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L'existence réconfortante des livres

Des suggestions de lecture au fil de mes visites à la bibliothèque

10 juin 2016
Contrairement à mon habitude, je me retrouve à la bibliothèque à une heure de grand achalandage. Un brouhaha a remplacé le silence matinal. On dirait une atmosphère de café et ce bruit de fond me ramène à une conversation que j’ai eue il y a quelques jours lors d’une soirée sociale. Discutant littérature avec des amis, nous en sommes venus à nous interroger sur la survie du livre papier compte tenu de l’intérêt grandissant pour les publications numériques. Cela a généré un débat sur la question et la conversation a bifurqué vers Fahrenheit 451. Ray Bradbury est un écrivain majeur dans l’univers de la science-fiction. Dans la société totalitaire qu’il a imaginée, la lecture, à cause de la réflexion qu’elle suscite, est proscrite et une brigade de pompiers pyromanes est chargée de brûler tous les livres pour le bien-être collectif. Le titre fait référence à la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Évidemment, quelqu’un quelque part révélera un emplacement de livres tenu secret et une méthode inégalable pour enregistrer la mémoire de ces livres… Sans être une adepte de la dystopie, cette histoire, évidemment,  me fait penser au régime totalitaire de 1984 de George Orwell qui demeure pour moi une lecture-phare. Je pense aussi à L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon et à son cimetière des livres oubliés. J’ai adoré ce livre dont l’intrigue mystérieuse nous tient en haleine jusqu’à la toute fin et nous incite à chérir nos livres. L’histoire se déroule à Barcelone, dans un univers suspicieux d’après-guerre, comme pour Confiteor, le roman de l’auteur catalan Jaume Cabré, que je veux lire depuis un moment. Toutes les critiques que j’ai lues à son propos sont dithyrambiques! On décrit cette œuvre comme une  fresque historique, baroque, menant le lecteur de l’Inquisition à l’Allemagne nazie, révélant au passage le passé mystérieux d’une famille. J’ai de la chance car le livre se trouve sur les rayons, tout comme La vie quand elle était à nous, un autre titre espagnol que j’avais pris en note dans mon carnet. L’auteure, Marian Izaguirre, raconte l’histoire de Lola, une libraire madrilène au temps de la guerre. Quelques lectures ibériques qui ont en commun de porter un hommage vibrant à la littérature et à la force des mots. Voilà qui n’est pas pour me déplaire…

Depuis quelques jours, la fraîcheur du temps me fait rêver de chaleur et d’exotisme. Je vais lire Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin. Cet académicien a reçu le Goncourt en 2001, pourtant, je  ne l’ai toujours pas lu. Il semble qu’une grande histoire d’amour s’imbrique à la trame historique. Sur une note plus légère, la bibliothécaire me propose Les quatre saisons de l’été. J’ai déjà lu deux romans de Grégoire Delacourt, L’écrivain de la famille et On ne voyait que le bonheur, et j’ai bien aimé son univers. Je vais donc l’emprunter en espérant qu’il me fera rêver de plage et de soleil.

J’ai lu dernièrement L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Il s’agit d’un pseudonyme et il y a mille suppositions au sujet de son identité réelle. Ses romans se déroulent à Naples et leur popularité est telle, qu’on leur attribue la hausse du nombre de touristes. On dit même que des pizzerias napolitaines proposent désormais la piazza « Ferrante »… Tout cela pique ma curiosité et j’ai bien hâte de lire la suite de ce fabuleux roman au charme suranné… mais je constate qu’il est déjà en prêt. Fort heureusement, je remarque qu’un exemplaire numérique est disponible, alors je vais saisir l’occasion de lire ce titre sur ma tablette!

Un titre m’interpelle au passage. C’est un beau-livre qui présente Marie-Antoinette à travers les événements marquants de son époque, grâce à des illustrations et à des photos fascinantes. Un bon prétexte pour m’installer au soleil et bouquiner tranquillement. Peut-être devrais-je en profiter pour lire aussi Les adieux à la reine de Chantal Thomas? Ce roman historique – un prix Femina porté au grand écran – présente la Révolution française vue du côté de Versailles. Il paraît que la reconstitution historique est saisissante. De Naples, mes pensées vont maintenant vers Paris et je me dis que je devrais peut-être visiter la section des guides de voyages avant de quitter. Décidément, mes lectures m’exhortent à la rêverie estivale et cela non plus, n’est pas pour me déplaire! Que ferait-on sans l’existence réconfortante des livres?

C’est vendredi et je lis!
 
 


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