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Je me souviens Martin Michaud Widad Cantin
Je me souviens
Martin Michaud
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Août 2017
Un homme et une femme sont retrouvés morts la veille de Noël. Ils ont le cou transpercé par ce qui semble être un instrument de torture du Moyen-Âge. Par la suite, un homme se suicide en sautant d’un édifice en laissant sur le toit les portes-feuilles des deux victimes. Le sergent Victor Lessard ainsi que sa collègue Jacinthe Taillon sont responsables de l’enquête. L’assassin essaie de retrouver la vérité sur l’origine de son père. Entre-temps, les meurtres s’accumulent, du moins jusqu’à ce que le sergent retrouve l’assassin.

C’est un très bon roman à lire
Je voudrais qu'on m'efface Anaïs Barbeau-Lavalette Brigitte Demers
Je voudrais qu'on m'efface
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2017
Roxane, Mélissa, Kevin. 12 ans. Ces jeunes vivent dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, dans le même bloc d’appartements. Ils se croisent à l’occasion, se disent bonjour, sans trop se rendre compte de la présence de l’autre. Malgré le milieu dans lequel ils vivent (les putes, les beuveries, les matchs de lutte), ils essaient de survivre du mieux qu’ils peuvent. Roxane joue du violon et se prend pour Anastasia, un personnage russe de son livre, pour oublier sa mère qui boit je ne sais combien de bouteilles de bière par jour. Mélissa doit s’occuper seule de ses jeunes frères, car sa mère, qui est une pute, ne peut s’approcher d’elle à moins de 50 mètres. Et Kevin... Kevin lui vit au travers de ses jeux vidéo qui font bang! bang! Son père est mécanicien, mais c’est aussi Big, un lutteur champion.
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Ces temps-ci, j’entends souvent parler d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Elle a récemment gagné le prix France-Québec pour son roman La femme qui fuit, ainsi que le Prix des Libraires du Québec en mai dernier, toujours pour ce même roman. J’ai donc eu envie de découvrir la plume de cette femme.
 
Je voudrais qu’on m’efface est une histoire fictive qui pourrait très bien être une histoire réelle. L’auteure dépeint très bien la misère de ce quartier dur et pauvre de Montréal. Roxane, Mélissa et Kevin représentent sûrement avec justesse la dure réalité de ces jeunes vivant dans un quartier défavorisé. Ces jeunes qui doivent composer avec des parents absents. La pauvreté leur pue au nez.
 
Anaïs Barbeau-Lavalette utilise un langage cru, un vocabulaire joual. Elle ne se gêne pas pour employer des sacres, des jurons. Les phrases sont courtes, régulièrement composées que d’un seul mot. Peut-être pour nous faire ressentir la misère des personnages.
 
L’auteure y est allée d’une touche d’originalité quant à la façon de nommer les chapitres: ils sont en écritures russes. Je me suis questionnée tout le long du livre à savoir à quoi pouvaient bien correspondre ces lettres. Par contre, je n’ai pas cherché à trouver à quelle lettre de notre alphabet chacune des lettres russes pouvait bien correspondre.
 
Je voudrais qu’on m’efface est un livre qui frappe, un livre qui marque. Parce qu’il décrit la réalité de ces gens vivant dans des quartiers malfamés. Parce que cette misère est vraie, qu’elle existe réellement.
Jeu de miroirs Andrea Camilleri Sylvie Beauséjour
Jeu de miroirs
Andrea Camilleri
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2016
Le dernier de Camilleri nous montre un Montalbano, l’inspecteur vedette de l’auteur, au meilleur de sa forme. Le fait de vieillir lui pèse moins que dans les derniers romans. Bien sûr, avec Livia, son amoureuse, tout est au beau fixe, à savoir que les coups de fil terminent souvent par une bonne engueulade. Dans « Jeu de miroirs », l’assistant Fazio prend beaucoup de place au détriment de Mimi Augello. Fazio commence à ressembler de plus en plus à Montalbano par sa capacité de déduction. L’histoire ne serait pas complète sans Catarella, le célèbre standardiste.
  
« Jeu de miroirs » fut définitivement un moment de lecture des plus distrayant et un moment de bonheur par le fait de retrouver toute cette palette de personnages si bien connue des amateurs de la série d’enquêtes du commissaire Montalbano.
Joie Clara Magnani Françoise Hucbourg
Joie
Clara Magnani
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Septembre 2017
Gigi est un cinéaste italien et vit à Rome. À 70 ans, il profite pleinement de la vie. Mais voilà qu'on le retrouve mort sur sa terrasse, mort subite que le bon vivant qu'il était aurait sans doute appréciée. Sa fille Elvira trouve dans les affaires de son père un manuscrit qu'elle prend d'abord pour le scénario d'un film. Mais, en parcourant le document, elle comprend que son père, pourtant toujours marié à sa mère, avait une autre femme dans sa vie et que ledit document n'est en fait que le journal de la relation de son père avec cette femme. Elvira prend contact avec la maîtresse de son père et lui révèle l'existence du journal de Gigi. Cette maîtresse, c'est Clara, journaliste belge de 46 ans habitant Bruxelles avec son mari et son fils. On va prendre connaissance du journal de Gigi, puis de celui que Clara décide d'écrire à son tour sur cette relation qui a duré deux ans. Ce qu'on apprend, c'est que, semble-t-il, on peut vivre une relation extraconjugale à condition de faire preuve de rigueur, c'est-à-dire de toujours agir de manière à ce que le partenaire légitime ne se doute de rien, et en se disant qu'il fait peut-être la même chose de son côté.

Je n'ai pas tellement aimé l'étalage de culture, surtout de la part de Gigi. Je n'ai que très peu cru à l'histoire de Clara et Gigi. Mauvaise foi... ou texte mauvais?
Journal d'un étudiant en histoire de l'art Maxime Olivier Moutier Johanne Laramée
Journal d'un étudiant en histoire de l'art
Maxime Olivier Moutier
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2015
L’auteur, à 37 ans, décide de faire un retour à l’université pour compléter un certificat en histoire de l’art, domaine qui l’a toujours intéressé. Marié à une femme continuellement en voyage d’affaires, père de trois jeunes enfants, psychanalyste et gardien de nuit pour payer les comptes, le défi est grand. Débute alors la tenue d’un journal qui l’aidera à maintenir le cap sur son objectif.

On traverse donc avec lui ses questionnements, ses difficultés à maintenir la cadence ainsi que son quotidien. Une liaison avec une étudiante, des relations avec sa femme de ménage et une mononucléose marqueront aussi cette période qu’il décrit toujours en spectateur des événements. Pas toujours évident de partager le fantasme de la réalité.
Le ton, qui amplifie à l’absurde les situations où il se retrouve en manque de contrôle, rend le texte accrocheur. Mais ce qu’on en retient surtout, c’est ce goût  intarissable d’apprendre encore et toujours et cet amour des arts, quel qu’en soit le médium, qui aiguisent notre curiosité sur le sujet.

Je ne saurais trop dans quelle catégorie classer ce livre, mais j’ai tout de même passé un bon moment à sa lecture.
Jours de haine Anna Raymonde Gazaille Johanne Laramée
Jours de haine
Anna Raymonde Gazaille
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juin 2017
Paul Morel est inspecteur à l’escouade des crimes majeurs du SPVM et risque de perdre du personnel si le nombre de crimes non résolus demeure aussi élevé. Jean-Claude Caron, que l’on soupçonne d’être un tueur à gages qui signe ses crimes d’une balle dans l’œil, s’en prend maintenant à des membres de l’équipe et sera pris en chasse par Morel et ses coéquipiers. De plus, la femme du détective Losier, qui travaille pour les services secrets de la GRC, est portée disparue.

Deux enquêtes qui ne semblent pas avoir de lien, mais qui finiront par se recouper dans une finale étonnante. L’énigme est soutenue tout au long du roman et l’auteur fait une analyse étoffée de la psychologie du tueur. Ici, tout n’est pas que blanc ou noir et c’est dans une nuance de gris que l’histoire se termine. Un bon roman policier qui a aussi l’avantage de se passer à Montréal et dans les régions nordiques du Québec, ce qui ajoute pour moi une petite touche d’intérêt.
Jusqu'à l'impensable Michael Connelly Widad Cantin
Jusqu'à l'impensable
Michael Connelly
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Juillet 2017
Harry Bosch, nouvellement retraité du L.A.P.D., occupe son temps comme il peut. Son demi-frère, avocat renommé lui demande de l’aide; il est persuadé que son client, accusé de meurtre, est innocent, malgré les preuves accablantes contre lui. Le retraité se retrouve dans un dilemme, lui qui a toujours travaillé pour arrêter les criminels devrait aider sa famille à en libérer un…

C’est un excellent roman!
Jusqu'à l'impensable Michael Connelly Lorraine Pizzolongo
Jusqu'à l'impensable
Michael Connelly
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Octobre 2017
Nous retrouvons avec grand plaisir l’inspecteur Bosh. Comme il a été forcé de prendre sa retraite, les journées sont longues. Une chance que sa fille est présente, mais elle entreprendra bientôt des études à l’Université.

Il accepte de travailler non pas avec son frère, parce qu’il est avocat à la défense, mais à la recherche de la vérité. Il se présentera donc comme détective privé. Il enquêtera sur le meurtre de la directrice adjointe des services municipaux
de West Hollywood. Le suspect numéro un, Da Ouan Foster est innocent selon Mickey Haller, le demi-frère de Bosh.

L’auteur a réussi à nous captiver du début à la fin tant dans l’écriture que dans le scénario. Du magnifique Michael Connelly.
L’autre qu’on adorait Catherine Cusset Johanne Laramée
L’autre qu’on adorait
Catherine Cusset
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Janvier 2017
C’est l’histoire d’un jeune français parti étudier en littérature aux États-Unis et qui connaîtra graduellement la déchéance avec en arrière-fond des histoires d’amour qui finissent mal et des problèmes de santé mentale qui terniront sa crédibilité professionnelle, l’amenant finalement au suicide.

L’histoire est écrite au « tu » ce qui est un peu agaçant au début, mais compréhensible, car elle est écrite par son premier amour avec qui il a gardé un fort lien d’amitié et qui sera celle qui trouve son corps.

C’est fort bien écrit et l'histoire nous fait réaliser comment les choses peuvent lentement, mais sûrement débouler pour ceux dont l’état psychologique est fragile même si les apparences n’en laissent rien paraître. Une prise de conscience aussi sur un monde moderne qui peut parfois être lourd à porter et dans lequel le paraître est souvent si important. Bref, un livre qui porte à réflexion.
L’échappée Julie Tremblay Brigitte Demers
L’échappée
Julie Tremblay
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Novembre 2016
C’est l’histoire de Anne, une jeune Française qui quitte son coin de pays pour venir découvrir le Canada. Étant à court d’argent pour poursuivre son périple, elle se trouve du boulot et se lie d’amitié avec Nathan, un des fils des propriétaires du domaine où elle travaille. À la suite d'une querelle orageuse avec son frère, Ethan, Nathan quitte brusquement l’endroit et fait promettre à Anne de veiller sur ce dernier, qui est infirme à la suite d'un malheureux accident de voiture.

Ce livre est le premier roman de Julie Tremblay. Je dois avouer que, dès que j’ai lu le résumé, j’ai tout de suite eu envie de me plonger dans l’histoire. Je l’ai littéralement dévoré!
 
Ce roman est un vrai bijou, un pur délice! Il fait partie de la collection Émoi 100 % romance, mais je n’ai pas eu l’impression de lire un roman d’amour. La façon dont l’auteure a nommé les chapitres fait en sorte que quand le chapitre se nomme Ethan, nous avons l’impression de lire le journal intime du personnage. C’est comme ça que je l’ai ressenti.
 
Julie Tremblay a une belle plume. Elle ne mâche pas ses mots pour nous décrire explicitement les scènes de sexe. Ce livre se lit vraiment très bien.
 
Si j’ai détesté Ethan au début, j’ai changé mon fusil d’épaule par la suite pour l’adorer. Je me suis attachée à ce personnage qui m’a fait vivre de belles émotions. Tantôt je souris de le voir heureux, tantôt je suis en colère contre la malchance qui s’acharne sur lui. De voir tous les efforts qu’il fait au fil des pages pour réapprendre à marcher sans presque pas de résultat est frustrant et décourageant. Et nous constatons que le titre du livre prend tout son sens dans les dernières pages.
 
Une auteure à découvrir, un beau roman à s’offrir. Ce livre est un coup de cœur pour moi!
L’enfant qui mesurait le monde Metin Arditi Sylvie Beauséjour
L’enfant qui mesurait le monde
Metin Arditi
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Février 2017
L’action de ce roman se déroule sur l’île grecque Kalamaki. Les personnages principaux sont Maraki, mère dévouée qui, comme son père avant elle, pêche à la palangre (technique de pêche traditionnelle). Il y a également Yannis, son fils autiste, qui calcule l’ordre du monde. Et, enfin, Eliot, architecte, qui vit sur l’île depuis la mort tragique de sa fille qui faisait des recherches en Grèce sur le nombre d’Or. Vient s’ajouter une palette de personnages qui représentent bien la Grèce d’aujourd’hui. Viennent s’ajouter également un ou plutôt deux projets d’infrastructure qui amèneront bien des discussions au café du coin, ainsi que bien des discordes. L’île est-elle prête à sacrifier son identité pour se sortir de son problème d’ordre économique?
 
Une écriture fluide. Un roman d’une grande beauté tant sur les rapports humains, spécialement entre Yannis et Eliot, que sur la destinée d’un peuple qui vit de grandes transformations.
L’héritière de la honte Chantale Côté Brigitte Demers
L’héritière de la honte
Chantale Côté
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Janvier 2016
Si nous regardons la couverture du livre ainsi que le titre, il n'y a pas de doute... c'est intrigant. Cheveux auburn légèrement ondulés et au vent, manteau noir sur fond noir... on ne voit pas le visage. Il n'en fallait pas plus pour que je me plonge dans l'histoire.
 
Nous avons ici une belle histoire d'amour. Un peu comme si un beau Prince embrasse une grenouille et que celle-ci se transforme en parfaite jeune fille toute belle et toute sage! Je n'aime pas les romans à l'eau de rose, mais ce livre-ci est bien dosé. Cette histoire nous démontre qu'avec de la persévérance, du bon vouloir et l'amour des êtres chers, la pire des personnes peut arriver à se prendre en main et à s'en sortir.
 
J'ai bien aimé le style d'écriture de l'auteure. C'est un roman qui se lit vraiment très bien, une histoire parfaite pour s'évader quelques heures. Les paragraphes et les chapitres ne sont pas trop longs. Il est donc facile d'arrêter notre lecture presque à tout moment et de la reprendre facilement.
 
J'ai appris à découvrir Chloé tout au long de cette magnifique histoire. Je dois dire que je l'ai détestée au départ, car elle était une vraie garce qui n'avait aucun respect pour autrui. Au fil des pages, elle a appris à se connaître et à s'apprécier, ce qui a fait d'elle un être avec le cœur à la bonne place.
 
Bref, si vous cherchez un bon roman d'amour sans tomber dans les Harlequins, celui-ci est parfait! Il vous réchauffera le coeur durant nos froides journées d'hiver.
L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors Gabrielle Zevin Brigitte Demers
L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors
Gabrielle Zevin
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2016
A.J. Fikry est libraire. Un libraire pas vraiment social et austère qui file un mauvais coton depuis le décès de Nic, son épouse. Peu importe, que ce soit un livre ou une personne, il n’est pas facile de trouver grâce à ses yeux. Mais l’irrésistible petite Maya va pourtant fendre son armure et atteindre son cœur. La maman de Maya a abandonné celle-ci dans la librairie de A.J., car elle souhaitait que sa fille grandisse au milieu des livres. C’est donc, par obligation au début, qu’il se retrouve à pouponner cette petite fille. Et dans le sillage de ce duo improbable, tout leur entourage va découvrir que les aventures étonnantes, épatantes et émouvantes n'arrivent pas que dans les livres.

A.J. Fikry est un homme vivant seul au-dessus de sa librairie (juste pour cette raison, j'aimerais bien avoir une librairie! Pouvoir lire tous les livres que l'on veut quand on le veut!) Sa femme étant décédée, il ne vit que pour son travail, ne sortant presque jamais. Il semble assez grognon, dénué de tout humour. Peut-être la solitude y est-elle pour quelque chose? Je ne me sentais pas très attachée à ce personnage.

Par contre, je suis tombée sous le charme de Maya, la petite cocotte d'à peine 2 ans qui est abandonnée dans la librairie par sa mère. À cause d'une note laissée au libraire, A.J. se sent concerné pour la sécurité de la petite fille au point qu'il décide de l'adopter, car il ne peut se résoudre à la laisser à des inconnus. Et quoi de mieux qu'une librairie pour une si jeune enfant? Elle grandira parmi les livres qui deviendront, en quelque sorte, ses amis.

C'est une petite lecture légère, rafraîchissante. L'été s'en vient! Ce roman est parfait pour la plage! On s'attache facilement aux personnages. Je dois avouer que j'ai eu un faible pour la petite Maya. Je n'ai pas détesté non plus Amelia, la représentante d'une maison d'édition. Je la trouvais super sympathique!
 
Je termine avec une citation du livre qui m'a interpellée, car c'est quelque chose que je dis souvent à mes enfants : « On lit pour se rappeler qu'on n'est pas seul. On lit parce qu'on est seul. On lit, et on n'est plus seul. On n'est pas seul. »
L’immeuble Christodora Tim Murphy Johanne Laramée
L’immeuble Christodora
Tim Murphy
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Avril 2017
L’immeuble Christodora, dans l’East Village de New York, a connu bien des transformations au fil du temps, dont l’embourgeoisement du quartier. La famille de Jared y a acheté un appartement alors que l’endroit était hanté par les toxicomanes et les sans-abri. À la fin de ses études, Jared s’y installe avec sa femme, Milly. Tous deux artistes, ils adoptent Mateo qui, à cinq ans, est orphelin à la suite du décès de sa mère sidatique. Mateo deviendra toxicomane par la suite et la famille vivra de durs moments. La présence d’Hector, habitant de l’immeuble et ancien activiste de la lutte contre le sida ayant travaillé avec Ava, la mère de Milly, aura aussi une grande influence sur les destins de chacun.

L’auteur nous offre ici une saga fort riche en émotions avec, en arrière-plan, l’histoire de la découverte du sida et de la lutte médicale pour le contrer. L’amour et l’amitié sont aussi au cœur des histoires de vie qui s’entrecroisent sur plusieurs décennies. Pour son premier roman, c’est un texte fort bien maîtrisé que l’écrivain nous offre avec des allers-retours constants qui peuvent parfois déstabiliser, mais qui nous font toujours avancer dans la compréhension finale de cette riche histoire. C’est surtout vers la fin du roman qu’on retrouve quelques coquilles et même la confusion de personnage (p. 387 avec « Hector lève le nez… » plutôt que Jared). Mon plaisir n’en a pas été gâché, mais je trouve dommage ces petits accrochages dans une si belle œuvre. Finalement, une lecture fortement recommandée et un auteur à suivre.
L’impureté Larry Tremblay Carole Chatelois
L’impureté
Larry Tremblay
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Juin 2017
Alice Livingston, une écrivaine à succès, meurt dans un accident. Elle laisse dans le deuil son mari, Antoine, et son fils de 19 ans, Jonathan. Elle laisse aussi un roman posthume qu’Antoine n’a pas lu, Un cœur pur. Il s’aperçoit que ce livre est autobiographique et relate leur relation quand ils se sont connus au cégep de Chicoutimi au début des années 70. À cette époque, Antoine ne croit pas à la pureté des sentiments. Son ami Félix aime toujours sa cousine Anaïs pourtant morte dans le glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney. À l’époque, il encourage Alice à tenter de le séduire pour le ramener à la réalité. Mais ce qu’il y a de plus étrange c’est le fait que le livre Un cœur pur est dédié à Félix, qu’ils n’ont plus revu depuis 30 ans, et qui vient tout juste de se suicider. Comment sa femme a-t-elle pu terminer son livre avec ce décès quand elle est morte il y a huit mois?

L’auteur nous présente un roman singulier tout à la fois déroutant, surprenant, captivant, mené de main de maître. Des histoires qui s’emboîtent comme des poupées gigognes, on se retrouve au présent, au passé et au futur. De plus, Larry Tremblay nous réserve une fin coup de poing. À lire absolument!
L’incroyable histoire de Wheeler Burden Selden Edwards Sylvie Beauséjour
L’incroyable histoire de Wheeler Burden
Selden Edwards
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Septembre 2015
L’auteur signe ici un premier roman qu’il a mis trente ans à écrire. Après ma lecture je peux comprendre aisément tout ce temps consacré pour enfin nous donner à lire un livre aussi captivant.
 
Il y est question de Vienne et de beaucoup plus encore. On y parle d’architecture, d’art, de l’Amérique, de baseball, de la Deuxième Guerre mondiale et de la haine des juifs. On aborde aussi l’émancipation des femmes, le respect, la musique, les traces laissées par l’histoire, l’amour et la haine. On est en 1897,1944 et 1988. Trois périodes qui se chevauchent, se coupent et tracent l’histoire de Wheeler Burden qui un beau matin de 1988 à San Francisco se retrouve transporté à Vienne en l’an 1897.
 
Magnifique roman qui nous entraîne dans un labyrinthe sans fin. Quand tout semble avoir été dit, il y a au détour du temps encore d’autres révélations qui nous laisseront sans voix. Un livre qui nous expose la possibilité de changer l’histoire. Mais est-ce vraiment possible ou si tout est finalement immuable?
La 11e et dernière heure James Patterson Lorraine Pizzolongo
La 11e et dernière heure
James Patterson
COTE

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Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Mai 2016
Comme le titre l’indique, voici la onzième enquête du Women’s Murder Club.
 
Ce club très particulier réunit Claire, Afro-Américaine, médecin légiste,
Cindy, journaliste spécialisée dans les affaires criminelles, Yuki, assistante du procureur et Lindsay, enquêtrice. L’amitié et l’entraide les unirent dans leur vie personnelle et  professionnelle afin de résoudre les enquêtes, mettre les meurtriers et les malfaiteurs en prison afin que règne la justice.
 
Dans cette aventure, Lindsay Boxer devra faire enquête sur le meurtre de Chaz Smith,  célèbre millionnaire. Elle se rendra aussi dans le jardin d’un acteur connu où deux crânes ont été découverts.
 
Le lecteur s’attache aux personnages de ce club et prend plaisir à les retrouver d’un roman à l’autre. Écriture simple et efficace. Quelques heures de plaisir et de détente à l’extérieur au bord d’une piscine ou à l’intérieur pendant une journée de pluie.
La bataille de Pavie André Jacques Sylvie Beauséjour
La bataille de Pavie
André Jacques
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Novembre 2016
André Jacques nous revient avec une nouvelle enquête d’Alexandre Jobin, retraité des Forces armées canadiennes, devenu antiquaire sur la rue Saint-Laurent à Montréal.
 
Frank Cantara, restaurateur, engage Alexandre pour aller faire une expertise de dessins qui lui viennent de son père et qui vaudraient une petite fortune. Notre enquêteur devra donc se rendre en Italie pour accomplir sa tâche. Avant son départ, une vieille amie, en prison à Joliette, lui confie une enveloppe qu’il devra remettre à une certaine Pavie qui se trouve également en Italie. Deux missions qui s’avèreront imbriquées l’une dans l’autre.
 
André Jacques nous dévoile dans son dernier livre un pan de l’histoire personnelle de son enquêteur qui nous permettra de mieux comprendre le personnage. Encore une fois, nous voyageons beaucoup et le périple en Italie n’est pas pour déplaire. On s’y croirait.
La bête creuse Christophe Bernard Johanne Laramée
La bête creuse
Christophe Bernard
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Décembre 2017
L’histoire se passe en deux temps dans un petit village de la Gaspésie, La Frayère. On retrouve  Monti Bouge, revenu riche dans son patelin avec des pépites d’or suite à une partie de poker dans le temps de la ruée vers l’or, et Bradley, le facteur de la région, qui se livrent une guerre sourde. Une partie de hockey où Bradley était arbitre et avait refusé un but arrêté par Monti avec ses dents est à l’origine de ce conflit. Cette période qui se passe au début du vingtième siècle alterne avec la venue au village de François, petit-fils de Monti, historien qui veut terminer un roman sur l’histoire de sa famille et décide de revenir au village en taxi en pleine tempête de neige. Il y a aussi le kidnapping de Laganière, un employé de bibliothèque, afin d’aller fêter un enterrement de vie de garçon dans le chalet de l’oncle de celui-ci. Il faut aussi mentionner le Yukon, alcool fort qui devient une boisson mythique derrière tous les événements.
 
Ce livre, qui a gagné le Prix des libraires du Québec, s’appuie sur la vantardise des Gaspésiens et leur parlure particulière. Il foisonne de situations plus loufoques les unes que les autres. La critique a porté ce roman aux nues, mais même avec toute ma bonne volonté, je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture. Les allers-retours dans le temps ne me dérangent habituellement pas ni les histoires à l’imagination débordante. Cette fois-ci j’étais souvent à chercher où j’en étais et qui était en lien avec qui ce qui a rendu ma lecture ardue et a donc freiné mon plaisir. Mais tant de louanges et un prix important ne peuvent sûrement mentir alors peut-être serez vous de ceux qui apprécieront.
La boîte à musique Mary Higgins Clark Widad Cantin
La boîte à musique
Mary Higgins Clark
COTE

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Critique: Widad Cantin
Date: Février 2016
Parker Bennett a disparu depuis deux ans avec des milliards de dollars volés dans les fonds dont il avait la gestion. Sa femme est persuadée qu’il est innocent et qu’il est toujours en vie.
 
Lane Hamon est une décoratrice d’intérieur et doit travailler dans la maison de Mme Bennett. Elle est intriguée et attirée par l’univers mystérieux des Bennett. Elle côtoie également le fils de Parker Bennett. Elle ne réalise pas, malgré les avertissements de ses amis, que plus elle se rapproche des Bennett, plus elle met sa vie et celle de sa famille en danger.

Ce livre offre tout un dénouement ! C’est un livre à lire.