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Seule parmi les livres : le rêve !

Des suggestions de lecture au fil de mes visites à la bibliothèque municipale

30 juin 2016
Pendant quelques minutes ce matin, j’ai eu le privilège d’être la seule abonnée présente dans la bibliothèque. Quel bonheur d’errer en silence parmi les rayonnages, éblouie par le soleil, en me demandant quels livres allaient s’imposer à moi… L’attente n’aura pas été longue, car j’ai tout de suite aperçu Oser Paris : les aventures rocambolesques d’une Québécoise à Paris de Marylin Préfontaine. Ce titre apparaît régulièrement dans les sélections de coups de cœur que ce soit dans les magazines ou dans les librairies.  Il me semble divertissant et j’ai grand besoin de repos! Une collègue l’a lu et a beaucoup apprécié. Il paraît que ça donne le goût de vivre outre-mer! Paris est une fête d’Ernest Hemingway, bien que d’un autre genre et d’une autre époque, m’avait aussi laissé cette impression. En lisant le jeune Hemingway, Paris nous semble vraiment indissociable de ses cafés et librairies et on rêverait de s’y installer pour prendre la plume! Il faut dire qu’Hemingway est un écrivain américain francophile. En revanche, j’ai relu l’œuvre de deux écrivains américains pure laine l’été dernier. Wallace Stegner est un écrivain du Montana qui a remporté de nombreux prix littéraires, dont le Pulitzer et le National Book Award. J’ai eu peine à poser Angle d’équilibre et La bonne grosse montagne en sucre après les avoir terminés. Chaque page nous transporte au temps des pionniers et nous fait parcourir les paysages grandioses de l’Ouest. On croirait y être. Cela n’est pas sans rappeler l’écriture de John Steinbeck dans À l’Est d’Éden. Inoubliable! Un autre roman-culte américain (et aussi prix Pulitzer): Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. L’auteure Harper Lee est décédée ce printemps à l’âge de 89 ans. Son roman, qui porte sur les tensions raciales en Alabama, a été vendu à plus de 30 millions d’exemplaires (et sûrement lu aussi par des millions d’étudiants). Pour ma part, je dois avouer que je ne l’ai pas encore lu… Je profiterai donc de l’occasion pour le faire! J’emprunte  aussi Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena que j’avais sur ma liste depuis un moment. Une saga familiale se déroulant en Allemagne et qualifiée de « pur chef-d’œuvre » par le Nouvel Observateur. Voilà qui met l’eau à la bouche.

Mon bouquinage improvisé m’a dirigée vers la section des récits de voyage et je prends connaissance d’Aller simples : aventures journalistiques en post-Soviétie de Frédérick Lavoie. Originaire de Chicoutimi, ce jeune journaliste indépendant est basé à Moscou et partage dans son livre des moments de la vie quotidienne d’ex-Soviétiques rencontrés lors de ses reportages. Je feuillette son avant-propos et glane quelques phrases au hasard : « J’ai voyagé avec une tête de reporter, un sac à dos de bourlingueur […]. J’ai voulu suivre la marche du monde dans ses moments extraordinaires et – encore plus – ordinaires. Ce livre […] est le fruit de centaines de rencontres, de milliers de kilomètres, de millions d’émotions ». Certainement un récit qui sort des sentiers battus… d’autant plus que le texte est truffé d’expressions, de noms et de régions aux accents étrangers. 

Ces consonances slaves m’amènent à penser à Milan Kundera. Après L’Insoutenable légèreté de l’être, ce grand auteur contemporain devenu mythique a continué de publier. Je vais pouvoir lire son tout dernier livre, La fête de l’insignifiance, qui est disponible sur les rayons. Ce roman a reçu un excellent accueil à sa parution. On le décrit comme un éloge à la bonne humeur.  J’ai lu dernièrement que Milan Kundera a longtemps été le seul écrivain vivant à être publié dans la prestigieuse collection « La Pléiade » chez Gallimard.

Avant de quitter la bibliothèque, j’aime bien emprunter un titre parmi les nouveautés. Cela m’impose de nouvelles avenues de lecture et je suis régulièrement enchantée par mes découvertes. Cette semaine, j’emprunte Le trésor de Monsieur Isakowitz, de Danny Wattin, un auteur suédois. C’est un roman autobiographique et humoristique décrivant un roadtrip à trois générations avec, pour destination ultime, la Pologne. C’est drôle, car juste avant, j’ai aussi choisi Nos séparations de David Foenkinos, dont les deux protagonistes sont Polonais…

J’ajoute à mes trouvailles Salades in a jar : les petites salades à emporter, un superbe livre de cuisine dont les recettes de salades en bocal semblent se décliner à l’infini… et nous inciter à se délecter aussi bien par la vue que par le goûter… Il y a même des salades desserts.

Je m’installe pour savourer une belle histoire d’amour qui tourne autour de la passion pour la lecture. C’est un roman de la suédoise Katarina Bivald, La librairie des cœurs cabossés. Ce livre se lit avec la légèreté d’une comédie romantique et prédispose agréablement à la détente. J’ai trouvé bien sympathique le contexte de départ de l’intrigue qui est initiée par une correspondance outre-mer.

Rien n’est plus relaxant que d’amorcer le week-end dans un univers livresque…

C’est vendredi et je lis!