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Critiques de consultants


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La fille dans le placard.1 Chantal Brunette Brigitte Demers
La fille dans le placard.1
Chantal Brunette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Août 2016

À quelques heures de son mariage, Maxime Lafleur (oui, c'est bien une fille !) revient sur des passages turbulents de sa vie amoureuse. Frencheuse compulsive, elle recherchait à l'époque le candidat qui lui ferait ressentir les fameux papillons. Lors d'un voyage d'études, elle découvre que son prince charmant pourrait en fait être une princesse, car elle pense éprouver des sentiments pour sa meilleure amie, Carrie. L'idée qu'elle pourrait être lesbienne la tourmente. Elle n'avait pas envisagé un tel scénario…

Pour oublier, elle multiplie les conquêtes masculines. À une fête, elle fait la connaissance d'une jolie pompière qui sème à nouveau le doute dans son esprit. Confuse, Maxime cherche à obtenir des réponses par tous les moyens. En cours de route, elle fera toutes sortes de rencontres ; dans la vie, rien n'arrive pour rien…

Le jour de ses noces, elle repense à ce cheminement amoureux. Est-elle sortie du placard ? D'ailleurs, qui s'apprête-t-elle à épouser?

Quelle magnifique lecture que je viens d’avoir! Et quelle belle leçon de vie! Je viens de découvrir une excellente auteure de chez nous. J’ai passé que du bon temps avec Maxime. J’ai déjà hâte de me plonger à nouveau dans son univers.

Les livres de ce genre sont plutôt rare. J’ai trouvé intéressant que l’auteure se penche sur l’homosexualité féminine. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotion, plusieurs vont sûrement se questionner, se remettre en question. Ca ne doit pas être évident de se rendre compte que notre orientation sexuelle n’est pas celle que l’on pensait. Maxime a dû apprendre à s’accepter. Je trouve qu’elle l’a plutôt bien fait. Elle est allé au-delà de ses peurs et de ses craintes pour faire les démarches nécessaires pour confirmer ce qu’elle savait fort bien au fond d’elle même.

Je recommande chaudement ce livre. Très difficile d’arrêter notre lecture une fois que nous l’avons commencé.

La fille dans le rétroviseur Linwood Barclay Widad Cantin
La fille dans le rétroviseur
Linwood Barclay
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Décembre 2016
Cal Weaver est un détective privé qui vit des moments difficiles dans sa vie personnelle ; son garçon s’est suicidé il y a quelques semaines. S’agit-il vraiment d’un suicide ? Cal n’en est pas certain. Au volant de sa voiture sur la route qui le ramène chez lui, il acceptera de faire monter Claire, la fille du maire, qui faisait de l’auto-stop durant une journée pluvieuse. Cette dernière implore de monter à bord de l’auto en disant qu’elle connaissait bien Scott, le fils décédé de Cal. Le lendemain, la police se rend chez Cal en lui annonçant la disparition de Claire. Il sera bien entendu le principal suspect … Il fera tout ce qui est dans son pouvoir pour prouver son innocence.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Carole Chatelois
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Mai 2017
Anna Becker et Raphaël Barthélémy passent un week-end à Antibes en amoureux, trois semaines avant leur mariage. Ne voulant rien lui cacher de son passé et sur l’insistance de Raphaël, elle lui montre une photo de trois cadavres de jeunes filles calcinés et lui dit qu’elle en est responsable. Raphaël s’enfuit sur un coup de tête, il revient à leur chambre après vingt minutes, mais Anna a disparu. Il part pour Paris l’a croyant à son appartement, mais il ne trouve que ses bagages.

Avec l’aide de son ami, Marc Cadarec, ancien policier, ils vont essayer de retrouver sa trace, tout porte à croire qu’elle a été enlevée. Ils découvriront que ce n’est pas sa véritable identité, leur quête les mènera à New York dans Brooklyn.

Dans ce thriller il y a beaucoup de rebondissements, c’est ce qui ajoute habituellement du suspense à ce type de livre. Malheureusement, à mon avis, ils sont peu crédibles. Spécialement la raison, pour laquelle Anna change d’identité après un premier enlèvement, à 15 ans, ça m’a semblé tiré par les cheveux et c’est pourtant le nœud de l’histoire. Je conseille de lire ce livre dans un court laps de temps parce qu’on peut s’y perdre et se demander où en est rendue l’intrigue.

L’auteur utilise des acronymes probablement connus seulement par ses lecteurs français. Il nous décrit les itinéraires en auto des protagonistes dans Paris et à New York en détail, toutes les rues sont nommées. On croirait consulter Google Map et ça n’apporte rien au récit. Raphaël a un fils de deux ans, Théo, qu’il nourrit encore au biberon et aux petits pots, l’auteur connait mal l’alimentation des jeunes enfants; à cet âge, c’est normalement terminé les petits pots.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Lorraine Pizzolongo
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
J’hésite à prendre ce livre. Et pourtant, il m’appelle, me titille.

L’an passé, je n’avais pas terminé la lecture du petit dernier, L’instant présent. Moi, les histoires d’amour à l’eau de rose avec, en plus, un voyage dans le temps, très peu pour moi. Est-ce que j’emporte ce roman? Allons-y. Je l’emprunte. Je donne une chance à l’auteur.
 
Dans une écriture bien soignée, composée de belles phrases, des mots bien choisis et recherchés, je découvre l’histoire de Anna Becker. Elle pose cette question à son fiancé Raphaël Barthélémy : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? » Quand il apprend la vérité, il est sous le choc. Il la quitte, mais le regrette aussitôt. Quand il revient, il est trop tard. Elle a disparu. Il la recherche avec l’aide de son ami, Marc Caradec, un flic à la retraite.
 
Me voilà happée par l’enquête policière, une des plus prenantes. Impossible d’arrêter de lire. Raphaël est le James Bond des enquêteurs. Lui qui est écrivain de profession, recherche sa fiancée à Paris puis à New York sans souffrir du décalage horaire tout en s’occupant de Théo, son fils âgé de quelques mois. À peine décoiffé, à peine fatigué. Je viens de passer quelques heures de pur bonheur.
 
Vous venez d’assister à ma réconciliation avec Guillaume Musso.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Johanne Laramée
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2016
Raphaël, père monoparental du petit Théo, a une nouvelle flamme dans sa vie, Anna, et compte l’épouser. Lors d’une soirée, il insiste auprès d’Anna pour qu’elle lui révèle tous ses secrets, déclenchant une dispute conjugale. Après lui avoir montré la photo de trois corps calcinés, elle lui dit en être responsable et le quitte. Parti à sa recherche, il découvre qu’elle a été enlevée et entreprend une recherche aidé de Marc Caradec, son ami policier. L’enquête  mettra à jour d’anciennes sordides histoires d’enlèvements d’adolescentes.

Une histoire qui démarre lentement et qui se complexifie au fil des pages, créant un suspense qui dure tout au long de notre lecture. Voilà le genre de polar qui me plaît bien. Même si le dénouement fait référence à des actes sordides du passé, ici pas de rencontres sanglantes ou de cascades vertigineuses, que de la réflexion pour dénouer une intrigue qui se complexifie d’une découverte à l’autre. Tout pour me donner  envie de relire cet auteur.
La fille du train Paula Hawkins Johanne Laramée
La fille du train
Paula Hawkins
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Octobre 2015
Rachel prend le train matin et soir tous les jours de la semaine entre sa banlieue et Londres. Elle aime bien observer les maisons qu’elle voit au long du trajet, particulièrement une derrière laquelle le train ralentit régulièrement. Son imagination l’amène même à bâtir une  vie idyllique au  couple propriétaire qu’elle surnomme Jess et Jason. Témoin un matin d’un baiser entre ‘’Jess’’ et un inconnu, elle apprend la disparition de cette dernière par les journaux quelques jours plus tard. Que s’est-il passé? Rachel, qu’on découvre alcoolique, au chômage et ancienne voisine de cette maison qui la fait rêver, part à la recherche de la vérité et c’est à travers le récit de trois narratrices  (Rachel, Anna, l’épouse de son ex-mari, et Megan alias Jess) qu’elle nous sera dévoilée.

Qui n’a pas résisté à l’envie d’observer l’intérieur des autres lors d’un déplacement ou d’une simple marche? C’est au départ cette petite pointe de voyeurisme en chacun de nous  que l’auteur exploite à travers ce thriller. L’écrivaine, pour qui c’est un premier roman, réussit fort bien à maintenir notre intérêt tout au long de la lecture. L’idée de mêler les récits des différentes actrices du drame se prête bien au genre d’autant plus que son analyse psychologique de chacune est bien étoffée. En prime, j’ai apprécié que l’auteur campe solidement sa finale en évitant de nous dévoiler une fin bâclée  en quelques lignes, ce qui est souvent le cas dans ce genre de littérature.
La fille du train Paula Hawkins Sylvie Beauséjour
La fille du train
Paula Hawkins
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Octobre 2016
La sortie du film, les critiques élogieuses et les commentaires positifs me donnent envie de lire « La fille du train ». Premier roman de Paula Hawkins.
 
Rachel prend le train tous les jours pour se rendre à Londres. Le long du trajet à l’arrêt du train à un passage à niveau obligatoire, elle revoit la maison qu’elle a habitée avec Tom il y a une éternité. Son regard croise également une autre maison non loin de celle-là. Tous les jours elle fabule une histoire du couple qu’elle aperçoit. Puis l’horreur : une disparition, des suspects et beaucoup de trous noirs. Rachel boit, boit beaucoup et peine à se souvenir de ce soir-là.
 
Le livre se présente sous la forme de chapitres qui sont reliés à une des femmes du roman : soit Rachel, Anna ou Megan et de dates. Pas nouveau comme concept, mais intéressant par sa forme. Cependant « La fille du train » a été un des bouquins qui m’a été donné de lire des plus pénibles. Si je l’ai terminé, c’est grâce à l’intrigue. Bien avant la fin j’aurais abandonné ma lecture. Pour un roman qui compte 378 pages, la moitié sont de trop et un excellent écrivain aurait pu le faire avec 200 pages en moins. Là on aurait tenu entre nos mains un chef d’œuvre. Un premier roman donc. Paula Hawkins sait bien ficeler une intrigue et joue avec les personnages. Espérons que son prochain livre sera plus concis.
La Gouffre Carole Massé Brigitte Demers
La Gouffre
Carole Massé
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2016
Estelle a 14 ans en 1951, lorsqu’elle tombe sous le charme de Gloria, une ex-danseuse de revue de Montréal installée pour les vacances d’été à Baie-Saint-Paul, devant la rivière du Gouffre. Rêvant d’entreprendre une carrière à Hollywood, mais pour l’instant à court d’argent, Gloria a trouvé un gîte chez Émile, qui opère sa ferme avec ses deux fils. En échange d’un toit et du couvert, elle s’est engagée à cuisiner pour la famille, secondée par son ardente admiratrice, Estelle.
 
La présence de cette jeune femme superbe, indépendante et délurée, bouleversera l’existence des trois hommes et celle d’Estelle, tous amoureux de Gloria, chacun à sa façon.
 
Un été de passions et de désillusions pour Estelle qui découvre la réalité du monde des adultes, ses différentes facettes, ses apparences trompeuses et ses secrets sans fin, emboîtés l’un dans l’autre comme des poupées gigognes. La Gouffre se révèle un roman émouvant et profond, au rythme captivant comme celui d’une rivière qui coule, et qui nous fait revivre l’époque où la « modernité » pointait le bout de son nez.

Dès que j'ai lu le résumé de ce livre, il m'a tout de suite tenté. J'ai immédiatement eu le goût de connaître Estelle, mais surtout, d'en apprendre davantage sur cette Gloria qui me semblait bien mystérieuse.
 
Carole Massé nous raconte l'histoire de Gloria, une ex-danseuse de cabaret de Montréal, qui décide de venir passer l'été à Baie St-Paul, près de la rivière La Gouffre. Estelle (14 ans) et Jacques (15 ans) tombent sous le charme de cette fille. Voulant faire carrière à Hollywood, mais étant à court d'argent, elle réussit à se faire embaucher chez Émile (oncle d'Estelle et père de Jacques) comme cuisinière. De différentes façons, tous tombent en amour avec elle. Je dirais même que pour Estelle et Jacques, ils sont obnubilés par Gloria. Ils ne vivent presque pour elle. C'est un peu la guerre entre eux pour savoir qui, d'entre les deux, va attirer l'attention de la belle. Nous y découvrons aussi des secrets bien gardés!
 
L'histoire nous est racontée par Estelle. Elle y décrit très bien ses états d'âme, ses sentiments face à Gloria et aussi face à tous les autres personnages de l'histoire. En lisant ce livre, je me suis sentie comme une spectatrice qui observe la vie d'Estelle, Gloria, Jacques, Émile et Louis.
 
Je ne connaissais pas Carole Massé. C'est le premier livre d'elle que je lisais. J'ai souvent eu l'impression, tout au long de ma lecture, d'assister à une pièce de théâtre. Peut-être parce que Mme Massé est poète? Je ne saurais le dire, mais j'ai vraiment apprécié ma lecture.
 
J'ai eu quelques difficultés avec Gloria. C'est comme si elle savait qu'elle avait le contrôle sur Estelle et Jacques et en profitait pour faire ce qu'elle voulait avec eux. J'ai eu l'impression qu'ils étaient à son service et j'avais juste le goût de les brasser pour qu'ils se rendent compte de la situation. D'un autre côté, j'ai beaucoup aimé Louis pour son calme et sa gentillesse avec Estelle.
La Jeune Épouse Alessandro Baricco Françoise Hucbourg
La Jeune Épouse
Alessandro Baricco
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juillet 2016
Fin du dix-neuvième siècle. La Jeune Épouse, promise au Fils, arrive d'Argentine, mais le Fils n'est pas là. Elle a dix-huit ans et elle vient faire la connaissance de celui qu'elle doit épouser; elle a été convoquée par une riche famille des plus excentriques. Le Fils est absent, qu'à cela ne tienne, la Fille, handicapée, va l'initier aux jeux de la sensualité, aidée en cela par Mère, imprévisible, tout aussi prompte à former sa future belle-fille. Quant à Père, plutôt taciturne,  il l'emmènera tout simplement au bordel. Et le Fils est toujours absent. Toutefois, il envoie des cadeaux de l'Angleterre où il doit se trouver. On rencontre aussi un Oncle des plus mystérieux, et silencieux, particulièrement au début du roman.
 Les rites de cette famille sont étranges; par exemple on y fait des petits-déjeuners pantagruéliques...et le reste de la journée baigne dans le mystère...
 
Il n'y a pas que la famille qui surprend. L'écriture, la composition du roman déroutent. On passe sans avertissement de l'histoire de la Jeune Épouse au "Je" de l'écrivain qui nous parle longuement de son métier. Il est bien difficile de s'y retrouver.
 
Alors, si j'ai d'abord assez aimé la folie de la famille et de l'auteur, j'ai déchanté peu à peu, et j'ai regretté le Baricco du roman "Soie"...
La justicière Marc Aubin Gabrielle Valois
La justicière
Marc Aubin
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Décembre 2016
C’est le tout premier roman d’un neurobiologiste : Marc Aubin et gageons que ce ne sera pas le dernier. Quel talent il a pour nous plonger dans un monde inconnu de la plupart d’entre-nous : le sadomasochisme et la domination dans un milieu géographique que l’on connait quand même bien : Sherbrooke, Oka, Mascouche et les environs.
 
Les chapitres tous plus captivants les uns que les autres s’enchainent en passant de la vie de la justicière aux poursuites policières pour coincer cette criminelle.

Cette justicière veut pallier aux manquements de la justice qui acquitte parfois des criminels.  Elle rend elle-même justice d’une manière cruelle en satisfaisant son penchant pour la domination et le sadisme.

Ce roman pour adultes nous tient en haleine jusqu’à la toute fin où enfin on découvre qui est la fameuse Gabriella, la justicière. Et une fois le livre refermé, quelques heures plus tard, une autre idée nous traverse l’esprit : Ah,non ! C’était ça le fameux party.
 
Épouvantable. Comment l’inspecteur pourra-t-il s’en remettre ?
La liberté des savanes Robert Lalonde Johanne Laramée
La liberté des savanes
Robert Lalonde
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juillet 2017
Un homme est hospitalisé et se remémore des lieux, des bouts de sa vie. À son congé, il ne cesse de réfléchir à tout ce qui le rend vivant et l’émerveille. Plusieurs de ses pensées sont adressées au jeune fils d’un chasseur que son père a retrouvé pendu et qui ne pourra plus profiter de tout ce qui fait la beauté de ses journées.

Dans ce carnet, l’auteur décrit le monde qui l’entoure de façon poétique et cite souvent des auteurs pour étoffer son propos. L’écrivain magnifie surtout la nature et les choses simples qui nous entourent, faisant ainsi un éloge à la vie. Il aborde le temps qui passe, la mort, mais surtout le moment présent. Des textes magnifiques qu’on a envie de lire lentement ou encore de relire pour s’imprégner de cette douce atmosphère dont cette lecture nous enveloppe.
La lumière de la nuit Keiko Higashimo Widad Cantin
La lumière de la nuit
Keiko Higashimo
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Décembre 2015
Un prêteur sur gages est retrouvé mort, assassiné dans un immeuble en construction. Les dernières personnes à l’avoir vu sont une femme et sa fille. L’enfant est âgée d’une dizaine d’années, tout comme le propre fils de l’homme décédé. L’enquête n’aboutira pas … La jeune fille devient une femme pour qui les mariages se succèdent tandis que le garçon vit en marge de la société en vivant de combines douteuses. L’enquêteur qui était responsable de résoudre le meurtre arrive à sa retraite et décide de rouvrir le dossier concernant la mort du prêteur sur gages. Dix-neuf ans plus tard, le policier réussira à élucider le crime.

C’est un excellent roman qui nous fait découvrir la société au Japon. Ce livre est le sixième de l’auteur.
La mort du roi Tsongor Laurent Gaudé Françoise Hucbourg
La mort du roi Tsongor
Laurent Gaudé
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juin 2017
Dans une Antiquité de fiction... dans un pays africain de fiction... et dans ce pays, un roi, le roi Tsongor, un très grand roi qui a bâti un immense royaume, Massala, à force de conquêtes. À ses côtés, Katabolonga, fidèle serviteur qui le suit partout, portant son tabouret d'or. Mais c'est aussi Katabolonga qui annoncera au roi Tsongor le moment de sa mort. L'heure est arrivée, et Tsongor va mourir.

Il y a aussi les enfants du roi Tsongor, en particulier sa fille Samilia qui va se marier à Kaouma, souverain d'un autre royaume. Malheureusement arrive Sango Kerim : il a été élevé à la cour du roi Tsongor avec ses enfants; or, Samilia et lui s'étaient promis de s'épouser. Les deux aspirants à la main de la fille du roi sont là avec leurs armées afin de faire reconnaître ce qu'ils estiment leurs droits. Souba, le dernier fils de Tsongor, se voit alors confier par son père la mission de parcourir le royaume, afin de faire construire sept tombeaux à l'image du souverain.

Et la guerre éclate, impitoyable, et le mort qu'est Tsongor erre dans son palais, et Katabolonga recueille ses ultimes réflexions...

Livre merveilleusement bien écrit. Et, au-delà des luttes sans merci, il y a une réflexion intéressante sur la condition humaine, la réalité des liens que l'on crée, qu'on oublie après les avoir créés, l'espérance et le désespoir, la fierté et la honte, la défaite, mais encore l'espoir...
La nature de la bête Louise Penny Johanne Laramée
La nature de la bête
Louise Penny
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Octobre 2016
Laurent Lepage est un petit garçon de neuf ans à l’imagination fertile qui ne cesse d’inventer des histoires qu’il sème à tout vent. Sa dernière alerte clamée à l’auberge de la place porte sur la présence d’un immense canon dans les bois entourant Three Pines. Personne ne croyant  à cette histoire loufoque, Armand Gamache, maintenant retraité, le reconduit chez lui. Porté disparu peu de temps après, Laurent est retrouvé mort sur le bord de la route. Était-il un témoin gênant qu’on a voulu éliminer? Prenant alors au sérieux  sa dernière annonce, on retrouve effectivement un canon en forêt portant une étrange signature. Un autre assassinat mettra le village en alerte et une traque effrénée s’en suit, mettant en lumière le meurtre ancien d’un ingénieur en armement.

L’auteur nous revient avec ses personnages connus et d’autres nouveaux faisant partie de l’histoire du village. Elle nous expose ici une histoire d’espionnage industriel fort étoffée et met en relief  la nature humaine et ses aspects les plus sombres. Le développement de la psychologie des personnages est un des points forts de cet auteur qui décortique pour chacun ses motivations, ses joies et ses peines, ses valeurs et ses croyances. Bref, pour l’auteur, un roman policier à la hauteur de sa réputation.
La nuit du feu Eric-Emmanuel Schmidt Lorraine Pizzolongo
La nuit du feu
Eric-Emmanuel Schmidt
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Novembre 2015
À l’âge de 28 ans, Eric-Emmanuel est engagé comme scénariste d’un film consacré à Charles de Foucault. Comme la vie de cet homme a été transformée lors d’une traversée du désert algérien, le réalisateur Gérard V. lui demande de l’accompagner à cet endroit afin de refaire le trajet de ce grand personnage et par conséquent l’aider dans son écriture.

La vie n’est pas simple pour le jeune Eric-Emmanuel. Il se pose des questions sur sa vie personnelle et sur ses choix professionnels.

La traversée est difficile et lors de l’escalade du mont Tahat, sommet le plus haut du massif rocheux Hoggar, Eric-Emmanuel s’éloigne du groupe et se perd. Il devra passer la nuit sans eau, sans nourriture et sans vêtements chauds.
Il sortira de son expérience, grandi et transformé.
 
Petite plaquette très bien écrite et très inspirante. J’ai aimé l’humour, la sensibilité et la beauté du récit. La description psychologique des personnes qui font partie de l’expédition est d’une grande précision. J’ai apprécié que l’auteur mette en évidence le respect des autres dans leur différence de spiritualité et de religion.
 
À la demande de ses lecteurs, Eric-Emmanuel voulait nous expliquer l’essence de son écriture. En voilà la pierre angulaire: ce voyage. « C’est le voyage intérieur d’un homme en quête d’absolu… Ni sermon ni certitude, c’est un simple aveu : « J’avais connu Dieu au pied du mont Taha. » »  paru dans Châtelaine, novembre 2015.
La patience du franc-tireur Arturo Pérez-Reverte Sylvie Beauséjour
La patience du franc-tireur
Arturo Pérez-Reverte
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mai 2016
Un auteur que j’ai eu grand plaisir à redécouvrir. Voilà longtemps j’avais suivi les péripéties du Capitaine Alatriste et ce sur plusieurs volumes. Avec « La patience du franc-tireur » nous sommes loin de ce pirate d’une autre époque, mais bien les deux pieds dans le XXI siècle. Nous enterons dans le monde des graffeurs, de ceux qui, la nuit venue, sortent au péril de leur liberté pour exprimer celle-ci sur les murs, wagons et autres structures urbaines. On dit de leur travail qu’il est vivant, un art en soi. Le résultat : des graffitis que les gens découvrent au matin en se rendant au boulot. Des œuvres que les forces de l’ordre tentent de réprimer et que les services municipaux se ruinent à effacer à grand coup d’euros.
 
Sniper est considéré comme un dieu par les adeptes de l’art libre à travers le monde. Ils entretiennent des liens entre eux et échafaudent des plans d’action qu’ils appellent « intervention ». Plusieurs d’entre eux ne rentrent pas vivant de ces missions. Ici nous suivons l’histoire de Lex qui est engagée par un célèbre éditeur afin de retrouver le dénommé Sniper et de lui proposer d’exposer ses œuvres au grand jour. Il est également question d’un père richissime qui veut également retrouver le célèbre graffeur, mais pour une tout autre raison. Une des interventions a coûté la vie à son fils.
 
Lecture fascinante, un sujet bien maîtrisé, un voyage qui se termine à Naples dans un quartier espagnol. On y croit, on y est. Pas de longueur et une intrigue bien ficelée. Quoi demander de plus?
La petite fille dans le placard Marie Lincourt Brigitte Demers
La petite fille dans le placard
Marie Lincourt
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2016
Parce qu'elle a attrapé la rougeole et pourrait contaminer son petit frère, Laurence, six ans, est enfermée dans un grand placard avec, pour seule compagnie, son ours en peluche. Les jours s'étirent dans la solitude, au gré des humiliations et des coups. Martyrisée, affamée, Laurence attend, espère, rêve qu'on viendra la délivrer... avant qu'il ne soit trop tard. Le récit poignant et pourtant plein de vie d'une enfant oubliée qui ne demande qu'à être aimée...
 
Je ne sais pas par où commencer pour faire cette chronique. C'est dur....difficile d'écrire du positif quand l'histoire que je viens de terminer en est une d'enfant maltraité.
 
La petite fille dans le placard est le récit d'une petite fille de 6 ans, raconté par celle-ci. Ayant attrapé la rougeole, la mère de Laurence l'enferme dans un placard pour éviter qu'elle ne contamine son frère. Le seul ami qu'elle a est Tommy, son ours en peluche. Elle est victime de mauvais traitements, de sous-alimentation et d'abandon quasi complet.
 
Je ne peux tout simplement pas concevoir que des parents agissent de la sorte. Nos enfants sont quand même la chair de notre chair! C'est juste impensable. Je me sentais tellement en colère à la lecture de ce livre.
 
L'auteure, qui est la narratrice de cette terrible histoire véridique, a bien su rendre les émotions de petite fille qui l'habitait à cette époque. On arrive très bien à saisir toute la peur qui habitait ce petit être. La peur, mais aussi la peine, la détresse. La non-compréhension aussi du pourquoi ça lui arrive à elle.
 
Tout au long de ma lecture, j'ai détesté plusieurs personnages: le père, Georges, pour sa lâcheté. Rose, la mère, pour son manque d'amour et d'attention envers son enfant. Mais celle que j'ai surtout détestée a été Tata, la domestique qui battait Laurence et qui lui disait des paroles méchantes. Une chance qu'il y avait Grannie, la grand-maman! Elle fut la bouée de sauvetage de Laurence.
 
Moi qui adore mes trois enfants, ce fut une lecture difficile pour mon coeur de maman. Mais pour qui ça ne le serait pas?
La pipe d'Oppen Paul Auster Johanne Laramée
La pipe d'Oppen
Paul Auster
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2016
Le titre fait référence à un poète américain, George Oppen, admiré de l’auteur. Dans ce livre, il rend hommage à des créateurs rencontrés, en réel ou par le biais de leurs œuvres, et qui ont marqué son propre parcours d’écrivain.

C’est donc une suite de rencontres, dont certaines se sont soldées en amitié, d’extraits de discours ou d’entretiens qu’il a précédemment livrés. Il met en relief leur passion et l’influence qu’ils ont exercée sur son œuvre.

Le sujet peut paraître un peu rébarbatif, mais la fluidité du texte et la simplicité de l’auteur  rendent cette lecture très abordable avec, peut-être, l’envie de découvrir ces créateurs dont plusieurs, du moins pour ma part, étaient de parfaits inconnus. Un bel hommage à la mémoire de ces gens parfois tombés dans l’oubli.
La promesse des Gélinas 3 - Florie France Lorrain Brigitte Demers
La promesse des Gélinas 3 - Florie
France Lorrain
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juillet 2017
L’histoire se déroule en 1938. Le magasin général Marquis est la proie des flammes. Heureusement, aucun mort à la suite de ce violent incendie, mais Ludovic, l’aîné des enfants Marquis, est gravement brûlé au visage. Florie et sa famille décident d’héberger les sinistrés le temps de la reconstruction de leur maison et de leur magasin.

Pour la première fois depuis la promesse faite à sa mère sur son lit de mort, Florie est toute bouleversée à la pensée d’un homme en particulier. Laurent, quant à lui, vit avec un secret inavouable. Adèle doit réfréner ses élans amoureux dans une relation qui semble impossible et Édouard partage son temps entre sa fille et sa beurrerie qui lui amène de beaux défis professionnels.

J’ai découvert France Lorrain avec cette série. Le tome 3 est aussi bon que les 2 premiers livres de cette saga. Si vous aimez ce que Michel David écrit, vous allez adorer cette auteure!

France Lorrain a une belle écriture fluide. Il n’y a pas de description inutile ni de temps mort. Ça se lit vite et bien. Les personnages sont attachants et nous pouvons facilement visualiser les endroits décrits.

Florie est assez chialeuse, mais je crois que c’est ce qui fait son charme et la rends si attachante. Souvent, elle me tombait sur les nerfs à vouloir tout régenter... une vraie de vraie Germaine! Mais elle est faite comme ça la Florie, elle ne veut que le bien-être de sa famille.
La promesse des Gélinas 4 - Laurent France Lorrain Brigitte Demers
La promesse des Gélinas 4 - Laurent
France Lorrain
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Août 2017
Dans ce 4e volume, Laurent est toujours aux prises avec ses démons intérieurs. Il a honte de ce qu’il est, ne comprends pas pourquoi il est différent des autres. Il aimerait bien retrouver ce père qu’il n’a pas connu pour espérer trouver des réponses à ses questions. La seule échappatoire pour l’instant est l’alcool qui lui permet, l’instant de quelques heures, d’oublier son homosexualité. Florie, quant à elle, commence à retrouver une paix intérieure, bien que la promesse faite à sa mère étant jeune lui pèse de plus en plus. Adèle a choisi de vivre pleinement sa vie et transpire le bonheur. Edouard continue ses recherches pour retrouver son père. Et pour clôturer cette saga, Édouard offre à Florie un cadeau inestimable.

Quelle magnifique série que je viens de terminer! J’ai l’impression de laisser derrière moi une famille attachante et chaleureuse. On sent très bien le lien serré qui unit Adèle, Édouard, Florie et Laurent, probablement attribuable au fait qu’ils ont dû apprendre à se débrouiller seuls à un très jeune âge (père qui a pris la poudre d’escampette et mère morte beaucoup trop jeune).

À la toute fin de l’histoire, j’ai apprécié que l’auteure prenne quelques pages supplémentaires pour nous raconter un peu ce que sont devenus, plusieurs années plus tard, nos charmants personnages.

Il m’est très difficile de choisir le personnage que j’ai le plus aimé, mais je jette mon dévolu sur Adèle. Elle est toujours là pour ses frères et sa sœur, toujours prête à les aider et les écouter. Elle a un cœur gros comme le ciel et a une patience d’ange envers sa sœur Florie qui est quand même assez bougonne. Chapeau à Adèle de l’endurer, car la Florie ne semble pas facile à vivre! Dans un tout autre ordre d’idée, j’ai détesté au plus haut point les Constantin. Autant le père que les fils sont mesquins et sans savoir-vivre. De vrais détestables!

Je vous conseille vivement cette série. Vous passerez un merveilleux moment sous la plume de France Lorrain. Cette auteure a gagné mon cœur et je lirai avec plaisir ses prochains romans. Et je la ferai découvrir à mes enfants, car elle a également écrit des romans jeunesse.
La renverse Olivier Adam Françoise Hucbourg
La renverse
Olivier Adam
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Avril 2016
Antoine, employé modèle et peu bavard d'une librairie dans une petite station balnéaire du Nord de la France, se demande s'il va se rendre à l'enterrement de Jean-François Laborde, ex-maire de sa ville natale, ex-ministre du Gouvernement français et ex- amant de sa mère. Il a appris la liaison entre sa mère et Laborde il y a dix ans alors qu'un scandale a éclaté quand une employée de la mairie s'est plainte d'avoir été obligée de se livrer à des jeux sexuels lors de soirées organisées par les deux amants. S'en est suivie pour Antoine une période difficile, faite de repli sur soi, de refus de la vie en société, de mutisme et de souffrances psychologiques importantes. D'autant plus que la fréquentation de Laetitia, fille du maire , ne l'aide en rien à sortir du gouffre dans lequel il s'enfonce. La cellule familiale est remise en question, le dialogue entre les générations est banni, la foi en une société juste et vraie n'est plus de mise. On rejette tout, on ne croit plus en rien, on déprime sans une lueur d'espoir de se raccrocher à la plus petite étoile...

Oui, il ira à l'enterrement...parce qu'un jour il faut bien affronter ses démons, et l'intervention, au cours de la cérémonie, du mari de l'employée qui a été exploitée sexuellement et qui s'est suicidée rallume un peu, un tout petit peu en lui l'espérance que la vérité et l'honnêteté peuvent exister...Le livre se termine à Québec, là où Antoine retrouve son jeune frère. Est-ce le début de la résurrection?
 
Livre très bien écrit. La description des relations humaines dans la famille dans la société, dérange beaucoup. Les adultes sont, en général, jugés fort sévèrement. C'est un roman noir...à ne pas lire au bord de sa piscine en pensant s'évader des tracas de la vie, mais c'est un bon roman!
La rivière du loup Andrée Laberge Lorraine Robillard
La rivière du loup
Andrée Laberge
COTE

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Critique: Lorraine Robillard
Date: Novembre 2017
Un garçon de 16 ans vit avec son père sur leur ferme pratiquement laissée à l’abandon depuis que la mère est partie. La maison est maintenant dans un délabrement indicible, les animaux sont presque tous morts et les champs ne sont pas entretenus. Le père est devenu sauvage et violent comme un animal. Il se promène d’ailleurs couvert d’une peau de loup, mange comme un loup, mais son fils l’aime et il s’en occupe du mieux qu’il peut malgré les coups qu’il subit parfois. À l’école, le garçon réussit bien, même si ses compagnons le méprisent. Il y rencontre une nouvelle élève qui viendra éveiller la rivalité entre lui et le fier-à-bras de la classe. Après un signalement par l’école, une travailleuse sociale tentera de le sortir de la misère qu’il vit avec son père pour l’amener vivre avec sa mère. Il ne veut absolument pas, trop amoureux de la fille, et, surtout, impossible pour lui d’envisager d’abandonner son père.

L’auteure écrit différemment selon le personnage qui s’exprime. Méthode très intéressante, mais parfois la lecture devient difficile : paragraphes très longs avec peu de ponctuations, langage vulgaire parfois, aux sons à l’occasion, ou très conventionnel dans d’autres cas. Histoire envoûtante, comme une légende, telle celle du loup-garou. Andrée Laberge a reçu le prix du Gouverneur Général pour ce roman
La sélection naturelle Sylvie-Catherine De Vailly Johanne Laramée
La sélection naturelle
Sylvie-Catherine De Vailly
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2015
L’inspecteur Jeanne Laberge est appelée sur les lieux d’une mort qui semble suspecte au policier  ayant répondu à l’appel : un homme souffrant d’obésité morbide est retrouvé mort, assis à sa table, écrasé sur son dernier repas et entouré d’une montagne de nourriture.

D’autres morts inexpliquées et de causes variées, toutes survenues dans un même hôpital,  l’amène à chercher un lien ayant du sens. De plus, une petite marque présente sur les corps l’amène à craindre un tueur en série. Ce sont finalement  les confidences d’un médecin qui l’amèneront à trouver une coupable s’étant donné comme mission d’épurer la race humaine.

Cette auteure  lanaudoise met en vedette le premier inspecteur de police féminin de Montréal à l’époque où se déroule l’histoire, soit au début des années 1970. Elle réussit à rendre crédible le travail de cette femme d’avant-garde dans des temps où même le nom d’inspectrice n’aurait pas été utilisé.

L’intrigue  est bien menée et fait appel à un travail laborieux de recherche et de déductions de l’enquêtrice sans verser dans l’utilisation de la violence ni des grands éclats. Personnellement, c’est le genre de roman policier que j’apprécie.
La spirale de la mort Leena Lehtolainen Johanne Laramée
La spirale de la mort
Leena Lehtolainen
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2015
Noora Nieminen, seize ans, pratique le patinage artistique depuis qu’elle est toute jeune et est appelée à devenir championne du monde avec son partenaire Janne Kivi.

Retrouvée morte dans le coffre arrière d’une voiture stationnée dans un centre commercial, l’enquête démontre qu’elle a été battue avec ses patins au sortir de l’aréna. C’est l’inspectrice Maria Kallio, enceinte et en compétition avec son collègue Pertti pour diriger la brigade, qui est chargée de l’enquête.

Vesku Teräsvuori , ancien conjoint de la mère de Noori qui harcèle la famille depuis leur séparation, est désigné par tous mais son alibi est parfait . C’est donc dans l’entourage de Noori et des artisans de son équipe de patinage qu’on cherchera et trouvera le coupable.

L’intrigue policière est bien menée et le suspense est maintenu tout au long du roman. La psychologie des personnages est bien étudiée permettant ainsi une bonne compréhension de la réalité du monde du patinage artistique  et des gens qui y œuvrent. L’auteur sait aussi nous rendre réaliste et attachante le personnage de Maria dont la condition de femme enceinte complique la situation.

Bref, un bon roman policier pour les adeptes.
La succession Jean-Paul Dubois Françoise Hucbourg
La succession
Jean-Paul Dubois
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mai 2017
Miami. Ça pourrait être la vie rêvée pour Paul Katrakilis. Il a quitté et sa famille et son pays, la France, pour cause de mésentente avec ses proches, et son séjour floridien lui permet de pratiquer un sport dans lequel il excelle, le jaï-laï, sport dérivé de la pelote basque. Il vient d'adopter un chien abandonné, il a peut-être enfin trouvé l'amour, mais voilà que le Consulat français lui annonce la mort de son père.

Paul Katrakilis doit retourner dans un monde qu'il a déserté. Il n'a eu que très peu de rapports avec son père depuis qu'il vit aux États-Unis. Il faut reconnaître que sa famille est vraiment spéciale : un grand-père, médecin de Staline, une mère et un oncle plus ou moins amants, et, surtout, trois suicides successifs. Drôle de famille. Le héros revient donc en France pour s'occuper de l'enterrement et des affaires de son père et là il va découvrir un visage paternel qu'il ne connaissait pas. Et puis, ce sera le retour à Miami, rempli de réflexions dérangeantes et rencontre avec un destin que le titre du roman pouvait nous faire présager.

J'ai failli laisser de côté la lecture de ce roman. Trop peu d'affinités pour la pelote basque. Mais j'ai bien fait de continuer, car le talent du romancier nous fait entrer dans une étude intéressante des dynamiques familiales et de tous les non-dits qui plombent les relations entre proches.
La tempête Gabriel Anctil Stéphane Larose
La tempête
Gabriel Anctil
COTE

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Critique: Stéphane Larose
Date: Juin 2016
Gabriel Anctil, scénariste pour la télévision et auteur de livres pour enfants, livre ici son deuxième roman, après Sur la 132 paru en 2012. Je n’ai pas lu son premier roman, mais on dit qu’il « a connu un vif succès tant critique que public ». Je doute fort que cela soit le cas pour celui-ci.
 
Le contexte semblait pourtant prometteur : la fameuse tempête de verglas de janvier 1998, qui affecte l’Estrie, la Montérégie et la grande région de Montréal, force bien des gens à quitter leur domicile sans électricité pour se réfugier chez d’autres membres de leur famille. On se doute bien que, pour plusieurs, cela n’a pas dû être facile et que certains vieux conflits familiaux ont pu refaire surface. C’est le cas pour la famille de Jean, adolescent de quatorze ans, qui avec ses parents devra aller passer quelques jours à Outremont chez sa grand-mère, qui elle-même héberge depuis des années l’oncle de Jean et sa femme. En quelques jours, les tensions familiales s’accroissent au même rythme que celles liées à la météo, surtout que celle-ci force en quelque sorte une espèce de huis clos. Ce n’est pas pour rien qu’Anctil cite justement en exergue un extrait de la fameuse pièce de Jean-Paul Sartre (Huis clos) qui dit que « l’enfer, c’est les Autres ». Le conflit finit par éclater, et on termine le tout par quelques révélations surprenantes permettant, d’une certaine manière, la résolution du conflit.
 
Comment peut-on rater son coup avec tout ça ? Après tout, le roman n’est pas si mal écrit, en particulier les dialogues qui sont fort nombreux. Le narratif et le descriptif sont cependant plus faibles. Le style d’Anctil est littéraire, mais sobre, pour ne pas dire ennuyant, et lorsqu’il essaie d’en mettre un peu plus, ça sonne faux. Un autre grave problème est que l’auteur n’arrive pas à nous transmettre cette tension montante de manière adéquate ou crédible. Son narrateur omniscient et externe se sent d’ailleurs souvent obligé de nous dire que ça va de mal en pis et que le pire est à venir, justement parce que l’histoire elle-même ne réussit pas à le faire ! Par moments, l’auteur exagère grandement les effets apocalyptiques du verglas à Montréal; à d’autres moments, il les minimise beaucoup trop. Puis finalement, il faut bien le dire : ce roman n’est pas un huis clos ! Le père de Jean quitte sa femme et son fils au bout de deux jours, l’oncle de Jean quitte la maison tous les jours pour aller travailler, alors qu’un huis clos est synonyme d’isolement !
 
Je pense que ça vaut la peine de souligner en terminant que le premier roman de Gabriel Anctil compte 514 pages, alors que celui-ci n’en a que 213. C’est significatif, car on a réellement l’impression de lire ici non pas un roman, mais une ébauche de roman, et j’ajouterais l’ébauche d’un roman qui aurait dû être abandonné pour être transformé en pièce de théâtre. Je l’ai dit précédemment : l’auteur écrit d’assez bons dialogues. En retravaillant l’écriture, en transformant le lieu en véritable huis clos et en approfondissant les personnages, on pourrait sans doute en faire une excellente pièce de théâtre.
La terre des mensonges (trilogie) Anne B. Ragde Lorraine Robillard
La terre des mensonges (trilogie)
Anne B. Ragde
COTE

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Critique: Lorraine Robillard
Date: Novembre 2017

Tome 1

Les trois frères Neshov ne se côtoient plus depuis très longtemps, mais ils devront se revoir à la suite du décès de leur mère. Tor, l’aîné, vit sur la ferme familiale consacrée à la production de porcs. Sa fille, Toruun vit, à Oslo et il ne la voit que très rarement. Margido est entrepreneur de pompes funèbres et la religion prend beaucoup de place dans sa vie. Il n’est pas marié et n’a pas d’enfant. Erlend, homosexuel vivant en couple avec Krumme, est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles de tout ce monde seront très difficiles d’autant plus que leur père va leur dévoiler un secret qui fera monter la tension déjà très intense.

Tome 2 (La ferme des Neshov)

Après les funérailles de la mère, chacun reprend sa route avec toutefois un sentiment d’attache nouveau. On suit les détails du quotidien de chaque frère et beaucoup celui de Toruun qui connaîtra un amour qui la décevra cependant. Margido se consacre entièrement à son travail auprès de familles endeuillées. Erlend et Krumme font des plans pour avoir un enfant. Tor entretient ses porcs avec une vraie passion, mais il se blesse gravement et c’est Toruun qui vient l’aider sur la ferme jusqu’à ce qu’il aille mieux. Mais une fin tragique viendra chambouler leurs vies à tous.

Tome 3 (L'héritage impossible)

Toruun est désignée comme l’héritière de la ferme et elle trouve la tâche trop ardue bien qu’un homme engagé vienne l’aider. Elle culpabilise pour ce qui est arrivé à son père. De plus, le grand-père qui demande trop de soins la décourage complètement. Elle se met à boire beaucoup pour oublier ses douleurs physiques et psychologiques. Elle déprime malgré l’aide que ses oncles veulent bien lui apporter. C’est vraiment un héritage impossible.

C’est une trilogie que j’ai bien aimée même si c’est une histoire assez triste. On a un aperçu de l’environnement de ce coin de pays qui semble fait de beaux paysages hiver comme été. J’ai trouvé tous les personnages attachants malgré le caractère particulier de chacun. L’auteure décrit leur vie avec douceur et relate bien les petits faits du quotidien. Elle fait une bonne analyse psychologique de ces êtres tourmentés par leur enfance avec une mère, travailleuse acharnée certes, mais plutôt rude et qui leur cachait des secrets importants.
La théorie du drap contour Valérie Chevalier Johanne Laramée
La théorie du drap contour
Valérie Chevalier
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Janvier 2017
Florence, 22 ans, vient de larguer Thomas, son amoureux. Elle croyait qu’il était l’homme de sa vie, mais il l’a trompée. Elle poursuit donc sa vie d’étudiante puis de jeune professionnelle célibataire. Des rencontres amoureuses, des emménagements en couple, des ruptures et des déménagements précèdent LA rencontre qui lui fait reprendre espoir dans la vie.

Petit roman facile et amusant écrit par une jeune auteure québécoise. L’histoire se passe dans un contexte typiquement montréalais et les références sont très actuelles, ce qui pour ma part ajoute toujours un petit intérêt à la lecture. Ce n’est pas de la grande littérature, mais le divertissement est au rendez-vous.
La traversée du malheur Michel Tremblay Carole Chatelois
La traversée du malheur
Michel Tremblay
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Novembre 2015
Avec ce neuvième roman de la diaspora des Desrosiers Michel Tremblay écrit la fin de la genèse des Chroniques du Plateau Mont-Royal. On est en 1941 et le premier tome de ces chroniques, "La grosse femme d’à côté est enceinte", débute en 1942.  En réalité 35 ans séparent l’écriture de ces deux grands cycles.

C’est le grand déménagement sur la rue Fabre. Ils n’ont pas le choix, le manque d’argent les oblige à épargner sur le loyer. L’adaptation ne sera pas facile, neuf personnes dans un sept pièces : Victoire et  trois de ses  enfants sont réunis malgré eux. Albertine est seule avec ses deux enfants Thérèse et Marcel, son mari est à la guerre, son fils Édouard toujours « vieux garçon » et Gabriel avec Nana et leurs deux fils. Comme le titre le laisse entendre, le malheur  semble tous les atteindre. Que ce soit le deuil, la souffrance physique, le mal de vivre, la solitude. Ils vivent tous des moments difficiles, personne n’est épargné.

Dans ce roman, Michel Tremblay nous fait vivre beaucoup d’émotions. C’est une histoire sombre, mais il nous ménage quelques éclaircies. L’auteur fait encore une fois la preuve de son génie et de sa virtuosité en nous rendant  très empathique envers ces personnages qu’on a appris à aimer.
La traversée du malheur Michel Tremblay Johanne Laramée
La traversée du malheur
Michel Tremblay
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2015
Dans son neuvième et dernier volet de la diaspora des Desrosiers, l’auteur ramène ici l’ensemble de ses personnages. La guerre amenant pour tous de grandes difficultés financières, trois des familles décident d’aménager ensemble dans un grand logement. La cohabitation s’avérera problématique même si chacun y apporte sa bonne volonté. Nana, qui a perdu deux de ses filles victimes de la tuberculose vit encore plus difficilement cette période, mais c’est sur une note d’espoir qu’elle clôturera cette saga.
 
Encore une fois, l’auteur arrive à nous émouvoir avec cette histoire du quotidien montréalais des années 1940. J’avoue cependant avoir eu un peu de difficulté en début de lecture à resituer les nombreux personnages et faire les liens. C’est une fois ma lecture complétée que j’ai remarqué le mot de l’auteur qui joint une chronologie de l’apparition de chacun au fil de ses œuvres, mais un tableau plus visuel tel un arbre généalogique aurait été plus aidant. Ne reste plus qu’à boucler la boucle en reprenant la lecture de ‘’La grosse femme d’à côté est enceinte’’. Bonne lecture.
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