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La carrière du mal Robert Galbraith Johanne Laramée
La carrière du mal
Robert Galbraith
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Juillet 2016
Cormoran Strike, ancien policier militaire, tient une agence de détectives avec sa secrétaire presque assistante, Robin Ellacott.. Cette dernière reçoit un paquet d’un coursier et y découvre la jambe coupée d’une jeune femme. Le colis lui étant adressé, Cormoran craint pour sa sécurité et tente de l’écarter de l’enquête qu’il mènera pour trouver qui, des trois hommes qu’il suspecte, est le coupable. Ces trois hommes ont hanté son passé et il les sait capables de grande cruauté. D’autres meurtres sordides seront commis, laissant croire à un tueur en série, et Robin recevra un autre envoi contenant cette fois l’orteil d’une victime.

À travers l’enquête se déroulent aussi les préparatifs du mariage de Robin avec son fiancé Mathiew, mais la cérémonie est momentanément annulée suite à des discordances dans le couple. Cormoran serait-il un rival pour Matthiew?

Pas de doute, l’auteur foisonne d’idées pour ses intrigues. Autant l’histoire policière est bien étoffée et pleine de rebondissements, autant l’histoire personnelle des deux héros est bien exploitée, l’auteur mettant l’emphase sur le passé et la vie amoureuse de Robin. De plus, elle explore le potentiel d’une relation amoureuse entre les deux détectives, terminant le roman sur une note ambigüe.

La construction du roman est solide et on sent l’auteur en pleine maîtrise de son histoire. Le suspense est maintenu tout au long du roman et à petite dose évitant le piège des histoires bâclées vitement dans les dernières pages. Un bon roman policier que je vous recommande.
La carrière du mal Robert Galbraith Widad Cantin
La carrière du mal
Robert Galbraith
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Mai 2017
Robin Ellacott travaille avec le détective privé Cormoran Strike. Elle reçoit un colis contenant une jambe fraîchement coupée. Qui est l’auteur de ce paquet? Strike soupçonne quatre personnes potentielles qui auraient pu être l’auteur de cet envoi. La personne tente de déstabiliser le détective par l’intermédiaire de sa secrétaire. Avec son aide, ils se lanceront sur les traces de celui qui a bien pu envoyer ce macabre cadeau.
 
L’auteur est doté d’une fine psychologie. Il nous raconte les pulsions que peut vivre un humain en état de désespoir et d’esprit de vengeance. Robert Galbraith est en fait le pseudonyme de J.K. Rowling, mondialement reconnue pour avoir écrit les livres de la série Harry Potter. C’est le troisième roman mettant en vedette le détective Cormoran Strike.
La cicatrice Hélène Hamel Brigitte Demers
La cicatrice
Hélène Hamel
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Février 2018
Florence, 40 ans, vit avec ses 2 fils adolescents. Divorcée et ayant échoué dans sa carrière de chef cuisinière, elle se voit, bien malgré elle, à être impliquée dans les transactions de drogues d’un de ses fils. Recevant des menaces et prenant peur, elle décide de tout abandonner et de fuir, laissant ses fils, sa famille et sa meilleure amie sans nouvelles d’elle.
 
Après quelques années en cavale où elle a vécu dans les Caraïbes comme cuisinière sur différents bateaux, Florence est devenue Laurie.
 
Vivant maintenant avec un homme qu’elle aime et étant propriétaire d’un restaurant, le passé la rattrape. Elle devra prendre des décisions. Parviendra-t-elle à renouer avec les gens qu’elle a laissés derrière elle?
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Je suis partagée un peu quant à mon appréciation. Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, cela m’a semblé être un roman policier. Je me suis vite rendu compte que ce n’était pas du tout le cas. De là vient peut-être ma possible déception. Le thème abordé est plutôt la fuite, la peur constante d’être retrouvée.
 
Dès les premières pages, et ce pour plusieurs autres encore, l’auteure nous fait constamment voyager dans le temps: avant, après et pendant. À plusieurs reprises, je me sentais un peu perdue au travers de tout cela. Il y avait beaucoup trop de va-et-vient à mon goût!
 
Pendant plus de la moitié du roman, j’ai souvent eu le sentiment de tourner en rond. Peut-être était-ce voulu de la part de l’auteure? Est-ce pour bien nous faire comprendre que Florence tourne en rond elle-même à la recherche d’un bonheur qu’elle n’arrive pas à joindre? J’avais plutôt comme impression que tout ce qu’elle faisait était de se chercher un travail, sans gros succès. Et ce, encore et encore...
 
Un point qui m’a passablement agacée : la constante référence à la cuisine. Voici quelques exemples :

«Jean-Michel avait besoin de temps pour digérer une mauvaise nouvelle. Il analyserait quel ingrédient avait fait surir le plat » (page 33)
 
« L’amour, c’est comme l’épicerie: quand on a l’estomac dans les talons, ça peut coûter très cher » (page 78)
 
« Je sentis une odeur qui me rappelait celle du vinaigre qu’on fait réduire » (page 85)
 
Et j’en passe...
 
Peut-être n’ai-je pas bien saisi ce que l’auteur avait à raconter. Mais je me laisserais par contre tenter si l’auteure publie un deuxième livre!
La colline aux esclaves Kathleen Grissom Lorraine Pizzolongo
La colline aux esclaves
Kathleen Grissom
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Kathleen Grissom nous présente son premier roman historique.
 
Cette Canadienne de la Saskatchewan s’est installée avec son mari en Virginie sur une plantation qu’ils ont rénovée. Comme cette auteure est curieuse, elle a entrepris des recherches afin de connaître l’histoire de ce lieu. Les bases de son roman étaient installées.
 
Elle nous présente donc l’histoire de Lavinia, une petite fille irlandaise de 7 ou 8 ans, traumatisée d’avoir vu ses parents mourir et à qui on a arraché son frère. Elle arrive à la plantation terrifiée, muette et incapable de se nourrir. Elle apprend à connaître ces personnes noires qui servent la famille Pyke, les maîtres.
 
L’auteure a choisi de nous présenter son récit sous forme de journal intime. Il y a des chapitres où Lavinia raconte sa vie et relate les événements auxquels elle est confrontée. Et d’autres, où Bella raconte sa version des faits. Lavinia n’a aucune idée de la façon de se conduire en tant que blanche puisqu’elle vit avec les noires qui sont sa famille. Pour elle, la couleur de la peau n’a pas d’importance.  Ce n’est pas la façon de penser de tous les gens qui l’entourent.
 
Le lecteur est transporté à la fin du 18e siècle au milieu d’une saga familiale afro-américaine dans le style de la série Dontown Abbey.  Il partage le milieu de vie des riches et des serviteurs. C’est un milieu dur, les châtiments sévères.
 
C’est un roman bien documenté, très intéressant, presqu’un sans signet comme le dit si bien Louis-José Houde.
La défense Steve Cavanagh Lorraine Pizzolongo
La défense
Steve Cavanagh
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
Steve Cavanagh est un avocat irlandais. Il a gagné le plus gros procès pour discrimination raciale d’Irlande du Nord. Il nous présente  son premier roman d’action dans le cadre d’un tribunal, un milieu qu’il connaît très bien.
 
Eddie Flynn est un escroc devenu avocat. Il devra défendre le chef de la mafia russe avec une ceinture d’explosifs autour de la taille. Sa fille est retenue en otage. Il a moins de 48 heures pour régler l’affaire.
 
Dès la première phrase, le lecteur est happé par l’action: « Faites exactement ce que je vous dis, ou je vous loge une balle dans la colonne vertébrale, dit une voix masculine avec un accent d’Europe de l’Est. »
 
L’adrénaline parcourt nos veines tout au long de la lecture des pages de ce roman. L’auteur est remarquable dans l’écriture des plaidoiries de cet avocat qui devra utiliser son cerveau autant que ses bras pour gagner sa cause.
 
Un excellent roman. J’espère que Steve Cavanagh va poursuivre sa carrière de romancier.
La dernière des Stanfield Marc Lévy Johanne Laramée
La dernière des Stanfield
Marc Lévy
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2017
Eleanor-Rigby, londonienne et reporter au National Geographic, reçoit une lettre anonyme lui donnant rendez-vous à Baltimore, aux États-Unis, concernant le passé de sa mère, morte récemment. La lettre laisse entendre que cette dernière aurait commis un crime resté impuni il y a 35 ans. C’est à ce rendez-vous qu’elle rencontre George-Harrison, qui vit au Québec et qui a reçu le même genre de missives concernant sa propre mère. Tous deux se mettront à la recherche de l’auteur de ces lettres et du lien qui les unit après avoir remarqué une photo où apparaissent leurs mères respectives dans ce lieu de rencontre.

L’auteur est habile pour installer le suspense dans cette recherche du passé familial à laquelle se livreront les deux personnages de l’histoire. C’est toute une saga de famille qui sera mise à jour ainsi qu’une relation intime entre Sally-Anne, la mère d’Éleanor-Rigby et May, celle de George-Harrison. Cette recherche dévoile un passé familial couvrant trois générations et met à jour des secrets de famille insoupçonnés jusqu’à ce jour. Toutefois, le personnage qui a retenu mon attention est celui de Michel, jumeau d’Éleanor-Rigby, qui a des caractéristiques d’autisme et que l’auteur sait très bien décrire afin de le rendre juste et crédible dans tous les aspects de sa personnalité qui sont relevés. D’une manière plus générale, je qualifierais cette lecture de facile et divertissante, qui sait soutenir l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin. Bonne lecture!
La dernière des Stanfield Marc Levy Françoise Hucbourg
La dernière des Stanfield
Marc Levy
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2018
Grande-Bretagne, région de Londres, une famille plutôt sympathique. C'est vrai que la mère est morte, mais les enfants, adultes, et leur père s'entendent bien et se visitent souvent. Le père vit seul et s'en accommode; les deux filles sont pleines de vie et d'une certaine instabilité; le fils, atteint du syndrome d'Asperger arrive à être indépendant. La fille aînée, Eleonor-Rigby, journaliste pour National Geographic, reçoit une lettre anonyme lui demandant de se rendre à Baltimore, l'histoire de sa famille reposant sur de lourds secrets. De l'autre côté de l'Atlantique, à Magog, un ébéniste, Georges -Harrisson, reçoit lui aussi le même genre de missive. Eleonor et Georges se retrouveront dans la ville américaine et là, laissés plus ou moins à eux-mêmes, tenteront de percer les non-dits émaillant le passé. Heureusement qu'ils trouveront sur leur chemin indices et personnes fort bien disséminées ici et là pour les aider à percer un mystère dont ils ignoraient l'existence.

J'avais aimé le roman édition 2016 de Marc Levy, « L'horizon à l'envers » et c'est pourquoi je m'étais lancée dans la lecture du roman 2017. Eh bien, je n'ai pas aimé. Et si j'ai lu le livre jusqu'au bout, c'était pour m'assurer que ma première impression était la bonne. Trop d'idées allant dans tous les sens, trop de situations complaisantes pour servir le romancier ou le lecteur, trop de sentiments à l'eau de rose, même si certaines scènes familiales sont plutôt tragiques. Et pourquoi, dans un tel roman, utiliser des mots comme « infoutu » (p. 291), « embringuer » (p. 361) ou « menuiser » dans un livre plutôt grand public?
 
La disparition de Michel O'Toole Collectif Johanne Laramée
La disparition de Michel O'Toole
Collectif
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Mars 2016
Partant d’une prémisse, soit la disparition du journaliste Michel O’Toole parti pour un reportage en moto sur la route 389, huit auteurs forment un collectif afin de donner leur version des faits et en faire un recueil de nouvelles.

L’auteur Tristan Malavoy signe l’introduction et les textes reliant chacune des parties.  Chaque nouvelle reflète le style de son auteur, ce qui donne droit à des interprétations très différentes d’une possible vérité. L’intérêt est donc dans la diversité sur un même thème, le tout lié par une plume uniforme.

La parution de ce livre était aussi en lien avec un concours invitant les gens à faire parvenir leur propre nouvelle sur le thème. Une parution des meilleurs textes reçus  devrait avoir lieu au printemps 2016 en collaboration avec la revue "Les libraires". À suivre…
La fabrique des pervers Sophie Chauveau Françoise Hucbourg
La fabrique des pervers
Sophie Chauveau
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
L'auteure a publié « Noces de charbon » en 2014, et elle décrivait dans ce roman l'inceste dont elle avait été victime. À la suite de la parution de ce livre, elle reçoit, par l'intermédiaire de sa maison d'édition, une lettre d'une cousine lointaine, Béatrice, qui lui écrit qu'elle a vécu la même expérience qu'elle. Les deux cousines se rencontrent et décident d'étudier le comportement de leur famille commune. Elles vont le faire sur quatre générations et découvrent avec horreur que durant plus d'un siècle leurs ascendants ont été pour la plupart des bourgeois excentriques, exhibitionnistes, immatures, naturistes, nudistes, prédateurs, violeurs... tout ceci à l'intérieur du clan, de la part des pères, des oncles, et même des mères et des grands-mères...
 
L'écrivaine nous raconte que bien des membres du clan ont agi comme si le corps des enfants de la famille leur appartenait, et que les conjoints ou conjointes fermaient les yeux, car cela leur permettait de rester en couple, et de vivre à leur guise... Et bien souvent, les victimes devenaient des violeurs à leur tour. On vit avec elle sa difficile relation avec une mère plutôt femme-enfant, elle parle de son père possessif, à la sexualité compliquée, mais un père qu'elle est obligée de s'avouer avoir aimé. Elle nous fait part aussi de recherches faites auprès d'auteurs pour arriver à comprendre et peut-être à s'en sortir.
 
Famille, fabrique de pervers, qu'elle aimerait stopper grâce aux révélations du livre...
 
Récit douloureux, difficile à lire, utile pour mieux comprendre et dénoncer ces pervers...
La fabrique des pervers Sophie Chauveau Françoise Hucbourg
La fabrique des pervers
Sophie Chauveau
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
L'auteure a publié "Noces de charbon" en 2014, et elle décrivait dans ce roman l'inceste dont elle avait été victime. Suite à la parution de ce livre, elle reçoit, par l'intermédiaire de sa maison d'édition, une lettre d'une cousine lointaine, Béatrice, qui lui écrit qu'elle  a vécu la même expérience qu'elle. Les deux cousines se rencontrent et décident d'étudier le comportement de leur famille commune. Elles vont le faire sur quatre générations et découvrent avec horreur que durant plus d'un siècle leurs ascendants ont été pour la plupart des bourgeois excentriques, exhibitionnistes, immatures, naturistes, nudistes, prédateurs, violeurs... tout ceci à l'intérieur du clan, de la part des pères, des oncles, et même des mères et des grands-mères...
 
L'écrivaine nous raconte  que bien des membres du clan ont agi comme si le corps des enfants de la famille leur appartenait, et que les conjoints ou conjointes fermaient les yeux car cela leur permettait de rester en couple, et de vivre à leur guise... Et bien souvent les victimes devenaient des violeurs à leur tour. On vit avec elle sa difficile relation avec une mère plutôt femme-enfant, elle parle de son père possessif, à la sexualité compliquée, mais un père qu'elle est obligée de s'avouer avoir aimé. Elle nous fait part aussi de recherches faites auprès d'auteurs pour arriver à comprendre et peut-être à s'en sortir.
 
Famille, fabrique de pervers, qu'elle aimerait stopper grâce aux révélations du livre...
 
Récit douloureux, difficile à lire, utile pour mieux comprendre et dénoncer ces pervers...
La faiseuse d'anges Cammilla Läckberg Gabrielle Valois
La faiseuse d'anges
Cammilla Läckberg
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
Laborieuse cette lecture. J’ai dû m’y reprendre une fois et une autre. Prendre des notes pour démêler tous ces personnages. La traduction est bien faite et la traductrice, comme il se doit, respecte les noms suédois des différents protagonistes. J’ai bien fait de persévérer, j’ai fini par comprendre les liens entre les personnages. Une difficulté supplémentaire à la compréhension : certains chapitres nous ramènent entre 1915 et 1925 sans que nous comprenions tout de suite le lien avec le présent.

En 1974, une famille complète disparait sauf Ebba, une petite fille d’un an. La table est dressée pour la fête de Pâques mais tout le monde s’est volatilisé. L’énigme ne sera jamais résolue. Trente ans plus tard Ebba revient s’installer dans la maison familiale avec son mari. Après le décès de leur enfant, ils veulent reconstruire leur vie. Plusieurs évènements troublants s’enchainent. Ils sont victimes d’un incendie criminel, ils découvrent du sang coagulé. Finalement, le fin mot de l’histoire sera découvert non par le policier mais par la femme de celui-ci qui est curieuse et qui n’hésite pas à se mettre en danger pour connaitre la vérité.
 
Un peu tirée par les cheveux, cette histoire.
La femme à droite sur la photo Valentin Musso Lorraine Pizzolongo
La femme à droite sur la photo
Valentin Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Février 2018
1998. Après avoir connu un grand succès, David Badina, scénariste, est en panne d’idée. Wallace Harris, très grand réalisateur en fin de carrière, lui téléphone. Il veut travailler avec lui sur un nouveau scénario, probablement son dernier film. L’approche de Harris n’est pas tout à fait innocente. Il est le dernier à avoir vu vivante la mère de David à Los Angeles 1959. Il devait lancer la carrière d’Élizabeth dans un drame policier, mais elle a disparu. Les policiers n’ont jamais élucidé l’affaire. Il remettra à David tout le dossier contenant les recherches qu’il a effectuées à l’époque. La curiosité de David est attisée. Il fera enquête.
 
L’Amérique des années 60, la grande époque du cinéma, la chasse aux communistes et la liste noire d’Hollywood constituent la trame de fond de ce roman. L’écriture est simple et agréable. C’est un suspense sans violence. J’aurais apprécié quelques coupures qui auraient donné plus de vigueur et de fluidité au roman.
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Françoise Hucbourg
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2016
Marcel Barbeau qui vient de mourir a-t-il eu le temps de lire ce roman écrit par sa petite-fille? Si oui, l'a-t-il apprécié?

"La femme qui fuit" est un roman se réclamant à la fois de la réalité e de la fiction. C'est l'histoire de Suzanne Meloche, grand-mère de l'auteure, mais attention, Anaïs Bardeau-Lavalette a fort peu connu cette grand-mère au destin atypique. L'héroïne, mariée peu de temps à Marcel Barbeau, a abandonné ses enfants âgés de 3 et 1 an dans une garderie... Elle estimait que la maternité l'empêchait de vivre pleinement son destin de peintre et de poète. Elle gravitait autour des membres actifs du manifeste du Refus global, avec Borduas, Gauvreau, Barbeau..., mouvement contestataire désirant donner un nouvel essor au monde de l'art. Suzanne Meloche vivra selon ses aspirations, une vie de bohême et de totale liberté apparente, refusant d'avoir des liens suivis avec ses enfants. "La femme qui fuit", c'est le récit de cette itinérance, moitié vraie, moitié inventée, mais toujours en accord avec le fait qu'une vie d'artiste est incompatible avec une vie de famille.

Intéressante étude d'une époque importante de l'évolution de la vision et du rôle des arts dans  une société en mutation. Lecture agréable. Qu'est-ce qui est vrai? Qu'est-ce qui est imaginé? C'est un roman, alors tout cela a peu d'importance...
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Carole Chatelois
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Avril 2016
L’auteure est la petite fille de Suzanne Meloche conjointe du peintre automatiste Marcel Barbeau. Qui était cette grand-mère qu’elle n’a jamais connue ? Elle nous raconte la vie de cette femme depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Elle a choisi de nous parler d’elle au « tu ». Tout au long du livre elle lui parle directement. C’est à mon avis ce qui fait l’originalité du récit. Son écriture est bien rythmée, les phrases sont courtes, les mots sont justes, pas de longueur.

Suzanne Meloche était présente à la signature du Refus global auprès des Riopelle, Borduas, Gauvreau et autres. Elle l’avait signé, mais s’est rétractée parce que Borduas n’a pas accepté ses poèmes. Elle a deux enfants, dont la mère de l’auteure, Manon Barbeau. Elle les abandonne pour toujours. À la fin de sa vie, elle les  reçoit poliment, à leur demande, là où elle finit sa vie, à Ottawa. Tout de suite après cette visite elle leur téléphone pour leur dire qu’elle ne veut plus les revoir. Elle a fui toute sa vie, c’est une femme révoltée qui a peut-être trouvé la paix et ne veut pas affronter ses démons. C’est l’interprétation que j’en fais. Dans cette fiction biographique,  Anaïs Barbeau-Lavalette ne la juge pas, elle essaie de la comprendre.
La femme qui fuit Anaïs Barbeau-Lavalette Johanne Laramée
La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Février 2016
L’auteur nous livre ici  la vie de sa grand-mère maternelle.

Le récit débute dans une mise en contexte alors qu’elle accompagne sa mère pour une visite surprise à cette femme qui a abandonné ses enfants alors que l’aînée n’avait que trois ans et que son fils était tout jeune bébé. Comment expliquer ce geste dévastateur qui laissera ses enfants carencés pour toujours?

Elle décide d’enquêter sur la vie de cette femme pour mieux comprendre, pour mieux LA comprendre. Écrite au tu, son histoire débute en 1930 alors qu’elle n’a que quatre ans. Elle vit entourée de ses quatre frères et sœurs et de ses parents dont la vie sera affectée par la crise économique qui sévit. Partie à 18 ans pour un concours oratoire, elle fait la rencontre du groupe du refus global, écrit des poèmes et se met en couple avec Marcel Barbeau, père de ses enfants.
 S’ensuivent sa fuite et une vie chaotique qui défilent avec tous ces petits détails qui l’alimentent. Chaque petit bout de vie débute sur une nouvelle page, laissant au lecteur des petites pauses pour mieux habiter les mots. C’est un  texte fort bien écrit dans lequel on ne sent pas le jugement, mais plutôt une belle sensibilité pour accompagner la détresse qui  habite cette femme.

Je le recommande chaudement.
La fille dans le placard tome 2 Chantal Brunette Brigitte Demers
La fille dans le placard tome 2
Chantal Brunette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juin 2017
Dans ce deuxième volume, Maxime a dit oui. Elle vient d’unir sa destinée à la femme de sa vie, sa princesse. Tout au long du roman, l’auteure s’amuse à se promener dans le temps entre la journée du mariage et les tribulations amoureuses de Maxime. Que de chemin parcouru depuis les premiers questionnements de la jeune femme qui se demandait si elle avait vraiment une attirance pour la gent féminine! Mais qui est l’élue de son cœur?

Que de plaisir j'ai eu à retrouver Maxime! Malgré le fait que j'ai lu le premier tome il y a une dizaine de mois, je n'ai eu aucune difficulté à me replonger dans l'histoire. Du vrai bonbon comme je me plais à le dire!

Tous les éléments sont réunis pour nous faire passer un moment agréable : c'est rafraîchissant, les personnages sont attachants, l'histoire est excellente. Il y a même un soupçon de suspense : mais qui est donc l'heureuse élue? On doit patienter jusqu'à la fin pour le découvrir! Un vrai supplice!

L'idée d'écrire un roman sur l'homosexualité féminine est excellente. L'auteure connaît très bien son sujet et nous arrivons sans mal à capter les différentes émotions qui habitent Maxime.

Je ne peux pas dire que j'ai eu une préférence pour un personnage en particulier. Je les ai tous aimés à part égale. C'est sûr que j'ai adoré Maxime, mais je crois que je vais arrêter mon choix sur Alexe. Cette fille fait perdre les pédales à Maxime, son regard l'ensorcelle presque! On a le goût de la prendre dans nos bras et de lui dire d'écouter son cœur et non sa tête. Pauvre fille! Elle est toute mêlée dans ses émotions. Je crois qu'elle a peur d'admettre qu'elle aime les femmes. C'est comme si elle n'était pas prête à découvrir la vérité sur son orientation sexuelle.

Chantal Brunette a une magnifique plume. Je souhaite qu'elle récidive avec d'autres superbes romans. Avec ce deuxième volume, elle continue d'être une de mes auteures coup de cœur!
La fille dans le placard.1 Chantal Brunette Brigitte Demers
La fille dans le placard.1
Chantal Brunette
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Août 2016

À quelques heures de son mariage, Maxime Lafleur (oui, c'est bien une fille !) revient sur des passages turbulents de sa vie amoureuse. Frencheuse compulsive, elle recherchait à l'époque le candidat qui lui ferait ressentir les fameux papillons. Lors d'un voyage d'études, elle découvre que son prince charmant pourrait en fait être une princesse, car elle pense éprouver des sentiments pour sa meilleure amie, Carrie. L'idée qu'elle pourrait être lesbienne la tourmente. Elle n'avait pas envisagé un tel scénario…

Pour oublier, elle multiplie les conquêtes masculines. À une fête, elle fait la connaissance d'une jolie pompière qui sème à nouveau le doute dans son esprit. Confuse, Maxime cherche à obtenir des réponses par tous les moyens. En cours de route, elle fera toutes sortes de rencontres ; dans la vie, rien n'arrive pour rien…

Le jour de ses noces, elle repense à ce cheminement amoureux. Est-elle sortie du placard ? D'ailleurs, qui s'apprête-t-elle à épouser?

Quelle magnifique lecture que je viens d’avoir! Et quelle belle leçon de vie! Je viens de découvrir une excellente auteure de chez nous. J’ai passé que du bon temps avec Maxime. J’ai déjà hâte de me plonger à nouveau dans son univers.

Les livres de ce genre sont plutôt rare. J’ai trouvé intéressant que l’auteure se penche sur l’homosexualité féminine. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotion, plusieurs vont sûrement se questionner, se remettre en question. Ca ne doit pas être évident de se rendre compte que notre orientation sexuelle n’est pas celle que l’on pensait. Maxime a dû apprendre à s’accepter. Je trouve qu’elle l’a plutôt bien fait. Elle est allé au-delà de ses peurs et de ses craintes pour faire les démarches nécessaires pour confirmer ce qu’elle savait fort bien au fond d’elle même.

Je recommande chaudement ce livre. Très difficile d’arrêter notre lecture une fois que nous l’avons commencé.

La fille dans le rétroviseur Linwood Barclay Widad Cantin
La fille dans le rétroviseur
Linwood Barclay
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Décembre 2016
Cal Weaver est un détective privé qui vit des moments difficiles dans sa vie personnelle ; son garçon s’est suicidé il y a quelques semaines. S’agit-il vraiment d’un suicide ? Cal n’en est pas certain. Au volant de sa voiture sur la route qui le ramène chez lui, il acceptera de faire monter Claire, la fille du maire, qui faisait de l’auto-stop durant une journée pluvieuse. Cette dernière implore de monter à bord de l’auto en disant qu’elle connaissait bien Scott, le fils décédé de Cal. Le lendemain, la police se rend chez Cal en lui annonçant la disparition de Claire. Il sera bien entendu le principal suspect … Il fera tout ce qui est dans son pouvoir pour prouver son innocence.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Lorraine Pizzolongo
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Pizzolongo
Date: Juin 2016
J’hésite à prendre ce livre. Et pourtant, il m’appelle, me titille.

L’an passé, je n’avais pas terminé la lecture du petit dernier, L’instant présent. Moi, les histoires d’amour à l’eau de rose avec, en plus, un voyage dans le temps, très peu pour moi. Est-ce que j’emporte ce roman? Allons-y. Je l’emprunte. Je donne une chance à l’auteur.
 
Dans une écriture bien soignée, composée de belles phrases, des mots bien choisis et recherchés, je découvre l’histoire de Anna Becker. Elle pose cette question à son fiancé Raphaël Barthélémy : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? » Quand il apprend la vérité, il est sous le choc. Il la quitte, mais le regrette aussitôt. Quand il revient, il est trop tard. Elle a disparu. Il la recherche avec l’aide de son ami, Marc Caradec, un flic à la retraite.
 
Me voilà happée par l’enquête policière, une des plus prenantes. Impossible d’arrêter de lire. Raphaël est le James Bond des enquêteurs. Lui qui est écrivain de profession, recherche sa fiancée à Paris puis à New York sans souffrir du décalage horaire tout en s’occupant de Théo, son fils âgé de quelques mois. À peine décoiffé, à peine fatigué. Je viens de passer quelques heures de pur bonheur.
 
Vous venez d’assister à ma réconciliation avec Guillaume Musso.
La fille de Brooklyn Guillaume Musso Carole Chatelois
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Mai 2017
Anna Becker et Raphaël Barthélémy passent un week-end à Antibes en amoureux, trois semaines avant leur mariage. Ne voulant rien lui cacher de son passé et sur l’insistance de Raphaël, elle lui montre une photo de trois cadavres de jeunes filles calcinés et lui dit qu’elle en est responsable. Raphaël s’enfuit sur un coup de tête, il revient à leur chambre après vingt minutes, mais Anna a disparu. Il part pour Paris l’a croyant à son appartement, mais il ne trouve que ses bagages.

Avec l’aide de son ami, Marc Cadarec, ancien policier, ils vont essayer de retrouver sa trace, tout porte à croire qu’elle a été enlevée. Ils découvriront que ce n’est pas sa véritable identité, leur quête les mènera à New York dans Brooklyn.

Dans ce thriller il y a beaucoup de rebondissements, c’est ce qui ajoute habituellement du suspense à ce type de livre. Malheureusement, à mon avis, ils sont peu crédibles. Spécialement la raison, pour laquelle Anna change d’identité après un premier enlèvement, à 15 ans, ça m’a semblé tiré par les cheveux et c’est pourtant le nœud de l’histoire. Je conseille de lire ce livre dans un court laps de temps parce qu’on peut s’y perdre et se demander où en est rendue l’intrigue.

L’auteur utilise des acronymes probablement connus seulement par ses lecteurs français. Il nous décrit les itinéraires en auto des protagonistes dans Paris et à New York en détail, toutes les rues sont nommées. On croirait consulter Google Map et ça n’apporte rien au récit. Raphaël a un fils de deux ans, Théo, qu’il nourrit encore au biberon et aux petits pots, l’auteur connait mal l’alimentation des jeunes enfants; à cet âge, c’est normalement terminé les petits pots.