Vous êtes ici :
Vie Animée
Vous êtes ici : Vie Animée > Bibliothèques > Suggestions de lecture > Critiques de consultants

Critiques de consultants


Consultant



 |<  <  4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13  >  >| 
Affichage des résultats 211-240 (de 439)
TitreAuteurConsultant
Le dernier qui sort éteint la lumière Simon Boulerice Widad Cantin
Le dernier qui sort éteint la lumière
Simon Boulerice
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Juillet 2017
Arnold et Alice sont des jumeaux qui ont deux pères. Pour leur treizième anniversaire, ils demandent à leurs parents qui est le père biologique. Leurs pères, pour s’amuser un peu, leur proposent treize lettres, une par jour, pour connaître un peu plus chacun d’eux. Ils apprendront comment leurs parents se sont rencontrés, ainsi que la vie de chacun avant cette rencontre.

Le livre est très intéressant. On en apprend un peu plus sur les familles homoparentales ainsi que les difficultés qu'elles doivent traverser.
Le diable vit à Notting Hill Rachel Johnson Gabrielle Valois
Le diable vit à Notting Hill
Rachel Johnson
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Août 2015
Le titre original, en anglais est Notting Hell, c’est tout dire. Le diable habite vraiment ce quartier huppé de Londres. C’est un quartier snob et recherché, un square privé où certaines voisines espionnent leur entourage. À tour de rôle les chapitres ont pour titre Clare ou Mimi. Ce sont deux femmes dans la trentaine, mariées, voisines,  amies. C’est à travers les yeux de l’une puis de l’autre que nous faisons connaissance des autres voisins et en particulier du riche américain milliardaire, qui vient s’installer dans leur quartier. Il est célibataire. Nous avons droit à des ruses, des chassés-croisés amoureux, des chicanes de ménage, des intrigues immobilières. Drôle, mais d’un humour qui manque parfois de finesse.
Le dompteur de lions Camilla Läckberg Widad Cantin
Le dompteur de lions
Camilla Läckberg
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Septembre 2016
Une fille nue erre dans les bois. C’est une fille disparue depuis quelques mois qui se nomme Victoria. Une voiture la heurte accidentellement et elle meurt. L'autopsie révèle qu'elle avait la langue coupée, les tympans perforés et les globes oculaires retirés. Patrick et son équipe sont attitrés à cette enquête. Son épouse, une romancière, l'aidera au cours de son enquête. Érika, sa femme, se rend à la prison pour avoir un entretien avec une femme qui a tué son mari trente ans plus tôt afin d’écrire son nouveau roman. Elle réalise qu’il y aurait peut-être un lien entre cette vieille histoire et celle de Victoria. D’autres disparitions de filles auront lieu avant qu’il ne trouve le responsable de ces actes.
 
L’auteure nous décrit davantage les mutilations subies aux victimes si l’on compare à ses autres romans … mais c’est à lire !!
Le dompteur de lions Camilla Läckberg Johanne Laramée
Le dompteur de lions
Camilla Läckberg
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2016
Erica Falck, l’héroïne des romans de l’auteur, travaille sur un nouveau livre qui s’intéresse à la vie de Laila, emprisonnée pour le meurtre de son mari Vladek, ancien dompteur de lions dans un cirque. Le couple avait deux enfants et, à l’arrivée des policiers,  leur fille Louise est retrouvée dans la cave de la maison, enchaînée et affamée. Erica partira donc à la recherche des enfants de Leila et d’indices pouvant expliquer ce qui a mené à ce drame, car Laila, qui est d’accord pour la rencontrer, ne veut jamais aborder cet épisode de sa vie.

Patrick, le mari d’Erica, mène de son côté une enquête suite à la disparition de plusieurs adolescentes dont l’une vient d’être retrouvée morte après une collision automobile. Son corps révèle de nombreuses blessures faites antérieurement et une course contre la montre s’installe afin de retrouver les autres victimes avant qu’elles ne subissent le même sort. Finalement, les deux enquêtes se rejoindront et n’en seront  plus qu’une.

L’auteur sait  installer tranquillement ses histoires et bien mêler les enquêtes à la vie personnelle de ses personnages que l’on apprend à mieux connaître à chacune des parutions. Elle a le sens du suspense, mais là, l’invraisemblable histoire qu’elle nous livre à la fin  gâche tout. Impossible de croire à de tels faits, trop c’est trop. Vivement un retour de ses personnages sympathiques dans un polar qui se tient.
Le doute S. K. Tremayne Françoise Hucbourg
Le doute
S. K. Tremayne
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mars 2016
Âgée de 7 ans, Lydia a trouvé une mort stupide et cruelle dans sa maison, alors qu'elle était avec sa jumelle Kirstie  sous la surveillance de leur mère Sara. Le père, Angus, décide  un an après le drame de déménager la famille, pensant que l'éloignement et le dépaysement aideraient à retrouver un certain équilibre. Ils vont s'installer au fin fond de l'Écosse, dans un cottage hérité de sa grand-mère et situé sur une île des plus sauvages. Mais le rêve s'arrête brutalement: le cottage est en fort mauvais état, et voilà que Kirstie prétend qu'elle est Lydia. Comme les deux filles se ressemblaient beaucoup, le doute s'insinue chez les parents. Les difficultés se font de plus en plus nombreuses, l'atmosphère devient pesante, l'isolement dû aux conditions géographiques entraîne des remises en question et des interrogations de plus en plus angoissantes. Que s'est-il réellement passé le jour de l'accident? Peu à peu, la belle unité du couple se délite, les révélations sur les responsabilités de chacun permettent d'y voir clair...mais la tempête  fait rage et le pire peut arriver.
 
Très bon roman, proche du thriller, sur le thème de la famille et sur le sentiment de culpabilité. L'atmosphère bien particulière qui peut régner sur une île sauvage engendre un sentiment d'angoisse nous habitant presqu'à chaque page...
Le féminisme au masculin Benoîte Groult Stéphane Larose
Le féminisme au masculin
Benoîte Groult
COTE

Disponibilité >>
Critique: Stéphane Larose
Date: Juillet 2016
L’auteure féministe française très connue, Benoîte Groult, est décédée en juin 2016 à l’âge de 96 ans. « Le féminisme au masculin » n’est pas son œuvre la plus marquante. On est généralement plus familier avec des titres tels que « La part des choses » et « Ainsi soit-elle ». Cependant, cet essai originalement paru en 1977 et finalement réédité en 2010, puis dans Le Livre de Poche en 2011, mérite certainement d’être lu, et cela pour plusieurs raisons.
 
D’abord, bien que l’écrivaine se permette de faire plusieurs comparaisons entre le passé et le présent, donc (heureusement) un présent qui devient de plus en plus démodé à mesure que les années passent, le propos principal de Groult est indémodable puisque consacré à des auteurs et philosophes du passé. Une deuxième raison pour ne pas passer à côté de cette œuvre est son sujet unique au sein de la littérature féministe. Le titre l’annonce d’ailleurs assez bien. Il s’agit de découvrir les quelques hommes qui, par leurs actions et surtout leurs écrits, méritent l’étiquette de «féministe », avant même que le mot féminisme ait été inventé. Ainsi, tour à tour, Benoîte Groult nous présente Poulain de La Barre, Condorcet, Stuart Mill, Saint-Simon et Enfantin : souvent des utopistes, bien en avant de leur temps, trop en fait pour avoir réussi à exercer une influence directe sur l’évolution des pensées en ce qui concerne la femme.
 
On a droit souvent à de longs extraits de textes de ces auteurs, mais toujours bien expliqués et surtout bien mis en contexte par Groult, qui a effectué un travail sérieux, mais livré avec beaucoup d’humour et d’ironie. En effet, l’auteure prend le temps de bien expliquer à ses lectrices et lecteurs ce qu’était aussi la pensée générale du temps ou de l’époque, avec noms et citations à l’appui, pour démontrer à quel point ces hommes étaient uniques dans leur pensée féministe.
 
C’est donc un livre qui devrait plaire aux gens intéressés par la politique, l’histoire en général, l’histoire du féminisme en particulier ; un livre que je conseillerais particulièrement aux hommes qui n’ont jamais osé lire un livre dit « féministe ». En complément de lecture, je suggère fortement « Cette mâle assurance » de la même auteure : un essai sur la misogynie composé principalement de citations d’auteurs, politiciens, etc. qui permet de mesurer encore mieux la différence énorme entre ces quelques hommes féministes et la majorité misogyne.
Le fils Jo Nesbo Johanne Laramée
Le fils
Jo Nesbo
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Janvier 2016
Sonny Lofthus est emprisonné pour des crimes qu’il n’a pas commis suite à la dérive de sa vie qui a suivi le suicide de son père policier. Héroïnomane et prisonnier modèle, il a aussi le rôle de bénir les prisonniers qui finissent leur peine. Lorsqu’il apprend par un compagnon de cellule que la mort de son père est un meurtre déguisé en suicide, il se jure de le venger et réussit à s’échapper. Il devient alors un tueur en série.

Simon Kefas est  policier et c’est avec une nouvelle recrue, Kari Adel, qu’il doit travailler pour démêler cette histoire et faire des liens entre les meurtres commis afin de trouver un dénominateur commun. Une histoire d’amour  entre Sonny et la directrice d’un centre de toxicomanes, ajoute aussi du piquant à cette galère.

C’est un thriller policier dont l’histoire complexe entremêle le milieu de la police et celui d’un groupe de malfaiteurs composés de gens hauts placés dans la société. Les personnages sont difficiles à cerner, car finalement tout n’est qu’apparence. Qui campe le bien, qui campe le mal? Rien n’est bien défini. Mais si vous aimez l’action, vous serez servi, car l’auteur sait livrer un polar dont le suspense est présent tout au long de la lecture avec, vous l’aurez deviné, une finale inattendue.
Le garçon Marcus Malte Françoise Hucbourg
Le garçon
Marcus Malte
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Janvier 2017
Le « garçon » n'a pas de nom, pas de père, ne parle pas, ne connaît que sa mère. On le rencontre alors qu'il a quatorze ans et qu'il doit s'occuper du cadavre de sa génitrice qui vient de mourir. C'est elle qui savait, c'est elle qui le guidait, c'est elle qui le protégeait. Que va devenir le « garçon »? Car, en plus de toutes ses ignorances, il est muet, il ne dira pas un seul mot des 534 pages que compte le roman. Et pourtant, il va vivre, il va connaître cette première moitié du vingtième siècle à travers la nature, les gens d'un village, un attachant homme de cirque et son cheval, une femme qui le comblera d'amour charnel et romantique, ses compagnons soldats durant la guerre 1914-1918, des condamnés... Oui, il connaîtra la vie, et sera le reflet de la société, car il est à la fois une éponge qui absorbe tout, et un miroir qui renvoie les autres à leur réalité...

Un texte surprenant, un texte intéressant, un texte très bien écrit... Quelle imagination, quel talent et quelle culture chez son auteur qu'on ne connaissait que par des romans dits noirs. Marcus Malte fait preuve de qualités extraordinaires, et j'ai beaucoup aimé ce voyage incroyable au cœur de la candeur du « garçon »... Que du bonheur!
Le garçon qui ne parlait pas Donna Leon Gabrielle Valois
Le garçon qui ne parlait pas
Donna Leon
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Novembre 2015
Une autre enquête du commissaire Brunetti. Ce sympathique Vénitien, probablement dans la cinquantaine, pose un regard intelligent et curieux  sur tout ce qui l’entoure. Chez lui, avec sa femme et ses deux grands enfants, règne la bonne entente, les jeux de mots et l’intelligence lucide. À son travail il voit clairement tous les jeux de coulisse et les injustices. Avec un peu d’hésitation il utilise aussi un peu de fourberie pour réparer une injustice. Il s’extasie encore sur la beauté de la nature tout en déplorant la laideur de certains quartiers. À l’insu de son patron il enquête sur la mort d’un homme sourd et muet que tout le monde a vu pendant des années, mais que personne ne connait vraiment. Cet homme n’a aucun papier, il n’est enregistré nulle part. Mais qui est-il vraiment ?
 
Pendant ce temps le commissaire se désole des mensonges et des tractations des politiciens en se demandant pourquoi tout le monde est au courant et tout le monde ferme les yeux ?
 
Un regard lucide sur le monde.
Le garçon qui ne parlait pas Donna Leon Widad Cantin
Le garçon qui ne parlait pas
Donna Leon
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Février 2016
Une enquête du Commissaire Brunetti. Un homme dans la quarantaine est décédé. Le commissaire doit déterminer s’il s’agit d’une mort naturelle ou d’un meurtre. Tout d’abord, il doit identifier la victime. Mais voilà que la personne n’a aucun papier d’identité, c’est comme s’il n’avait pas existé et en plus, il était sourd et muet. Il travaillait dans le pressing de sa femme.
 
À force d’enquêter, d’écouter les commérages et de questionner les gens du quartier, Brunetti une famille d’aristocrates qui semble un peu louche. Ont-ils un lien avec le jeune homme mort ?

L’auteure nous amène à comprendre la psychologie des gens qui demeurent à Venise. Ses livres ont conquis des milliers de lecteurs !
Le gardien des choses perdues Ruth Hogan Johanne Laramée
Le gardien des choses perdues
Ruth Hogan
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Mai 2017
Anthony Peardew est écrivain. Sa fiancée, Thérèse, est tuée dans un accident et, la même journée, Anthony perd le médaillon qu’elle lui avait offert. Le cœur brisé, il collectionne depuis les objets perdus. À sa mort, il lègue ses biens à sa jeune assistante, Laura, et lui confie le mandat de rechercher les propriétaires des objets perdus, espérant ainsi réparer des cœurs brisés.

Laura s’installe donc dans sa nouvelle demeure et se lie d’amitié avec Sunshine, une jeune voisine trisomique, et Freddy, le jardinier. À eux trois, ils créeront un site internet pour venir à bout de cette mission. L’esprit de Thérèse, dont les cendres sont répandues au jardin avec celles d’Anthony, viendra se manifester pour compliquer le tout.

À l’histoire de Laura se mêle celle d’Eunice, assistante d’un éditeur gay, dont elle est amoureuse, et qui partage sa passion du cinéma et des chiens. C’est à la suite de la mort de Bomber, son patron, que le destin d’Eunice finira par rejoindre celui de Laura.

C’est une petite histoire charmante que nous livre l’auteure tout en explorant les thèmes de l’amour, de l’amitié, et même du surnaturel. Les chapitres consacrés à Eunice se font plus rares et sont intercalés entre ceux de Laura sans que l’on comprenne avant le dénouement la raison de cette histoire secondaire, mais cela ajoute au côté plutôt loufoque du récit.

Les textes d’Anthony, qui racontent une possible histoire liée à quelques-uns des objets collectionnés, ajoutent aussi un peu de fantaisie; ils sont mis en italique, afin de les repérer facilement et ajoutent au charme du roman, laissant place à l’imagination féconde de l’auteur. Bref, un petit livre fort bien écrit qui met un sourire sur les lèvres et vous fera sentir bien.
Le grand mensonge du féminisme Jean-Philippe Trottier Stéphane Larose
Le grand mensonge du féminisme
Jean-Philippe Trottier
COTE

Disponibilité >>
Critique: Stéphane Larose
Date: Novembre 2015
Très peu d’essais critiques sur le féminisme au Québec ont été publiés. C’est sans contredit un sujet délicat, peut-être même tabou, en particulier pour les auteurs masculins… L’auteur étant en plus ici un philosophe de droite et un animateur à la station de radio religieuse Ville-Marie, on se serait attendu à ce qu’un essai sur ce sujet suscite vives réactions, critiques, déclarations de soutien à l’auteur, et bien plus encore. Un peu comme cela avait été le cas avec le Manifeste d’un salaud de Roch Côté en 1990. Sauf que Côté se trouvait à réagir au très récent drame de Polytechnique et basait ses opinions et ses idées sur l’actualité; alors que Trottier, lui, s’appuie sur la philosophie, l’histoire, la religion et se trouve à intervenir en 2007… dans un non-débat ! Et surtout, il faut bien le dire, l’essai qu’il nous présente est un fouillis, souvent ennuyeux, trop souvent incompréhensible, rempli de citations et de références qu’on tente désespérément de faire tenir ensemble sans jamais y parvenir. Il est manifeste que le lectorat visé n’est pas le grand public, mais même les intellectuels ici ont de quoi en perdre leur latin ! Bref, cet ouvrage est à éviter !
Le huitième livre de Vésale Jordi Llobregat Widad Cantin
Le huitième livre de Vésale
Jordi Llobregat
COTE

Disponibilité >>
Critique: Widad Cantin
Date: Décembre 2016
L’histoire se passe à Barcelone, en 1888, quelques jours avant l’ouverture de l’exposition universelle. Daniel Amat est un jeune professeur d’Oxford qui revient à Barcelone pour les funérailles de son père. C’était un médecin qui serait mort accidentellement selon la police. Par contre, selon un journaliste qui connaissait bien le défunt croit que c’est un meurtre. Le médecin enquêtait sur une série de crimes qui avaient lieu dans un quartier pauvre de la ville. Le professeur, aidé du journaliste ainsi que d’un élève en médecine feront leur propre enquête.

C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié et je crois que cet auteur méritera plusieurs prix.
Le jour d'avant Sorj Chalandon Françoise Hucbourg
Le jour d'avant
Sorj Chalandon
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Octobre 2017
Qu'est-ce que la vérité? Qu'est-ce que la culpabilité? Dans les houillères du nord de la France, le 27 décembre 1974, explosion dans une fosse d'une des mines, explosion qui fait 42 morts de mineurs, plus un certain nombre de blessés. Au lendemain des congés de Noël, il semble bien que les consignes de sécurité n'aient pas été respectées. Parmi les blessés, et bientôt les morts, il y a Jojo, jeune mineur, pratiquement en osmose avec son petit frère Michel. Ils sont inséparables, et la disparition de Jojo plonge d'abord le père dans une douleur que seul le suicide résoudra, mais aussi fait de Michel un être tourmenté, d'autant plus que la mère sombre dans un chagrin profond. Michel vieillit, descend à Paris, devient chauffeur de poids lourds dans toute l'Europe. Il collectionne les textes de journaux, les comptes-rendus de procès qui parlent de l'accident minier; il se procure tout l'attirail d'un mineur et conserve ses trésors dans une sorte de mausolée. Sa femme meurt. Les mines dans le nord ont fermé. Il remonte tout de même vers les lieux de son enfance, déterminé à venger et son frère, et ses parents et tous les autres, d'autant plus qu'il est persuadé que son père, avant de mourir, lui a confié cette mission. Mais alors qu'on avait l'impression que l'action diminuait d'intensité, coup de théâtre, et pas des moindres, et un procès va avoir lieu, mais pas celui qu'on escomptait...

Alors que je trouvais que le roman s'enfonçait dans la banalité, Chalandon m'a réveillée, et bien réveillée. Quel auteur génial! À partir d'un fait divers, il fait imploser nos attentes. Son écriture, sublime, me confond. J'ai été en admiration complète en lisant la plaidoirie de l'avocat général et celle de l'avocate de la défense, cette dernière ayant vu son intervention démolie par l'accusé qui ne voulait aucune défense. Une écriture sublime, un auteur de talent, et c'est le bonheur!
Le journal de Rywka Lipszyc Rywka Lipszyc Françoise Hucbourg
Le journal de Rywka Lipszyc
Rywka Lipszyc
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Septembre 2016
Il a fallu une soixantaine d'années pour que le journal écrit par Rywka Lipszyc soit publié. Il avait été trouvé par un médecin russe dans les ruines d'Auschwitz.

Ce journal raconte le quotidien d'une adolescente dans le ghetto juif de Lodz, en Pologne, l'un des pires ghettos qui aient existé. La jeune fille relate ses peurs, ses espoirs, ses occupations... Elle vit avec des cousines qui l'aiment plus ou moins, ses proches ayant tous été soit tués, soit déportés. Elle raconte avec une certaine naïveté, mais avec beaucoup de détails, les mille et un soucis, espoirs, chagrins. Elle s'applique à étudier le mieux possible, elle prie beaucoup, elle lit et trouve la force dans des relations amicales nouées au fil du récit. La vie n'est pas de tout repos dans le ghetto, les descentes y sont nombreuses, les dénonciations, les mesquineries ne manquent pas. Le journal se termine assez abruptement, car il y a eu des déplacements . On ne sait si l'héroïne a pu survivre. Après le Journal, on peut lire des témoignages de survivantes, mais on ne sait pas si Rywka a pu échapper à la mort.

Récit simple et émouvant fait par une jeune adolescente . On reste toujours sidéré devant la cruauté humaine. L'introduction est un peu longue, mais le Journal en lui-même émeut beaucoup.
Le lac Yana Vagner Stéphane Larose
Le lac
Yana Vagner
COTE

Disponibilité >>
Critique: Stéphane Larose
Date: Septembre 2016
Ce livre est le deuxième roman de l’auteure russe Yana Vagner, et c’est la suite directe de son premier roman intitulé Vongozero. D’emblée, je me dois de souligner deux problèmes. D’abord, nulle part en couverture ou à l’intérieur ne précise-t-on que ce livre est une suite. D’autre part, le premier tome ne fait même pas partie de la collection de la Bibliothèque. Je l’ai donc lu en entier, pour ne découvrir qu’après ma lecture que je venais de lire en fait une moitié d’œuvre. Ceci rend donc ma tâche de critique assez difficile.
 
L’action du roman se passe à notre époque, en Russie, majoritairement au bord d’un lac près de la frontière finlandaise. C’est là que se retrouvent onze personnages (hommes, femmes, enfants) qui ont fui un virus qui semble avoir tué à peu près tout le monde dans le pays. C’est donc au récit de tout ce qu’ils ont dû faire et endurer pour survivre que l’auteure nous convie, tout autant sur le plan physique que psychologique.
 
Il ne fait aucun doute que Yana Vagner possède un beau talent d’écriture, et cela malgré la traduction du russe au français. Elle manie aussi bien la phrase courte que la phrase longue, la description autant que la narration ou les dialogues. Au niveau du langage donc, le rythme et la richesse des mots sont présents et l’œuvre n’est pas déplaisante à lire. Un problème cependant : la langue russe populaire a été traduite en un argot français extrêmement dérangeant, du moins pour un lecteur québécois.
 
On comprend assez rapidement que ce roman n’en est pas un d’anticipation ou de science-fiction. On n’apprendra à peu près rien sur ce virus, aucune explication ou hypothèse ne sera également suggérée pour justifier pourquoi le virus ne semble pas présent à cet endroit. L’auteure a en fait créé des circonstances plus ou moins crédibles pour que survienne une sorte de huis clos, ce qui à notre époque techno est devenu à peu près impossible à mettre en scène. Sauf que le vrai problème de ce roman, c’est qu’on n’apprend à peu près rien non plus sur ces personnages, qu’on peine à distinguer les uns des autres ; et les agents de changement (événements, rencontres, etc.) sont trop rares pour nous garder intéressés sur plus de quatre cents pages, qui me sont apparues comme une éternité.
Le liseur du 6h27 Jean-Paul Didierlaurent Gabrielle Valois
Le liseur du 6h27
Jean-Paul Didierlaurent
COTE

Disponibilité >>
Critique: Gabrielle Valois
Date: Novembre 2015
Le héros de ce roman, loin d’être un héros, est un gars ordinaire qui a le malheur de s’appeler Guylain Vignolles et qu’on a appelé durant toute son enfance Vilain Guignol. C’est sa seule particularité. Il n’est ni laid ni beau, ni gros ni maigre. En trente-six ans d’existence, il n’a qu’existé, en passant inaperçu. Sauf que tous les matins, dans le train qui l’amène à l’usine, il s’assoit sur le strapontin à droite de la porte, toujours à la même place, accompagné de son éternelle serviette de cuir de laquelle il sort quelques feuillets. Le silence se fait dans la rame et Guylain commence sa lecture. Il lit un feuillet arraché d’un livre, puis un autre feuillet qui n’a aucun lien avec le premier et ainsi de suite pendant les vingt minutes que dure le trajet. Le soir, il ne lit pas. Son travail l’épuise moralement, s’entend.
 
Dans la première partie du livre, tout semble gris, lourd, triste. Dans la deuxième moitié de ce roman, la découverte d’une clé USB amène un vent de fraîcheur, tout est plus gai, plus clair, plus léger. Finalement on est en présence d’un poème moderne et drôle.
Le liseur du 6h27 Jean-Paul Didierlaurent Françoise Hucbourg
Le liseur du 6h27
Jean-Paul Didierlaurent
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Avril 2016
Quand on s'appelle Guylain Vignolles, il peut arriver qu'on doive vivre jour après jour avec les railleries de ceux qui ont pris un méchant plaisir à déformer votre nom en Vilain Guignol... Et ce n'est pas drôle du tout, et c'est peut-être un peu la cause d'une vie assez monotone en compagnie d'un poisson rouge appelé Rouget de Lisle... Guylain travaille dans une usine qui est vouée au déchiquetage des livres destinés aux rebuts. Emploi qu'il n'aime guère, lui qui est féru de littérature au point de converser avec son meilleur ami en alexandrins. Il sauve chaque jour des feuilles entières du massacre des livres et se fait un plaisir de les lire à haute voix aux passagers de son train de banlieue qui part à 6:27 chaque matin... Et voilà que dans ce train  il trouve un jour une clé USB qui contient l'écriture, par une femme, d'un roman. Il faut à tout prix qu'il retrouve cette femme...
 
Conte moderne réjouissant, réconfortant, savoureux, rempli de fraîcheur. Ce n'est pas de la grande littérature, mais il fait bon le lire...
Le livre des Baltimore Joël Dicker Carole Chatelois
Le livre des Baltimore
Joël Dicker
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Février 2016
Marcus Goldman, l’auteur  du grand succès La vérité sur l’Affaire Harry Quebert, écrit Le livre des Baltimore à la demande de son oncle Saul. La famille Goldman a deux clans, les Goldman-de Montclair et les Goldman-de-Baltimore. Marcus est issu des Montclair, fils unique d’une famille modeste d’une banlieue du New Jersey. Les Baltimore par contre sont bien nantis et habitent une grande maison dans un riche quartier. Ils ont deux fils Hillel et Woody. Marcus voue une admiration sans bornes à son oncle Saul, grand avocat et à sa tante Anita médecin à l’hôpital John Hopkins. Marcus a grandi dans la fascination de cette branche de la famille. Il passe le plus de temps possible avec ses cousins, l’été dans les Hamptons, l’hiver à Miami. Le temps passe, ils se retrouvent ensemble  à l’université, entre temps la belle Alexandra s’est ajoutée au trio, ils en sont tous amoureux. Puis  on est en 2012, huit ans après le Drame. Marcus est à Boca Raton et au fil de ses souvenirs de jeunesse il écrit leur histoire. Il découvrira pourquoi tout a basculé.

J’ai aimé la construction de ce livre. Les retours en arrière sont très habiles en nous distillant peu à peu l’histoire sans nous perdre, mais en entretenant le suspense et notre intérêt. On ne s’ennuie jamais, Joël Dicker nous propose un roman sous forme de triller. Comme dans son dernier livre "La vérité sur l’Affaire Harry Quebert", on croirait à une très bonne traduction. On n’y retrouve aucune expression typiquement française, le rythme et l’atmosphère sont  « à l’américaine ». Après l’immense succès de son dernier roman l’auteur a relevé le défi en écrivant un très bon roman et non une pâle copie du premier.
Le livre des Baltimore Joël Dicker Françoise Hucbourg
Le livre des Baltimore
Joël Dicker
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Février 2016
Que fait sous le soleil de la Floride Marcus Goldman, héros du premier roman de Joël Dicker, "La vérité sur l'affaire Harry Quebert"? Il semble qu'il est en panne d'inspiration, cherchant en vain le sujet de son prochain roman. Il est préoccupé, pas seulement par l'écriture,cars les soins qu'il prodigue à son oncle lui font revivre sans cesse le drame qui s'est produit il y a huit ans. Son oncle, c'est le Goldman de Baltimore, l'aile riche et célèbre, chaleureuse et attachante, c'est, non, plutôt c'était les Goldman de Baltimore. L'autre branche, ce sont les Goldman de Montclair, banlieue de New York; famille moins brillante, plus pauvre, c'est la famille de Marcus. Mais les Baltimore sont généreux, et ils invitent toute la famille à l'Action de Grâces, et on se retrouve à Miami, aux frais des Baltimore, et Marcus rejoint ses cousins Hillel et Woody à chaque congé scolaire. Marcus aime cette famille aisée et modèle. Jusqu'au jour...Non, on ne saura pas tout de suite ce qui s'est passé, il faudra attendre presque la fin du livre, tant l'auteur veut nous faire lire son ouvrage jusqu'au bout...

Dicker a raison de nous faire patienter, car il connaît l'art du thriller et sait le manier à la perfection. Tout de même, ma satisfaction a un bémol: pour moi, trop de voyages dans le temps, et aussi trop de voyages dans l'espace du New Jersey au Maryland et en Floride...surtout trop en Floride...
Le livre des Baltimore Joël Dicker Johanne Laramée
Le livre des Baltimore
Joël Dicker
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Novembre 2015
Marcus Goldman, écrivain, retrace l’histoire de sa famille. Il y avait les Goldman-de Montclair dont est issu Marcus, et les Goldman-de Baltimore, famille de son oncle Saul que Marcus vénère. Des différends liés à l’entreprise familiale ont séparés les deux frères Goldman il y a longtemps, mais Thanksgiving les réunit annuellement.

Marcus et ses cousins, Hillel et Woody, forment un trio inséparable. L’arrivée dans leur vie de Scott Neville et sa sœur Alexandra annonce un vent de changement et leur vie idyllique prendra une tournure dramatique.

L’auteur nous présente un récit autobiographique fictif en utilisant constamment des allers-retours dans la vie de Marcus qui ont  comme point de référence ‘’le Drame’’, drame qui nous sera révélé à petite dose. Malgré ces voyages dans le temps, l’écrivain sait garder le cap sur la trame de son histoire et capter l’attention de son lecteur. Son analyse de chacun des personnages est profonde et nous fait mieux comprendre chacun des éléments qui nourrissent cette saga familiale. Superbement bien écrit, ce livre est du bonbon.
Le monstre Ingrid Falaise Brigitte Demers
Le monstre
Ingrid Falaise
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juillet 2017
Sophie, 18 ans, rencontre M pour la première fois lors d'une soirée bien arrosée. Il a un charme fou, qui est son arme puissante et destructrice. Elle se sent irrémédiablement attirée à lui et c'est le coup de foudre instantané. Mais son prince charmant est vite devenu bourreau et la lune de miel a pris fin abruptement. Tout le temps qu'a duré sa relation avec cet homme, Sophie a été maltraitée autant physiquement que psychologiquement.

Quel récit poignant et bouleversant! J'ai beaucoup de difficultés à comprendre certaines choses. Pourquoi, après avoir réussi à se délivrer de l'emprise de M, Sophie retourne-t-elle dans les griffes de son bourreau? Est-ce à ce point la peur qui lui ronge les tripes et l'empêche de prendre une décision saine? C'est horrible de constater qu'à un si jeune âge, elle a vécu une si terrible épreuve. Mais comment arriver à faire confiance de nouveau après cela?

L'auteure raconte très bien et avec maints détails l'enfer qu'elle a dû endurer. Mettre sur papier cette histoire sachant que plein de gens auront accès à son intimité a dû demander une bonne dose de courage.
 
J'ai détesté M au plus haut point. Je l'ai trouvé méchant, arrogant. Méchant dans ses paroles et dans ses gestes. Faible, aussi, de s'en prendre ainsi à une femme sans défense. Bref, il est monstrueux. Le titre du livre est clairement bien choisi.
 
Qui sait? Peut-être qu'à la lecture de ce roman, quelques femmes victimes de violence conjugale puiseront dans ce témoignage la force nécessaire pour se délivrer de cette situation et ainsi, dénoncer les sévices reçus.
 
Je partage avec vous un extrait d'article trouvé sur internet sur le site de Mitsou.com :
 
En ce sens, le témoignage d’Ingrid pourrait faire une différence et même briser des tabous, car, quand on est victime de violence, on est aussi victime de préjugés : Ingrid était une belle et jeune étudiante instruite, cultivée, aimée par sa famille unie. Comment pouvait-elle tomber sous le joug d’un homme, charmant et mystérieux au départ, un musulman qui la fit couper les liens avec sa famille, porter le voile et qui la traitait comme un chien?
Le mystère des livres disparus Ian Sansom Sylvie Beauséjour
Le mystère des livres disparus
Ian Sansom
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Décembre 2015
Israël Armstrong quitte son Londres chéri pour se rendre à Tumdrum en Irlande du Nord pour y être bibliothécaire. Le mois de décembre est gris et pluvieux et après un interminable voyage il se retrouve devant une bibliothèque fermée, et ce de façon définitive. On l’informe alors qu’il sera bibliothécaire ambulant à bord d’un vieux bus. Mais encore faut-il le remplir de livres ce bibliobus, hélas tous les livres ont été volés et le service culturel département collectivité et section loisirs et spectacles de la ville lui donne la tâche de les retrouver.
 
Au fil de son enquête quelque peu loufoque, il fera la connaissance d’habitants très peu coopératifs et n’aura qu’un souhait, retourner chez lui en pays civilisé.
 
On passe un bon moment avec notre apprenti détective. Lecture légère et humoristique qui nous transporte en Irlande du Nord le temps d’une enquête.
Le mystère Henri Pick David Foenkinos Johanne Laramée
Le mystère Henri Pick
David Foenkinos
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2016
Jean-Pierre Gourvec était  bibliothécaire à Crozon, petite ville de Bretagne, et a créé une section des livres refusés par les éditeurs. La ville embauche même une assistante, Magali Croze,  pour le soutenir et c’est elle qui prend la relève à sa mort. Delphine Despero, nouvelle éditrice à Paris, vient passer les vacances chez ses parents à Crozon avec son amoureux à qui elle fait visiter cette section particulière de la bibliothèque municipale. Un livre retient toutefois son attention et elle se met à la recherche de son auteur, Henri Pick, afin de l’éditer. Ce dernier est mort depuis quelques années et c’est donc à sa veuve qu’elle expose le projet. Mais le mystère s’épaissit, car il semble peu probable qu’Henri Pick, qui tenait une pizzéria avec sa femme et ne lisait jamais, soit le réel auteur de ce livre. Toute cette histoire créera beaucoup de remous dans l’entourage du présumé auteur et dans le monde de l’édition.  Un journaliste se joint à Magali pour mener une enquête littéraire dont je ne vous livrerai pas la conclusion.

Petit livre amusant et léger avec un auteur qui écrit fort bien et qui sait maintenir le suspense tout au long du roman. Il explore bien chacun des personnages impliqués dans l’intrigue et arrive à garder la clé du mystère jusqu’à la toute fin. Comme quoi une enquête peut être intéressante sans qu’il y ait violence ou effusion de sang.
Le mystère Henri Pick David Foenkinos Sylvie Beauséjour
Le mystère Henri Pick
David Foenkinos
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Août 2016
À Cozon en Bretagne il y a une bibliothèque qui accueille les livres refusés par les éditeurs. En visite dans sa famille pour y présenter son amoureux Delphine, qui occupe un poste important au sein de la maison d’édition Grasset, et Frédéric l’amoureux écrivain font une découverte lors d’une visite à cette bibliothèque hors du commun. Il s’agit d’un roman écrit par un certain Henri Pick, le pizzaiolo de la ville décédé depuis deux ans. S’ensuit une escalade dans la popularité du roman. Escalade qui bouleversera la vie de plusieurs protagonistes.
 
Décidément David Foenkinos est un auteur que j’adore. L’écriture est belle, les personnages attachants et nous suivons leur parcours dans cette aventure littéraire qui finira bien par nous dévoiler le mystère relié à Henri Pick
Le nouveau nom Elena Ferrante Sylvie Beauséjour
Le nouveau nom
Elena Ferrante
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Septembre 2016
« Le nouveau nom » fait suite à « L’Amie prodigieuse », une saga napolitaine mettant en scène deux amies : Lila, qui est maintenant mariée, et Elena, qui, malgré quelques embuches, poursuivra son éducation jusque dans la ville de Pise.
 
Encore une fois, en début de livre, l’auteur nous dresse un index des personnages et un bref rappel des évènements du premier tome. Excellente idée. Nous replongeons dans cette saga plus facilement et très vite nous renouons avec l’écriture fascinante d’Elena Ferrante.
 
Le temps passe, des amitiés se forment, des destins s’imposent aux uns et se décident pour d’autres. On apprend à détester Lila qui fait toujours la pluie et le beau temps sur son entourage. On s’indigne du peu de confiance qui anime Elena et, à plusieurs reprises, j’aurais bien aimé la secouer un peu. Mais, avec les années qui passent, celle-ci trouvera peut-être enfin son identité propre et sortira de l’ombre de Lila.
 
Le seul bémol à cette lecture : les vacances à Ischia. Bien que déterminante dans le destin de plusieurs personnages, j’ai trouvé que cette tranche de vie traînait un peu en longueur. Sinon, une très belle lecture et vivement le troisième et avant dernier tome.
Le pacte interdit Henri Bellotto Brigitte Demers
Le pacte interdit
Henri Bellotto
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juillet 2016

Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage.

Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

Je ne connaissais pas Henri Bellotto. Avec cet excellent roman policier, j'ai découvert un nouvel auteur. Il a su me tenir en haleine jusqu'à la fin.

Nous sommes dans les années 2032. Après plusieurs années à essayer d'avoir un enfant, Lisbeth tombe finalement enceinte. Par contre, son enfant naîtra avec une terrible maladie, celle de Kromsky. Le médecin traitant réussi à convaincre les parents d'adhérer à un protocole médical: Creator. Ce protocole servira à sauver leur enfant en cas de nécessité.

Nous voyons dans cette histoire, le pouvoir de l'argent. Phil, le mari, est un homme riche et puissant. Ils ont pu ainsi faire parti du protocole. Lisbeth, sa femme, est quelque peu réticente à accepter. Creator consiste à créer un clone pour pouvoir utiliser les organes compatibles de celui-ci, car la maladie de Kromsky ne pardonne pas. Nous pouvons clairement dire une vie contre une vie.

J'ai vraiment apprécié le style d'écriture de M. Bellotto. Tout s'enchaîne, sans longueur. Je voulais lire plus vite pour savoir ce qui allait arriver, comment tout ça se terminerait. Je suis tombée en amour avec la petite clone, si seule au monde, enfermée dans une petite pièce sans fenêtre depuis sa naissance. Heureusement qu'Helena, son infirmière, est là pour veiller sur elle...au péril de sa vie! Nous voilà lancés dans des recherches et des poursuites dangereuses.

Je recommande chaudement cet auteur. Si vous recherchez un bon roman policier, essayez celui-ci! Vous allez le dévorer, j'en suis garantie!!

Le patient anglais Michael Ondaatje Carole Chatelois
Le patient anglais
Michael Ondaatje
COTE

Disponibilité >>
Critique: Carole Chatelois
Date: Janvier 2016
Vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les alliés remontent vers le nord de l’Italie. Hana une jeune infirmière canadienne a demandé à son unité de la laisser sur place pour s’occuper d’un patient mourant et amnésique, elle les rejoindra plus tard. Elle aménage un hôpital de campagne dans une villa en ruine en Toscane. Puis arrive un autre pensionnaire, Caravaggio un agent des services secrets canadiens cantonné au Caire, grâce à lui elle apprend que son mystérieux patient est le comte Laszlo Almasy un explorateur anglais qui sillonnait le désert avec un club d’aviateur. Kip, un démineur sikh complètera la petite troupe. Nous apprendrons par des « flash-back » l’histoire d’amour peu banale entre le comte Laszlo et Katharine Clifton. Pendant qu’Hana et Kip vont vivre aussi une histoire d’amour. Nous passons en alternance  du désert à la verte Toscane. Nous suivrons le destin  de ces êtres blessés physiquement et psychologiquement par la guerre.

Je préfère presque toujours le livre au film, mais cette fois à mon avis, le film est de loin supérieur au livre. Non que le livre soit  mauvais, mais le scénario, la direction photo, la réalisation,  la trame sonore et un jeu d’acteur remarquable ont fait de ce film un chef d’œuvre. Il a reçu neuf Oscars dont celui du meilleur film, Juliette Binoche a eu l’Oscar de la meilleure actrice pour son rôle d’Hana.

Dans le livre j’ai été moins sensible à la relation entre Laszlo et Katharine, pourtant si romanesque dans le film. Aussi le fil conducteur est plus difficile à suivre. Enfin en lisant le livre « j’ai lu le livre après avoir revu le film » je n’ai cessé de  les comparer et d’être déçue.
Le plongeur Stéphane Larue Sylvie Beauséjour
Le plongeur
Stéphane Larue
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Juillet 2017
Stéphane Larue a obtenu plusieurs prix littéraires pour son premier roman. « Le plongeur » nous relate l’histoire d’un jeune homme, joueur compulsif, qui l’espace de quelques semaines sera plongeur au restaurant La Trattoria. Il s’avère que le narrateur est en fait l’auteur du livre. Bien sûr, il s’agit d’un roman, mais il est en grande partie autobiographique.
 
Le métier de plongeur ne s’avère pas être que de faire la vaisselle et de récurer les poêlons et autres chaudrons. Entre la préparation des laitues, la décortication des crevettes, passer au tamis le bouillon de poulet et de se débarrasser des carcasses, le narrateur tente d’oublier ses soucis tous liés à sa dépendance au jeu.

J’ai plongé (méchant jeu de mots!) dans ce roman avec grand plaisir. L’auteur nous décrit avec détails l’univers de la restauration ainsi que la vie nocturne d’un faune pas toujours commode. J’ai particulièrement aimé les références musicales. L’auteur a su également nous décrire la vie d’un joueur compulsif et comment celle-ci peut vite tourner au cauchemar. Heureusement, des anges veillent.
Le plongeur Stéphane Larue Françoise Hucbourg
Le plongeur
Stéphane Larue
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Août 2017
Montréal, années 2000. Stéphane rencontre Bébert, pas tout à fait par hasard, un Bébert qu'il n'a pas vu depuis une quinzaine d'années, un Bébert sympathique, mais encore et toujours plus ou moins en marge de la société. Et c'est l'occasion de se rappeler l'expérience vécue ensemble, comme cuisinier pour Bébert, comme plongeur pour Stéphane. En effet, au début des années 2000, on retrouve Stéphane au bord de l'abîme : il n'a pas payé sa part de loyer, il a dilapidé les 2000 dollars remis par un groupe de musique pour l'élaboration et l'impression d'une pochette de disque (Stéphane étudie au CÉGEP en graphisme). Le problème, c'est qu'il est un joueur « accro » aux machines à sous. Au bord de l'abîme, il se fait engager comme plongeur dans un restaurant de l'Avenue du Mont-Royal, restaurant plutôt haut de gamme. Et l'auteur nous fait découvrir un monde du travail difficile, un monde d'amitiés, mais aussi d'exploitations, un monde de drogues, de boissons et de mafia... Et les machines à sous attirent toujours Stéphane qui ne restera que quelques semaines au Trattoria, peut-être suffisamment longtemps pour avoir reçu une bonne leçon de vie...

Roman très intéressant. Il m'a fait découvrir un univers que je ne connaissais pas et je n'en soupçonnais pas la dureté. Je regrette qu'il n'y ait pas eu de lexique pour tous les mots relatifs à des mondes qui ne me sont pas familiers comme la musique « métal », la cuisine d'un restaurant, et celui des jeunes en général...
Calendrier des activités
<janvier 2018>
31123456
78910111213
1415161718 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10