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Voyage au paradis des marcheurs

Découvertes littéraires au fil de mes visites à la bibliothèque municipale

2 juin 2017
Cette semaine, j’ai décidé de voyager! Dans mon fauteuil, évidemment. Quand notre horaire ou notre budget ne nous permet pas de longs séjours à l’étranger, les livres nous font parcourir la terre entière. On peut même aller dans des coins du monde où nous n’irions jamais, en vérité, peu importe si nous avions le temps et le budget. Et donc, cette semaine, je vais en Islande.
 
Il paraît que les paysages sont à couper le souffle. Que c’est le paradis des marcheurs. Et c’est vrai que les magnifiques photos de Passion Islande de Valérie Harvey (textes et photos) ou de Islande : le sublime et l’imaginaire de Einar Már Jónsson et Guillaume Cannat, avec des photos de Patrick Desgraupes, rendent hommage à un pays à la géographie spectaculaire. Mais je dois avouer que je préfère marcher dans les grandes villes européennes où le climat est plus clément…
 
Cependant, j’adore les auteurs de romans policiers islandais. Non seulement leurs enquêtes sont bien ficelées avec des fins inattendues, mais ils sont aussi, et peut-être surtout, très bien écrits. Les noms sont imprononçables, c’est vrai. Mais une fois qu’on a compris que tous les noms d’auteurs ou de personnages se terminant en « son » sont des hommes et tous ceux en « dottir » sont des femmes, c’est plus simple. Si on retient aussi que « j » se prononce « i » et « y » devient « u », on finit par s’habituer. Aujourd’hui, j’espère bien mettre la main sur un nouveau livre d’un de mes auteurs préférés.  Depuis La cité des jarres, j’ai lu toutes les enquêtes d’Erlendur, l’inspecteur vedette d’Arnaldur Indriðason. Coup de chance! Dans les nouveautés, je trouve le premier tome de sa nouvelle série, Dans l’ombre, où il est question de meurtre et de nazisme. Je découvre aussi Snjór de Ragnar Jónasson, qui parle d’une série de meurtres dans une petite ville au nord du pays en pleine tempête – snjór veut dire neige.
 
Dans les rayons, je découvre aussi L’ombre des chats, la dernière enquête d’Einar, l’alter ego du journaliste et auteur Arni Thorarinsson. Il faut croire que c’est vraiment mon jour de chance : Indésirable de Yrsa Sigurdarðóttir est disponible. Je me laisse enfin tenter par Excursion de Steinar Bragi, qui semble tenir plus du suspense psychologique que du policier. Mais il n’y a pas que des auteurs de polars en Islande. Je me souviens avoir lu, il y a quelques années, un très joli roman original, empreint d’un côté magique : Rosa Candida. Un peu de recherche dans le catalogue et je découvre que d’autres romans de l’auteure, Auður Ava Ólafsdóttir, font partie de la collection de la bibliothèque. Je repars avec Le rouge vif de la rhubarbe et L’exception.
 
En continuant de déambuler lentement entre les rangées, je tombe sur une autre auteure islandaise que je ne connaissais pas, Kristín Marja Baldursdóttir. Karitas, l’esquisse d’un rêve raconte l’histoire d’une jeune villageoise qui, dans les années 1915, rêve de devenir peintre. Un coup de pouce du destin lui ouvrira enfin les portes de l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague. Ça me semble inspirant.
 
Ne me reste plus qu’à m’installer confortablement. C’est vendredi, je lis.

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