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Soudain, seule… Vite, un bon livre!

Découvertes littéraires au fil de mes visites à la bibliothèque.

13 janvier 2017
Pas évident de reprendre le rythme au travail après un long congé. Surtout quand le temps est gris et maussade comme cette semaine! Étrangement, il me semble que je ressens déjà le besoin d’évasion! Et pour cela, j’ai bien sûr le remède idéal : lire! À cet effet, je m’en remets spontanément à la philosophie de Michaël Uras dans son livre Aux petits mots les grands remèdes. Je suis d’avis que la littérature constitue l’antidote tout indiqué pour combattre le spleen hivernal. Et c’est à travers les mondes lointains et surréalistes que je choisis de m’évader cette semaine. J’arpente donc l’allée des romans de science-fiction, un secteur de la bibliothèque que je ne visite guère habituellement. Déjà, plusieurs titres suscitent mon intérêt et je sens que je vais apprécier de m’initier à un nouveau genre.

Je choisis en premier lieu Lovestar, un livre d’Andri Snaer Magnason, un écrivain suédois dont l’œuvre fait sensation auprès des lecteurs francophones actuellement. Et j’en ai entendu parler lors d’un souper de famille durant les Fêtes.

Il s’agit d’un roman d’anticipation qui semble se dérouler dans un futur rapproché. Dans cette réalité, LoveStar est une firme qui dirige le monde entier. C’est l’amour qui fait loi, mais il n’est nullement question d’un monde paradisiaque malgré la couverture colorée un peu psychédélique. À l’opposé, Magnason présente une vision effarante de notre monde où sévit le dérèglement climatique, où les oiseaux et insectes envahissent la Terre et où les humains communiquent entre eux, non plus grâce à des appareils, mais via des ondes… intrinsèques. Nous sommes dans la dystopie à la George Orwell!

Et puisque les critiques établissent un rapprochement entre les œuvres de Magnason et de Michel Houellebecq, je décide d’emprunter aussi La possibilité d'une île. Je vais vérifier par moi-même lequel des deux propose la vision la plus apocalyptique de la « puissance de l’amour ». Il me semble que cette prémisse de départ est plutôt inhabituelle en science-fiction… mais à bien y penser, cela évoque pour moi la lecture de l’Ile des Gauchers. Alexandre Jardin présente une minuscule société qui s’est donnée la mission de découvrir comment aimer véritablement afin d’accéder à un monde meilleur. Une approche plus utopiste, il est vrai!

Je continue de déambuler entre les rayons et un autre titre s’impose à moi à cause de sa couverture au visuel intense. Avez-vous lu Demain les chats de Bernard Werber? On croirait que les yeux jaunes du chat cherchent notre regard! Peut-être est-ce en effet le cas, puisque Pythagore, le chat personnage principal du livre, un vieux sage, a le pouvoir de se connecter aux ordinateurs et de communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société. C’est qu’après sa saga dans le microcosme des fourmis, Werber a décidé de raconter l’histoire de l’humanité du point de vue de la gent féline. Rien de moins! Et il paraît que c’est excellent!

Cela constituera mon nouveau registre de lecture cette semaine…

Mais pour le moment, je ne quitterai pas mon havre de paix sans lire tranquillement dans mon fauteuil préféré! C’est avec Soudain, seuls d’Isabelle Autissier que je vais m’installer. J’ai choisi ce roman pour son titre simplement… sûrement parce qu’il décrit précisément le sentiment qui nous habite après le brouhaha des Fêtes!

C’est vendredi, je lis!

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