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Critiques de consultants


Consultant



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TitreAuteurConsultant
La carrière du mal Robert Galbraith Widad Cantin
La carrière du mal
Robert Galbraith
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Mai 2017
Robin Ellacott travaille avec le détective privé Cormoran Strike. Elle reçoit un colis contenant une jambe fraîchement coupée. Qui est l’auteur de ce paquet? Strike soupçonne quatre personnes potentielles qui auraient pu être l’auteur de cet envoi. La personne tente de déstabiliser le détective par l’intermédiaire de sa secrétaire. Avec son aide, ils se lanceront sur les traces de celui qui a bien pu envoyer ce macabre cadeau.
 
L’auteur est doté d’une fine psychologie. Il nous raconte les pulsions que peut vivre un humain en état de désespoir et d’esprit de vengeance. Robert Galbraith est en fait le pseudonyme de J.K. Rowling, mondialement reconnue pour avoir écrit les livres de la série Harry Potter. C’est le troisième roman mettant en vedette le détective Cormoran Strike.
La colline aux esclaves Kathleen Grissom Lorraine Pizzolongo
La colline aux esclaves
Kathleen Grissom
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Kathleen Grissom nous présente son premier roman historique.
 
Cette Canadienne de la Saskatchewan s’est installée avec son mari en Virginie sur une plantation qu’ils ont rénovée. Comme cette auteure est curieuse, elle a entrepris des recherches afin de connaître l’histoire de ce lieu. Les bases de son roman étaient installées.
 
Elle nous présente donc l’histoire de Lavinia, une petite fille irlandaise de 7 ou 8 ans, traumatisée d’avoir vu ses parents mourir et à qui on a arraché son frère. Elle arrive à la plantation terrifiée, muette et incapable de se nourrir. Elle apprend à connaître ces personnes noires qui servent la famille Pyke, les maîtres.
 
L’auteure a choisi de nous présenter son récit sous forme de journal intime. Il y a des chapitres où Lavinia raconte sa vie et relate les événements auxquels elle est confrontée. Et d’autres, où Bella raconte sa version des faits. Lavinia n’a aucune idée de la façon de se conduire en tant que blanche puisqu’elle vit avec les noires qui sont sa famille. Pour elle, la couleur de la peau n’a pas d’importance.  Ce n’est pas la façon de penser de tous les gens qui l’entourent.
 
Le lecteur est transporté à la fin du 18e siècle au milieu d’une saga familiale afro-américaine dans le style de la série Dontown Abbey.  Il partage le milieu de vie des riches et des serviteurs. C’est un milieu dur, les châtiments sévères.
 
C’est un roman bien documenté, très intéressant, presqu’un sans signet comme le dit si bien Louis-José Houde.
La défense Steve Cavanagh Lorraine Pizzolongo
La défense
Steve Cavanagh
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Steve Cavanagh est un avocat irlandais. Il a gagné le plus gros procès pour discrimination raciale d’Irlande du Nord. Il nous présente  son premier roman d’action dans le cadre d’un tribunal, un milieu qu’il connaît très bien.
 
Eddie Flynn est un escroc devenu avocat. Il devra défendre le chef de la mafia russe avec une ceinture d’explosifs autour de la taille. Sa fille est retenue en otage. Il a moins de 48 heures pour régler l’affaire.
 
Dès la première phrase, le lecteur est happé par l’action: « Faites exactement ce que je vous dis, ou je vous loge une balle dans la colonne vertébrale, dit une voix masculine avec un accent d’Europe de l’Est. »
 
L’adrénaline parcourt nos veines tout au long de la lecture des pages de ce roman. L’auteur est remarquable dans l’écriture des plaidoiries de cet avocat qui devra utiliser son cerveau autant que ses bras pour gagner sa cause.
 
Un excellent roman. J’espère que Steve Cavanagh va poursuivre sa carrière de romancier.
La dernière des Stanfield Marc Lévy Johanne Laramée
La dernière des Stanfield
Marc Lévy
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2017
Eleanor-Rigby, londonienne et reporter au National Geographic, reçoit une lettre anonyme lui donnant rendez-vous à Baltimore, aux États-Unis, concernant le passé de sa mère, morte récemment. La lettre laisse entendre que cette dernière aurait commis un crime resté impuni il y a 35 ans. C’est à ce rendez-vous qu’elle rencontre George-Harrison, qui vit au Québec et qui a reçu le même genre de missives concernant sa propre mère. Tous deux se mettront à la recherche de l’auteur de ces lettres et du lien qui les unit après avoir remarqué une photo où apparaissent leurs mères respectives dans ce lieu de rencontre.

L’auteur est habile pour installer le suspense dans cette recherche du passé familial à laquelle se livreront les deux personnages de l’histoire. C’est toute une saga de famille qui sera mise à jour ainsi qu’une relation intime entre Sally-Anne, la mère d’Éleanor-Rigby et May, celle de George-Harrison. Cette recherche dévoile un passé familial couvrant trois générations et met à jour des secrets de famille insoupçonnés jusqu’à ce jour. Toutefois, le personnage qui a retenu mon attention est celui de Michel, jumeau d’Éleanor-Rigby, qui a des caractéristiques d’autisme et que l’auteur sait très bien décrire afin de le rendre juste et crédible dans tous les aspects de sa personnalité qui sont relevés. D’une manière plus générale, je qualifierais cette lecture de facile et divertissante, qui sait soutenir l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin. Bonne lecture!
La disparition de Michel O'Toole Collectif Johanne Laramée
La disparition de Michel O'Toole
Collectif
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mars 2016
Partant d’une prémisse, soit la disparition du journaliste Michel O’Toole parti pour un reportage en moto sur la route 389, huit auteurs forment un collectif afin de donner leur version des faits et en faire un recueil de nouvelles.

L’auteur Tristan Malavoy signe l’introduction et les textes reliant chacune des parties.  Chaque nouvelle reflète le style de son auteur, ce qui donne droit à des interprétations très différentes d’une possible vérité. L’intérêt est donc dans la diversité sur un même thème, le tout lié par une plume uniforme.

La parution de ce livre était aussi en lien avec un concours invitant les gens à faire parvenir leur propre nouvelle sur le thème. Une parution des meilleurs textes reçus  devrait avoir lieu au printemps 2016 en collaboration avec la revue "Les libraires". À suivre…
La fabrique des pervers Sophie Chauveau Françoise Hucbourg
La fabrique des pervers
Sophie Chauveau
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
L'auteure a publié « Noces de charbon » en 2014, et elle décrivait dans ce roman l'inceste dont elle avait été victime. À la suite de la parution de ce livre, elle reçoit, par l'intermédiaire de sa maison d'édition, une lettre d'une cousine lointaine, Béatrice, qui lui écrit qu'elle a vécu la même expérience qu'elle. Les deux cousines se rencontrent et décident d'étudier le comportement de leur famille commune. Elles vont le faire sur quatre générations et découvrent avec horreur que durant plus d'un siècle leurs ascendants ont été pour la plupart des bourgeois excentriques, exhibitionnistes, immatures, naturistes, nudistes, prédateurs, violeurs... tout ceci à l'intérieur du clan, de la part des pères, des oncles, et même des mères et des grands-mères...
 
L'écrivaine nous raconte que bien des membres du clan ont agi comme si le corps des enfants de la famille leur appartenait, et que les conjoints ou conjointes fermaient les yeux, car cela leur permettait de rester en couple, et de vivre à leur guise... Et bien souvent, les victimes devenaient des violeurs à leur tour. On vit avec elle sa difficile relation avec une mère plutôt femme-enfant, elle parle de son père possessif, à la sexualité compliquée, mais un père qu'elle est obligée de s'avouer avoir aimé. Elle nous fait part aussi de recherches faites auprès d'auteurs pour arriver à comprendre et peut-être à s'en sortir.
 
Famille, fabrique de pervers, qu'elle aimerait stopper grâce aux révélations du livre...
 
Récit douloureux, difficile à lire, utile pour mieux comprendre et dénoncer ces pervers...
La fabrique des pervers Sophie Chauveau Françoise Hucbourg
La fabrique des pervers
Sophie Chauveau
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
L'auteure a publié "Noces de charbon" en 2014, et elle décrivait dans ce roman l'inceste dont elle avait été victime. Suite à la parution de ce livre, elle reçoit, par l'intermédiaire de sa maison d'édition, une lettre d'une cousine lointaine, Béatrice, qui lui écrit qu'elle  a vécu la même expérience qu'elle. Les deux cousines se rencontrent et décident d'étudier le comportement de leur famille commune. Elles vont le faire sur quatre générations et découvrent avec horreur que durant plus d'un siècle leurs ascendants ont été pour la plupart des bourgeois excentriques, exhibitionnistes, immatures, naturistes, nudistes, prédateurs, violeurs... tout ceci à l'intérieur du clan, de la part des pères, des oncles, et même des mères et des grands-mères...
 
L'écrivaine nous raconte  que bien des membres du clan ont agi comme si le corps des enfants de la famille leur appartenait, et que les conjoints ou conjointes fermaient les yeux car cela leur permettait de rester en couple, et de vivre à leur guise... Et bien souvent les victimes devenaient des violeurs à leur tour. On vit avec elle sa difficile relation avec une mère plutôt femme-enfant, elle parle de son père possessif, à la sexualité compliquée, mais un père qu'elle est obligée de s'avouer avoir aimé. Elle nous fait part aussi de recherches faites auprès d'auteurs pour arriver à comprendre et peut-être à s'en sortir.
 
Famille, fabrique de pervers, qu'elle aimerait stopper grâce aux révélations du livre...
 
Récit douloureux, difficile à lire, utile pour mieux comprendre et dénoncer ces pervers...
La faiseuse d'anges Cammilla Läckberg Gabrielle Valois
La faiseuse d'anges
Cammilla Läckberg
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
Laborieuse cette lecture. J’ai dû m’y reprendre une fois et une autre. Prendre des notes pour démêler tous ces personnages. La traduction est bien faite et la traductrice, comme il se doit, respecte les noms suédois des différents protagonistes. J’ai bien fait de persévérer, j’ai fini par comprendre les liens entre les personnages. Une difficulté supplémentaire à la compréhension : certains chapitres nous ramènent entre 1915 et 1925 sans que nous comprenions tout de suite le lien avec le présent.

En 1974, une famille complète disparait sauf Ebba, une petite fille d’un an. La table est dressée pour la fête de Pâques mais tout le monde s’est volatilisé. L’énigme ne sera jamais résolue. Trente ans plus tard Ebba revient s’installer dans la maison familiale avec son mari. Après le décès de leur enfant, ils veulent reconstruire leur vie. Plusieurs évènements troublants s’enchainent. Ils sont victimes d’un incendie criminel, ils découvrent du sang coagulé. Finalement, le fin mot de l’histoire sera découvert non par le policier mais par la femme de celui-ci qui est curieuse et qui n’hésite pas à se mettre en danger pour connaitre la vérité.
 
Un peu tirée par les cheveux, cette histoire.
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Françoise Hucbourg
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2016
Marcel Barbeau qui vient de mourir a-t-il eu le temps de lire ce roman écrit par sa petite-fille? Si oui, l'a-t-il apprécié?

"La femme qui fuit" est un roman se réclamant à la fois de la réalité e de la fiction. C'est l'histoire de Suzanne Meloche, grand-mère de l'auteure, mais attention, Anaïs Bardeau-Lavalette a fort peu connu cette grand-mère au destin atypique. L'héroïne, mariée peu de temps à Marcel Barbeau, a abandonné ses enfants âgés de 3 et 1 an dans une garderie... Elle estimait que la maternité l'empêchait de vivre pleinement son destin de peintre et de poète. Elle gravitait autour des membres actifs du manifeste du Refus global, avec Borduas, Gauvreau, Barbeau..., mouvement contestataire désirant donner un nouvel essor au monde de l'art. Suzanne Meloche vivra selon ses aspirations, une vie de bohême et de totale liberté apparente, refusant d'avoir des liens suivis avec ses enfants. "La femme qui fuit", c'est le récit de cette itinérance, moitié vraie, moitié inventée, mais toujours en accord avec le fait qu'une vie d'artiste est incompatible avec une vie de famille.

Intéressante étude d'une époque importante de l'évolution de la vision et du rôle des arts dans  une société en mutation. Lecture agréable. Qu'est-ce qui est vrai? Qu'est-ce qui est imaginé? C'est un roman, alors tout cela a peu d'importance...
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Carole Chatelois
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2016
L’auteure est la petite fille de Suzanne Meloche conjointe du peintre automatiste Marcel Barbeau. Qui était cette grand-mère qu’elle n’a jamais connue ? Elle nous raconte la vie de cette femme depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Elle a choisi de nous parler d’elle au « tu ». Tout au long du livre elle lui parle directement. C’est à mon avis ce qui fait l’originalité du récit. Son écriture est bien rythmée, les phrases sont courtes, les mots sont justes, pas de longueur.

Suzanne Meloche était présente à la signature du Refus global auprès des Riopelle, Borduas, Gauvreau et autres. Elle l’avait signé, mais s’est rétractée parce que Borduas n’a pas accepté ses poèmes. Elle a deux enfants, dont la mère de l’auteure, Manon Barbeau. Elle les abandonne pour toujours. À la fin de sa vie, elle les  reçoit poliment, à leur demande, là où elle finit sa vie, à Ottawa. Tout de suite après cette visite elle leur téléphone pour leur dire qu’elle ne veut plus les revoir. Elle a fui toute sa vie, c’est une femme révoltée qui a peut-être trouvé la paix et ne veut pas affronter ses démons. C’est l’interprétation que j’en fais. Dans cette fiction biographique,  Anaïs Barbeau-Lavalette ne la juge pas, elle essaie de la comprendre.
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Johanne Laramée
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Février 2016
L’auteur nous livre ici  la vie de sa grand-mère maternelle.

Le récit débute dans une mise en contexte alors qu’elle accompagne sa mère pour une visite surprise à cette femme qui a abandonné ses enfants alors que l’aînée n’avait que trois ans et que son fils était tout jeune bébé. Comment expliquer ce geste dévastateur qui laissera ses enfants carencés pour toujours?

Elle décide d’enquêter sur la vie de cette femme pour mieux comprendre, pour mieux LA comprendre. Écrite au tu, son histoire débute en 1930 alors qu’elle n’a que quatre ans. Elle vit entourée de ses quatre frères et sœurs et de ses parents dont la vie sera affectée par la crise économique qui sévit. Partie à 18 ans pour un concours oratoire, elle fait la rencontre du groupe du refus global, écrit des poèmes et se met en couple avec Marcel Barbeau, père de ses enfants.
 S’ensuivent sa fuite et une vie chaotique qui défilent avec tous ces petits détails qui l’alimentent. Chaque petit bout de vie débute sur une nouvelle page, laissant au lecteur des petites pauses pour mieux habiter les mots. C’est un  texte fort bien écrit dans lequel on ne sent pas le jugement, mais plutôt une belle sensibilité pour accompagner la détresse qui  habite cette femme.

Je le recommande chaudement.
La fille dans le placard tome 2 Chantal Brunette Brigitte Demers
La fille dans le placard tome 2
Chantal Brunette
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2017
Dans ce deuxième volume, Maxime a dit oui. Elle vient d’unir sa destinée à la femme de sa vie, sa princesse. Tout au long du roman, l’auteure s’amuse à se promener dans le temps entre la journée du mariage et les tribulations amoureuses de Maxime. Que de chemin parcouru depuis les premiers questionnements de la jeune femme qui se demandait si elle avait vraiment une attirance pour la gent féminine! Mais qui est l’élue de son cœur?

Que de plaisir j'ai eu à retrouver Maxime! Malgré le fait que j'ai lu le premier tome il y a une dizaine de mois, je n'ai eu aucune difficulté à me replonger dans l'histoire. Du vrai bonbon comme je me plais à le dire!

Tous les éléments sont réunis pour nous faire passer un moment agréable : c'est rafraîchissant, les personnages sont attachants, l'histoire est excellente. Il y a même un soupçon de suspense : mais qui est donc l'heureuse élue? On doit patienter jusqu'à la fin pour le découvrir! Un vrai supplice!

L'idée d'écrire un roman sur l'homosexualité féminine est excellente. L'auteure connaît très bien son sujet et nous arrivons sans mal à capter les différentes émotions qui habitent Maxime.

Je ne peux pas dire que j'ai eu une préférence pour un personnage en particulier. Je les ai tous aimés à part égale. C'est sûr que j'ai adoré Maxime, mais je crois que je vais arrêter mon choix sur Alexe. Cette fille fait perdre les pédales à Maxime, son regard l'ensorcelle presque! On a le goût de la prendre dans nos bras et de lui dire d'écouter son cœur et non sa tête. Pauvre fille! Elle est toute mêlée dans ses émotions. Je crois qu'elle a peur d'admettre qu'elle aime les femmes. C'est comme si elle n'était pas prête à découvrir la vérité sur son orientation sexuelle.

Chantal Brunette a une magnifique plume. Je souhaite qu'elle récidive avec d'autres superbes romans. Avec ce deuxième volume, elle continue d'être une de mes auteures coup de cœur!
La fille dans le placard.1 Chantal Brunette Brigitte Demers
La fille dans le placard.1
Chantal Brunette
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Août 2016

À quelques heures de son mariage, Maxime Lafleur (oui, c'est bien une fille !) revient sur des passages turbulents de sa vie amoureuse. Frencheuse compulsive, elle recherchait à l'époque le candidat qui lui ferait ressentir les fameux papillons. Lors d'un voyage d'études, elle découvre que son prince charmant pourrait en fait être une princesse, car elle pense éprouver des sentiments pour sa meilleure amie, Carrie. L'idée qu'elle pourrait être lesbienne la tourmente. Elle n'avait pas envisagé un tel scénario…

Pour oublier, elle multiplie les conquêtes masculines. À une fête, elle fait la connaissance d'une jolie pompière qui sème à nouveau le doute dans son esprit. Confuse, Maxime cherche à obtenir des réponses par tous les moyens. En cours de route, elle fera toutes sortes de rencontres ; dans la vie, rien n'arrive pour rien…

Le jour de ses noces, elle repense à ce cheminement amoureux. Est-elle sortie du placard ? D'ailleurs, qui s'apprête-t-elle à épouser?

Quelle magnifique lecture que je viens d’avoir! Et quelle belle leçon de vie! Je viens de découvrir une excellente auteure de chez nous. J’ai passé que du bon temps avec Maxime. J’ai déjà hâte de me plonger à nouveau dans son univers.

Les livres de ce genre sont plutôt rare. J’ai trouvé intéressant que l’auteure se penche sur l’homosexualité féminine. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotion, plusieurs vont sûrement se questionner, se remettre en question. Ca ne doit pas être évident de se rendre compte que notre orientation sexuelle n’est pas celle que l’on pensait. Maxime a dû apprendre à s’accepter. Je trouve qu’elle l’a plutôt bien fait. Elle est allé au-delà de ses peurs et de ses craintes pour faire les démarches nécessaires pour confirmer ce qu’elle savait fort bien au fond d’elle même.

Je recommande chaudement ce livre. Très difficile d’arrêter notre lecture une fois que nous l’avons commencé.

La fille dans le rétroviseur Linwood Barclay Widad Cantin
La fille dans le rétroviseur
Linwood Barclay
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Décembre 2016
Cal Weaver est un détective privé qui vit des moments difficiles dans sa vie personnelle ; son garçon s’est suicidé il y a quelques semaines. S’agit-il vraiment d’un suicide ? Cal n’en est pas certain. Au volant de sa voiture sur la route qui le ramène chez lui, il acceptera de faire monter Claire, la fille du maire, qui faisait de l’auto-stop durant une journée pluvieuse. Cette dernière implore de monter à bord de l’auto en disant qu’elle connaissait bien Scott, le fils décédé de Cal. Le lendemain, la police se rend chez Cal en lui annonçant la disparition de Claire. Il sera bien entendu le principal suspect … Il fera tout ce qui est dans son pouvoir pour prouver son innocence.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Lorraine Pizzolongo
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
J’hésite à prendre ce livre. Et pourtant, il m’appelle, me titille.

L’an passé, je n’avais pas terminé la lecture du petit dernier, L’instant présent. Moi, les histoires d’amour à l’eau de rose avec, en plus, un voyage dans le temps, très peu pour moi. Est-ce que j’emporte ce roman? Allons-y. Je l’emprunte. Je donne une chance à l’auteur.
 
Dans une écriture bien soignée, composée de belles phrases, des mots bien choisis et recherchés, je découvre l’histoire de Anna Becker. Elle pose cette question à son fiancé Raphaël Barthélémy : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? » Quand il apprend la vérité, il est sous le choc. Il la quitte, mais le regrette aussitôt. Quand il revient, il est trop tard. Elle a disparu. Il la recherche avec l’aide de son ami, Marc Caradec, un flic à la retraite.
 
Me voilà happée par l’enquête policière, une des plus prenantes. Impossible d’arrêter de lire. Raphaël est le James Bond des enquêteurs. Lui qui est écrivain de profession, recherche sa fiancée à Paris puis à New York sans souffrir du décalage horaire tout en s’occupant de Théo, son fils âgé de quelques mois. À peine décoiffé, à peine fatigué. Je viens de passer quelques heures de pur bonheur.
 
Vous venez d’assister à ma réconciliation avec Guillaume Musso.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Carole Chatelois
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

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Critique: Carole Chatelois
Date: Mai 2017
Anna Becker et Raphaël Barthélémy passent un week-end à Antibes en amoureux, trois semaines avant leur mariage. Ne voulant rien lui cacher de son passé et sur l’insistance de Raphaël, elle lui montre une photo de trois cadavres de jeunes filles calcinés et lui dit qu’elle en est responsable. Raphaël s’enfuit sur un coup de tête, il revient à leur chambre après vingt minutes, mais Anna a disparu. Il part pour Paris l’a croyant à son appartement, mais il ne trouve que ses bagages.

Avec l’aide de son ami, Marc Cadarec, ancien policier, ils vont essayer de retrouver sa trace, tout porte à croire qu’elle a été enlevée. Ils découvriront que ce n’est pas sa véritable identité, leur quête les mènera à New York dans Brooklyn.

Dans ce thriller il y a beaucoup de rebondissements, c’est ce qui ajoute habituellement du suspense à ce type de livre. Malheureusement, à mon avis, ils sont peu crédibles. Spécialement la raison, pour laquelle Anna change d’identité après un premier enlèvement, à 15 ans, ça m’a semblé tiré par les cheveux et c’est pourtant le nœud de l’histoire. Je conseille de lire ce livre dans un court laps de temps parce qu’on peut s’y perdre et se demander où en est rendue l’intrigue.

L’auteur utilise des acronymes probablement connus seulement par ses lecteurs français. Il nous décrit les itinéraires en auto des protagonistes dans Paris et à New York en détail, toutes les rues sont nommées. On croirait consulter Google Map et ça n’apporte rien au récit. Raphaël a un fils de deux ans, Théo, qu’il nourrit encore au biberon et aux petits pots, l’auteur connait mal l’alimentation des jeunes enfants; à cet âge, c’est normalement terminé les petits pots.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Johanne Laramée
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2016
Raphaël, père monoparental du petit Théo, a une nouvelle flamme dans sa vie, Anna, et compte l’épouser. Lors d’une soirée, il insiste auprès d’Anna pour qu’elle lui révèle tous ses secrets, déclenchant une dispute conjugale. Après lui avoir montré la photo de trois corps calcinés, elle lui dit en être responsable et le quitte. Parti à sa recherche, il découvre qu’elle a été enlevée et entreprend une recherche aidé de Marc Caradec, son ami policier. L’enquête  mettra à jour d’anciennes sordides histoires d’enlèvements d’adolescentes.

Une histoire qui démarre lentement et qui se complexifie au fil des pages, créant un suspense qui dure tout au long de notre lecture. Voilà le genre de polar qui me plaît bien. Même si le dénouement fait référence à des actes sordides du passé, ici pas de rencontres sanglantes ou de cascades vertigineuses, que de la réflexion pour dénouer une intrigue qui se complexifie d’une découverte à l’autre. Tout pour me donner  envie de relire cet auteur.
La fille du train Paula Hawkins Johanne Laramée
La fille du train
Paula Hawkins
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Octobre 2015
Rachel prend le train matin et soir tous les jours de la semaine entre sa banlieue et Londres. Elle aime bien observer les maisons qu’elle voit au long du trajet, particulièrement une derrière laquelle le train ralentit régulièrement. Son imagination l’amène même à bâtir une  vie idyllique au  couple propriétaire qu’elle surnomme Jess et Jason. Témoin un matin d’un baiser entre ‘’Jess’’ et un inconnu, elle apprend la disparition de cette dernière par les journaux quelques jours plus tard. Que s’est-il passé? Rachel, qu’on découvre alcoolique, au chômage et ancienne voisine de cette maison qui la fait rêver, part à la recherche de la vérité et c’est à travers le récit de trois narratrices  (Rachel, Anna, l’épouse de son ex-mari, et Megan alias Jess) qu’elle nous sera dévoilée.

Qui n’a pas résisté à l’envie d’observer l’intérieur des autres lors d’un déplacement ou d’une simple marche? C’est au départ cette petite pointe de voyeurisme en chacun de nous  que l’auteur exploite à travers ce thriller. L’écrivaine, pour qui c’est un premier roman, réussit fort bien à maintenir notre intérêt tout au long de la lecture. L’idée de mêler les récits des différentes actrices du drame se prête bien au genre d’autant plus que son analyse psychologique de chacune est bien étoffée. En prime, j’ai apprécié que l’auteur campe solidement sa finale en évitant de nous dévoiler une fin bâclée  en quelques lignes, ce qui est souvent le cas dans ce genre de littérature.
La fille du train Paula Hawkins Sylvie Beauséjour
La fille du train
Paula Hawkins
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Octobre 2016
La sortie du film, les critiques élogieuses et les commentaires positifs me donnent envie de lire « La fille du train ». Premier roman de Paula Hawkins.
 
Rachel prend le train tous les jours pour se rendre à Londres. Le long du trajet à l’arrêt du train à un passage à niveau obligatoire, elle revoit la maison qu’elle a habitée avec Tom il y a une éternité. Son regard croise également une autre maison non loin de celle-là. Tous les jours elle fabule une histoire du couple qu’elle aperçoit. Puis l’horreur : une disparition, des suspects et beaucoup de trous noirs. Rachel boit, boit beaucoup et peine à se souvenir de ce soir-là.
 
Le livre se présente sous la forme de chapitres qui sont reliés à une des femmes du roman : soit Rachel, Anna ou Megan et de dates. Pas nouveau comme concept, mais intéressant par sa forme. Cependant « La fille du train » a été un des bouquins qui m’a été donné de lire des plus pénibles. Si je l’ai terminé, c’est grâce à l’intrigue. Bien avant la fin j’aurais abandonné ma lecture. Pour un roman qui compte 378 pages, la moitié sont de trop et un excellent écrivain aurait pu le faire avec 200 pages en moins. Là on aurait tenu entre nos mains un chef d’œuvre. Un premier roman donc. Paula Hawkins sait bien ficeler une intrigue et joue avec les personnages. Espérons que son prochain livre sera plus concis.
La Gouffre Carole Massé Brigitte Demers
La Gouffre
Carole Massé
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2016
Estelle a 14 ans en 1951, lorsqu’elle tombe sous le charme de Gloria, une ex-danseuse de revue de Montréal installée pour les vacances d’été à Baie-Saint-Paul, devant la rivière du Gouffre. Rêvant d’entreprendre une carrière à Hollywood, mais pour l’instant à court d’argent, Gloria a trouvé un gîte chez Émile, qui opère sa ferme avec ses deux fils. En échange d’un toit et du couvert, elle s’est engagée à cuisiner pour la famille, secondée par son ardente admiratrice, Estelle.
 
La présence de cette jeune femme superbe, indépendante et délurée, bouleversera l’existence des trois hommes et celle d’Estelle, tous amoureux de Gloria, chacun à sa façon.
 
Un été de passions et de désillusions pour Estelle qui découvre la réalité du monde des adultes, ses différentes facettes, ses apparences trompeuses et ses secrets sans fin, emboîtés l’un dans l’autre comme des poupées gigognes. La Gouffre se révèle un roman émouvant et profond, au rythme captivant comme celui d’une rivière qui coule, et qui nous fait revivre l’époque où la « modernité » pointait le bout de son nez.

Dès que j'ai lu le résumé de ce livre, il m'a tout de suite tenté. J'ai immédiatement eu le goût de connaître Estelle, mais surtout, d'en apprendre davantage sur cette Gloria qui me semblait bien mystérieuse.
 
Carole Massé nous raconte l'histoire de Gloria, une ex-danseuse de cabaret de Montréal, qui décide de venir passer l'été à Baie St-Paul, près de la rivière La Gouffre. Estelle (14 ans) et Jacques (15 ans) tombent sous le charme de cette fille. Voulant faire carrière à Hollywood, mais étant à court d'argent, elle réussit à se faire embaucher chez Émile (oncle d'Estelle et père de Jacques) comme cuisinière. De différentes façons, tous tombent en amour avec elle. Je dirais même que pour Estelle et Jacques, ils sont obnubilés par Gloria. Ils ne vivent presque pour elle. C'est un peu la guerre entre eux pour savoir qui, d'entre les deux, va attirer l'attention de la belle. Nous y découvrons aussi des secrets bien gardés!
 
L'histoire nous est racontée par Estelle. Elle y décrit très bien ses états d'âme, ses sentiments face à Gloria et aussi face à tous les autres personnages de l'histoire. En lisant ce livre, je me suis sentie comme une spectatrice qui observe la vie d'Estelle, Gloria, Jacques, Émile et Louis.
 
Je ne connaissais pas Carole Massé. C'est le premier livre d'elle que je lisais. J'ai souvent eu l'impression, tout au long de ma lecture, d'assister à une pièce de théâtre. Peut-être parce que Mme Massé est poète? Je ne saurais le dire, mais j'ai vraiment apprécié ma lecture.
 
J'ai eu quelques difficultés avec Gloria. C'est comme si elle savait qu'elle avait le contrôle sur Estelle et Jacques et en profitait pour faire ce qu'elle voulait avec eux. J'ai eu l'impression qu'ils étaient à son service et j'avais juste le goût de les brasser pour qu'ils se rendent compte de la situation. D'un autre côté, j'ai beaucoup aimé Louis pour son calme et sa gentillesse avec Estelle.
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