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La fille de Brooklyn Guillaume Musso Johanne Laramée
La fille de Brooklyn
Guillaume Musso
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Septembre 2016
Raphaël, père monoparental du petit Théo, a une nouvelle flamme dans sa vie, Anna, et compte l’épouser. Lors d’une soirée, il insiste auprès d’Anna pour qu’elle lui révèle tous ses secrets, déclenchant une dispute conjugale. Après lui avoir montré la photo de trois corps calcinés, elle lui dit en être responsable et le quitte. Parti à sa recherche, il découvre qu’elle a été enlevée et entreprend une recherche aidé de Marc Caradec, son ami policier. L’enquête  mettra à jour d’anciennes sordides histoires d’enlèvements d’adolescentes.

Une histoire qui démarre lentement et qui se complexifie au fil des pages, créant un suspense qui dure tout au long de notre lecture. Voilà le genre de polar qui me plaît bien. Même si le dénouement fait référence à des actes sordides du passé, ici pas de rencontres sanglantes ou de cascades vertigineuses, que de la réflexion pour dénouer une intrigue qui se complexifie d’une découverte à l’autre. Tout pour me donner  envie de relire cet auteur.
La fille d'en face Linda Amyot Brigitte Demers
La fille d'en face
Linda Amyot
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2017
Élaine apprend que sa meilleure amie Lena est dans le coma. Ayant eu un différend avec elle quelque temps avant l’accident, elle hésite à aller la visiter. Elle décide d’y aller à la demande du frère de Lena, mais constatant que ces visites lui procurent une paix intérieure, elle décide d’y retourner quotidiennement.
______________________________________________________________________________
 
Petit livre charmant qui se lit en peu de temps. Pour une seconde fois, Linda Amyot m’a conquise! Je l’adore! Elle a une façon de raconter qui vient nous remuer à l’intérieur. Dans ce livre-ci, nous ressentons toute la rancune, la jalousie et la tristesse qui se dégage d’Élaine face à sa meilleure amie Lena. Elle profite du fait que celle-ci est dans le coma pour lui dire tout ce qu’elle a sur le coeur. Elle met sans scrupules son âme à nu, comme si elle se livrait à son journal intime.
 
Ces pages, quoiqu’elles ne soient pas nombreuses, sont remplies d’émotions. L’auteure a su bien remplir ces 72 pages. Tout a été dit et bien dit. Petit bémol: j’aurais aimé connaître la suite, une fois qu’Élaine passe la porte, anxieuse...
La fille du train Paula Hawkins Johanne Laramée
La fille du train
Paula Hawkins
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Octobre 2015
Rachel prend le train matin et soir tous les jours de la semaine entre sa banlieue et Londres. Elle aime bien observer les maisons qu’elle voit au long du trajet, particulièrement une derrière laquelle le train ralentit régulièrement. Son imagination l’amène même à bâtir une  vie idyllique au  couple propriétaire qu’elle surnomme Jess et Jason. Témoin un matin d’un baiser entre ‘’Jess’’ et un inconnu, elle apprend la disparition de cette dernière par les journaux quelques jours plus tard. Que s’est-il passé? Rachel, qu’on découvre alcoolique, au chômage et ancienne voisine de cette maison qui la fait rêver, part à la recherche de la vérité et c’est à travers le récit de trois narratrices  (Rachel, Anna, l’épouse de son ex-mari, et Megan alias Jess) qu’elle nous sera dévoilée.

Qui n’a pas résisté à l’envie d’observer l’intérieur des autres lors d’un déplacement ou d’une simple marche? C’est au départ cette petite pointe de voyeurisme en chacun de nous  que l’auteur exploite à travers ce thriller. L’écrivaine, pour qui c’est un premier roman, réussit fort bien à maintenir notre intérêt tout au long de la lecture. L’idée de mêler les récits des différentes actrices du drame se prête bien au genre d’autant plus que son analyse psychologique de chacune est bien étoffée. En prime, j’ai apprécié que l’auteur campe solidement sa finale en évitant de nous dévoiler une fin bâclée  en quelques lignes, ce qui est souvent le cas dans ce genre de littérature.
La fille du train Paula Hawkins Sylvie Beauséjour
La fille du train
Paula Hawkins
COTE

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Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Octobre 2016
La sortie du film, les critiques élogieuses et les commentaires positifs me donnent envie de lire « La fille du train ». Premier roman de Paula Hawkins.
 
Rachel prend le train tous les jours pour se rendre à Londres. Le long du trajet à l’arrêt du train à un passage à niveau obligatoire, elle revoit la maison qu’elle a habitée avec Tom il y a une éternité. Son regard croise également une autre maison non loin de celle-là. Tous les jours elle fabule une histoire du couple qu’elle aperçoit. Puis l’horreur : une disparition, des suspects et beaucoup de trous noirs. Rachel boit, boit beaucoup et peine à se souvenir de ce soir-là.
 
Le livre se présente sous la forme de chapitres qui sont reliés à une des femmes du roman : soit Rachel, Anna ou Megan et de dates. Pas nouveau comme concept, mais intéressant par sa forme. Cependant « La fille du train » a été un des bouquins qui m’a été donné de lire des plus pénibles. Si je l’ai terminé, c’est grâce à l’intrigue. Bien avant la fin j’aurais abandonné ma lecture. Pour un roman qui compte 378 pages, la moitié sont de trop et un excellent écrivain aurait pu le faire avec 200 pages en moins. Là on aurait tenu entre nos mains un chef d’œuvre. Un premier roman donc. Paula Hawkins sait bien ficeler une intrigue et joue avec les personnages. Espérons que son prochain livre sera plus concis.
La Gouffre Carole Massé Brigitte Demers
La Gouffre
Carole Massé
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2016
Estelle a 14 ans en 1951, lorsqu’elle tombe sous le charme de Gloria, une ex-danseuse de revue de Montréal installée pour les vacances d’été à Baie-Saint-Paul, devant la rivière du Gouffre. Rêvant d’entreprendre une carrière à Hollywood, mais pour l’instant à court d’argent, Gloria a trouvé un gîte chez Émile, qui opère sa ferme avec ses deux fils. En échange d’un toit et du couvert, elle s’est engagée à cuisiner pour la famille, secondée par son ardente admiratrice, Estelle.
 
La présence de cette jeune femme superbe, indépendante et délurée, bouleversera l’existence des trois hommes et celle d’Estelle, tous amoureux de Gloria, chacun à sa façon.
 
Un été de passions et de désillusions pour Estelle qui découvre la réalité du monde des adultes, ses différentes facettes, ses apparences trompeuses et ses secrets sans fin, emboîtés l’un dans l’autre comme des poupées gigognes. La Gouffre se révèle un roman émouvant et profond, au rythme captivant comme celui d’une rivière qui coule, et qui nous fait revivre l’époque où la « modernité » pointait le bout de son nez.

Dès que j'ai lu le résumé de ce livre, il m'a tout de suite tenté. J'ai immédiatement eu le goût de connaître Estelle, mais surtout, d'en apprendre davantage sur cette Gloria qui me semblait bien mystérieuse.
 
Carole Massé nous raconte l'histoire de Gloria, une ex-danseuse de cabaret de Montréal, qui décide de venir passer l'été à Baie St-Paul, près de la rivière La Gouffre. Estelle (14 ans) et Jacques (15 ans) tombent sous le charme de cette fille. Voulant faire carrière à Hollywood, mais étant à court d'argent, elle réussit à se faire embaucher chez Émile (oncle d'Estelle et père de Jacques) comme cuisinière. De différentes façons, tous tombent en amour avec elle. Je dirais même que pour Estelle et Jacques, ils sont obnubilés par Gloria. Ils ne vivent presque pour elle. C'est un peu la guerre entre eux pour savoir qui, d'entre les deux, va attirer l'attention de la belle. Nous y découvrons aussi des secrets bien gardés!
 
L'histoire nous est racontée par Estelle. Elle y décrit très bien ses états d'âme, ses sentiments face à Gloria et aussi face à tous les autres personnages de l'histoire. En lisant ce livre, je me suis sentie comme une spectatrice qui observe la vie d'Estelle, Gloria, Jacques, Émile et Louis.
 
Je ne connaissais pas Carole Massé. C'est le premier livre d'elle que je lisais. J'ai souvent eu l'impression, tout au long de ma lecture, d'assister à une pièce de théâtre. Peut-être parce que Mme Massé est poète? Je ne saurais le dire, mais j'ai vraiment apprécié ma lecture.
 
J'ai eu quelques difficultés avec Gloria. C'est comme si elle savait qu'elle avait le contrôle sur Estelle et Jacques et en profitait pour faire ce qu'elle voulait avec eux. J'ai eu l'impression qu'ils étaient à son service et j'avais juste le goût de les brasser pour qu'ils se rendent compte de la situation. D'un autre côté, j'ai beaucoup aimé Louis pour son calme et sa gentillesse avec Estelle.
La Jeune Épouse Alessandro Baricco Françoise Hucbourg
La Jeune Épouse
Alessandro Baricco
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juillet 2016
Fin du dix-neuvième siècle. La Jeune Épouse, promise au Fils, arrive d'Argentine, mais le Fils n'est pas là. Elle a dix-huit ans et elle vient faire la connaissance de celui qu'elle doit épouser; elle a été convoquée par une riche famille des plus excentriques. Le Fils est absent, qu'à cela ne tienne, la Fille, handicapée, va l'initier aux jeux de la sensualité, aidée en cela par Mère, imprévisible, tout aussi prompte à former sa future belle-fille. Quant à Père, plutôt taciturne,  il l'emmènera tout simplement au bordel. Et le Fils est toujours absent. Toutefois, il envoie des cadeaux de l'Angleterre où il doit se trouver. On rencontre aussi un Oncle des plus mystérieux, et silencieux, particulièrement au début du roman.
 Les rites de cette famille sont étranges; par exemple on y fait des petits-déjeuners pantagruéliques...et le reste de la journée baigne dans le mystère...
 
Il n'y a pas que la famille qui surprend. L'écriture, la composition du roman déroutent. On passe sans avertissement de l'histoire de la Jeune Épouse au "Je" de l'écrivain qui nous parle longuement de son métier. Il est bien difficile de s'y retrouver.
 
Alors, si j'ai d'abord assez aimé la folie de la famille et de l'auteur, j'ai déchanté peu à peu, et j'ai regretté le Baricco du roman "Soie"...
La justicière Marc Aubin Gabrielle Valois
La justicière
Marc Aubin
COTE

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Critique: Gabrielle Valois
Date: Décembre 2016
C’est le tout premier roman d’un neurobiologiste : Marc Aubin et gageons que ce ne sera pas le dernier. Quel talent il a pour nous plonger dans un monde inconnu de la plupart d’entre-nous : le sadomasochisme et la domination dans un milieu géographique que l’on connait quand même bien : Sherbrooke, Oka, Mascouche et les environs.
 
Les chapitres tous plus captivants les uns que les autres s’enchainent en passant de la vie de la justicière aux poursuites policières pour coincer cette criminelle.

Cette justicière veut pallier aux manquements de la justice qui acquitte parfois des criminels.  Elle rend elle-même justice d’une manière cruelle en satisfaisant son penchant pour la domination et le sadisme.

Ce roman pour adultes nous tient en haleine jusqu’à la toute fin où enfin on découvre qui est la fameuse Gabriella, la justicière. Et une fois le livre refermé, quelques heures plus tard, une autre idée nous traverse l’esprit : Ah,non ! C’était ça le fameux party.
 
Épouvantable. Comment l’inspecteur pourra-t-il s’en remettre ?
La liberté des savanes Robert Lalonde Johanne Laramée
La liberté des savanes
Robert Lalonde
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Juillet 2017
Un homme est hospitalisé et se remémore des lieux, des bouts de sa vie. À son congé, il ne cesse de réfléchir à tout ce qui le rend vivant et l’émerveille. Plusieurs de ses pensées sont adressées au jeune fils d’un chasseur que son père a retrouvé pendu et qui ne pourra plus profiter de tout ce qui fait la beauté de ses journées.

Dans ce carnet, l’auteur décrit le monde qui l’entoure de façon poétique et cite souvent des auteurs pour étoffer son propos. L’écrivain magnifie surtout la nature et les choses simples qui nous entourent, faisant ainsi un éloge à la vie. Il aborde le temps qui passe, la mort, mais surtout le moment présent. Des textes magnifiques qu’on a envie de lire lentement ou encore de relire pour s’imprégner de cette douce atmosphère dont cette lecture nous enveloppe.
La mort du roi Tsongor Laurent Gaudé Françoise Hucbourg
La mort du roi Tsongor
Laurent Gaudé
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Juin 2017
Dans une Antiquité de fiction... dans un pays africain de fiction... et dans ce pays, un roi, le roi Tsongor, un très grand roi qui a bâti un immense royaume, Massala, à force de conquêtes. À ses côtés, Katabolonga, fidèle serviteur qui le suit partout, portant son tabouret d'or. Mais c'est aussi Katabolonga qui annoncera au roi Tsongor le moment de sa mort. L'heure est arrivée, et Tsongor va mourir.

Il y a aussi les enfants du roi Tsongor, en particulier sa fille Samilia qui va se marier à Kaouma, souverain d'un autre royaume. Malheureusement arrive Sango Kerim : il a été élevé à la cour du roi Tsongor avec ses enfants; or, Samilia et lui s'étaient promis de s'épouser. Les deux aspirants à la main de la fille du roi sont là avec leurs armées afin de faire reconnaître ce qu'ils estiment leurs droits. Souba, le dernier fils de Tsongor, se voit alors confier par son père la mission de parcourir le royaume, afin de faire construire sept tombeaux à l'image du souverain.

Et la guerre éclate, impitoyable, et le mort qu'est Tsongor erre dans son palais, et Katabolonga recueille ses ultimes réflexions...

Livre merveilleusement bien écrit. Et, au-delà des luttes sans merci, il y a une réflexion intéressante sur la condition humaine, la réalité des liens que l'on crée, qu'on oublie après les avoir créés, l'espérance et le désespoir, la fierté et la honte, la défaite, mais encore l'espoir...
La nature de la bête Louise Penny Johanne Laramée
La nature de la bête
Louise Penny
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Octobre 2016
Laurent Lepage est un petit garçon de neuf ans à l’imagination fertile qui ne cesse d’inventer des histoires qu’il sème à tout vent. Sa dernière alerte clamée à l’auberge de la place porte sur la présence d’un immense canon dans les bois entourant Three Pines. Personne ne croyant  à cette histoire loufoque, Armand Gamache, maintenant retraité, le reconduit chez lui. Porté disparu peu de temps après, Laurent est retrouvé mort sur le bord de la route. Était-il un témoin gênant qu’on a voulu éliminer? Prenant alors au sérieux  sa dernière annonce, on retrouve effectivement un canon en forêt portant une étrange signature. Un autre assassinat mettra le village en alerte et une traque effrénée s’en suit, mettant en lumière le meurtre ancien d’un ingénieur en armement.

L’auteur nous revient avec ses personnages connus et d’autres nouveaux faisant partie de l’histoire du village. Elle nous expose ici une histoire d’espionnage industriel fort étoffée et met en relief  la nature humaine et ses aspects les plus sombres. Le développement de la psychologie des personnages est un des points forts de cet auteur qui décortique pour chacun ses motivations, ses joies et ses peines, ses valeurs et ses croyances. Bref, pour l’auteur, un roman policier à la hauteur de sa réputation.
La patience du franc-tireur Arturo Pérez-Reverte Sylvie Beauséjour
La patience du franc-tireur
Arturo Pérez-Reverte
COTE

Disponibilité >>
Critique: Sylvie Beauséjour
Date: Mai 2016
Un auteur que j’ai eu grand plaisir à redécouvrir. Voilà longtemps j’avais suivi les péripéties du Capitaine Alatriste et ce sur plusieurs volumes. Avec « La patience du franc-tireur » nous sommes loin de ce pirate d’une autre époque, mais bien les deux pieds dans le XXI siècle. Nous enterons dans le monde des graffeurs, de ceux qui, la nuit venue, sortent au péril de leur liberté pour exprimer celle-ci sur les murs, wagons et autres structures urbaines. On dit de leur travail qu’il est vivant, un art en soi. Le résultat : des graffitis que les gens découvrent au matin en se rendant au boulot. Des œuvres que les forces de l’ordre tentent de réprimer et que les services municipaux se ruinent à effacer à grand coup d’euros.
 
Sniper est considéré comme un dieu par les adeptes de l’art libre à travers le monde. Ils entretiennent des liens entre eux et échafaudent des plans d’action qu’ils appellent « intervention ». Plusieurs d’entre eux ne rentrent pas vivant de ces missions. Ici nous suivons l’histoire de Lex qui est engagée par un célèbre éditeur afin de retrouver le dénommé Sniper et de lui proposer d’exposer ses œuvres au grand jour. Il est également question d’un père richissime qui veut également retrouver le célèbre graffeur, mais pour une tout autre raison. Une des interventions a coûté la vie à son fils.
 
Lecture fascinante, un sujet bien maîtrisé, un voyage qui se termine à Naples dans un quartier espagnol. On y croit, on y est. Pas de longueur et une intrigue bien ficelée. Quoi demander de plus?
La petite fille dans le placard Marie Lincourt Brigitte Demers
La petite fille dans le placard
Marie Lincourt
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Décembre 2016
Parce qu'elle a attrapé la rougeole et pourrait contaminer son petit frère, Laurence, six ans, est enfermée dans un grand placard avec, pour seule compagnie, son ours en peluche. Les jours s'étirent dans la solitude, au gré des humiliations et des coups. Martyrisée, affamée, Laurence attend, espère, rêve qu'on viendra la délivrer... avant qu'il ne soit trop tard. Le récit poignant et pourtant plein de vie d'une enfant oubliée qui ne demande qu'à être aimée...
 
Je ne sais pas par où commencer pour faire cette chronique. C'est dur....difficile d'écrire du positif quand l'histoire que je viens de terminer en est une d'enfant maltraité.
 
La petite fille dans le placard est le récit d'une petite fille de 6 ans, raconté par celle-ci. Ayant attrapé la rougeole, la mère de Laurence l'enferme dans un placard pour éviter qu'elle ne contamine son frère. Le seul ami qu'elle a est Tommy, son ours en peluche. Elle est victime de mauvais traitements, de sous-alimentation et d'abandon quasi complet.
 
Je ne peux tout simplement pas concevoir que des parents agissent de la sorte. Nos enfants sont quand même la chair de notre chair! C'est juste impensable. Je me sentais tellement en colère à la lecture de ce livre.
 
L'auteure, qui est la narratrice de cette terrible histoire véridique, a bien su rendre les émotions de petite fille qui l'habitait à cette époque. On arrive très bien à saisir toute la peur qui habitait ce petit être. La peur, mais aussi la peine, la détresse. La non-compréhension aussi du pourquoi ça lui arrive à elle.
 
Tout au long de ma lecture, j'ai détesté plusieurs personnages: le père, Georges, pour sa lâcheté. Rose, la mère, pour son manque d'amour et d'attention envers son enfant. Mais celle que j'ai surtout détestée a été Tata, la domestique qui battait Laurence et qui lui disait des paroles méchantes. Une chance qu'il y avait Grannie, la grand-maman! Elle fut la bouée de sauvetage de Laurence.
 
Moi qui adore mes trois enfants, ce fut une lecture difficile pour mon coeur de maman. Mais pour qui ça ne le serait pas?
La pipe d'Oppen Paul Auster Johanne Laramée
La pipe d'Oppen
Paul Auster
COTE

Disponibilité >>
Critique: Johanne Laramée
Date: Août 2016
Le titre fait référence à un poète américain, George Oppen, admiré de l’auteur. Dans ce livre, il rend hommage à des créateurs rencontrés, en réel ou par le biais de leurs œuvres, et qui ont marqué son propre parcours d’écrivain.

C’est donc une suite de rencontres, dont certaines se sont soldées en amitié, d’extraits de discours ou d’entretiens qu’il a précédemment livrés. Il met en relief leur passion et l’influence qu’ils ont exercée sur son œuvre.

Le sujet peut paraître un peu rébarbatif, mais la fluidité du texte et la simplicité de l’auteur  rendent cette lecture très abordable avec, peut-être, l’envie de découvrir ces créateurs dont plusieurs, du moins pour ma part, étaient de parfaits inconnus. Un bel hommage à la mémoire de ces gens parfois tombés dans l’oubli.
La promesse des Gélinas 3 - Florie France Lorrain Brigitte Demers
La promesse des Gélinas 3 - Florie
France Lorrain
COTE

Disponibilité >>
Critique: Brigitte Demers
Date: Juillet 2017
L’histoire se déroule en 1938. Le magasin général Marquis est la proie des flammes. Heureusement, aucun mort à la suite de ce violent incendie, mais Ludovic, l’aîné des enfants Marquis, est gravement brûlé au visage. Florie et sa famille décident d’héberger les sinistrés le temps de la reconstruction de leur maison et de leur magasin.

Pour la première fois depuis la promesse faite à sa mère sur son lit de mort, Florie est toute bouleversée à la pensée d’un homme en particulier. Laurent, quant à lui, vit avec un secret inavouable. Adèle doit réfréner ses élans amoureux dans une relation qui semble impossible et Édouard partage son temps entre sa fille et sa beurrerie qui lui amène de beaux défis professionnels.

J’ai découvert France Lorrain avec cette série. Le tome 3 est aussi bon que les 2 premiers livres de cette saga. Si vous aimez ce que Michel David écrit, vous allez adorer cette auteure!

France Lorrain a une belle écriture fluide. Il n’y a pas de description inutile ni de temps mort. Ça se lit vite et bien. Les personnages sont attachants et nous pouvons facilement visualiser les endroits décrits.

Florie est assez chialeuse, mais je crois que c’est ce qui fait son charme et la rends si attachante. Souvent, elle me tombait sur les nerfs à vouloir tout régenter... une vraie de vraie Germaine! Mais elle est faite comme ça la Florie, elle ne veut que le bien-être de sa famille.
La promesse des Gélinas 4 - Laurent France Lorrain Brigitte Demers
La promesse des Gélinas 4 - Laurent
France Lorrain
COTE

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Critique: Brigitte Demers
Date: Août 2017
Dans ce 4e volume, Laurent est toujours aux prises avec ses démons intérieurs. Il a honte de ce qu’il est, ne comprends pas pourquoi il est différent des autres. Il aimerait bien retrouver ce père qu’il n’a pas connu pour espérer trouver des réponses à ses questions. La seule échappatoire pour l’instant est l’alcool qui lui permet, l’instant de quelques heures, d’oublier son homosexualité. Florie, quant à elle, commence à retrouver une paix intérieure, bien que la promesse faite à sa mère étant jeune lui pèse de plus en plus. Adèle a choisi de vivre pleinement sa vie et transpire le bonheur. Edouard continue ses recherches pour retrouver son père. Et pour clôturer cette saga, Édouard offre à Florie un cadeau inestimable.

Quelle magnifique série que je viens de terminer! J’ai l’impression de laisser derrière moi une famille attachante et chaleureuse. On sent très bien le lien serré qui unit Adèle, Édouard, Florie et Laurent, probablement attribuable au fait qu’ils ont dû apprendre à se débrouiller seuls à un très jeune âge (père qui a pris la poudre d’escampette et mère morte beaucoup trop jeune).

À la toute fin de l’histoire, j’ai apprécié que l’auteure prenne quelques pages supplémentaires pour nous raconter un peu ce que sont devenus, plusieurs années plus tard, nos charmants personnages.

Il m’est très difficile de choisir le personnage que j’ai le plus aimé, mais je jette mon dévolu sur Adèle. Elle est toujours là pour ses frères et sa sœur, toujours prête à les aider et les écouter. Elle a un cœur gros comme le ciel et a une patience d’ange envers sa sœur Florie qui est quand même assez bougonne. Chapeau à Adèle de l’endurer, car la Florie ne semble pas facile à vivre! Dans un tout autre ordre d’idée, j’ai détesté au plus haut point les Constantin. Autant le père que les fils sont mesquins et sans savoir-vivre. De vrais détestables!

Je vous conseille vivement cette série. Vous passerez un merveilleux moment sous la plume de France Lorrain. Cette auteure a gagné mon cœur et je lirai avec plaisir ses prochains romans. Et je la ferai découvrir à mes enfants, car elle a également écrit des romans jeunesse.
La reine du bal Mary Higgins Clark Widad R. Cantin
La reine du bal
Mary Higgins Clark
COTE

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Critique: Widad R. Cantin
Date: Décembre 2017
Une dame a été tuée lors d’un gala au Metropolitan Museum. Elle avait été la plus généreuse donatrice lors de ce gala. Trois sans plus tard, une femme qui travaille pour l’émission « Suspicion » décide d’enquêter sur l’homicide pour aider la police à trouver ce qui est réellement arrivé. Elle découvre que la défunte, Virginia Wakeling, avait été courtisée par un homme beaucoup plus jeune qu’elle et que ses enfants n’étaient pas en accord avec leur relation. Tout le monde croit que c’est cet homme le coupable du meurtre de Virginia. De nombreuses personnalités avaient été invitées à cet événement au musée, chacune a ses histoires différentes. Qui croire...
 
Très bon roman, difficile de prendre une pause durant la lecture.
La renverse Olivier Adam Françoise Hucbourg
La renverse
Olivier Adam
COTE

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Critique: Françoise Hucbourg
Date: Avril 2016
Antoine, employé modèle et peu bavard d'une librairie dans une petite station balnéaire du Nord de la France, se demande s'il va se rendre à l'enterrement de Jean-François Laborde, ex-maire de sa ville natale, ex-ministre du Gouvernement français et ex- amant de sa mère. Il a appris la liaison entre sa mère et Laborde il y a dix ans alors qu'un scandale a éclaté quand une employée de la mairie s'est plainte d'avoir été obligée de se livrer à des jeux sexuels lors de soirées organisées par les deux amants. S'en est suivie pour Antoine une période difficile, faite de repli sur soi, de refus de la vie en société, de mutisme et de souffrances psychologiques importantes. D'autant plus que la fréquentation de Laetitia, fille du maire , ne l'aide en rien à sortir du gouffre dans lequel il s'enfonce. La cellule familiale est remise en question, le dialogue entre les générations est banni, la foi en une société juste et vraie n'est plus de mise. On rejette tout, on ne croit plus en rien, on déprime sans une lueur d'espoir de se raccrocher à la plus petite étoile...

Oui, il ira à l'enterrement...parce qu'un jour il faut bien affronter ses démons, et l'intervention, au cours de la cérémonie, du mari de l'employée qui a été exploitée sexuellement et qui s'est suicidée rallume un peu, un tout petit peu en lui l'espérance que la vérité et l'honnêteté peuvent exister...Le livre se termine à Québec, là où Antoine retrouve son jeune frère. Est-ce le début de la résurrection?
 
Livre très bien écrit. La description des relations humaines dans la famille dans la société, dérange beaucoup. Les adultes sont, en général, jugés fort sévèrement. C'est un roman noir...à ne pas lire au bord de sa piscine en pensant s'évader des tracas de la vie, mais c'est un bon roman!
La rivière du loup Andrée Laberge Lorraine Robillard
La rivière du loup
Andrée Laberge
COTE

Disponibilité >>
Critique: Lorraine Robillard
Date: Novembre 2017
Un garçon de 16 ans vit avec son père sur leur ferme pratiquement laissée à l’abandon depuis que la mère est partie. La maison est maintenant dans un délabrement indicible, les animaux sont presque tous morts et les champs ne sont pas entretenus. Le père est devenu sauvage et violent comme un animal. Il se promène d’ailleurs couvert d’une peau de loup, mange comme un loup, mais son fils l’aime et il s’en occupe du mieux qu’il peut malgré les coups qu’il subit parfois. À l’école, le garçon réussit bien, même si ses compagnons le méprisent. Il y rencontre une nouvelle élève qui viendra éveiller la rivalité entre lui et le fier-à-bras de la classe. Après un signalement par l’école, une travailleuse sociale tentera de le sortir de la misère qu’il vit avec son père pour l’amener vivre avec sa mère. Il ne veut absolument pas, trop amoureux de la fille, et, surtout, impossible pour lui d’envisager d’abandonner son père.

L’auteure écrit différemment selon le personnage qui s’exprime. Méthode très intéressante, mais parfois la lecture devient difficile : paragraphes très longs avec peu de ponctuations, langage vulgaire parfois, aux sons à l’occasion, ou très conventionnel dans d’autres cas. Histoire envoûtante, comme une légende, telle celle du loup-garou. Andrée Laberge a reçu le prix du Gouverneur Général pour ce roman
La sorcière Camilla Läckberg Johanne Laramée
La sorcière
Camilla Läckberg
COTE

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Critique: Johanne Laramée
Date: Janvier 2018
Une petite fille de quatre ans, Nea, est portée disparue puis retrouvée nue et sans vie dans la forêt bordant la ferme de ses parents. Ce drame rappelle la mort de Stella, une fillette du même âge,  habitant au même endroit et retrouvée morte dans le même boisé trente ans plus tôt. Deux adolescentes de 13 ans, Marie et Hélen, qui avaient la garde de Stella la journée de sa mort, avaient avoué le meurtre puis s’étaient rétractées. Depuis, Marie, devenue actrice, est de retour dans la ville et Hélen, qui s’est  mariée avec le meilleur ami de son père,  habite la maison voisine de la ferme des victimes.

L’auteure ramène ici ses personnages habituels qui sont dans la vie d’Erica Falk, une écrivaine qui est ici à l’écriture d’un livre sur le drame de la petite Stella. On se promène dans le quotidien d’Erica, l’enquête en cours sur la mort de Nea et celle plus ancienne sur l’affaire Stella, une vieille histoire datant de 1672 sur le sort d’une femme condamnée à mort pour sorcellerie, le drame touchant de récents réfugiés syriens qui sont victimes de préjugés et celui des enfants d’Hélen et Marie qui sont en rébellion et provoqueront un carnage dans ce petit coin habituellement tranquille.

Camilla Läckberg nous offre ici son roman policier le plus complexe, mais peut-être un peu trop. Elle sait maintenir le suspense de l’histoire policière et étoffer le quotidien de son personnage principal pour le rendre intéressant, mais difficile parfois de suivre le fil quand tant d’histoires s’entremêlent. Tout devient un peu confus et je n’étais même plus certaine à la fin de connaître le vrai coupable. L’histoire de la sorcière que l’on suit régulièrement est intéressante en soi, mais on ne découvre le lien avec les meurtres qu’à la toute fin dans un petit texte en aparté qui suit la finale. Malgré tout, j’aime bien les romans de cette auteure et continuerai de suivre l’histoire de son héroïne.
La succession Jean-Paul Dubois Françoise Hucbourg
La succession
Jean-Paul Dubois
COTE

Disponibilité >>
Critique: Françoise Hucbourg
Date: Mai 2017
Miami. Ça pourrait être la vie rêvée pour Paul Katrakilis. Il a quitté et sa famille et son pays, la France, pour cause de mésentente avec ses proches, et son séjour floridien lui permet de pratiquer un sport dans lequel il excelle, le jaï-laï, sport dérivé de la pelote basque. Il vient d'adopter un chien abandonné, il a peut-être enfin trouvé l'amour, mais voilà que le Consulat français lui annonce la mort de son père.

Paul Katrakilis doit retourner dans un monde qu'il a déserté. Il n'a eu que très peu de rapports avec son père depuis qu'il vit aux États-Unis. Il faut reconnaître que sa famille est vraiment spéciale : un grand-père, médecin de Staline, une mère et un oncle plus ou moins amants, et, surtout, trois suicides successifs. Drôle de famille. Le héros revient donc en France pour s'occuper de l'enterrement et des affaires de son père et là il va découvrir un visage paternel qu'il ne connaissait pas. Et puis, ce sera le retour à Miami, rempli de réflexions dérangeantes et rencontre avec un destin que le titre du roman pouvait nous faire présager.

J'ai failli laisser de côté la lecture de ce roman. Trop peu d'affinités pour la pelote basque. Mais j'ai bien fait de continuer, car le talent du romancier nous fait entrer dans une étude intéressante des dynamiques familiales et de tous les non-dits qui plombent les relations entre proches.