle Zevin Brigitte Demers
L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors
Gabrielle Zevin
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016
A.J. Fikry est libraire. Un libraire pas vraiment social et austère qui file un mauvais coton depuis le décès de Nic, son épouse. Peu importe, que ce soit un livre ou une personne, il n’est pas facile de trouver grâce à ses yeux. Mais l’irrésistible petite Maya va pourtant fendre son armure et atteindre son cœur. La maman de Maya a abandonné celle-ci dans la librairie de A.J., car elle souhaitait que sa fille grandisse au milieu des livres. C’est donc, par obligation au début, qu’il se retrouve à pouponner cette petite fille. Et dans le sillage de ce duo improbable, tout leur entourage va découvrir que les aventures étonnantes, épatantes et émouvantes n'arrivent pas que dans les livres.

A.J. Fikry est un homme vivant seul au-dessus de sa librairie (juste pour cette raison, j'aimerais bien avoir une librairie! Pouvoir lire tous les livres que l'on veut quand on le veut!) Sa femme étant décédée, il ne vit que pour son travail, ne sortant presque jamais. Il semble assez grognon, dénué de tout humour. Peut-être la solitude y est-elle pour quelque chose? Je ne me sentais pas très attachée à ce personnage.

Par contre, je suis tombée sous le charme de Maya, la petite cocotte d'à peine 2 ans qui est abandonnée dans la librairie par sa mère. À cause d'une note laissée au libraire, A.J. se sent concerné pour la sécurité de la petite fille au point qu'il décide de l'adopter, car il ne peut se résoudre à la laisser à des inconnus. Et quoi de mieux qu'une librairie pour une si jeune enfant? Elle grandira parmi les livres qui deviendront, en quelque sorte, ses amis.

C'est une petite lecture légère, rafraîchissante. L'été s'en vient! Ce roman est parfait pour la plage! On s'attache facilement aux personnages. Je dois avouer que j'ai eu un faible pour la petite Maya. Je n'ai pas détesté non plus Amelia, la représentante d'une maison d'édition. Je la trouvais super sympathique!
 
Je termine avec une citation du livre qui m'a interpellée, car c'est quelque chose que je dis souvent à mes enfants : « On lit pour se rappeler qu'on n'est pas seul. On lit parce qu'on est seul. On lit, et on n'est plus seul. On n'est pas seul. »
L’immeuble Christodora Tim Murphy Johanne Laramée
L’immeuble Christodora
Tim Murphy
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Avril 2017
L’immeuble Christodora, dans l’East Village de New York, a connu bien des transformations au fil du temps, dont l’embourgeoisement du quartier. La famille de Jared y a acheté un appartement alors que l’endroit était hanté par les toxicomanes et les sans-abri. À la fin de ses études, Jared s’y installe avec sa femme, Milly. Tous deux artistes, ils adoptent Mateo qui, à cinq ans, est orphelin à la suite du décès de sa mère sidatique. Mateo deviendra toxicomane par la suite et la famille vivra de durs moments. La présence d’Hector, habitant de l’immeuble et ancien activiste de la lutte contre le sida ayant travaillé avec Ava, la mère de Milly, aura aussi une grande influence sur les destins de chacun.

L’auteur nous offre ici une saga fort riche en émotions avec, en arrière-plan, l’histoire de la découverte du sida et de la lutte médicale pour le contrer. L’amour et l’amitié sont aussi au cœur des histoires de vie qui s’entrecroisent sur plusieurs décennies. Pour son premier roman, c’est un texte fort bien maîtrisé que l’écrivain nous offre avec des allers-retours constants qui peuvent parfois déstabiliser, mais qui nous font toujours avancer dans la compréhension finale de cette riche histoire. C’est surtout vers la fin du roman qu’on retrouve quelques coquilles et même la confusion de personnage (p. 387 avec « Hector lève le nez… » plutôt que Jared). Mon plaisir n’en a pas été gâché, mais je trouve dommage ces petits accrochages dans une si belle œuvre. Finalement, une lecture fortement recommandée et un auteur à suivre.
L’impureté Larry Tremblay Carole Chatelois
L’impureté
Larry Tremblay
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Juin 2017
Alice Livingston, une écrivaine à succès, meurt dans un accident. Elle laisse dans le deuil son mari, Antoine, et son fils de 19 ans, Jonathan. Elle laisse aussi un roman posthume qu’Antoine n’a pas lu, Un cœur pur. Il s’aperçoit que ce livre est autobiographique et relate leur relation quand ils se sont connus au cégep de Chicoutimi au début des années 70. À cette époque, Antoine ne croit pas à la pureté des sentiments. Son ami Félix aime toujours sa cousine Anaïs pourtant morte dans le glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney. À l’époque, il encourage Alice à tenter de le séduire pour le ramener à la réalité. Mais ce qu’il y a de plus étrange c’est le fait que le livre Un cœur pur est dédié à Félix, qu’ils n’ont plus revu depuis 30 ans, et qui vient tout juste de se suicider. Comment sa femme a-t-elle pu terminer son livre avec ce décès quand elle est morte il y a huit mois?

L’auteur nous présente un roman singulier tout à la fois déroutant, surprenant, captivant, mené de main de maître. Des histoires qui s’emboîtent comme des poupées gigognes, on se retrouve au présent, au passé et au futur. De plus, Larry Tremblay nous réserve une fin coup de poing. À lire absolument!
L’incroyable histoire de Wheeler Burden Selden Edwards Sylvie Beauséjour
L’incroyable histoire de Wheeler Burden
Selden Edwards
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Septembre 2015
L’auteur signe ici un premier roman qu’il a mis trente ans à écrire. Après ma lecture je peux comprendre aisément tout ce temps consacré pour enfin nous donner à lire un livre aussi captivant.
 
Il y est question de Vienne et de beaucoup plus encore. On y parle d’architecture, d’art, de l’Amérique, de baseball, de la Deuxième Guerre mondiale et de la haine des juifs. On aborde aussi l’émancipation des femmes, le respect, la musique, les traces laissées par l’histoire, l’amour et la haine. On est en 1897,1944 et 1988. Trois périodes qui se chevauchent, se coupent et tracent l’histoire de Wheeler Burden qui un beau matin de 1988 à San Francisco se retrouve transporté à Vienne en l’an 1897.
 
Magnifique roman qui nous entraîne dans un labyrinthe sans fin. Quand tout semble avoir été dit, il y a au détour du temps encore d’autres révélations qui nous laisseront sans voix. Un livre qui nous expose la possibilité de changer l’histoire. Mais est-ce vraiment possible ou si tout est finalement immuable?
La 11e et dernière heure James Patterson Lorraine Pizzolongo
La 11e et dernière heure
James Patterson
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Mai 2016
Comme le titre l’indique, voici la onzième enquête du Women’s Murder Club.
 
Ce club très particulier réunit Claire, Afro-Américaine, médecin légiste,
Cindy, journaliste spécialisée dans les affaires criminelles, Yuki, assistante du procureur et Lindsay, enquêtrice. L’amitié et l’entraide les unirent dans leur vie personnelle et  professionnelle afin de résoudre les enquêtes, mettre les meurtriers et les malfaiteurs en prison afin que règne la justice.
 
Dans cette aventure, Lindsay Boxer devra faire enquête sur le meurtre de Chaz Smith,  célèbre millionnaire. Elle se rendra aussi dans le jardin d’un acteur connu où deux crânes ont été découverts.
 
Le lecteur s’attache aux personnages de ce club et prend plaisir à les retrouver d’un roman à l’autre. Écriture simple et efficace. Quelques heures de plaisir et de détente à l’extérieur au bord d’une piscine ou à l’intérieur pendant une journée de pluie.
La bataille de Pavie André Jacques Sylvie Beauséjour
La bataille de Pavie
André Jacques
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2016
André Jacques nous revient avec une nouvelle enquête d’Alexandre Jobin, retraité des Forces armées canadiennes, devenu antiquaire sur la rue Saint-Laurent à Montréal.
 
Frank Cantara, restaurateur, engage Alexandre pour aller faire une expertise de dessins qui lui viennent de son père et qui vaudraient une petite fortune. Notre enquêteur devra donc se rendre en Italie pour accomplir sa tâche. Avant son départ, une vieille amie, en prison à Joliette, lui confie une enveloppe qu’il devra remettre à une certaine Pavie qui se trouve également en Italie. Deux missions qui s’avèreront imbriquées l’une dans l’autre.
 
André Jacques nous dévoile dans son dernier livre un pan de l’histoire personnelle de son enquêteur qui nous permettra de mieux comprendre le personnage. Encore une fois, nous voyageons beaucoup et le périple en Italie n’est pas pour déplaire. On s’y croirait.
La boîte à musique Mary Higgins Clark Widad Cantin
La boîte à musique
Mary Higgins Clark
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Février 2016
Parker Bennett a disparu depuis deux ans avec des milliards de dollars volés dans les fonds dont il avait la gestion. Sa femme est persuadée qu’il est innocent et qu’il est toujours en vie.
 
Lane Hamon est une décoratrice d’intérieur et doit travailler dans la maison de Mme Bennett. Elle est intriguée et attirée par l’univers mystérieux des Bennett. Elle côtoie également le fils de Parker Bennett. Elle ne réalise pas, malgré les avertissements de ses amis, que plus elle se rapproche des Bennett, plus elle met sa vie et celle de sa famille en danger.

Ce livre offre tout un dénouement ! C’est un livre à lire.
La carrière du mal Robert Galbraith Widad Cantin
La carrière du mal
Robert Galbraith
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Mai 2017
Robin Ellacott travaille avec le détective privé Cormoran Strike. Elle reçoit un colis contenant une jambe fraîchement coupée. Qui est l’auteur de ce paquet? Strike soupçonne quatre personnes potentielles qui auraient pu être l’auteur de cet envoi. La personne tente de déstabiliser le détective par l’intermédiaire de sa secrétaire. Avec son aide, ils se lanceront sur les traces de celui qui a bien pu envoyer ce macabre cadeau.
 
L’auteur est doté d’une fine psychologie. Il nous raconte les pulsions que peut vivre un humain en état de désespoir et d’esprit de vengeance. Robert Galbraith est en fait le pseudonyme de J.K. Rowling, mondialement reconnue pour avoir écrit les livres de la série Harry Potter. C’est le troisième roman mettant en vedette le détective Cormoran Strike.
La carrière du mal Robert Galbraith Johanne Laramée
La carrière du mal
Robert Galbraith
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juillet 2016
Cormoran Strike, ancien policier militaire, tient une agence de détectives avec sa secrétaire presque assistante, Robin Ellacott.. Cette dernière reçoit un paquet d’un coursier et y découvre la jambe coupée d’une jeune femme. Le colis lui étant adressé, Cormoran craint pour sa sécurité et tente de l’écarter de l’enquête qu’il mènera pour trouver qui, des trois hommes qu’il suspecte, est le coupable. Ces trois hommes ont hanté son passé et il les sait capables de grande cruauté. D’autres meurtres sordides seront commis, laissant croire à un tueur en série, et Robin recevra un autre envoi contenant cette fois l’orteil d’une victime.

À travers l’enquête se déroulent aussi les préparatifs du mariage de Robin avec son fiancé Mathiew, mais la cérémonie est momentanément annulée suite à des discordances dans le couple. Cormoran serait-il un rival pour Matthiew?

Pas de doute, l’auteur foisonne d’idées pour ses intrigues. Autant l’histoire policière est bien étoffée et pleine de rebondissements, autant l’histoire personnelle des deux héros est bien exploitée, l’auteur mettant l’emphase sur le passé et la vie amoureuse de Robin. De plus, elle explore le potentiel d’une relation amoureuse entre les deux détectives, terminant le roman sur une note ambigüe.

La construction du roman est solide et on sent l’auteur en pleine maîtrise de son histoire. Le suspense est maintenu tout au long du roman et à petite dose évitant le piège des histoires bâclées vitement dans les dernières pages. Un bon roman policier que je vous recommande.
La colline aux esclaves Kathleen Grissom Lorraine Pizzolongo
La colline aux esclaves
Kathleen Grissom
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Kathleen Grissom nous présente son premier roman historique.
 
Cette Canadienne de la Saskatchewan s’est installée avec son mari en Virginie sur une plantation qu’ils ont rénovée. Comme cette auteure est curieuse, elle a entrepris des recherches afin de connaître l’histoire de ce lieu. Les bases de son roman étaient installées.
 
Elle nous présente donc l’histoire de Lavinia, une petite fille irlandaise de 7 ou 8 ans, traumatisée d’avoir vu ses parents mourir et à qui on a arraché son frère. Elle arrive à la plantation terrifiée, muette et incapable de se nourrir. Elle apprend à connaître ces personnes noires qui servent la famille Pyke, les maîtres.
 
L’auteure a choisi de nous présenter son récit sous forme de journal intime. Il y a des chapitres où Lavinia raconte sa vie et relate les événements auxquels elle est confrontée. Et d’autres, où Bella raconte sa version des faits. Lavinia n’a aucune idée de la façon de se conduire en tant que blanche puisqu’elle vit avec les noires qui sont sa famille. Pour elle, la couleur de la peau n’a pas d’importance.  Ce n’est pas la façon de penser de tous les gens qui l’entourent.
 
Le lecteur est transporté à la fin du 18e siècle au milieu d’une saga familiale afro-américaine dans le style de la série Dontown Abbey.  Il partage le milieu de vie des riches et des serviteurs. C’est un milieu dur, les châtiments sévères.
 
C’est un roman bien documenté, très intéressant, presqu’un sans signet comme le dit si bien Louis-José Houde.
La couveuse Marie-Claude Barrette Gabrielle Valois
La couveuse
Marie-Claude Barrette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Septembre 2015
Ce n’est pas un roman, c’est une histoire vécue. Celle de Marie-Claude Barrette, animatrice bien connue de la télévision et de son mari Mario Dumont, ex-politicien et tout aussi connu dans le milieu de la télévision.
 
Marie-Claude a déjà perdu un enfant à sa naissance en 1998. Quelques mois plus tard, elle est de nouveau enceinte, par précaution elle passe une amniocentèse, tout en sachant que l’amniocentèse peut causer un avortement dans un demi à un pour cent des cas. La nuit suivante elle perd du liquide amniotique. Ses membranes sont rompues et ne se refermeront pas. Les risques de perdre le bébé sont de 96%.
 
Marie-Claude nous raconte tout simplement, ce qu’elle vit, ses pensées, ses découragements, son acharnement, sa volonté de sauver son petit. On y découvre sa force de caractère, sa détermination. Elle devra rester alitée pendant 133 jours durant lesquels elle couvera son petit.  Le jeu en vaut la chandelle, son garçon a maintenant 14 ans. C’est beau, c’est bien écrit, c’est inspirant.
La défense Steve Cavanagh Lorraine Pizzolongo
La défense
Steve Cavanagh
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Steve Cavanagh est un avocat irlandais. Il a gagné le plus gros procès pour discrimination raciale d’Irlande du Nord. Il nous présente  son premier roman d’action dans le cadre d’un tribunal, un milieu qu’il connaît très bien.
 
Eddie Flynn est un escroc devenu avocat. Il devra défendre le chef de la mafia russe avec une ceinture d’explosifs autour de la taille. Sa fille est retenue en otage. Il a moins de 48 heures pour régler l’affaire.
 
Dès la première phrase, le lecteur est happé par l’action: « Faites exactement ce que je vous dis, ou je vous loge une balle dans la colonne vertébrale, dit une voix masculine avec un accent d’Europe de l’Est. »
 
L’adrénaline parcourt nos veines tout au long de la lecture des pages de ce roman. L’auteur est remarquable dans l’écriture des plaidoiries de cet avocat qui devra utiliser son cerveau autant que ses bras pour gagner sa cause.
 
Un excellent roman. J’espère que Steve Cavanagh va poursuivre sa carrière de romancier.
La dernière des Stanfield Marc Lévy Johanne Laramée
La dernière des Stanfield
Marc Lévy
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2017
Eleanor-Rigby, londonienne et reporter au National Geographic, reçoit une lettre anonyme lui donnant rendez-vous à Baltimore, aux États-Unis, concernant le passé de sa mère, morte récemment. La lettre laisse entendre que cette dernière aurait commis un crime resté impuni il y a 35 ans. C’est à ce rendez-vous qu’elle rencontre George-Harrison, qui vit au Québec et qui a reçu le même genre de missives concernant sa propre mère. Tous deux se mettront à la recherche de l’auteur de ces lettres et du lien qui les unit après avoir remarqué une photo où apparaissent leurs mères respectives dans ce lieu de rencontre.

L’auteur est habile pour installer le suspense dans cette recherche du passé familial à laquelle se livreront les deux personnages de l’histoire. C’est toute une saga de famille qui sera mise à jour ainsi qu’une relation intime entre Sally-Anne, la mère d’Éleanor-Rigby et May, celle de George-Harrison. Cette recherche dévoile un passé familial couvrant trois générations et met à jour des secrets de famille insoupçonnés jusqu’à ce jour. Toutefois, le personnage qui a retenu mon attention est celui de Michel, jumeau d’Éleanor-Rigby, qui a des caractéristiques d’autisme et que l’auteur sait très bien décrire afin de le rendre juste et crédible dans tous les aspects de sa personnalité qui sont relevés. D’une manière plus générale, je qualifierais cette lecture de facile et divertissante, qui sait soutenir l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin. Bonne lecture!
La disparition de Michel O'Toole Collectif Johanne Laramée
La disparition de Michel O'Toole
Collectif
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mars 2016
Partant d’une prémisse, soit la disparition du journaliste Michel O’Toole parti pour un reportage en moto sur la route 389, huit auteurs forment un collectif afin de donner leur version des faits et en faire un recueil de nouvelles.

L’auteur Tristan Malavoy signe l’introduction et les textes reliant chacune des parties.  Chaque nouvelle reflète le style de son auteur, ce qui donne droit à des interprétations très différentes d’une possible vérité. L’intérêt est donc dans la diversité sur un même thème, le tout lié par une plume uniforme.

La parution de ce livre était aussi en lien avec un concours invitant les gens à faire parvenir leur propre nouvelle sur le thème. Une parution des meilleurs textes reçus  devrait avoir lieu au printemps 2016 en collaboration avec la revue "Les libraires". À suivre…
La fabrique des pervers Sophie Chauveau Françoise Hucbourg
La fabrique des pervers
Sophie Chauveau
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
L'auteure a publié « Noces de charbon » en 2014, et elle décrivait dans ce roman l'inceste dont elle avait été victime. À la suite de la parution de ce livre, elle reçoit, par l'intermédiaire de sa maison d'édition, une lettre d'une cousine lointaine, Béatrice, qui lui écrit qu'elle a vécu la même expérience qu'elle. Les deux cousines se rencontrent et décident d'étudier le comportement de leur famille commune. Elles vont le faire sur quatre générations et découvrent avec horreur que durant plus d'un siècle leurs ascendants ont été pour la plupart des bourgeois excentriques, exhibitionnistes, immatures, naturistes, nudistes, prédateurs, violeurs... tout ceci à l'intérieur du clan, de la part des pères, des oncles, et même des mères et des grands-mères...
 
L'écrivaine nous raconte que bien des membres du clan ont agi comme si le corps des enfants de la famille leur appartenait, et que les conjoints ou conjointes fermaient les yeux, car cela leur permettait de rester en couple, et de vivre à leur guise... Et bien souvent, les victimes devenaient des violeurs à leur tour. On vit avec elle sa difficile relation avec une mère plutôt femme-enfant, elle parle de son père possessif, à la sexualité compliquée, mais un père qu'elle est obligée de s'avouer avoir aimé. Elle nous fait part aussi de recherches faites auprès d'auteurs pour arriver à comprendre et peut-être à s'en sortir.
 
Famille, fabrique de pervers, qu'elle aimerait stopper grâce aux révélations du livre...
 
Récit douloureux, difficile à lire, utile pour mieux comprendre et dénoncer ces pervers...
La fabrique des pervers Sophie Chauveau Françoise Hucbourg
La fabrique des pervers
Sophie Chauveau
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
L'auteure a publié "Noces de charbon" en 2014, et elle décrivait dans ce roman l'inceste dont elle avait été victime. Suite à la parution de ce livre, elle reçoit, par l'intermédiaire de sa maison d'édition, une lettre d'une cousine lointaine, Béatrice, qui lui écrit qu'elle  a vécu la même expérience qu'elle. Les deux cousines se rencontrent et décident d'étudier le comportement de leur famille commune. Elles vont le faire sur quatre générations et découvrent avec horreur que durant plus d'un siècle leurs ascendants ont été pour la plupart des bourgeois excentriques, exhibitionnistes, immatures, naturistes, nudistes, prédateurs, violeurs... tout ceci à l'intérieur du clan, de la part des pères, des oncles, et même des mères et des grands-mères...
 
L'écrivaine nous raconte  que bien des membres du clan ont agi comme si le corps des enfants de la famille leur appartenait, et que les conjoints ou conjointes fermaient les yeux car cela leur permettait de rester en couple, et de vivre à leur guise... Et bien souvent les victimes devenaient des violeurs à leur tour. On vit avec elle sa difficile relation avec une mère plutôt femme-enfant, elle parle de son père possessif, à la sexualité compliquée, mais un père qu'elle est obligée de s'avouer avoir aimé. Elle nous fait part aussi de recherches faites auprès d'auteurs pour arriver à comprendre et peut-être à s'en sortir.
 
Famille, fabrique de pervers, qu'elle aimerait stopper grâce aux révélations du livre...
 
Récit douloureux, difficile à lire, utile pour mieux comprendre et dénoncer ces pervers...
La faille en toute chose Louise Penny Gabrielle Valois
La faille en toute chose
Louise Penny
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
La faille en toute chose est le neuvième roman de Louise Penny dont je suis une inconditionnelle. La seule chose que je n’aime pas dans ce roman c’est son titre français. Le titre original anglais est vraiment plus approprié : How the light gets in.
 
Comme à l’habitude, nous retrouvons l’inspecteur Gamache, toujours aussi sympathique ainsi que ses habituels acolytes. Mais cette fois Louise Penny intègre à son histoire des personnages connus de l’histoire du Québec, les jumelles Dionne. Elle y rajoute aussi un sujet de l’heure : la possibilité que le pont Champlain s’effondre.
 
L’histoire se déroule en partie à Montréal, en partie à Three Pines, un petit coin de paradis peuplé de gens sympathiques qu’on aime visiter et revisiter au fil desenquêtes d’Armand Gamache.
 
Cette enquête nous fera voir la soif du pouvoir de certains politiciens, la puissance de la corruption, mais aussi la force de l’amour et de l’amitié.
La faiseuse d'anges Cammilla Läckberg Gabrielle Valois
La faiseuse d'anges
Cammilla Läckberg
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
Laborieuse cette lecture. J’ai dû m’y reprendre une fois et une autre. Prendre des notes pour démêler tous ces personnages. La traduction est bien faite et la traductrice, comme il se doit, respecte les noms suédois des différents protagonistes. J’ai bien fait de persévérer, j’ai fini par comprendre les liens entre les personnages. Une difficulté supplémentaire à la compréhension : certains chapitres nous ramènent entre 1915 et 1925 sans que nous comprenions tout de suite le lien avec le présent.

En 1974, une famille complète disparait sauf Ebba, une petite fille d’un an. La table est dressée pour la fête de Pâques mais tout le monde s’est volatilisé. L’énigme ne sera jamais résolue. Trente ans plus tard Ebba revient s’installer dans la maison familiale avec son mari. Après le décès de leur enfant, ils veulent reconstruire leur vie. Plusieurs évènements troublants s’enchainent. Ils sont victimes d’un incendie criminel, ils découvrent du sang coagulé. Finalement, le fin mot de l’histoire sera découvert non par le policier mais par la femme de celui-ci qui est curieuse et qui n’hésite pas à se mettre en danger pour connaitre la vérité.
 
Un peu tirée par les cheveux, cette histoire.
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Françoise Hucbourg
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2016
Marcel Barbeau qui vient de mourir a-t-il eu le temps de lire ce roman écrit par sa petite-fille? Si oui, l'a-t-il apprécié?

"La femme qui fuit" est un roman se réclamant à la fois de la réalité e de la fiction. C'est l'histoire de Suzanne Meloche, grand-mère de l'auteure, mais attention, Anaïs Bardeau-Lavalette a fort peu connu cette grand-mère au destin atypique. L'héroïne, mariée peu de temps à Marcel Barbeau, a abandonné ses enfants âgés de 3 et 1 an dans une garderie... Elle estimait que la maternité l'empêchait de vivre pleinement son destin de peintre et de poète. Elle gravitait autour des membres actifs du manifeste du Refus global, avec Borduas, Gauvreau, Barbeau..., mouvement contestataire désirant donner un nouvel essor au monde de l'art. Suzanne Meloche vivra selon ses aspirations, une vie de bohême et de totale liberté apparente, refusant d'avoir des liens suivis avec ses enfants. "La femme qui fuit", c'est le récit de cette itinérance, moitié vraie, moitié inventée, mais toujours en accord avec le fait qu'une vie d'artiste est incompatible avec une vie de famille.

Intéressante étude d'une époque importante de l'évolution de la vision et du rôle des arts dans  une société en mutation. Lecture agréable. Qu'est-ce qui est vrai? Qu'est-ce qui est imaginé? C'est un roman, alors tout cela a peu d'importance...
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Carole Chatelois
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2016
L’auteure est la petite fille de Suzanne Meloche conjointe du peintre automatiste Marcel Barbeau. Qui était cette grand-mère qu’elle n’a jamais connue ? Elle nous raconte la vie de cette femme depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Elle a choisi de nous parler d’elle au « tu ». Tout au long du livre elle lui parle directement. C’est à mon avis ce qui fait l’originalité du récit. Son écriture est bien rythmée, les phrases sont courtes, les mots sont justes, pas de longueur.

Suzanne Meloche était présente à la signature du Refus global auprès des Riopelle, Borduas, Gauvreau et autres. Elle l’avait signé, mais s’est rétractée parce que Borduas n’a pas accepté ses poèmes. Elle a deux enfants, dont la mère de l’auteure, Manon Barbeau. Elle les abandonne pour toujours. À la fin de sa vie, elle les  reçoit poliment, à leur demande, là où elle finit sa vie, à Ottawa. Tout de suite après cette visite elle leur téléphone pour leur dire qu’elle ne veut plus les revoir. Elle a fui toute sa vie, c’est une femme révoltée qui a peut-être trouvé la paix et ne veut pas affronter ses démons. C’est l’interprétation que j’en fais. Dans cette fiction biographique,  Anaïs Barbeau-Lavalette ne la juge pas, elle essaie de la comprendre.
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Johanne Laramée
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Février 2016
L’auteur nous livre ici  la vie de sa grand-mère maternelle.

Le récit débute dans une mise en contexte alors qu’elle accompagne sa mère pour une visite surprise à cette femme qui a abandonné ses enfants alors que l’aînée n’avait que trois ans et que son fils était tout jeune bébé. Comment expliquer ce geste dévastateur qui laissera ses enfants carencés pour toujours?

Elle décide d’enquêter sur la vie de cette femme pour mieux comprendre, pour mieux LA comprendre. Écrite au tu, son histoire débute en 1930 alors qu’elle n’a que quatre ans. Elle vit entourée de ses quatre frères et sœurs et de ses parents dont la vie sera affectée par la crise économique qui sévit. Partie à 18 ans pour un concours oratoire, elle fait la rencontre du groupe du refus global, écrit des poèmes et se met en couple avec Marcel Barbeau, père de ses enfants.
 S’ensuivent sa fuite et une vie chaotique qui défilent avec tous ces petits détails qui l’alimentent. Chaque petit bout de vie débute sur une nouvelle page, laissant au lecteur des petites pauses pour mieux habiter les mots. C’est un  texte fort bien écrit dans lequel on ne sent pas le jugement, mais plutôt une belle sensibilité pour accompagner la détresse qui  habite cette femme.

Je le recommande chaudement.
La fille dans le placard tome 2 Chantal Brunette Brigitte Demers
La fille dans le placard tome 2
Chantal Brunette
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2017
Dans ce deuxième volume, Maxime a dit oui. Elle vient d’unir sa destinée à la femme de sa vie, sa princesse. Tout au long du roman, l’auteure s’amuse à se promener dans le temps entre la journée du mariage et les tribulations amoureuses de Maxime. Que de chemin parcouru depuis les premiers questionnements de la jeune femme qui se demandait si elle avait vraiment une attirance pour la gent féminine! Mais qui est l’élue de son cœur?

Que de plaisir j'ai eu à retrouver Maxime! Malgré le fait que j'ai lu le premier tome il y a une dizaine de mois, je n'ai eu aucune difficulté à me replonger dans l'histoire. Du vrai bonbon comme je me plais à le dire!

Tous les éléments sont réunis pour nous faire passer un moment agréable : c'est rafraîchissant, les personnages sont attachants, l'histoire est excellente. Il y a même un soupçon de suspense : mais qui est donc l'heureuse élue? On doit patienter jusqu'à la fin pour le découvrir! Un vrai supplice!

L'idée d'écrire un roman sur l'homosexualité féminine est excellente. L'auteure connaît très bien son sujet et nous arrivons sans mal à capter les différentes émotions qui habitent Maxime.

Je ne peux pas dire que j'ai eu une préférence pour un personnage en particulier. Je les ai tous aimés à part égale. C'est sûr que j'ai adoré Maxime, mais je crois que je vais arrêter mon choix sur Alexe. Cette fille fait perdre les pédales à Maxime, son regard l'ensorcelle presque! On a le goût de la prendre dans nos bras et de lui dire d'écouter son cœur et non sa tête. Pauvre fille! Elle est toute mêlée dans ses émotions. Je crois qu'elle a peur d'admettre qu'elle aime les femmes. C'est comme si elle n'était pas prête à découvrir la vérité sur son orientation sexuelle.

Chantal Brunette a une magnifique plume. Je souhaite qu'elle récidive avec d'autres superbes romans. Avec ce deuxième volume, elle continue d'être une de mes auteures coup de cœur!
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