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Hommage aux mères!

Découvertes littéraires au fil de mes visites à la bibliothèque municipale

12 mai 2017
Fête des Mères oblige! Me voici en train de m’attarder sur tous les titres et les quatrièmes de couverture faisant référence à des récits centrés sur des personnages de mère. Et il y en a plus d’un! Les mères, aimées ou détestées, occupent une place prépondérante. Dans la littérature comme dans nos vies.
 
Je me laisse d’abord tenter par la couverture de Autour d’elle de Sophie Bienvenu avec cette photo de femme, bleutée, dont on ne voit pas entièrement le visage. Le roman raconte l’histoire d’une fille mère vue par plusieurs personnes de son entourage. Ça me semble intéressant, mais je l’avoue : c’est vraiment la couverture qui me retient. Je suis sûre que ça vous arrive souvent, vous aussi. Cette photo me fait penser que, malgré tout, nous ignorons bien des choses de nos mères que nous croyons connaître par coeur.
 
Je continue à fouiller du côté des romans québécois et je tombe sur La petite B de Gilles Jobidon. J’en avais entendu parler lorsqu’il a gagné un prix il y a un an ou deux. Le roman tourne autour de Charles Baudelaire à une époque (réelle) de sa vie où il a été forcé de quitter la France par son beau-père. Le célèbre poète adorait sa mère, devenue veuve toute jeune, mais ne lui pardonnait pas son remariage. Le beau-père, un général, espérait que ce voyage éloignerait Baudelaire de l’alcool, de la drogue et des femmes.  
 
Ah! Et puis, tiens, Nous étions le sel de la mer de Roxanne Bouchard, une auteure de Lanaudière – elle enseigne au Cégep de Joliette – dont j’adore le style où s’entremêlent humour et drame. Dans son premier roman, Whisky et paraboles, lauréat de plusieurs prix, une jeune femme s’installe dans un coin perdu pour y cacher une grande peine. Elle finit toutefois par tisser des liens très forts avec une petite voisine maltraitée et abandonnée par sa mère. Il est encore question de maternité dans Nous étions le sel de la mer, apparemment. Une jeune femme, dont la mère adoptive vient de mourir, reçoit une maison sur le bord de la mer en héritage de sa mère biologique. La narratrice se rend donc en Gaspésie sur les traces de cette femme complexe et fascinante, dont elle ignore tout. Et quel titre magnifique ! Je le glisse dans ma pile avant de me diriger vers la section des documentaires.
 
Pourquoi ne pas aller faire un tour du côté des étagères de théâtre? J’aime bien lire des pièces; la lecture me permet de m’attarder sur le texte. J’en ressens davantage la force qu’au théâtre où tant d’autres choses accaparent mon attention : le décor, les accessoires, la mise en scène, le jeu des acteurs. En lisant Encore une fois, si vous permettez de Michel Tremblay, je pourrai me plonger dans ce véritable hommage à sa mère, cette fameuse Nana, qui traverse toute l’œuvre de l’écrivain.
 
Je termine ma cueillette de la semaine avec un ouvrage intitulé Lettres à ma mère qui regroupe des extraits, choisis par Agathe Hochberg, de la correspondance d’auteurs célèbres avec leur mère. Je retrouve enfin mon coin préféré et je m’installe.

C’est vendredi, je lis!