Vous êtes ici :
Vous êtes ici : Vie Animée > Bibliothèques > Suggestions de lecture > Suggestions inspirantes pour la fête des Pères

Suggestions inspirantes pour la fête des Pères

Découvertes littéraires au fil de mes visites à la bibliothèque municipale

16 juin 2017
Depuis quelques jours, ça n’en finit pas avec les annonces publicitaires de cadeaux pour la fête des Pères. Bien sûr, ça m’inspire pour ma visite hebdomadaire à la bibliothèque. Les pères, tout autant que les mères, sont des figures majeures dans nos vies, comme dans la littérature et au cinéma. Autoritaires, absents, intrusifs, trop ceci, pas assez cela ils ont souvent le mauvais rôle. D’autres, par contre, deviennent des personnages presque idéalisés comme celui de Marcel Pagnol dans La gloire de mon père, aussi adapté au cinéma dans les années 1990. Et quelquefois, ils prêtent à la comédie, au rire ou au moins au sourire. Alors, en ce vendredi, je vais à la chasse aux pères.
 
Dans les nouveautés, je trouve Beckomberga de Sara Stridsberg. Le roman raconte les visites d’une fille à son père, profondément dépressif, interné dans cet hôpital psychiatrique suédois aux méthodes avant-gardistes qui a fermé ses portes en 1995. Un peu lourd comme sujet, mais je feuillette quelques pages et ça semble vraiment très bon.  
 
Du côté des écrivains québécois, je découvre plusieurs titres centrés sur les relations d’un fils ou d’une fille avec son père : Le fou du père de Robert Lalonde, L’homme des silences de Christiane Duchesne, Go West, Gloria de Sarah Rocheville, Thomas est de retour de Donald Alarie. Ce dernier roman de l’auteur lanaudois, que j’ai déjà lu, présente un personnage qui ignore tout de sa paternité, car la mère avait fait le choix d’élever seule son enfant. Mais les aléas de la vie font en sorte que Thomas revient dans sa ville natale et découvre la vérité à un moment charnière de sa vie. Sobre et touchant. À relire.
 
Dans les romans étrangers, plusieurs titres m’accrochent. Je suis d’abord intriguée par Le vieux qui partait en vacances de J. B. Morrison, dans lequel un vieil homme part à la rescousse de sa fille, espérant ainsi rattraper des années d’absence. Je retiens aussi Nos contrées sauvages de Cate Kennedy, Des vents contraires d’Olivier Adam, En chute libre de Leon Rooke, trois romans dans lesquels les pères se retrouvent avec la charge de leurs enfants. Dans Les règles d’usage de Joyce Maynard, une adolescente perd sa mère dans les attentats du 11 septembre; ravagée, déboussolée, elle quitte son beau-père et son demi-frère pour aller vivre en Californie avec son père biologique qu’elle ne connaît pas. Cette Américaine est aussi l’auteure de deux romans qui ont été adaptés au cinéma, dont le film La fête du Travail, avec Kate Winslet et Josh Brolin, sur une mère monoparentale qui héberge malgré elle un évadé de prison pendant le premier long week-end de septembre. Je l’avais bien aimé ce film. Allons fureter du côté des DVD…
 
Du côté des récits et témoignages, je déniche deux titres qui me semblent très intéressants. L’hiver à Cape Cod relate l’itinéraire de Pierre Gobeil parti avec son fils de onze ans, au beau milieu d’une année scolaire allant tout droit à la catastrophe, pour tenter de résoudre une situation intenable. Une solution qui ressemble à celle dont parle David Gilmour dans L’école des films. Toutes les semaines, l’écrivain canadien et ancien critique de cinéma présente trois films à son fils décrocheur; ces films deviennent de véritables prétextes pour aborder des sujets de réflexion et de discussion qui préoccupent les jeunes.
 
Décidément, ma chasse aux pères s’avère fructueuse! Un dernier saut du côté des bandes dessinées, où je me laisse tenter par Adam. Profession père au foyer du bédéiste Basset et Le guide du mauvais père de Guy Delisle, et me voilà prête à m’installer.

C’est vendredi, à deux jours de la fête des Pères, et je lis.